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Jules Ravier LUEURS SPIRITUELLES T 1.2.3
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Arbus
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馬 Cheval

Message Posté le : Dim 9 Oct - 15:27 (2011)    Sujet du message : Jules Ravier LUEURS SPIRITUELLES T 1.2.3 Répondre en citant

   LUEURS SPIRITUELLES
 

Jules Ravier
 

TOME PREMIER
 

TABLE DES MATIERES


 Chapitre 1 à 4
   But
- L'application de la doctrine du Christ
  aux actes de la vie quotidienne
- Doctrine primitive du Christ, simplifiée.
- Réalisations terrestres promises
- La doctrine chrétienne
Chapitre 5 à 10
- La vérité
- La loi de vie
- Charité - Fraternité
- L'Esprit de charité
- Le sphinx
- L'action
Chapitre 11 à 20
- Réactions
- Le but suprême
- L'initiation spirituelle
- Rapprochement ou communion avec le Divin
- La religion
- Le but de la vie terrestre
- Les disciples
- Le vieil homme
- Les petits enfants
- Les ouvriers du Ciel
Chapitre 21 à 30
- On ne croit plus au Christ ni en ses promesses
- L'enfant du Maître
- Le lever 
- La prière
- Le travail
- Le repas
- L'humilité
- Les pensées
- L'intention
- La liberté
Chapitre 31 à 40
- La douleur  
- La colère
- Le mérite
- Les voies
- L'égoïsme - orgueil
- L'amour divin universel
- L'intelligence
- La science
- La mémoire
- La ruse
Chapitre 41 à 50
- La peur
- Le péché mortel
- L'entrainement magique
- Les génies
- La Foi
- Le miracle
- L'adoration
- L'être humain
- Le Chrétien
- A ceux qui souffrent
Chapitre 51 à 66
- Réflexions
- L'ange gardien
- Le sacrifice
- La vie
- La mort
- La seconde mort
- Où allons-nous ?
- La matière
- Les vrais serviteurs du Verbe
- Pour comprendre
- Aide-toi ! Le Ciel t'aidera !
- La prière
- Le blasphème
- Le Pater
- Souhaits et espoirs
- Conclusions
 
 

COROLLAIRES. - LES SÉANCES
Apologue
Séances
La femme
L'homme
L'intelligence
Le devoir
Dieu
L'heure
L'esprit
La prière
La volonté
La loi
Puissance de l'Amour

Un jour que je n'en pouvais plus, j'ai rencontré un Sage qui m'a mis
sur le chemin de la Vérité. J'en rends grâce à Dieu et le remercie Lui.

J.A.R.

BUT

     Le but de cet opuscule n'est pas d'étonner mes frères, mais simplement d'exposer les principes de la Religion du Verbe, tels que nous les avons compris, et de faire connaître tout le bien qu'on peut en tirer, tant au point de vue spirituel qu'au point de vue temporel ou matériel. Ce n'est donc pas un livre de savant et, étant donné que nous ne considérons rien, ici-bas, comme définitif, il pourra simplement, et c'est là notre but, aider celui qui cherche. Ce sera pour lui comme une oasis où il pourra un instant reposer son coeur fatigué et boire à cette fontaine divine qui nous a désaltéré nous-même. Chacun de nous, en suivant sa route, retrouvera cette halte aux diverses étapes de son chemin. Mais ne crois pas, ô voyageur ! que la fontaine d'aujourd'hui vienne d'une autre source que celles déjà rencontrées, et que celles que tu rencontreras encore n'aient pas la même origine. Non ! l'illusion provient de ce que te rapprochant peu à peu de la Source originelle, l'EAU t'apparaît plus pure et te semble d'une autre provenance.



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NOTES DE MYSTIQUE PRATIQUE
 
 

1. - L'APPLICATION DE LA DOCTRINE DU CHRIST AUX ACTES DE LA VIE QUOTIDIENNE.
 

     La Tradition chrétienne nous rapporte une foule de faits miraculeux accomplis par le Christ, les apôtres et les premiers chrétiens.

     Après trois ou quatre siècles, on voit ces phénomènes devenir de plus en plus rares, à tel point, qu'à l'heure actuelle celui qui se dit chrétien se demande avec anxiété si réellement la prière de l'Homme est encore exaucée par Dieu, ainsi que l'a promis le Christ, et si les miracles des premiers temps sont encore possibles de nos jours.

     Les occultistes, les magnétiseurs, les spirites et autres chercheurs ont voulu expliquer ces miracles chacun à leur façon, c'est-à-dire d'après les théories et les procédés enseignés par leurs différentes écoles. Seuls les prêtres chrétiens ne paraissent pas se préoccuper de la possibilité de l'intervention divine, dans la vie humaine, dans ses douleurs et dans ses joies.

     Il semble qu'un nuage sombre plane entre le Ciel et la Terre, comme pour interrompre le courant mystérieux créé par le Christ afin de les unir.

     Nous allons tâcher d'expliquer la voie par laquelle on parvient à comprendre que l'intervention du Ciel dans les actions des hommes est possible, à percevoir cette intervention et à expérimenter sa réalité, afin que s'il se trouve quelques-uns de nos frères qui veuillent suivre cette voie, tracée par le Christ, ils puissent, sans perdre une grande partie de leur temps, bénéficier de ce que nous avons obtenu nous-même.

*  
*   *
 

II. - DOCTRINE PRIMITIVE DU CHRIST SIMPLIFIÉE
 

     Qu'est-ce que le Christ?

     Selon ce qu'il nous a été permis de comprendre, c'est une Émanation du Coeur (ou de la Bonté) du Père, venue jusque dans notre Plan, pour apporter aux hommes, le Principe régénérateur de l'Immortalité.

     En effet, comme on le voit dans l'Évangile selon saint Jean (ch. 1°), rien ne peut subsister dans l'Univers sans qu'une force harmonique préside à la constitution de l'être. Cette force se manifeste par une puissance d'attraction qui assemble dans un harmonieux équilibre les divers éléments composant toute créature.

     En remontant vers le plan des Causes, nous voyons que ce Principe harmonisateur s'appelle Amour. C'est bien, en effet, une force rayonnante et attractive qui pousse les créatures les unes vers les autres afin de s'entraider mutuellement, pour se développer et grandir selon le but qui leur est assigné par la Providence.

     Exemple : chez la mère, ce sentiment l'incite à désirer le développement de son enfant ; chez le professeur, à voir ses élèves grandir en intelligence, chez le jardinier à désirer la croissance de ses plantes, etc. Nous parlons, bien entendu, de ceux qui sont animés de cet esprit d'amour en dehors de tout intérêt personnel.

     Nous voyons ainsi ce Principe présider au développement de la Vie dans toutes ses manifestations.
     Celui qui aime la Vie souffre de voir son effort paralysé, dans n'importe quel règne.

     Celui qui n'aime pas les créatures, ne peut pas aimer le Créateur puisqu'il n'a pas en lui le principe Amour. Il lui importera donc peu que les êtres souffrent, vivent ou meurent. Il n'a aucune inclination à leur venir en aide. Il ne semble vivre que pour lui-même et ne possède pas ce lien qui relie entre eux les principes vitaux dont se compose l'être complet.
     Il est semblable au chaos, car rien ne l'harmonise, ne l'organise, ni ne le fait vibrer.
     Le Principe divin, Amour, est donc bien celui qui réunit les parties constituantes de l'être pour en former une entité complète et qui, retenant ces éléments en un seul faisceau, peut lui donner finalement l'Immortalité.
     Là peuvent encore s'appliquer ces paroles du Christ : «ce que vous aurez lié sur la terre sera aussi lié dans le Ciel » (1).

     En effet, la terre n'est pas seulement un lieu d'expiation, mais encore, depuis la venue du Christ, un lieu de réalisation.
     Cette réalisation peut, tout d'abord, paraître illusoire sur notre plan, mais à mesure que nous faisons des oeuvres de bonté, c'est comme un Rayon du Verbe qui passe par notre intermédiaire dans ces oeuvres, lesquelles nous accompagnent, selon l'expression du Christ et finiront par devenir la force reliante dont nous venons de parler.
     En un mot, la réalisation de l'ensemble de nos oeuvres de bonté sera comme une force qui reliera les éléments spirituels de notre entité et leur donnera une harmonie éternelle. C'est ce qui constituera l'être régénéré ou réintégré.

*
* *
 

     La science du Christ n'a pas pour but de faire des savants discuteurs de formules abstraites, ou des ambitieux qui n'hésitent pas à bousculer tout le monde pour s'élever et obtenir les meilleures places. C'est, au contraire, l'Initiation du Coeur ; son objet est de rendre l'être meilleur, de le faire aider ses frères, pour que la Vie qui est en eux puisse se développer, afin qu'elle atteigne ce plein épanouissement en vue duquel ils ont été créés.

En étant serviteur de l'Amour, on sert la Vie.

*  
*   *
 

III. - RÉALISATIONS TERRESTRES PROMISES
 

     Le Christ a dit : « Celui qui pardonne sera pardonné, à celui qui donne il sera donné, celui qui croira en Moi fera les oeuvres que je fais, si vous demandez quelque chose au Père en Mon nom, on ne vous le refusera pas, car Moi-même je l'accomplirai ».

     C'est clair !... mais voilà ? Dans quelles conditions faut-il être pour pouvoir demander au nom du Christ ?
     Je ne suppose pas que ceux qui sont contre Lui puissent demander en Son Nom !
     Mais alors que ferons-nous donc pour être avec Lui ? Prierons-nous dans le temple ou sur la montagne ?

     Non, mais seulement celui qui est doux et humble de coeur Lui ressemble. Celui qui ne lapide pas la femme adultère, celui qui ne condamne pas le perturbateur, celui en somme, qui ne se sert pas de l'épée ; en un mot celui qui trouve en son coeur assez de bonté pour pardonner, donner et aimer quand même! À celui-là, il est envoyé l'Esprit de Lumière qui lui fait voir la Vérité ; il redouble alors de bonté et d'indulgence, car la Lumière lui a montré que dans leurs oeuvres les hommes, pour la plupart, ne savent pas ce qu'ils font.

     Alors, au nom du Christ, demandant pitié pour ses frères, il réalise la promesse du Verbe et, de nouveau, le Ciel visite ses pauvres enfants. On voit les malades guérir ; et les coeurs bondissent, émus de ce mystère ! ils courent en tous sens, cherchant la Vérité qui, cependant leur sourit à côté d'eux, mais ils ne sont pas encore assez humbles pour La comprendre ; le temps et l'adversité leur sont nécessaires, afin qu'un jour, ayant vu le néant des forces d'En-Bas, ils s'agenouillent simplement devant Dieu.

*  
*   *
 

IV. - LA DOCTRINE CHRÉTIENNE
 

     La Voie qui mène à la Vérité est en dehors du monde naturel et de son Principe.

     Le Monde naturel n'est qu'une manifestation matérielle d'un plan que les occultistes nomment « plan astral » ; il se divise en trois régions : inférieure, moyenne et supérieure. C'est la sphère du Serpent et de cette fausse puissance qui nous a séduits et qu'on nomme « le fruit défendu ». C'est encore ce qu'on appelle le « Domaine du Prince de ce monde ». Le plan céleste dont parle le Christ, n'a rien de commun avec ces régions.

     Celui qui veut réintégrer l'état primitif ne doit donc pas se préoccuper de tout cela ; car nous ne sommes ici qu'accidentellement.

     Il faut même faire abnégation de toutes les soi-disant faveurs du plan astral, si nous voulons, un jour, ne devant plus rien au Chef de ce plan, réintégrer notre sphère propre.

« Que celui qui veut s'attacher s'attache !
« Que celui qui veut se détacher se détache » !

La seule voie qui mène à la Liberté pour laquelle nous avions été créés, c'est la Voie du Christ : la Doctrine d'amour.

