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ELABORATION
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Arbus
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馬 Cheval

Message Posté le : Sam 7 Sep - 10:59 (2013)    Sujet du message : ELABORATION Répondre en citant

ELABORATION
 



 

Mais les herbes et leurs semblables doivent être prises d'abord et macérées et putréfiées dans une eau-de-vie, ainsi pendant un mois; distille-les ensuite au bain-marie, rajoute encore et procède comme précédemment jusqu'à ce que la quantité de l'eau-de-vie soit réduite à un quart du suc des plantes ; redistille le produit au bain-marie pendant un mois, en y rajoutant à nouveau des plantes, puis sépare-les et tu possèdes un magistère de l'herbe que tu désires."
"C'est pourquoi, apprends donc l'Alcbimie, qui porte aussi le nom de SPAGYRIA, qui enseigne l'art de séparer le faux du vrai. Ainsi est la lumière de la nature."

PARACELSE.
"Préparez-vous à explorer les montagnes, à visiter les vallées, les déserts, les bords de la mer, les entrailles de la terre : notez les caractères des animaux et des plantes, les ordres des minéraux ; approfondissez l'agriculture, la philosophie naturelle ; ne rougissez pas de manier le charbon, de construire des fourneaux ; veillez et travaillez sans relâche ; car ce n'est qu'ainsi que vous arriverez à connaître les propriétés des choses." (Ribit, alias de La Rivière, médecin-alchimiste d'Henri IV, texte cité par F. Hoefer: Histoire de la Chimie, t. Il, Paris, 1864, p. 103.)

Les trois principes vitaux alchimiques de base sont :

LE MERCURE - LE SOUFRE - LE SEL.
 
Paracelse:

"Dans cette expérience, ces trois substances sont découvertes, de quelque nature, propriété ou composition que soit tout ce qui est. contenu en tout ce monde (... )
Et pour les trouver dans l'homme, il faut d'abord les connaître, et toutes leurs propriétés, dans le macrocosme.
L'art les isole et les rend visibles, et ainsi
- ce qui brûle est le soufre,-
- ce qui' s'élève en fumée est mercure
- ce qui se résout en cendres et le sel.
- l'un est une liqueur, c'est le (Mercure),
- l'autre est une oléité (oleitas), c'est le (Soufre),
- le troisième, un Alkali c'est le (Sel).

De l'unité, tirez le nombre ternaire et ramenez le ternaire à l'unité.
l'Opus Minor   se fera ainsi :
De procéder à l'extraction des Teintures végétales par différents procédés
 puis à celle des sels renfermés par les cendres correspondantes,
de les purifier séparément avant de les conjoindre à nouveau dans une parfaite harmonie.


- Extraction des " Teintures "

Là encore, Paracelse nous éclaire à propos de cette méthode d'extraction dans ses Archidoxes alchimiques concernant les Magistères des Plantes : "Mais les herbes et leurs semblables doivent être prises d'abord et macérées et putréfiées dans une eau-de-vie, ainsi pendant un mois; distille-les ensuite au bain-marie, rajoute encore et procède comme précédemment jusqu'à ce que la quantité de l'eau-de-vie soit réduite à un quart du suc des plantes ; redistille le produit au bain-marie pendant un mois, en y rajoutant à nouveau des plantes, puis sépare-les et tu possèdes un magistère de l'herbe que tu désires."

On peut obtenir ces teintures de différentes manières :

(Teinture: le mélange Soufre et Mercure , ou huile et alcool de la plante considérée),

1- Par l'utilisation d'un extracteur moderne (de type Soxhlet, voir ci-dessous ) 


 

2- En deux temps :
Par distillation à la vapeur pour l'obtention des huiles essentielles (le Soufre) et par fermentation de la plante à l'aide de ferments naturels pour la préparation de l'alcool (le Mercure) qui sera par la suite rectifié (Redistillé jusqu'à obtention du degré désiré , cela peut aller jusqu' sept fois ...).