Sois désintéressé, demande au Maître qu'Il te fasse aimer les créatures, afin que ce soit là ton salaire pour le reste, Dieu y pourvoira. _________________________________________________

(1) Voir plus loin, le paragraphe relatif aux Dettes

V. - LA VÉRITÉ
 




     Pour nous, c'est ce qui tombe sous nos sens, c'est ce qui réalise nos désirs « réels », sans molester personne, sans enfreindre les lois temporelles, mais en suivant la Loi éternelle, celle du véritable progrès.

     Il est beau de chercher à découvrir les lois divines, mais il est mieux de pratiquer la loi qui nous rend bons et utiles à nos frères. Tous les êtres vivants sont pour nous des frères en création.

     « Vous qui avez été fidèles dans les petites choses, « je vous établirai dans les grandes ». (Évangile)
Il ne faut pas pour cela faire abnégation de l'Intelligence puisqu'Elle est elle-même un don de Dieu, mais ce qu'il faut oublier : c'est ce que disent les hommes dans leurs livres.

     La Science des hommes étant basée sur des phénomènes et non sur des principes, nous chercherons donc la Vérité, non dans le phénomène, mais dans ce qui en est la cause. Au lieu de chercher dans la Nature, nous partirons d'elle pour remonter à son Auteur. 
     Là, nous trouverons l'Être Suprême, et s'Il veut bien nous inviter à Sa table, nous pourrons être certains de ne pas être nourris d'illusions. Si, après cela, la Nature avec tous les êtres qui la peuplent ne nous accepte plus, il sera facile de se faire reconnaître : il suffira simplement de prononcer le « nom du Maître », alors tout s'inclinera. Mais ceci n'a lieu que dans les grandes Missions publiques, où il est nécessaire que la gloire de Dieu éclate, pour le bien de plusieurs.

     La Vérité, c'est la Vie ; elle vient de Dieu, et se manifeste en tout ce qui est animé, depuis le génie le plus grand, jusqu'à l'humble âme qui gît dans la pierre.
     Nos yeux ne voient pas cela ; mais notre esprit peut comprendre la nécessité d'une force cachée, présidant à tout ce que nos yeux perçoivent. Cette force est une des multiples manifestations du Créateur : c'est le Verbe. La Force vitale ne produirait que le chaos si elle n'était régie par l'Amour, qui en harmonise les mouvements.

     Ce Verbe, c'est la Vie centrale ; cette vie étant clouée d'Amour, oeuvre dans un but déterminé et de ce fait donne naissance à l'Intelligence, qui conduit l'être à la perfection, c'est-à-dire au but pour lequel il est créé.

     L'Erreur, c'est la négation du Principe Supérieur qui relie et harmonise. L'être qui le refuse se voit donc un jour désharmonisé et ses éléments constitutifs n'étant plus reliés entre eux, se répandent dans la création : c'est ce qu'on nomme la réelle mort !...

 
 VI. - LA LOI DE VIE
 


- « Respecte et aime tout ce qui a vie, si tu fais cela, tu sers Dieu, puisqu'Il est l'auteur de tout.

- « Si tu brutalises les êtres, si tu mens : tu deviens serviteur de la Douleur, de la Négation et de la Mort.

- « Ne prends pas de masque, fais tout, simplement et avec bonté. »

 
 VII - CHARITÉ - FRATERNITÉ
 


     « Si tu sais quelque chose de bon et d'utile, fais-en profiter le plus grand nombre possible ; mais respecte la liberté de chacun ».

     Nous nous devons tous assistance mutuelle. L'Esprit de Charité, c'est la Bonté du Coeur.

     C'est bien ici que se trouve l'application des paroles du Christ : « Le plus grand sera le serviteur de l'esclave ».
     En effet, c'est bien celui qui a le plus, qui doit et peut le plus donner.
     Argent, courage, intelligence, bonté, force, ingéniosité, art, tout ce que nous pouvons posséder, ce n'est pas nous qui l'avons créé ; si on nous l'a prêté, c'est pour que nous en fassions profiter les autres, sans quoi, nous devenons inutiles, et ces facultés seront données à ceux qui s'en servent.

     La loi de Vie exige que chacun apporte sa pierre à la construction de l'édifice du Bonheur Universel, et celui qui manque à cette loi prouve qu'il est indigne de ce bonheur.
     Celui qui, doué d'une faculté quelconque, s'en sert pour exploiter ses frères ou en abuser, est bien à plaindre, car bientôt il sera nu.

     Le but de la vie n'est pas ici-bas, car l'heure vient pour tous où il faut partir !

     Le but que nous poursuivons est double : d'abord payer nos dettes au Prince de ce Monde ; puis ressusciter en nous tout ce qui s'y trouve de mort par suite de notre cristallisation dans la matière.

     Pour comprendre ceci il faut avoir déjà travaillé pour cette résurrection. Cette oeuvre a été commencée par le Christ.

  
 VIII. - L'ESPRIT DE CHARITÉ
 


     C'est un rayon qui vient du Verbe ; il éclôt dans le coeur de l'homme de Bonne Volonté : il s'étend sur tout ce qui a vie, sans faire état des opinions, des lieux, des races, ni des êtres vers lesquels il porte un peu de joie ou d'Espérance.

  
 IX. - LE SPHINX
 


     Ô Sphinx terrible, qui tues celui qui ne te comprends pas!

     Ô homme qui ne comprends pas ta destinée, qui ne sais pas déchiffrer l'Énigme de tes souffrances, ni la Voie qui mène à ta libération ; que tu es malheureux !

     Le Sphinx est le mystère de la Vie de l'homme c'est le « pourquoi de ses souffrances », c'est aussi le moyen d'en sortir ; c'est le courage de se dire : il faut que je réagisse contre moi-même ; c'est aussi lorsqu'on se découvre, la peur de ne pouvoir se vaincre.

     Souviens-toi donc de la promesse du Christ « Aide-toi, le Ciel t'aidera ».

     On devient fou lorsqu'on veut dépasser les limites des pouvoirs qui nous ont été donnés en concepts, en désirs ou en actes (lorsqu'on veut changer d'appartement).

     Le plus terrible des obstacles, c'est L'Égoïsme-Orgueil, qui se croit toujours au-dessous de ce qu'il envie d'être (le moi, ou dragon qu'il faut vaincre...).

 
X. - L'ACTION
 


     Heureux l'homme qui oeuvre pendant le jour ; car la nuit venue, il ne le peut plus ; le cauchemar le travaille (heure de souffrance).

     Heureux celui qui profite de son heure, pour penser à ses frères (heure de repos).

XI. - RÉACTIONS
 

     Toi qui pleures aussi sur la douleur des animaux, sache : que l'animal qui a mordu, sera mordu à son tour ; que l'animal qui a tué, sera tué également ; que celui qui a agi, recevra la réaction de ses actes. Et ceci non seulement pour l'homme et l'animal, mais encore pour les végétaux, pour toutes les créatures.

     La Loi est pour tout ce qui a vie. En ne demandant pas justice pour toi, mais le pardon pour ceux qui t'ont fait souffrir, tu acquiers le droit au pardon pour toi-même, parce que le Christ l'a promis ainsi et qu'Il l'a mérité pour nous tous.
 


Si l'on savait tout ... Hélas, cela est impossible sans la flamme du Saint-Esprit.

 

XII. - LE BUT SUPRÊME
 


     Le But suprême est pour l'homme, d'arriver à la connaissance de ce qu'il est.
Quand il le saura ce sera fini. Finis pour lui la douleur, le doute, l'angoisse, etc. : « Car Dieu n'exige rien de nous ». Il faut seulement que l'homme arrive à savoir qu'il n'est rien, et ne peut rien par lui-même, afin d'abandonner ses chimères pour aller vers la Vérité qui l'attend.

     Tout est illusion en dehors du royaume de Dieu. Pour y parvenir, il faut renoncer à soi-même. C'est là le plus difficile, car nous sommes dans le domaine de l'égoïsme et l'on est plus porté, ici-bas, à croire à « soi » qu'à une Puissance rectrice de tout, et en Laquelle on pourrait s'abandonner.

     « Vous passez votre eau pour ne pas avaler des « moustiques, et vous avalez des chameaux. » (Évangile).
     Vous faites avec minutie toutes les cérémonies prescrites par (la loi, et vous manquez à la plus grande des règles qui est la Charité, c'est-à-dire la Bonté, la condescendance, l'aide, l'assistance que vous devez, selon vos aptitudes et vos intelligences, à tout ce qui a vie sous le soleil, et qui est, comme vous, une créature de Dieu.

     On n'adore pas tant Dieu avec des oraisons, qu'en appliquant tous ses instants et son savoir au développement de la Vie enfermée en chaque être de tous les règnes.

     Vous ne pouvez être plus agréable à notre Père qu'en donnant la main à vos frères en création, qui sont plus jeunes. Si vous les frappez, si vous leur faites du mal ou si vous êtes indifférents, vous ne pouvez Lui être agréable.


 


XIII. - L'INITIATION SPIRITUELLE
 


     La naissance nouvelle « la purification » se fait de Haut en Bas.
     La tête commence à baigner dans l'Amour (pensées d'altruisme), puis vient le coeur (désirs d'altruisme) et ensuite le corps (réalisation), et, tant qu'il reste encore une seule partie de l'être à recevoir la bienfaisante influence, il semble qu'il n'y a presque rien de fait. Quoique le Bas se ressente bien un peu des gouttes d'Amour qui ruissellent sur lui, il se produit comme une résistance, sans compter les réactions de l'animalité.

     Les premières épreuves font paraître, à celui qui les subit, qu'il rétrograde au lieu d'avancer, alors on souffre parce qu'on est orgueilleux et égoïste, et qu'on s'étonne de se voir, soi, aussi en retard, tandis qu'on se croyait beaucoup plus en avant.

     Si l'on accepte, on marche, et le Ciel fait le reste. Peu à peu l'on se sent vivre d'une autre vie ; c'est le Rayon divin qui descend en nous. Ce même Rayon, passant en nous, se répandra sur d'autres et produira des phénomènes en dehors de la raison humaine, quelquefois même à l'insu de celui qui en est le serviteur.


 

XIV. - RAPPROCHEMENT 
OU COMMUNION AVEC LE DIVIN
 



     Pour bien se rendre compte de la signification de ces mots, il faut d'abord jeter un coup d'oeil sur la constitution de l'homme.

     Voyez, l'homme a un Cerveau par lequel il pense, puis un Coeur par lequel il désire, et enfin un Ventre et des Membres qui lui servent de moyens d'action.
     La Pensée lui vient d'En-Haut, du Spiritus Sanctus, s'il communie avec Lui ; ou d'En-Bas, c'est-à-dire du Spiritus Mundi si ses aspirations convergent vers ce dernier.

     Les pensées viennent donc de deux côtés : « car toujours le malin cherche à se mêler au Divin ».
     C'est alors que dans son Coeur (siège des désirs altruistes ou égoïstes) vont s'accepter ou se refuser les unes ou les autres. Puis, lorsque le Coeur aura choisi, le corps va se mettre en mouvement et réaliser l'Idéal pour lequel le coeur aura opté.
     C'est pour cela que les Prophètes, puis le Christ, ont fait intervenir la Religion, qui sert à relier les créatures au Créateur, pour en recevoir les pensées (lumières), les faire accepter par le Coeur (désirs), afin de les faire réaliser par le Corps (actes).

     Ceux qui ne sont pas reliés En-Haut, le sont En-Bas, alors, dans ce dernier cas, les pensées, les désirs et par suite les actions, seront purement animales.
     Dans ce dernier cas, si l'homme a développé en lui certaines forces psychiques, il deviendra un révolté, en cherchant à attirer pour lui ces forces, pour lutter contre les lois qu'a établies le Créateur (Magie, etc. ).