 Dans la première méthode, l'alcool utilisé est obtenu à partir d'une bonne eau-de-vie  ( raisins  par fermentation des grappes et non des moûts)  rectifiée à96°, 98°.
 Dans la seconde méthode ,on soumet la plante une  fermentation lente ,à température tempérée ( entre 25 et 35 °C ) en étuve ,deux lunes complètes
de la nouvelle lune à le nouvelle lune . On entame alors les opérations de distillation en lune croissante .
On choisira la période astrologique en adéquation avec le but recherché et surtout le Principe que l'on veut isoler ( Dominante )
On ajoûtera  à la macération une levure naturelle ( ou du sucre non raffiné )  pour favoriser la fermentation .
Le degré d'alcool ainsi obtenu, sera  faible : 6 à 10°.
On rectifiera ( au moins sept fois )  pour obtenir >95° .

On recueille ainsi ,dans les deux cas, un  distillat , clair et volatil .
Composition :
Alcools primaires et secondaires qui peuvent être libres ou estérifiés.
Cétones, en particulier de méthyle, des aldéhydes, et des terpènes résiduels,
et une faible quantité d'eau subsistante (2 à 5 %).
Les teintures sont aussi constituées d'huile (de soufre) :
Dans le premier procédé de l'extraction au Soxhlet, elle est mélangée à l'alcool ,ce qui serait gènant si  la Séparation n'était pas indispensable dans l'Opus Minor végétal .
Dans le second procédé, on l'obtient par distillation de la plante fraîche à la vapeur.
Elle contient alors des cétones, des aldéhydes, des esters en quantité et surtout, elle n'est jamais débarrassée, ni partiellement, ni en totalité, de ses terpènes (  contrairement à ce qui l'on souhaite en Aromathérapie, pour  augmenter l'intensité des parfums et améliorer leur solubilité dans l'alcool.).
Ces composés comprennent des carbures aliphatiques et leurs dérivés (alcools, aldéhydes, cétones, esters), des carbures aromatiques et des phénols, absolument indispensables à l'élaboration des Elixirs spagyriques et à la libération de la Quintessence.



- De l'Extraction des " Sels " :

- ce qui brûle est le soufre,
- ce qui' s'élève en fumée est mercure
- ce qui se résout en cendres et le sel.
- l'un est une liqueur, c'est le (Mercure),
- l'autre est une oléité (oleitas), c'est le (Soufre),
- le troisième, un Alkali c'est le (Sel).


Basile Valentin :

 "Prends une herbe de ton choix, réduis-la en cendres, fais-en une lessive avec de l'eau chaude.
Fais coaguler la lessive et le sel reste dans le fond, dissous-le dans de l'esprit de vin par distillation et dissous autant de fois qu'il le faut jusqu'à ce que le sel devienne pur et limpide et ne laisse plus de résidu ; alors il est prêt. "


On obtient  de toutes les herbes , des sels purs qui forment des cristaux transparents ( comme le salpêtre quand il est en croissance ).
On procédera de deux façons suivant la température à laquelle blanchissent les cendres et suivant que l'on veut obtenir la totalité des sels ou seulement les sels dissous.
Ce que l'on cherche à obtenir, ce sont des cendres blanches afin qu'elles " prennent " au mieux les teintures,c'est donc la  calcination au blanc que nous rechercherons .
Elle est plus ou moins facile à obtenir en fonction des plantes .

Ainsi  une  températured'environ  300° C permet parfoisde recueillir immédiatement des cendres blanches , ou gris très pâle, suivant le végétal utilisé (des pétales de Rose ou de Mauve , par exemple) ).

Mais le plus souvent cette calcination préalable (entre 200 à 300°C) s'avérera insuffisante, les cendres demeureront noires .

On devra  donc calciner en deux temps :

- Une première fois au noir à 300 ° C .