     Les oeuvres d'un tel individu, bien qu'étant présidées par l'égoïsme, conservent même une apparence de beauté, car il n'y a rien qui soit parfaitement mauvais, puisque toutes les créatures viennent plus ou moins directement de Dieu, sans qui rien ne saurait être.
Il n'existe que l'être créé par Dieu et qui tire sa vie de Lui. Le non-être c'est-à-dire l'enfant du péché, n'est pas viable : c'est une chimère, qui pour vivre suce la vie de celui qui l'a enfantée ; mais le Père ne permet pas qu'elle attaque la source de la vie de son enfant, même pécheur ! Cette chimère qui vit d'ombres, est appelée à disparaître ; elle fait souffrir celui qui l'a enfantée jusqu'à ce que ce dernier reconnaisse son erreur et retourne à son Père.

     Pour qu'une oeuvre soit durable, il faut qu'elle ait un principe qui ne se dissolve point, sans quoi elle s'efface, elle a beau nous sembler belle, elle n'est pas viable puisque c'est une ombre faite d'ombres.

     Nul ne connaissant la Source de la vie Réelle, nul ne peut transmettre la vie à rien, sinon en en prenant à un autre être (magie-goétie). Il y a bien le « réservoir, le serpent », mais là encore, pour y puiser, il faut mettre l'équivalent à la place, sans quoi on déséquilibrerait le monde. Et puis, là encore, n'est pas le Principe. Tout ce que l'on peut faire en magie c'est de soutirer des forces à la Nature, donc à des êtres, pour les mettre où le foi orgueil le suggère au magicien. Celui-ci dérange l'Harmonie, et, comme rien ne peut rester sans chercher à se rééquilibrer, finalement ce sera le magicien lui-même qui paiera de ses propres forces correspondantes à ce qu'il aura dérobé (enfer).

     « Celui qui fait le Bien a déjà en lui la Vie éternelle. » En effet, pour faire le Bien, il faut déjà en avoir en soi le Principe, qui est un triple rayon de l'Éternel, et qui vient par son Verbe en l'homme de Bonne Volonté. Si celui par qui a passé le Rayon Divin a oeuvré, il se trouve relié à son Auteur ; et c'est cela qui constitue le « Relie à Dieu », que la Religion préconise.


 


XV. - LA RELIGION
 


     La seule Religion qui relie ses fidèles au Père, c'est celle du Christ, parce qu'elle a comme base l'Amour, qui unit.
     L'Amour protège tout ce qui est vivant, l'Amour a pitié de l'erreur, Il organise, harmonise, réchauffe, c'est par Amour qu'on fait le Bien.
     Donc celui qui a « aimé réellement en pensées, en désirs et en actions, a mérité de vivre éternellement », car pour qu'il ait pu faire cela, il a fallu que le Rayon du Verbe soit venu en lui. Or, celui qui L'a reçu en Esprit, et L'a accompli en Vérité, ne peut plus mourir, puisque ce rayon même est la Vertu du Verbe qui donne la Vie éternelle.

     Celui qui a fait oeuvre de vie (en aidant les êtres à accomplir leur évolution) vivra !
Pour servir le Père, dans la Création, il faut L'aimer et aussi Le comprendre ; il faut donc le Triple Rayon pour oeuvrer réellement.
Le reste se fait par intérêt...


 


XVI. - LE BUT DE LA VIE TERRESTRE
 


     Le but de la vie est d'abord de se dépouiller du Vieil homme, puis de se rapprocher de plus en plus de Dieu, par les moyens qui sont donnés à chacun de nous en « toutes circonstances », enfin d'accomplir le Devoir Fraternel (universel).
     Toutes les créatures doivent se réunir par l'Amour et non par la « Nécessité ».
     Au début, et inférieurement, c'est la nécessité qui réunit les êtres et les fait marcher vers un but égoïste « quoique paraissant fraternel ».

     Ensuite, lorsque l'Amour Divin est accepté, c'est Lui qui les conduit vers la délivrance des chaînes de la Nécessité, mais non plus cette fois dans un but « personnel », mais dans le but d'être de plus en plus « utile » à ceux qui sont en retard.

     À ce moment a lieu la Naissance Spirituelle, la créature devient semblable au Maître, à Jésus, en ce qu'elle se donne pour tous. Tous les élans de son être (pensées, désirs, mouvements) ont pour objet le bonheur de la Création tout entière.
« Quand ce rayon sera en toi, ton coeur battant pour tous, tu souffriras de la douleur des autres, et leurs joies te réjouiront, malgré toi, tu chercheras à faire plaisir, à faire pardonner, à remettre droit ce qui ne l'est plus »...


 

XVII. - LES DISCIPLES
 


     On reconnaît un disciple du Christ à ce qu'il est comme une incarnation, une manifestation de Sa Vertu.
     Si vous creusez un petit canal communiquant avec la mer, l'eau qui passera par ce canal, sera celle de la mer, la mer étant salée, l'eau du canal le sera aussi.
     Le disciple est semblable à un petit canal communiquant avec son Dieu.

     Ce que manifeste le disciple, c'est la Vertu de son Maître.
     L'homme est instrument d'En-Haut ou d'En-Bas, c'est tout ! « le reste c'est de l'orgueil ».

     L'Âme étant illuminée par l'Esprit du Verbe (Saint-Esprit) est conduite jusqu'à ce qu'elle rencontre son « Esprit-Principe », et leur union reconstitue l'Être primordial, tel que le Créateur l'avait fait.
 

« il faut acquérir l'abnégation parfaite sur la terre pour pouvoir suivre le Verbe qui mène à la vie Éter-
« nelle, et qui transforme l'enfant prodigue en enfant du Père ».

« On te donnera une petite pierre sur laquelle ton Nom est gravé, et nul autre que toi ne pourra le
« lire. » (Apocalypse).


 

XVIII. - LE VIEIL HOMME
 


     C'est ce qui enveloppe l'âme, c'est l'entité inférieure. Elle est devenue tellement prédominante chez nous, que nous ne savons presque plus rien de notre vraie personnalité ; il s'est formé autour de nous, ce que certains ont appelé « coques », et c'est ce qui constitue cette fausse personnalité. C'est le type factice des classes de la société...

     Enfin, cette personnalité irréelle, infernale, faite de larves, a toujours soif de tout ce qu'elle voit, sans pouvoir se rassasier, et quand elle y parvient, c'est pour faire place à un écoeurement intérieur.
     Cet écoeurement c'est le gémissement de l'âme qui hurle dans sa géhenne...
     Le Vieil homme, c'est enfin cet animal égoïste et orgueilleux qui nous traîne avec lui, qui dévore et écrase tout, « à peine nous laisse-t-il le temps de penser à autre chose qu'à lui ».

     S'en dépouiller, c'est l'amener peu à peu à aider les autres, afin qu'étant devenu Serviteur, il ne soit plus Tyran.


 


XIX. - LES PETITS ENFANTS
 


     Les petits enfants dont parle le Maître, ne sont pas ceux qui sont jeunes par leur âge, mais bien ceux que les « épreuves et les tribulations » ont assagis.

     Ceux-là comprennent enfin qu'ils ne peuvent rien par eux-mêmes, leurs illusions de « fausse puissance » étant évanouies ; après avoir bu à la coupe amère de la révolte, de l'orgueil qui veut se faire Dieu, ils reviennent au Père comme l'Enfant prodigue.

     Alors moralement et spirituellement, ils ne sont plus ces « grands, ces êtres fiers qu'ils étaient au départ ».

     Ayant fait le tour du Monde et usé ces forces qu'ils croyaient inépuisables ou qu'ils avaient cru pouvoir renouveler par eux-mêmes, ils n'ont plus rien que quelques loques boueuses que les Serviteurs du Ciel leur arrachent, pour les laver de toutes souillures ; ils les revêtent ensuite de la robe des Enfants de la Maison, et le Père alors les admet à sa Table (Vie éternelle).

     Ils n'ont plus ce sceptre infernal, emblème de l'Orgueil et de l'Égoïsme d'En-Bas.
     Ils sont simplement soumis, mais ils resplendissent d'une Gloire que le Christ leur a préparée pour leur retour.


 


XX. - LES OUVRIERS DU CIEL
 


     Nous devons arriver à incarner un rayon de génie, et ne pas oublier qu'il vient d'En-Haut.
     C'est pourquoi l'homme doit se tenir devant l'Être Suprême, en l'écoutant dans son âme afin de traduire, pour les autres hommes et selon son genre, ce qu'il a reçu de Lui.
     Ensuite, il ira, partant, chantant, écrivant, oeuvrant en un mot, selon ses aptitudes, pour le bonheur du plus grand nombre, sans rechercher la gloire ni la fortune, mais se contentant de ce qu'il rencontrera sur sa route.


Chacun de nous doit vibrer selon son type, afin de concourir à l'Harmonie Universelle.


XXI. - ON NE CROIT PLUS AU CHRIST
NI EN SES PROMESSES
 


     Je vois venir à notre séance toutes sortes de malades ployés sous le poids d'infirmités de toutes natures, soit physiques, soit morales, et savez-vous d'où ils viennent?
     Ils viennent d'offrir de l'or, de l'encens et des prières aux prêtres des temples humains. (La Bête, a plusieurs temples où elle cherche à singer Dieu.)
     Il y a parmi eux beaucoup de chrétiens ; les uns ont des médailles de dévotion, des croix, etc. ; d'autres ont leur tête pleine des préceptes de la Bible, voire même des versets de l'Évangile. Et pourtant, ils viennent me voir pour que je les guérisse !

     Mais, mes pauvres frères, avez-vous donc à ce point perdu votre confiance au Maître, pour que Ses promesses restent vaines pour vous ! Il a dit : « Si Vous demandez quelque chose au Père en mon Nom, on ne vous le refusera pas, car Moi-même je l'accomplirai... Celui qui pardonne sera pardonné, à qui donne, il sera donné. On se servira envers vous de la même mesure dont vous vous serez servi envers les autres... Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugés... Celui qui n'est pas avec Moi est contre Moi ». (Évangile).

     Je crois que pour pouvoir demander au nom du Christ, il faut être avec Lui ; celui qui n'est pas avec Lui, est celui qui juge les autres, qui ne pardonne pas, qui ne donne pas, ou qui, en donnant, humilie celui qui reçoit, ou l'oblige à épouser ses idées.
     Il a dit à la Samaritaine : « Les vrais adorateurs du Père sont ceux qui L'adorent en Esprit et en Vérité ».
     Qu'est-ce que cela veut dire ? Il me semble que nous ne pouvons mieux faire que « d'imiter le bon Samaritain », en nous servant de nos facultés (pensées, désirs, actes, paroles) pour oeuvrer selon les lois du Père.

     Le Maître a dit encore : « Si vous croyez en Moi, « vous ferez les oeuvres que je fais !... Où en « êtes-vous? Ne vous retranchez pas de Moi, « car vos oeuvres deviendraient stériles ; vous êtes « les branches et je suis l'Arbre, si vous vous « retranchez de Moi, vous ne porterez plus de fruits, « et toute branche qui ne porte pas de fruits est « bonne à être coupée et jetée au feu. Vous reconnaîtrez l'arbre à ses fruits, sur le mauvais arbre il ne pousse pas de bons fruits ».

     Ô Chrétiens ! où sont les fruits que vous produisez ? Où est le résultat de vos prières ?
     Est-ce la Vérité que vous servez ou vos intérêts ?
     Est-ce pour toute l'Humanité que vous travaillez, ou seulement pour votre secte ?
     Jugez vous-mêmes si vos coeurs sont semblables à Celui qui, pendant qu'on Le torturait, disait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent    ce qu'ils font ! »
     À quoi vous servent toutes vos longues études ?
     À quoi vous sert toute votre Théologie, si embrouillée, si compliquée, que vous-mêmes ne vous y reconnaissez plus, car à chaque instant, pour prévenir les contradictions, vous êtes obligés d'anathématiser, chose défendue par le Christ.
     Avec tout cet arsenal que produisez-vous ? Rien !... la négation.