- Une deuxième fois ,après avoir soigneusement pulvérisé le résidu dans un mortier en porcelaine, à environ 600 ou 700°C


On opèrera  dans une coupelle à calciner ( Tet )  très résistante genre alumine car les autres , bien que moins chères ne résistent pas à l'alcalinité de certains sels ( Ph 13 à  14 pour certains !!! ) .
Vers 500°C, certains composés carbonés sont encore stables, mais ils résistent peu de temps à la calcination au dessus  de 600° C.
Si on ne désire pas  les sels solubles, on utilisera  la lixiviation des cendres :
On place les cendres noires obtenues à 300° C dans une solution d'eau distillée puis on filtre sur papier .
On soumet ensuite  à une évaporation très lente à 40 °C en couveuse ou en étuve .
Au bout d'un certain temps, les sels blancs cristalliseront au fond du flacon.
Evidemment, il ne s'agira que des sels solubles, les sels insolubles demeurant alors inutilisables.

NB : L'allopathie ou l'homéopathie n'utilisent pas les sels minéraux extraits des plantes alors qu'ils sont primordiaux et devraient entrer dans la composition des teintures !!!

C'est une des différences fondamentale entre la médecine spagyrique et traditionnelle .

Alexander von Bernus :

Alchimie et Médecine :

"Bien que la formule chimique reste toujours K2CO3, quelle que soit la plante dont elle provient , l'action physiologique des sels diffère selon l'efficacité de la plante respective elle-même.
Cette constatation des iatrochimistes est juste, et j'ai pu la confirmer moi-même par des expériences que j'ai faites sur des personnes particulièrement sensibles.
Il y a peu de temps encore, les chimistes eussent nié sans la moindre hésitation ces différences physiologiques dans l'action de substances définies par une même formule chimique.
La biologie moderne, grâce à la découverte de l'action des substances à l'état de traces infimes, corrobore à nouveau la conception des Iatrochimistes de même que se  justifie la théorie homéopathique des hautes dilutions, pendant si longtemps tournée en dérision."(...)
"L'action différenciée et pénétrante des sels dépasse même parfois celle de l'extrait de la plante entière. Pour parfaire une teinture, il est très important de lui incorporer le sel correspondant.
Les indications des Iatrochimistes retrouvent ainsi tardivement leur confirmation.
Par exemple, ... Ils savaient fort bien que le sel provenant des feuilles et des glands de chêne est efficace contre l'hématurie, que le sel extrait du romarin fortifie le coeur et donne une bonne digestion, que le sel d'armoise est bon pour les fièvres persistantes, chasse les coliques, augmente les urines et les sueurs, etc.
"

En conclusion, si dans l'Elixir spagyrique, le sel donne la fixité au composé, le soufre le rend combustible et le mercure lui confère la volatilité indispensable
.

D'ailleurs, leur  PH reflète bien leur équilibre :
 il est de l'ordre de 7, donc neutre en ce qui concerne les élixirs "chargés " dans leur phase terminale.

Le PH peut varier de 6,5 à 7 en ce qui concerne les teintures mères ternaires (comprenant les trois principes).

Il est de l'ordre de 5 et donc acide pour les teintures binaires contenant seulement l'huile et l'alcool.

En ce qui concerne les sels, le PH basique de la solution peut atteindre 8,5.

Il s'agit donc d'un composé harmonieux où la nature acide de la teinture binaire et la nature basique des sels s'équilibrent parfaitement.
Un des grands intérêts de la méthode d'extraction dans l'élaboration des Elixirs spagyriques, est de pouvoir neutraliser la toxicité de certains principes actifs contenus dans les alcaloïdes végétaux.

Comme la Digitale pourpre, le Datura stramoine , l'Aconit , la Jusquiame ...

Autant de plantes dont il convient de neutraliser la toxicité
!

Une matière contenant des substances toxiques peut donc devenir remède si elle est convenablement préparée.
Paracelse :
 "Tout est poison ou rien n'est poison".
 Basile Valentin:
"Un poison attire à soi un autre poison et le chasse de nos corps plutôt que tous les autres antidotes ou contrepoisons.
Et cela à cause de la sympathie et la ressemblance de la nature (...)
Pourquoi donc niera-t-on que les poisons ne peuvent perdre et quitter leur malignité par une préparation convenable et devenir un antidote qui ait faculté d'attirer les autres poisons et les chasser de nos corps ?
 (Le Char triomphal de l'antimoine, B. Valentin.)"


Mais au fond, il n'y a rien là de tellement étrange.
L'Un n'a-t-il pas donné aux choses les plus viles un pouvoir que n'ont pas souvent les plus précieuses...

Les préparations spagyriques diluées (à 1/20 soit 5 % de dilution eau et alcool) sont si stables que leur toxicité antérieure éventuelle les a complètement abandonnées.

Les anciens Spagyristes prétendaient à juste titre ,  qu'à force de réitérer les mêmes opérations pendant des journées entières (voire pendant des mois), la matière vile finissait par s'user ( On appelle cela s'ouvrir ) et libérer ce qu'ils désignaient tout naturellement par le terme de QUINTESSENCE !

C'est la mise en pratique du SOLVE & COAGULA des Anciens : dissoudre et coaguler
Et , pour revenir à l'étymologie du mot SPAGYRIE : séparer et rassembler!

Bonnes calcinations ...

Sous le chêne
25 08 08
Arbus


Addendum :

Basile Valentin se spécialisa pour sa part, dans le domaine minéral et plus précisément dans les vertus thérapeutiques de l'antimoine qui, comme chacun sait, constitue à l'état brut un virulent poison ! Ses réalisations expérimentales furent telles qu'il finit par y trouver une véritable panacée, l'utilisant sous des formes très différentes (Kermès, oxydes vitreux, teintures acétiques ou alcooliques ... ), révélant ainsi tous les aspects positifs de ce minéral si toxique que seule la SPAGYRIE pouvait mettre en évidence. On aurait envie d'ajouter comme Pausanias dans ses Récits Arcadiens.  Outre les Elixirs végétaux que l'on peut obtenir après de longues opérations, séparant et recombinant les Principes (Soufre, Mercure et Sel), il existe une autre alternative pour l'Alchimiste qui, en purifiant à l'extrême les trois Principes et en réitérant durant de longs mois les imbibitions idoines (1/2 soufre, 1/2 mercure) permet d'obtenir une véritable Pierre Végétale. C'est d'une véritable petite pierre transmutatoire dont à s'agit mais qui ne s'applique uniquement, cela va de soi, dans le règne végétal ! Dans le onzième chapitre de ses travaux chymiques (1696) le Britannique William Salmon nous en livre le processus d'obtention résumé dans un paragraphe intitulé : Lapis Vegetabilis (la Pierre Végétale) : "Prendre une plante séchée, la digérer dans sa propre eau distillée : en tirer le flegme, l'esprit et l'huile ; des fèces extraire un sel (par calcination) avec le flegme, ensuite tirer une teinture de la même sorte d'herbe avec l'esprit ; imprégner le sel avec la teinture, et ajouter autant l'huile que le sel peut en absorber, ensuite coaguler le tout comme une pierre."Et Salmon d'ajouter : "Elle contient toutes les vertus exaltées des plantes d'où elle est extraite."
L'utilisation de cette merveille est simple : il suffit de déposer la pierre dans une macération de plante médicinale quelconque. Cela aura pour effet d'élever les parties essentielles (ou plutôt quintessentielles !) dans toute leur pureté, les ayant séparées des substances impures. Il suffira alors d'écrémer ce qui s'est élevé à la surface du composé afin d'utiliser les vertus médicinales de la plante préalablement soumise à macération. La Pierre, quant à elle, a bien entendu été rendue insoluble par une très longue élaboration et a considérablement éclairci en se purifiant progressivement. L'Alchimiste atteint réellement ici l'apogée de l'Opus Minor... du PETIT CEuvre végétal. Le même phénomène se produit à un degré moindre dans l'extraction spagyrique de