     Et si « un petit enfant » vient vous dire qu'il croit au Christ, et que Ses promesses se réalisent, que par Lui, les malades sont guéris, les coeurs sont consolés, les cerveaux troublés sont éclairés ; que tout par Lui rentre dans l'Harmonie, qui est Elle-même une de Ses manifestations ; qu'en somme les miracles des premiers chrétiens sont toujours possibles : vous répondez : La prière ne peut pas être appliquée comme un emplâtre (textuel) ! Il vous faut de la matière, hommes de matière mais, vous n'êtes donc pas encore nés à l'Esprit

     Il y en a même parmi eux qui ont dit que cet enfant agissait par le démon. « Comment un démon peut-il dire de suivre la voie du Christ et de prier le Père ? »...
     Vous parlez du Christ, et, dans votre bouche la parole est stérile et comme morte : sinon elle produirait ; mais chez vous, il n'y a que le cadavre qui semble vivant, votre âme, dort... Vivez donc de Vérité
     Réfléchissez donc, et vous verrez qu'en priant à l'exemple des Apôtres, des disciples, et des premiers Chrétiens, vous obtiendrez. Car le Saint-Esprit est toujours là pour les Petits Enfants du Maître.
     Je ne juge pas... le chien hurle à la mort, après avoir aboyé à la vie.
     Faites donc maintenant selon votre coeur, s'il est bon tant mieux, s'il est dur, sans désirs de bonté allez à votre maître, car chacun a le sien.

 

XXIL - L'ENFANT DU MAÎTRE
 


     Vois ton Maître ! Ô Chrétien !
     Les bras écartés, le coeur ouvert, il appelle à Lui tout le monde, tous Ses enfants.
     À toi, ce symbole te dit que tes bras doivent s'écarter, donner et faire le plus possible pour tous, que ton coeur doit s'ouvrir à tous, comme celui de ton Maître, et si dans cette attitude tu te vois insulté et même frappé par ceux que tu veux aider, ne garde point de haine contre eux, mais comme Lui, prie pour eux, car ils ne savent ce qu'ils font.

     Si tu en vois qui servent d'instruments à la Haine. ou peut-être à une Haute justice (à leur insu), dont tu ne connais pas les desseins, ni eux non plus, souviens-toi que tu dois, comme le Christ, incarner l'Amour, le Pardon et la Grâce de Dieu ; que tu dois même arriver à triompher de tes ennemis en faisant pénétrer en eux le Rayon du Verbe.
    Ne sois donc pas un instrument de justice, mais un instrument de Pardon et de Rédemption.

     La vertu miraculeuse et réellement vraie de l'apôtre, c'est que sa vie et sa mort même, servent à convertir et à rendre bons jusqu'à ses bourreaux.
     L'odeur qu'exhale la fille de joie, quand elle est bien apprêtée, porte le corps de l'homme à la luxure.
     La grâce divine qui s'échappe de l'homme de Dieu, pénètre le coeur et le réchauffe.

     À côté de lui tu sens comme une honte de toi-même et un désir de devenir meilleur.
Vis avec tous, ris, pleure, mange et bois avec tous, en faisant pénétrer dans chaque acte que tu fais un peu de la Bonté du Christ.

     Au chien le maître ne refuse pas les miettes qui tombent de la table.
     Ce sont les miettes que je vous offre et que déjà vous trouvez bonnes, que sera-ce donc lorsque vous mangerez à la Table elle-même !

     Hâtez-vous donc, je vous l'ai dit, je ne suis que le chien !... (séance).




XXIII. - LE LEVER
 


     Quand tu te lèves, tu prends de la nourriture pour soutenir ton corps.
     Si tu veux manifester quelque chose de plus que la Force animale ; si, enfin, tu crois à ton âme, demande au Père par le Médiateur « le Verbe » le pain céleste pour cette âme qui aura à lutter durant tout le jour.

     Il faut que tu arrives à sentir le Rayon de Dieu sur toi et en toi.

     Alors marche, va et sois pour tout ce qui a vie et que tu rencontreras le long de ta journée, le serviteur de Celui qui Console en consolant, de Celui qui Soutient en soutenant, de Celui qui Pardonne en pardonnant, de Celui qui Donne en donnant, de Celui qui Aime en aimant.
     Si tu as fait cela toute la journée, tu auras le Ciel avec toi.




XXIV. - LA PRIÈRE
 


     Comme sur la planchette du téléphone, comme sur un Autel : sur ton coeur.

     Si ton coeur a été purifié de ses désirs égoïstes, orgueilleux, charnels, animaux, si cet autel est propre, si tes désirs sont des désirs de Bonté : fais ta prière sur ton coeur, comme un prêtre sur son autel, comme un téléphoniste dans sa cabine sur la planche acoustique. Alors le Rayon de Dieu descendra en toi, te parlera et tu auras la communication avec Lui. Tu sauras, tu pourras tout faire, car la Grâce du Père sera descendue en toi et se manifestera par toi.

     Mais si tu oubliais que ce que tes mains produisent ne vient pas de toi, mais du Verbe, alors ce serait l'Orgueil-Égoïsme qui croit plutôt en lui qu'en Dieu et pense se suffire à lui-même : à ce moment l'Adversaire aurait la Victoire et le Rayon Divin se retirerait de toi.



XXV. - LE TRAVAIL
 


     Une fois au travail, dis-toi , je ne dois pas seulement travailler pour moi-même, mais je me dois à tous dans la mesure de mes moyens et de mes capacités. Alors applique-toi à faciliter la tâche aux autres en faisant bien la tienne.

     Si tu fabriques un outil, fais en sorte que celui qui l'emploiera te bénisse par la joie qu'il éprouvera à s'en servir.
     Si tu es artiste, applique-toi à élever les âmes de tes frères vers la Vérité, et sache que le pain que tu manges est fait de leur sueur.
     En somme, qui que tu sois, souviens-toi, que rien ne t'appartient en propre, que ce dont tu disposes vient du Créateur et que tu le dois à tous.



XXVI. - LE REPAS
 


     Avant de prendre la nourriture de ton corps, demande à Dieu qu'Il la bénisse, afin que les êtres qui ont souffert pour te nourrir en ressentent les bienfaits (dégagement des âmes astrales).

     Pense à ceux qui n'ont pas, et que ton coeur dans un élan de bonté demande au Père pour eux.
     Pense à ceux dont la bouche est amère, et que ton coeur, tressaillant d'un bon désir pour eux, monte vers le Très-Haut pour qu'Il leur envoie un peu d'amour.
     Pense à tous, vis avec et pour tous.
 


Essaye-toi à cela, c'est le chemin qui mène à la Vie.



XXVIL - L'HUMILITÉ
 




     Il est absolument nécessaire d'être humble si l'on ne veut pas humilier ceux qui semblent plus bas que nous.

     L'Humilité est la connaissance que nous avons de notre faiblesse en tout, de notre indignité et de notre incapacité à posséder quelque chose de « réel ».
     Pour les « serviteurs », c'est la bonté du coeur qui les pousse à faire profiter les autres de ce qu'ils ont reçu, et cela sans en avoir l'air, pour ne faire de la peine à personne.

     Évite les allures austères qui ne sont que grimaces. Sois humble devant toi-même, sans affectation devant personne.
     Seul l'homme qui a compris, peut avoir l'Humilité. car ce n'est pas une grâce que le ciel envoie, mais le résultat d'une étude personnelle, faite avec les lumières de l'Esprit.

     « Celui qui cherche trouve » et quand il a trouvé Il ne peut plus être fier, à moins qu'il ne se révolte.




XXVIII. - LES PENSÉES
 




     La pensée ne vient pas de l'homme ; en expliquer le mécanisme serait chose bien ardue, car elle ne prend pas sa source dans l'être humain ; mais ce que l'on peut dire : c'est qu'elle agit librement quand elle vient des Principes supérieurs, tandis que celle des plans inférieurs agit sur notre cerveau comme une sorte d'obsession, de suggestion.
     Les pensées d'En-bas ont beaucoup de prise sur nous, en ce sens que nous sommes plus près des plans inférieurs ; aussi lorsque les pensées sublimes nous effleurent, nous en sourions, si nous sommes plus évolués, ces pensées nous font plaisir et il nous est agréable d'en parler ; mais on ne croit pas à leur réalisation, et on les appelle savamment des utopies.

     Cependant, peu à peu, la Foi-Lumière, commençant à naître en nous, nous en montre la possibilité, alors celui qui a atteint ce stade de développement éprouve de la difficulté à vivre avec ses semblables, car on ne le croit pas, ou on le prend pour un esprit faible. C'est alors que débute la naissance spirituelle. On commence à vivre avec les plans supérieurs et comme les désirs sont naturellement portés à en réaliser les lois, c'est là que commence la souffrance de l'âme, car on ne trouve tout d'abord que bien difficilement le moyen de réaliser ses vues, qui, je le répète, paraissent impossibles, même à ses amis.

     Celui qui est né à la Vie spirituelle a beaucoup plus de propension pour le Haut que pour le Bas ; pourtant, il ne doit pas oublier qu'il se doit à tous, et que pour cela, il doit rester avec eux.
 



XXIX. - L'INTENTION
 




     Quelqu'un a dit « l'Intention vaut l'action » oui, mais il ne faudrait pas s'imaginer qu'il suffit pour faire son devoir, de nourrir de bonnes intentions Non, il faut encore les réaliser.
     Lorsqu'un homme a fait tout le possible pour bien faire et qu'après cela, il n'a pas réussi, alors, oui cela lui est compté, mais sachons-le bien : celui qui n'a pas oeuvré n'a rien acquis.

     L'homme ne peut rien essayer avec persévérance, soit en bien, soit en mal, sans retirer, tôt ou tard, les fruits de ce travail.
     Nous ne connaissons ni le Bien ni le Mal, mais nous considérons que celui qui sert le Bien doit aider la Vie à se manifester, à se développer en mode d'Amour, c'est-à-dire Harmonique et ne pas oblitérer, ne pas tourner à son profit, selon son idée personnelle, le développement dé l'Intelligence.

     Nous désignons sous le nom de Mal, mais sans juger personne, tout ce qui tend à faire souffrir les êtres dans un but, soit de domination, soit de satisfaction personnelle, et aussi ce qui est contre nature.

     Dieu a laissé la liberté à Ses créatures ; nous ne devons donc pas la leur prendre, car tous nos efforts doivent tendre à ressembler à notre Père, par le Christ avec l'aide de son Saint-Esprit.
 




XXX. - LA LIBERTÉ
 




     La liberté pour nous est bien relative, enchaînés que nous sommes à notre destin qui, Ici-Bas, sert à l'épuration de nos âmes.
     Néanmoins, nous pouvons choisir entre le Haut et le Bas, entre le Ciel et la Terre, entre la soumission et la révolte.
     Choisis donc le lieu où tu construis ta demeure
     Règle les élans, les aspirations de ton coeur (tu as comme modèle le Christ), car c'est en Lui que se décide ta destinée future.

     « Un soir de la première année où je venais à S... (1901), j'étais dans ma chambre d'hôtel, méditant sur ce sujet, je vis, ou plutôt j'entrevis dans une lueur rapide cette Liberté, à laquelle beaucoup semblent aspirer sans doute n'en connaissent-ils pas les responsabilités et ce que je vis me fit frémir, tant la charge m'en parut lourde. Depuis, cette idée en moi a pris une autre direction. »

     Celui dont le Coeur est plein des désirs du Monde, reviendra ou plutôt restera en ce monde. Celui dont le coeur est plein des désirs célestes ira au Ciel, mais, avant, il faut qu'il réalise le Ciel dans son coeur et avec son corps. (Pensées, désirs, actions).

     Si l'homme avait la foi, il n'aurait peur de rien, car rien ne peut lui arriver en dehors de sa Destinée. A part les soldats du Maître qui ont demandé de ne pas attendre, mais de payer leurs dettes au fur et à mesure qu'ils fautent.

     Nul ne peut donc se soustraire à son destin, mais aide-toi, le Ciel t'aidera.

     Il ne faut pas être fataliste, car tout peut être remis par le Réparateur, à condition que l'on fasse ce qu'il a prescrit pour cela...