la crème de tartre (7). Cette crème ou quintessence ne peut s'extraire vivante que du tartre naturel et non du tartre de synthèse qui figure encore au codex des Pharmaciens. Pourtant sa composition chimique est la même ; il s'agit en effet de bitartrate de potassium (KHC,H,O,, argol). L'acide dextro-tartrique, particulièrement présent dans le raisin, en est à l'origine. C'est en fait une concrétion pierreuse qui se forme dans les tonneaux, notamment les fûts de chêne) par solidification de la lie de vin. Seul ce tartre naturel peut libérer sa quintessence qu'il conviendra d'écrémer à la surface du composé.
Avant de clore ce chapitre consacré au processus spagyrique, nous souhaiterions soumettre au lecteur la définition que donnait Paracelse, de la sublime QUINTESSENCE: "La Quintessence est une certaine matière extraite de toutes choses que la Nature a produites et de chaque chose qui possède sa vie corporelle en elle-même, une matière la plus subtilement purgée de toute impureté et de toute mortalité, et séparée de tous éléments. D'après ceci, il est évident que la quintessence est, pour tout dire, une nature, une force, une vertu, et une médecine, à la fois, en vérité, enfermée en toutes choses, mais désormais libre de tout domicile et de toute incorporation extérieure. (Paracelse: Le Quatrième Livre des Archidoxes.)"
(1) En fait, on peut effectuer l'extraction d'une troisième façon : en opérant en étuve. Il suffit pour cela de placer la plante choisie à macérer dans un flacon bien bouché d'alcool rectifié (volume inférieur aux 2/3 du flacon teinté). En quelques jours, la teinture sera extraite ; il conviendra alors de la filtrer après avoir laissé refroidir le flacon. De même, les imbibitions de la teinture par le sel, pourront être effectuées en étuve. Au bout d'une semaine ou deux, le sel en aura absorbé la quantité optimum.
(2) Une eau-de-vie de 45 à 50' sera rectifiée deux ou trois fois tandis qu'un vin biologique de 10 à 12' demandera au moins sept rectifications pour libérer un alcool à 960.
(3) Dans la catégorie des plantes médicinales contenant des anorganica, on trouve par exemple l'Ortie royale (silice), la Prêle (silice), le Haricot (potassium), la Pulmonaire (silice), à Salicorne (potassium, manganèse, calcium, silice, bore, iode), la grande Ortie (silice, potassium).
(4) Alexander von Bemus : Alchimie et Médecine, introduction du D' Henri Hunwald, éd. Dangles, Paris.
(5) K2CO3=carbonate de potassium. Eu égard à la note précédente concernant les plantes contenant des anorganica, les cendres des végétaux ne contiennent pas toujours uniquement du carbonate de potassium.
(6) Gerhard Madaus : Traité des remèdes biologiques (version allemands).
(7) Préparation de la véritable crème de Tartre selon le chymiste Christoplue Glaser: Prendre dix livres de tartre de Montpellier pulvérisé grossièrement dans une grande chaudière et verser par-dessus environ trois bons seaux d'eau commune et faites bon feu sous la chaudière en sorte queue puisse bouillir un quart d'heure durant, remuez parfois avec un bâton et après avoir écumé la dissolution de tartre, vous la passerez chaudement par des chausse de drap faites en pointe, et laisserez refroidir et cristalliser ce qui aura passé par la chausse et tout estant refroidi, ôterez la crème qui surnagera pour la garder... (C. Glaser : Traité de la Chymie, Bibliothèque de l'Arsenal, cote: 8 S 12436, Paris, 1673.)