 
XXXI. - LA DOULEUR
 


     La douleur est une nécessité (réaction) de l'âme qui la subit, ayant pour but une purification, soit pour elle, soit pour un des membres de sa famille spirituelle.
     C'est aussi un avertissement, une sensation de déséquilibre de notre être.
     Donc, lorsque tu te trouveras en face d'un être qui souffre ; sache te mettre à sa place, à sa portée pour que tu puisses le comprendre et qu'il te comprenne aussi.
     Encore une fois, prie, et que ton coeur demande la Grâce, le rayon Divin pour ne pas pénétrer seul.

     Alors, sentant la Bonté en toi, comme un chirurgien sent sa trousse dans sa poche, commence le plus simplement que tu pourras à causer avec lui, peu à peu son coeur s'ouvrira. C'est le moment de chercher à faire pénétrer en lui l'Espérance en Jésus-Christ ; puis, petit à petit, t'aidant des choses physiques auxquelles le malade semble le plus tenir, par le véhicule de ces choses, fais, si Dieu le permet, descendre en lui la Bonté qui est le Rayon du Christ et le seul harmonisateur de toutes choses.

     Il y a des personnes qui sembleront n'en pas bien profiter, mais patience...

     Il faut donc que le Triple Rayon de l'Éternel pénètre cet être qui souffre dans son corps, dans ses affections, ou dans ses concepts. Il faut que son cerveau accepte la Lumière, son coeur la Bonté et son être la Force de réalisation (qui est la grâce du Père), après, s'il oeuvre en ce triple sens, il sera délivré c'est-à-dire guéri.
     La maladie que subit le corps de l'homme vient de son âme (intermédiaire entre son Esprit et son corps). Il n'est pas plus aisé de dire à un malade : « Va, tu es guéri, que de lui dire, va, tes péchés te sont remis », c'est pareil. Aussitôt l'ordre rétabli dans le principe (âme), la manifestation physique s'en ressent.

     Ceux qui pratiquent la suggestion, violent une loi qu'ils ne connaissent pas...
     Quant aux remèdes, ils ne peuvent avoir d'effets durables que si Dieu le permet.
     (Une purgation te purgera bien, mais le principe morbide restera jusqu'à l'acquittement complet de la dette, jusqu'à, ce que l'Harmonie règne dans l'âme.)
     Le Christ a donné un moyen sûr et rapide : « Celui qui pardonne sera pardonné ». Le remède, hélas, est trop simple pour ceux dont l'esprit est embrouillé par la complexité des sciences d'En-Bas (sciences humaines).

 
 

XXXII. - LA COLÈRE
 


     La Colère est une révolte de l'être, contre les événements, soit : parce qu'il ne croit pas en la Toute-Puissante Bonté du Père, soit, parce qu'il ne veut pas s'incliner, l'orgueil l'en empêchant.
     Toutes douleurs, humiliations, refus, découragements, sont les fruits de nos oeuvres ; au lieu d'en accuser ceux qui servent d'instruments à la Loi de l'Équilibre, nous ferions mieux de faire amende honorable, puisque ce sont nos dettes que nous payons.
     Un être quelconque peut s'oublier un instant, plus ou moins long ; mais ne jugeons pas !

 
 

XXXIII. - LE MÉRITE
 


     Le Mérite et le Démérite sont des mots bien humains.
     En effet, si l'on considère un agité, il est toujours en mouvement.
     Le paresseux, au contraire est toujours inerte. Quel sera donc pour chacun d'eux le mérite ?
     Ce sera de mettre en jeu une force appelée Bonne volonté qui devra rétablir l'ordre!
     Mais si l'un de ces êtres, ou même tous les deux, n'ont pas ce courage, que devront-ils faire ?...

     Je ne crois pas en la vertu des créatures, mais seulement en Dieu, qui dispense toutes choses et les donne à tous ceux qui veulent s'en servir. Aujourd'hui vous pouvez, dans une heure, peut-être., vous ne pourrez plus ! Qui sait où en est son frère ? Savons-nous nous-mêmes où nous en sommes ? Évitons donc de juger, soit en bien, soit en mal; c'est plus sage.

     N'attendons pas d'être parfait pour commencer à bien faire, ni d'être riche pour donner. Mettons-nous à l'oeuvre de suite, et peu à peu avec les besoins, viendront les moyens.
     Il n'est demandé à personne de réussir sans retour, mais, nous devons faire tout notre possible pour arriver au but assigné, « sans toutefois avoir recours aux moyens qui ne sont pas du plan dans lequel nous agissons » (magie, etc.).
     Le Mérite ne sera donc pas la réussite, mais la somme d'efforts, de bonne volonté, que nous aurons mis en mouvement soutenu pour bien faire.

     Nul ne peut juger : sauf Celui seul qui lit dans le passé, le présent et l'avenir, qui connaît les forces avec lesquelles les créatures luttent, qui sait leurs résistances, leurs côtés faibles, et qui peut aussi apprécier tous les mouvements (célestes, spirituels, astraux et ambiants) qui se sont produits autour de l'être, lorsqu'il a accompli l'acte qu'on veut juger

     Celui qui peut tout cela, c'est Dieu !

     Les appréciations elles-mêmes ressemblent au jugement, or l'homme ne peut apprécier juste.

 
 

XXXIV. - LES VOIES
 


     Cherche en toi les aptitudes que le Ciel y a placées, afin de les développer et de t'en servir pour rendre, durant ta vie, le plus de services à tes frères (toute la création).
     Il n'y a pas de voies qui soient inaccessibles (mais méfie-toi de l'orgueil).
     Le germe qui est dans un bon terrain se développe.
     Ton travail n'est pas de mettre tels ou tels germes en toi, mais bien de préparer ton être, pour faire croître ceux que tu as reçus.
     Celui qui possède une faculté quelconque peut, avec l'aide d'En-Haut, la faire grandir jusqu'au Génie.
     « Il n'y a pas que celui qui étonne par ses oeuvres. qui fait quelque chose ; c'est parfois le contraire . c'est presque toujours l'Egoïsme-Orgueil qui nous fait envier ce qui brille.

     Spirituellement : Il y a deux voies véritables . La première consiste à se dépouiller de tout, pour retourner à l'État primitif. La deuxième, à prendre tout ce que les autres rejettent, purifier ces choses, et s'en faire une fortune spirituelle. Ces derniers sont les soldats, partis dès le début pour la conquête ! Les premiers, c'est le troupeau !

     N'oublions pas qu'il y a plusieurs Demeures dans la Maison du Père.

 
 

XXXV. - L'ÉGOÏSME - ORGUEIL
 


     N'oublions pas que nous avons tous en nous un peu de ces ferments infernaux et qu'ils ont été les causes de toutes nos tribulations, depuis que l'homme a essayé d'égaler Dieu...

     Écrasés comme nous le sommes actuellement, l'égoïsme ne vise plus si haut ; c'est l'ego (le moi) qui, dominé par le doute et les passions ou forces de la Nature inférieure, pousse l'être à les satisfaire, à jouir et pour cela à posséder. C'est ainsi que prend naissance cette lutte terrible que chacun connaît.

     « Celui qui veut garder sa vie pour soi la perdra ». Car le grand courant ne trouvant plus en lui de débouché, passe ailleurs.

 


XXXVI. - L'AMOUR DIVIN - UNIVERSEL
 


     C'est ce qui fait battre nos coeurs pour tous, c'est ce tressaillement douloureux que nous ressentons en nos coeurs, quand nous voyons que d'autres êtres souffrent, c'est aussi, cette joie que nous éprouvons, quand nous apprenons qu'ils sont heureux.

     C'est aussi cette agitation qui nous pousse à chercher le mieux pour en faire profiter tous.



XXXVII. - L'INTELLIGENCE
 


     C'est le flambeau, l'étincelle de l'Esprit-Saint; Il montre à celui qui l'accepte, les êtres et les choses tels qu'ils sont, « non pour juger, mais pour aider ».

 
 
XXXVIII. - LA SCIENCE
 


     J'ai cru reconnaître que par la science des hommes, on ne pouvait à peu près rien savoir.
     Il y a deux moyens employés pour arriver à savoir quelque chose : ils consistent à développer en soi la perception des Causes.
     L'un réside dans l'entraînement magique qui déchire le Voile et viole les lois de la Nature et du Ciel ; par ce moyen, on ne dépasse pas la « sphère du Prince de ce monde » ou Astral supérieur des occultistes.
     L'autre, le seul vrai à mon idée, consiste à se rapprocher de Celui qui sait tout, et de s'éclairer à Sa Lumière ; ce moyen-là, c'est la voie du Christ.
     La Science des créatures ne peut prouver la Religion, car il y a dans le « Relie-à-Dieu » une fibre que, ni le scalpel, ni l'alambic, ni aucune opération humaine ne peuvent atteindre, parce que tout le savoir humain a pour base le Bas, le muable et non le Haut, la manifestation et non le Principe, le costume et non son entité spirituelle, l'effet et non la Cause.
     Et comme la Cause par excellence n'est pas d'Ici-Bas, rien d'Ici-Bas ne peut la prouver ; sinon de déduire que puisque l'on voit une maison il doit y avoir un habitant, et puisque l'on voit le costume s'agiter, il doit y avoir quelqu'un dedans.

 
 

XXXIX. - LA MÉMOIRE
 


     C'est une faculté que possède notre nature inférieure de garder les choses vues ou entendues, fausses ou vraies indistinctement.
     La Mémoire n'est plus nécessaire à celui qui a reçu la Lumière, car lorsqu'il veut savoir quelque chose, avec cette Lumière comme avec un flambeau, comme avec une longue-vue, comme avec un microscope, il peut voir de loin comme de près ce qui l'intéresse.
     La Lumière est Intelligente. La Mémoire n'est que réceptrice.
     Nettoie ton cerveau (ta lampe), si tu veux que la Lumière y vienne.
     Heureux celui qui n'a pas la mémoire pour retenir l'expérience des autres, car ne pouvant se servir de leur acquis, il sera obligé lui-même d'acquérir (en pensées, désirs et actes) ce qu'il voudra posséder, et de ce fait il aura réellement acquis. Quant aux autres, c'est-à-dire ceux qui se servent de l'opinion de leurs frères pour parler et agir, ils ne sont pas encore nés, et ce qu'ils paraissent savoir leur sera ôté un jour comme ne leur appartenant pas, parce qu'ils ne l'auront pas conçu, désiré et réalisé eux-mêmes.

     Les livres ne font que montrer des manières de voir différentes, éveiller en nous des idées, ou plutôt leur préparer la place pour que celles-ci puissent être conçues.

 
 
XL. - LA RUSE
 


     Ce n'est autre chose que la contre-façon de l'Intelligence, c'est une grossière parodie ; elle appelle à son aide la mémoire pour le mieux possible profiter de l'occasion, en jouir et s'en glorifier.
     C'est aussi l'art de se servir des penchants inférieurs que peuvent avoir nos semblables pour en tirer parti pour soi-même.

     C'est, en général, l'art de paraître, de tromper et d'exploiter ses frères.

XLI. - LA PEUR
 


     C'est une sensation qui tout d'abord paraît irraisonnée, mais qui est bien souvent la perception intérieure d'une dette à payer, d'une souffrance à endurer.
     C'est quelquefois l'appréhension qu'éprouve celui qui n'a pas encore oeuvré, quand il sent en face de lui l'effort à accomplir.
     C'est aussi l'angoisse du criminel qui sent les gendarmes à ses trousses...
     C'est parfois l'approche de l'Inconnu pour l'être qui ne sent pas encore la Main de la Divine Providence.
     C'est très souvent le Doute qui met des ténèbres devant nos yeux (de l'âme).




XLII. - LE PÉCHÉ MORTEL
 


     C'est le péché qui conduit à la triple inertie.
     C'est celui contre lequel il n'y a plus de recours du moins sur nos plans.
     C'est l'état du malheureux qui a tout nié, qui s'est renfermé sur lui-même, ou que l'égoïsme et l'orgueil ont amené à une révolte complète.
     C'est encore autre chose... Mais, ceci ne peut pas être totalement compris en ce temps heureusement grâce à la Bonté du Père qui n'a pas voulu nous exposer avant que nous ayons assez de force pour résister...

     Dieu est infiniment miséricordieux, mais n'oublions pas qu'Il nous a créés libres et que nous pouvons diriger nos pas vers les abîmes de souffrances infernales, ou vers les sublimes régions de l'Idéal. (1)
     Celui qui n'a pas aimé a le coeur comme mort quand les passions l'abandonnent. La meilleure explication ne sert de rien, si l'on n'a pas déjà en soi la conception de cette Idée : prépare la voie...

 
 

XLIII. - L'ENTRAÎNEMENT MAGIQUE
 


     « Quand un homme a réussi à chasser de son corps : l'esprit impur, celui-ci s'en va dans le désert, et de là il ramène sept esprits plus forts que lui, et tous rentrent dans le corps de cet homme, de sorte que cet état devient pour lui pire que le précédent » (Évangile).
     Les sept génies des sept planètes infusent leurs vertus au magicien, celui-ci se sent fort parce qu'il réussit dans ses opérations magiques, il finit par se croire un Dieu. D'où orgueil... chute.




XLIV. - LES GÉNIES
 

     Tous les êtres que vous admirez, ou qui vous font peur, tous les êtres qui, à vos yeux, semblent marqués du sceau du Génie, sont des créatures qui ont changé de guides tutélaires, ou des envoyés.

     Il y a la cohorte, le troupeau, puis il y a les êtres en marge.

     Pour faire partie de cette dernière catégorie d'êtres, il faut avoir mis sous ses pieds, comme l'Archange, soit le Vice, soit la Vertu.
     Les Bienfaiteurs et tous ceux qui élèvent vos âmes vers l'Amour, la Lumière, l'Idéal sont serviteurs de l'Harmonie Divine.
     Les autres qui sont couverts de sang, soit en rut, soit en délire de Mort, ceux-là sont serviteurs du Destin, et ce qu'ils font ne peut être que justice, car tout en servant le Destin, ils relèvent de Dieu qui les arrête quand ils vont trop loin.
     Pas plus les uns que les autres ne peuvent nous atteindre, ils n'ont aucun pouvoir sur celui qui n'est pas de leur maison. Le Bien, le Beau, le Vrai n'atteignent que celui qui les cherche.

Prépare le Chemin par lequel ton maître doit venir.

 


XLV. - LA FOI
 


     La Foi n'est pas une croyance absurde, ni une hypothèse.
     C'est une confiance que donne la Lumière divine à celui qui l'a sentie en lui-même, et cela sur tous les plans, depuis le spirituel céleste jusques en,nos lieux inférieurs.
     Il faut l'avoir vécue pour la comprendre, au reste.. il en est de même pour toutes choses.
     La Foi est essentiellement intelligente.
     La Science ne peut pas la comprendre, car celle-ci ne dépasse guère la matière et les fluides, que du reste elle ne connaît même pas. Voyez les savants, ne se contredisent-ils pas ?

     Quant aux magistes, leur science ne dépasse pas le Spiritus mundi, qui est la sphère du Serpent Vital, et le Prince de ce Monde ne laisse rien sortir de chez lui, sinon ceux qui ne lui appartiennent plus, et cela, même en pensées, en désirs...
     C'est pourquoi certains ne peuvent penser plus haut que tel ou tel point.

     Le Christ a dit : « je suis la porte, et celui qui veut passer ailleurs est un voleur... »
     Pour les petits enfants : la Foi est une confiance logique qu'a le serviteur en son Maître devenu pour lui un Ami.
     On a la Foi lorsque l'externe de notre être, s'unissant à l'interne, celui-ci, par une parcelle plus ou moins grande, communique avec Dieu.
     Il faut avoir commencé à naître à l'Esprit, pour avoir la communion avec les plans supérieurs sans cela on ne peut ni comprendre, ni croire.


XLVI. - LE MIRACLE
 


     Il ne donne pas la Foi, mais c'est plutôt un de ses fruits.
     Ce n'est pas toujours le miraculé qui en profite le plus, mais ceux qui ont préparé leur être à te comprendre.
     Le miracle ne peut avoir lieu que s'il se trouve, parmi les témoins, quelqu'un qui ait depuis longtemps oeuvré dans le sens divin.      
     Les autres ne s'en souviennent plus ou donnent sur ce phénomène des raisons humaines qui leur sont plus ou moins personnelles.

     Pour que la parole agisse, il faut qu'elle soit vivante, et pour cela, il faut l'avoir vécue.
     Peu de mots d'un vivant font plus que les plus beaux discours des morts...




XLVII. - L'ADORATION
 


     Dieu n'a jamais demandé ni commandé que les créatures se prosternassent devant Lui.
     Ce sont les prêtres, qui ayant senti en leur être intérieur la Grâce, la Grandeur, la Bonté, la Puissance de Dieu, ont ordonné à leurs fidèles de se prosterner devant Lui en adressant leurs louanges.

     Alors les fidèles sans bien comprendre, firent ce que leur disaient les prêtres, pensant que c'était là le vrai moyen de toucher Dieu et d'en obtenir quelque chose.
     Puis, peu à peu les prêtres devinrent comme les fidèles.
     Voilà pourquoi il y a tant de genres de cultes, tant de sortes de prières, et surtout tant de pauvres gens qui font les hypocrites devant les Autels, s'imaginant que la Divinité l'exige à l'exemple des dieux païens.

     Il n'y a, en vérité, qu'un seul genre d'êtres qui puissent se courber devant Dieu, et encore, ne les laisse-t-il pas dans cette attitude, car Il leur ouvre ses bras : ce sont ceux qui par leur être spirituel, ont vu, entendu et senti la présence de l'Ineffable. Si tu veux sentir en toi, voir, entendre et comprendre un peu le Divin, suis la voie qui y conduit, dirige-toi continuellement vers la Bonté. Si quelqu'un, en te voyant, rit, laisse-le faire, prie pour lui et continue ta route.




XLVIII. - L'ÊTRE HUMAIN
 


     L'homme et la femme ne sont pas deux êtres distincts, mais seulement les deux pôles d'un être appelé à une si haute destinée que notre langage ne peut en traduire l'Idée. Chacun d'eux a un rôle assigné et doit rester dans ce rôle.
     L'Homme est l'interprète de la Vérité !
     La Femme celui de la Bonté !
     L'Homme doit diriger l'ensemble.

     La Femme doit régler l'intérieur des deux, car c'est à elle que cette tâche est échue . aussi, dans ce but, a-t-elle reçu toutes les Vertus nécessaires. Son travail particulier c'est de faire grandir. Elle doit, avant tout, être bonne et cela « simplement », sans affectation.

    L'Homme doit arriver à regagner la communication avec le Père, en suivant la Voie du Christ, par l'inspiration que lui donne le Saint-Esprit. Conduisant lui-même sa compagne dans cette Voie car c'est à l'homme que le Père parle.
     Toute femme qui avilit un homme est châtiée en la personne de cet homme, ou de son propre fils.

     Tout homme qui laisse sa femme dans les ténèbres, en se contentant de la « forme » de cette femme, la retrouvera dans le cloaque, et elle ne le reconnaîtra plus.


XLIX. - LE CHRÉTIEN
 


RÉCAPITULATION
 


     « Le chrétien est un être que nous pourrions qualifier d'Universel », je n'attache à cette dénomination que ce qui suit : 
     Étant donné qu'un chrétien est un être de Bonté à l'image de son maître le Christ, il doit porter avec lui ce rayonnement divin, qui se répandra sur toutes les créatures aptes à le recevoir.

     Ce n'est pas à lui de juger à qui il doit donner, car pour cela il faudrait qu'il sût toutes choses, et nul ne sait tout, que Dieu seul ; et puis le Christ a dit : « Ne jugez pas ! ... » Il a dit pour Lui-même « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »

     Donc le chrétien doit prier et agir dans le sens de son Maître, et non autrement.
     Toutes nos souffrances ont pour cause une infraction aux lois de l'Équilibre établies par le Père ; la réaction se fait par suite du déséquilibre de nos âmes ; c'est ce qui est la cause de nos maux ; le chrétien, qui est serviteur de l'équilibre (que seul peut produire le Verbe, Amour), doit, à l'exemple de son Maître, travailler à rétablir cet équilibre partout sur sa route.

     Le Rayon peut tout remettre en place, mais il faut préparer la Voie par laquelle Il viendra jusqu'à nous.
     Il y a dans chaque créature, placé par le Christ, le moyen d'arriver à ce but ; c'est pourquoi la méditation est nécessaire, car dans le silence de notre âme, notre Ange Gardien peut mieux nous faire comprendre, puisque nous sommes plus attentifs.
     Le grand moyen que possède le Chrétien, c'est de demander au Père par les mérites du Fils et dans un but fraternel, tout ce dont il a besoin pour accomplir sa tâche.

     La Prière, c'est le désir qui s'élance du coeur et que l'être formule selon son type plus ou moins développé. Pour qu'elle monte vers la Vie, vers Dieu, il faut qu'elle soit empreinte d'Amour, qui est le Rayon du Verbe, car le Verbe est Lui-même le coeur du Père. Alors le Coeur (verbe) sentant venir vers Lui un besoin de Sa créature, se tourne vers ta Vie (le Père) et Lui en demande la réalisation. Le Père (la Vie), ne refusant rien au Verbe (Fils-Coeur), envoie son Saint-Esprit par le rayon duquel la créature qui a prié est touchée.

     Si, au contraire, le Désir-prière est marqué du sceau de l'ego, du moi inférieur, son poids, ou plutôt son attraction l'empêche d'arriver au But, c'est-à-dire au Coeur-Verbe, car elle se porte d'elle-même vers l'objet de son élan. « Dis-moi où est ton trésor, je te dirai où est ton coeur ». Si donc ton trésor est dans les jouissances que peuvent te donner les créatures matérielles, ton coeur s'y trouve aussi enchaîné. Comment feras-tu donc pour l'arracher à ce qui le préoccupe tant, pour l'élever jusqu'à Celui qui a tout donné et qui a dit aux hommes d'en faire autant.

     Pour avoir le droit de demander au nom du Christ, il faut au moins avoir essayé de faire ce qu'Il a enseigné.

« Celui qui vit pour les autres, le Christ vit pour lui ; 
« Celui qui n'est pas avec Lui, est contre Lui ;
« Celui qui n'amasse pas, avec Lui, dissipe ».

     Celui qui n'est pas l'ami de tous, celui qui ne vit pas pour tous, mais seulement pour lui-même (égoïste), n'est pas chrétien.
     Celui qui n'amasse pas de bonnes oeuvres perd son temps.

     L'adorateur de Dieu « en Esprit et en Vérité selon la Parole du Christ, est celui qui applique à ses pensées, à ses désirs, à ses actions, et pour toutes les créatures, cette loi sublime, qui, pour nous, est la loi de Rédemption, pour tous la loi de Vie et se manifeste par la Bonté (Amour-Charité).
 
 


L. - A CEUX QUI SOUFFRENT
 

dans leurs Coeurs, dans leurs Pensées, 
dans leurs Corps, ceci est dédié.


     La vieille Magie est sortie de l'ombre où l'avait reléguée la Venue du Christ dans notre plan ; avec elle est venue son escorte de Devins, de Nécromants, d'Évocateurs des Puissances Occultes ! De Guérisseurs plus ou moins occultes, etc...

     Vous tous qui êtes aiguillonnés par toutes les formes de la nécessité, sachez bien que : toute la mise en oeuvre de cette science est basée sur la Volonté humaine.
     Sachez bien qu'à la naissance du Christ, les Mages de différents pays, représentants et chefs des puissances de l'humanité, sont venus faire leur soumission au Rédempteur et depuis : on ne veut plus , on demande avec soumission, sinon on se révolte. Attention ! ...