Avant de définir ce qu'est un spagythérapeute, il est important d'expliquer le sens du terme "spagyrie".
Spagyrie, mot inventé par Paracelse
(XVIe siècle), vient de " Spao " (séparer) et
" Ageiro " (réunir).
Autrement dit : décomposer la Vie, la débarrasser de ses impuretés, puis la recomposer à un niveau supérieur d'évolution. Le profil du Spagythérapeute
Le thérapeute se doit d'être à l'écoute de ce que peut supporter le patient et reconnaître ce qu'il est prêt à accepter d'entendre. Il est un "Rien" rempli d'humilité, d'humanité et d'Amour pour son semblable !
C'est un médecin guérit de lui-même, connaissant sa nuit de l'âme, clair sur sa destinée intérieure, humble devant l'immensité de son travail de thérapeute gnostique. Il sait que c'est dans ses doutes et ses points d'interrogation, que vient la connaissance de soi.
Le travail du thérapeute consiste à savoir dans quelle étape se situe le patient, puis d'approfondir sa recherche afin de relancer le mouvement de l'information. Il en résulte une action plus pénétrante, qui va dans toutes les parties subtiles et corporelles du patient de manière bénéfique.
En accord avec le patient, il réaligne et réoriente ses énergies, puis trouve le remède en synergie avec son histoire.   
Ceci s'applique dans le domaine des préparations de substances avec l'intervention d'un alchimiste spagyriste, maître du Feu.
Il va séparer les 3 Principes, les purifier, pour enfin les réunir, afin d'en augmenter puissamment les vertus.
Les 3 Principes spagyriques d'une plante sont :
1 - L'huile essentielle (Ame de la plante - Soufre)
2 - La teinture liquoreuse (Esprit de la plante - Mercure)
3 - Les sels minéraux et les oligo-éléments (Corps de la plante - Sel).

La plante ou le minéral subit une transformation alchimique pour révéler sa quintessence. Cette sublimation, cet Elixir est ensuite utilisé au profit de l'équilibre de l'homme. Le travail spagyrique est un art rigoureux calqué sur les rythmes de la Nature.
Une plante ne délivrera jamais son Élixir Spagyrique au débotté, pour satisfaire une commande pressante car il est l'oeuvre d'un authentique mûrissement. Il agit comme un catalyseur sur les plans physiques, psychiques, émotionnels, énergétiques et spirituels de l'être.

La spagyrie c'est aussi l'application des lois alchimiques dans le domaine de la thérapie, et là nous entrons dans un vaste monde exploré entre autre par Toni Ceron (thérapeute et alchimiste spagyriste du XXIe siècle).
D'une façon synthétique, la spagythérapie englobe plusieurs aspects des médecines naturelles. Elle fait indéniablement figure de médecine holistique. Elle a notamment recours à l'arbre des Sephiroth, aux tests énergétiques issus de la Médecine Traditionnelle Chinoise, aux Chakras et à la médecine énergétique.
Concrètement, que fait un spagythérapeute ?
Il redresse une énergétique de base jusqu'alors insuffisante, une force de feu primordial, une trame intérieure respectueuse de l'âme, pour que celle-ci puisse affronter sa propre destinée en se réappropriant les énergies de son ciel thérapeutique, sa voûte céleste interne.
Pour cela il suit un protocole dont le point de départ consiste à savoir où en est le patient dans son chemin de vie.
En partant du principe que l'être humain est en évolution constante, les informations qu'il reçoit sont normalement en mouvement continu. Ce mouvement continu se découpe en 4 étapes :
1ère - Attente et réception de l'information.
2ème - Déploiement de l'information.
3ème - Mise en mouvement de l'information.
4ème - Intégration et oubli de l'information. Libération de l'information pour retourner à la première étape.

La maladie est le signe de l'interruption de ce mouvement continu, du blocage de l'information.
Quels "outils" utilise-il ?
A chaque thérapeute son propre outil , il n'y a pas de règle.
Le tronc commun aux spagythérapeutes est sans aucun doute la sensibilité au champ magnétique qui permet de repérer les zones de "rupture". Pour tout ce travail d'investigation auprès du patient, ils peuvent également faire appel à la méthode des pouls (RAC), à la radiesthésie, à la Morathérapie, ou encore à la kinésiologie.
Le thérapeute accompli son travail en enclenchant le processus de guérison grâce aux fréquences des diapasons, et aux vibrations des Elixirs et filtres spagyriques.

Qu'est-ce qu'un Spagythérapeute?

Vous avez maintenant tous les outils pour composer votre propre définition !
P
Arbus
_________________
Ora et Labora



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Message Posté le : Sam 7 Sep - 10:59 (2013)    Sujet du message : Publicité

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