     Vos misères physiques ou morales vous font chercher un adoucissement à vos maux, et vous avez oublié la Promesse du Christ : « Celui qui demandera au Père en Mon nom... »
     Alors vous allez n'importe où, pourvu que l'on vous promette un mieux, voire même, quelquefois le bonheur!
     Vous ne vous préoccupez pas de savoir si les moyens que l'on vous propose sont bons, s'ils ne sont pas une révolte contre les lois qu'a établies le Père.
     Vous avez oublié !...

     Et pourtant si cela vous arrivait, voudriez-vous devenir des révoltés en acceptant les moyens de révolte ?
     Réfléchissez !....

     Voyez le ch. XIII de l'Apocalypse, (glorification de la Bête-homme-animal).
     Je ne veux pas faire peur à mes frères, mais mon devoir est de hurler à la mort, quand je les y vois aller sans le savoir !
     Je sais d'avance que certains diront que je suis un éteignoir, mais à Dieu ne plaise que je veuille forcer ou empêcher quelqu'un.

     Vous êtes libres, allez où vous voudrez ; mais au moins renseignez-vous sur le pour et le contre ; ne buvez à la coupe que l'on vous présentera qu'avec connaissance de cause, ne soyez ni des moutons de Panurge, ni des girouettes, ni des entêtés, je vous souhaite la Lumière et pour l'obtenir, ce n'est pas aux créatures qu'il faut la demander, mais à Dieu par le Christ, non par des oraisons banales ou apprises de mémoire, mais par une prière sortie de la plénitude de votre coeur. Que vos désirs qui sont comme la vitalité de votre prière, soient clairs et non honteux, généreux et non égoïstes.

... J'ai personnellement, chaque jour, l'occasion de voir une foule de cas où la Promesse du Christ se réalise, et cela depuis de nombreuses années, malades guéris, coeurs désespérés reprendre leur tâche avec joie, gens débauchés s'amender, incrédules croire, etc.... et cela sans magnétisme, ni suggestion, ou autres : mais tout simplement par la Grâce du Père que le Christ a promise à tout homme de Bonne Volonté.

     Pour voir, il faut ouvrir les yeux et regarder. Pour entendre, il faut écouter.

     Si nous voulons percevoir le Haut, détournons donc un instant nos sens d'En-Bas.

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(1) Voir Lueurs spirituelles, T. III. Libre-arbitre, p. 75.

 LI. - REFLEXIONS
 

     Des systèmes? Nous n'en avons pas.

     Ce que nous cherchons, c'est à nous rapprocher de plus en plus de la Bonté, car là se trouvent aussi la Vie et l'Intelligence.

     Certes, nous admirons dans une certaine mesure les méthodes, les soi-disant sciences que les hommes préconisent...

     Mais, nous les admirons, comme l'on admire les moyens de s'éclairer, depuis la bougie jusqu'à l'électricité, etc...

     Nous regardons tout cela comme des espèces de contrefaçons, et ce que nous considérons le plus, c'est la « Lumière du Soleil vivant », à laquelle nos âmes aspirent ardemment de s'éclairer jusqu'aux plus profonds replis de nos êtres. Oui, cela nous captive ; le reste, nous ne le dédaignons pas, puisqu'il est le fruit du travail de nos frères ; mais nous le considérons comme jeux d'enfants, si nous le comparons à ce qui vient de Dieu.

     Faisons-nous un système, suivons-le en attendant mieux, mais ne le considérons pas comme définitif, et surtout, gardons-nous de critiquer ceux de nos semblables !

     La Lumière est pure, mais, les hommes qui la reçoivent le sont-ils ?
 


L'ANGE GARDIEN
 

     C'est un guide tutélaire envoyé par le Maître pour nous conduire le long de notre route, c'est lui qui fait parvenir à Dieu nos prières et nous transmet les grâces obtenues ; c'est encore lui qui nous apporte tout ce dont nous avons besoin pour faire notre tâche aussi bien personnelle que publique, car tout homme a une tâche double : travailler pour lui et pour l'ensemble, tous nous faisons cela, avec la différence que certains sont conscients et que les autres ne le sont pas ; et que surtout, différence bien marquée, les uns servent le Ciel, d'autres l'adversaire, qui envoie aussi ses anges pour inciter et aider ceux qui sont de son côté.

     À mesure que l'homme avance, il se peut qu'il change de guide.
     À certains moments décisifs, ce n'est plus l'Ange tutélaire, mais bien un rayon de son Esprit céleste qui, pour cette heure, vient régler la marche de l'homme, car en certaines circonstances graves, il faut que ce soit l'être « complet » qui choisisse et non ses guides, ni personne autre.
 
 

LE SACRIFICE
 

     L'Âme humaine s'est crucifiée dans les quatre éléments. (Incarnation-Passions).

     Pour redevenir libre, il faut qu'elle « se décrucifie », c'est-à-dire qu'elle sacrifie les quatre éléments. L'âme se détache des passions qui la retiennent enchaînée à la matière, c'est là le renoncement ou la seconde crucifixion. (1)
 
 

LA VIE
 

     C'est le grand mystère que le Père n'a pas permis de connaître parce que cela nous serait funeste « en ce temps » (Le Fruit défendu).
 
 

LA MORT
 

     C'est l'abandon d'un état pour un autre, si en quittant cet état, l'être en a fini avec lui, il n'y reviendra plus, sinon en missionné ; s'il a contracté des dettes, il reviendra payer, se délier.
 

LA SECONDE MORT
 

     C'est la perte totale du Rayon Divin. L'Être devient un démon.
     Il faut pour cela avoir complètement refusé le Rayon d'Amour Universel qui relie, s'être replié sur son ego.
     Pendant un temps plus ou moins long, cette créature peut avoir l'apparence d'un être organisé, car les passions chez lui ont remplacé l'Amour, mais le jour où les passions, qui ne sont pas éternelles, l'abandonneront, il tombera, n'ayant plus de but ; chaque cellule qui le constituait s'en ira vers un autre foyer, car rien ne les retiendra plus à cette ruine.
 
 

OÙ ALLONS-NOUS ?
 

     Nous ne pouvons pas dire que nous allons ou que nous venons, mais seulement que nous cherchons notre équilibre, et que nous nous trompons quand nous prenons la matière et les passions pour base ou pour but. La matière se désagrège, les passions sont les dérèglements des forces de la nature, tout doit rentrer finalement dans l'ordre. Car le Christ a vaincu le désordre c'est-à-dire l'enfer.
 

LA MATIÈRE
 

     C'est le tremplin de l'âme, elle n'existe que pour un temps, c'est une illusion, mise comme barrière à la descente de l'âme et celui qui en a violé les lois ne la voit plus, c'est pourquoi il peut descendre jusqu'aux abîmes infernaux...
     Nos ennemis doivent nous servir de marchepied en ce sens que leurs efforts contre nous ainsi que leurs ruses doivent nous mieux faire connaître la contrepartie, afin d'éviter la paresse et la séduction.

     À voir se démener les méchants, les braves gens devraient bien avoir un peu honte de leur presque inertie, et se remuer un peu ; ne pas attendre que ce soit la Douleur, l'Adversité, etc... qui viennent les secouer

Ceux qui nous font souffrir nous font progresser!
 


LES VRAIS SERVITEURS DU VERBE
 

     Ce sont tous ceux qui ont remplacé leurs désirs personnels, par l'Amour Universel. Ils voient en toutes les créatures des enfants de leur Maître et si parfois ils les reprennent, ce n'est pas dans leur intérêt à eux, mais bien dans celui de leurs frères en création. Nul, pour eux n'est un ennemi, mais seulement un dévoyé, ou un serviteur de l'adversaire ; ils n'ont de haine pour personne sachant bien que le Père ne permet pas l'injustice.
 
 

POUR COMPRENDRE
 

     Il faut faire abstraction de son intelligence propre, c'est-à-dire regarder passivement le sujet, alors il se produit comme une sorte de vision interne.
     Mais, traduire cette vision est chose presque impossible, car la contradiction qui vient d'En-Bas avec les lois de la matière, nous fait douter de la véracité de ce que par l'âme nous avons entrevu !

*
* *
 

Tâche : si tu te sens dans un rôle qui te convienne pleinement, de t'y maintenir, et pour cela il faut que tu n'en abuses pas pour ton propre service : « Sois désintéressé ! »
Tout être aspire à l'accomplissement de sa tâche.
La femme enceinte aspire à sa délivrance !
Le soldat aspire à la bataille !
L'artiste aspire à son Idéal !
L'homme de bien, au bonheur de tous !
Et le méchant est, lui aussi, agité jusqu'à ce qu'il ait perpétré son crime !
Celui qui reproche à son semblable, alourdit son propre fardeau !
Celui qui parle de morale est tenté par l'immoralité, plus qu'il ne l'était auparavant !
Celui qui prêche contre le mensonge, deviendra menteur, si Dieu ne le soutient !
Celui qui critique, fera ce qu'il a critiqué !
Il est plus facile de faire soi-même, que de dire aux autres réellement !
La loi des réactions est là : avant de marcher assure-toi que ton Maître te soutient !
Celui qui veut marcher seul, est sur le point de se perdre.
Personne ne peut résister à la tentation, sinon par la Grâce de Celui qui l'a vaincue !
Celui qui se croit fort, faiblira !
Celui qui se croit sage, deviendra insensé !
Celui qui n'amasse pas, dissipe !
Celui qui ne fait rien, perd son temps et le fait perdre aux autres, parce que ceux-ci seront obligés d'interrompre leur travail, pour faire celui qui incombait au paresseux !
Celui qui est timide, n'est bon à rien !
Celui qui garde sa vie pour lui, la perd !




AIDE-TOI ! LE CIEL T'AIDERA !
 

     N'entreprends rien de sérieux, avant que l'Esprit, par le véhicule de ton intelligence, t'en ait montré le sens ?...
 
 

LA PRIÈRE
 

     Demander au nom du Christ : c'est demander avec le désir ferme de faire ensuite quelque chose qui soit d'une utilité vraie, pour ceux qui peuvent en avoir besoin.
     C'est : promettre que l'on sera moins égoïste, que l'on s'oubliera davantage, que l'on travaillera plus qu'on ne l'a fait jusque là pour les autres.
     Vois si tu en as réellement le courage !
 
 

LE BLASPHÈME
 

     Blasphémer, c'est insulter aux oeuvres de Dieu et à Ses Vertus.
     Cela se fait non seulement avec la parole, mais encore avec toutes les facultés que nous possédons.
     Si tu te laisses aller aux voluptés de la Douleur, du découragement, si tu les savoures, tu génères une larve qui reviendra vers toi, et te fera souffrir, en attaquant ton corps nerveux.
     Il faudra que, le Ciel te pardonnant, tu la réabsorbes, purifiée par le Rayon d'amour du Christ, alors tu seras guéri.

*
* *
 

     Tous ceux qui veulent arriver, doivent eux-mêmes se frayer un chemin dans leur coeur, dans leur être, et ne pas vouloir connaître la fin avant d'avoir compris le commencement, ne pas récolter avant que les fruits soient mûrs.
     Certes, il faut bien se proposer un but tel qu'il soit sublime, mais celui qui est vraiment un soldat, un éclaireur, doit être un vrai explorateur, car c'est bien vers l'« Inconnu » qu'il va, et lorsqu'il aura découvert cet « Inconnu », il ne pourra le révéler que sous des formes appropriées à la langue et aux conceptions de son temps et lieu.
     Ce qui fait que tout en semblant être compris de quelques-uns, il ne le sera pas en vérité, car pour qu'ils comprennent, il faudra qu'eux-mêmes aillent voir cet « Inconnu », et pour cela, suivent la voie qui y mène.
     Pardon complet, remise totale, amour de toute la création, en pensées, en désirs et en actions.

     Gravis la « montagne » si tu veux voir ce qu'il y a au sommet et de l'autre côté !
 


LE PATER
 

Père de nous tous qui es dans le Lieu de la Vie.
Que ton Nom soit reconnu et honoré de nous tous.
Que le Règne de ton Lieu arrive, c'est-à-dire que ton triple Rayon, pénétrant notre lieu, redonne à nos âmes la Vie réelle afin qu'elles La manifestent.
Que le règne des forces de la Nature ne les retienne plus prisonnières, mais que ces mêmes forces deviennent servantes de ta vertu.
Que ta Puissance qui est Intelligente par Elle-même règle la marche de tous Ici-bas comme dans les cieux purs.
Daigne nous donner, un peu, déjà, de ce triple Rayon « Amour, Intelligence, Vie », afin que nos âmes en étant comme nourries puissent préparer le règne de la Vérité.
Pardonne-nous nos fautes en vertu de la Promesse du Christ et de ce qu'Il a mérité pour nous, et cela selon ce que nous essayons de le faire nous-mêmes vis-à-vis de nos frères.
Ne nous laisse pas succomber quand nous serons en face de la tentation.
Ni à l'heure du Fruit défendu!
Mais tire nos âmes des abîmes infernaux.

AMEN.

 

SOUHAITS ET ESPOIRS

PERSONNELS A L'AUTEUR DE CES LIGNES
 


Que le Règne de la Vie vraie, de l'Amour vrai, de l'Intelligence vraie, arrive.
Que le Règne de l'Égoïsme, de l'Orgueil, des Ténèbres, de la Douleur et de la Mort, fasse place au Règne de la Vérité.
Que le Règne de l'Esprit remplace celui de la Bête.
Que la Loi d'Amour remplace la loi de Rigueur.
Que la Bonté remplace la Haine.
Que l'Esprit d'intelligence remplace celui de Ruse.
Que la Puissante Vie du Père circule en nous tous par le Christ et nous fasse vaillants dans le Devoir.
Qu'enfin l'oeuvre du Verbe Christ s'accomplisse et que tous régénérés, nous rentrions dans l'ordre divin, étant tous délivrés des illusions de la Nature et rachetés par notre Maître Jésus-Christ.


CONCLUSIONS
 


     Quoi que vous fassiez !
     Quelle que soit votre manière de voir !
     Si vos pensées, vos désirs et vos actes ont été empreints de Bonté, vous n'aurez rien à redouter de ce Maître d'Amour qui a préféré le pécheur repentant à l'orgueilleux pratiquant.

     Cependant nous ne pouvons rien faire de bon qui ne vienne de Lui. Car Il est Lui-même la Bonté.
     Méfiez-vous de votre volonté, c'est pour beaucoup un sujet de perte, tandis que la soumission, pour nous qui ne savons à peu près rien, est en tous points préférable. Vous ne pouvez être meilleur que le Père, pourtant, si Il le voulait, toutes choses, à l'instant rentreraient dans l'ordre, mais Il nous a laissés libres ; Quand nous aurons bien compris.. marchons donc librement vers notre but.
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(1) Voir Lueurs Spirituelles, T. III, chapitre VIL

APOLOGUE
 


     Un jour un enfant des hommesdemanda la grâce de manger à la table du Maître. Il y fut convié, il mangea, puis il but, mais comme l'unique coupe était celle du « Jardin des Oliviers », l'homme la trouva amère, cette amertume se mêlant à son sang il ressentit un reflet des souffrances que Jésus endura au Jardin ; mais loin de s'en repentir, il commença d'aimer les hommes à l'exemple de son Maître, et, à partir de ce moment, il devint son disciple.
 


SÉANCES

 

     Nous souffrons en ce moment de maladies nerveuses (névralgies diverses pour le physique, neurasthénies, etc., pour le moral, ainsi que beaucoup d'autres maladies qui en découlent). Ce sont des affections propres à notre siècle, et qui proviennent de ce que nous sommes tous plus ou moins excités, soit par l'appât du gain ou des plaisirs, soit par les passions, soit par une lutte continuelle contre nos douleurs, nos misères et nos nécessités.
     Ces maladies n'ont pas pour cause, ainsi qu'on le croit communément, l'action des agents physiques : froid, chaleur, courant d'air, etc., mais la perte de nos forces nerveuses provoquée par la colère, la tristesse ou les excès.
     Ceci n'est pas basé sur l'imagination et si vous voulez bien comprendre, vous en ferez votre profit.
 
 

*** 


LA FEMME
 

     L'excitation nerveuse est le résultat de l'action d'un Être, en ce moment déchaîné, qui a sur nous une influence considérable, nous en ressentons tous les effets. Cet Être n'est pas,notre ami, c'est le même qui a conseillé à la femme de goûter au fruit défendu et y a incité l'homme : c'est l'adversaire.

     Il est écrit : à l'origine le serpent tenta Ève. Le serpent est un symbole représentant l'ambiance vitale enveloppant la terre, et qui, sous l'influence de son Génie recteur, suggéra à Ève qu'en s'emparant de cette substance, elle pourrait devenir « créatrice » et créer des êtres qui lui appartiendraient.

     Elle aurait été ainsi semblable à Dieu son créateur.

     C'était la révolte contre la loi du Père. Le serpent avait flatté l'orgueil de la femme, lui disant qu'elle était supérieure à l'homme par la subtilité de ses facultés de compréhension.

     La Femme subit davantage l'influence de l'Esprit de révolte parce qu'elle est beaucoup plus réceptive et sensitive que l'homme ; elle sent plus qu'elle ne comprend. Elle est en ce moment poussée à convoiter les prérogatives masculines, elle cherche à quitter son ménage pour embrasser des carrières libérales, pour briller dans le monde, devenir « quelqu'un ».

     Ainsi quand il y a une bonne place à prendre, il lui semble tout naturel qu'on l'y installe et il ne lui viendrait pas l'idée de la céder à un homme.

     Il est écrit dans la Genèse : « Dieu envoya à l'homme un profond sommeil durant lequel il lui prit une de ses côtes pour en former le corps d'Ève ».

     Remarquez que c'est de la région du coeur qu'est venue la femme.

     A son réveil Adam s'écria : « Voilà la chair de ma chair ». La Femme est donc une partie de l'homme et non un être distinct.

     La Femme est l'ange du foyer : qu'elle ait donc un coeur chaud et que sur ce coeur on puisse reposer sa tête fatiguée ; qu'elle soit comme l'âme dans le ménage, l'amie véritable, celle à qui on peut tout confier.

     L'Homme est l'esprit de la femme.
     La Femme est l'âme de l'homme.

     On n'entre pas dans la sphère d'Harmonie sans être harmonisé soi-même.

     La Femme doit être dans son foyer une sorte d'artiste, elle doit tout y disposer avec art, afin de manifester la Beauté, la Bonté, et la Vérité.

     Mesdames, faites qu'on se plaise chez vous, et qu'en entrant dans votre foyer on sente le bon parfum de votre coeur; c'est là votre rôle, vous le connaissez, mais il faut le pratiquer. La preuve que vous avez en vous cette faculté, c'est que vous apercevez chez vos compagnes quantités de petits détails. Dieu vous a-t-il donné cela pour juger vos semblables? Non, vous devez vous en servir pour le bien et non pour le mal.

     Apprenez à parler selon votre coeur et non selon les usages du monde ; faites simplement votre devoir, faites bien ce que vous faites.

     L'homme et la femme doivent mutuellement s'appliquer à faire grandir en eux leur âme esprit pour atteindre la plénitude de leur beauté et de leur vertu. Quand l'heure de la mort sonnera, les époux quitteront leur corps périssable, revêtus de leurs actions, l'un et l'autre resplendiront d'une divine beauté ; ils ne se reconnaîtront plus selon la forme, mais selon leur Principe, s'ils l'ont réellement manifesté ici-bas.

     La Femme réelle est heureuse de rencontrer son véritable époux, cet homme peut être difforme, il fera tout de même battre le coeur de l'épouse qui n'est pas orgueilleuse et ne cherche pas son bien-être exclusif, mais la Vérité. (La difformité est passagère).

     Il y a aussi les femmes acariâtres, mais qu'elles prennent garde de faire fuir leurs maris, car ils ne sont pas encore des saints.

     Pensez à ceux qui souffrent, que le mari et la femme unissent leurs efforts pour soulager les misères qui sont autour d'eux, priez ensemble pour que le Ciel vous en donne les moyens.

     Chaque acte est signé par la bonté ou la méchanceté ; ce qui est fait avec brusquerie est signé de la méchanceté, ce qui est fait avec bonne volonté et douceur porte le sceau de la Bonté. Votre maison est imprégnée de la qualité de vos actes. Quand vous faites la cuisine ou tout autre travail, ne vous mettez pas en colère, car c'est comme une malédiction quevous appelez sur cette besogne ; ce sentiment de mauvaise humeur mettra dans votre travail un ferment qui empoisonnera l'être psychique de la personne qui s'en servira, à moins que cette dernière ne le purifie par la Bonté qu'elle porte en elle.

     Certaines femmes laissent échapper des effluves d'animalité qui agissent sur les passions. Ces femmes-là, riches ou pauvres, laides ou belles, sont toujours très entourées : on dit : « c'est pour son esprit », ne vous y fiez pas ; d'autres ont autour d'elles un rayonnement, une atmosphère qui incite au bien.

     « méfiez-vous du petit succès » mondain qui entoure certaines femmes ».

     Il a été dit à la femme : Tu enfanteras dans la douleur ! Vous avez voulu créer et être adorées comme des déesses, vous avez tenté l'homme, voilà pourquoi vous souffrez, vous pleurez, voilà pourquoi la procréation vous est si douloureuse, ainsi que tout ce qui s'y rattache.

     C'est le résultat du premier acte ; pour être régénérées vous devez être soumises et bonnes.
Ne cherchez pas à éveiller les passions, mais que votre Amour comme une flamme divine réchauffe tout autour de vous.

     Ne vous laissez pas tenter de nouveau par la révolte (l'Ennemi est proche) ; il vaut mieux supporter l'offense avec douceur, que, servir d'instrument à la haine. Le Christ n'a pas dit de se faire justice, mais de donner, de pardonner et d'aimer même ses ennemis.
La femme qui souffre de l'inconduite de son époux, doit demander à Dieu son amendement, et non le divorce, elle fera donc tout pour cette guérison, comme les mères savent le faire pour leurs enfants.
 
 

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L'HOMME
 


     L'homme doit être le prêtre de son foyer, c'est à lui que le Père parle ; mais pour cela il faut qu'il écoute.
     Il doit s'appliquer à parler le langage de la Vérité, non seulement avec la bouche, mais encore avec tout son être, jamais son attitude ne doit être mensongère.

     Ne parlez et n'agissez point d'après ceux qui vous paraissent supérieurs, mais faites selon ce que vous comprenez, si vous êtes de bonne Foi, peu à peu la Vérité viendra à vous ; alors vous la manifesterez selon votre lieu et votre tâche.

     Il est écrit que la femme doit suivre son mari « spirituellement », c'est donc à l'homme d'essayer de parler à sa femme des choses, de l'Esprit et inciter son coeur à suivre la Voie vraie.

     Le Père a dit : « Adam, Adam, où es-tu » ?... et cet appel retentit depuis le commencement... Mais, hélas ! combien y en a-t-il qui écoutent Sa voix ?

     Messieurs, vous devez être comme des lampes brillantes qui éclairent autour d'elles : sinon, votre foyer sera ténébreux, et votre femme incitée par le besoin d'idéal, de Lumière, ira chercher ailleurs ce qu'elle devrait trouver auprès de vous.

     Si ses aspirations sont portées vers le Haut, elle ira vers le prêtre, et c'est lui qui vous remplacera ! Si au contraire elle est tournée vers la nature, elle deviendra coquette, et à la fin c'est un satyre qui vous remplacera. Vous n'aurez plus qu'à vous frapper la poitrine et à faire pénitence, pour que le Ciel ait pitié de vous deux et donne à votre femme les moyens de retourner à son devoir, qu'elle n'aurait pas abandonné si vous aviez fait le vôtre.

     Dans les ménages où préside la Bête, le repas est semblable à celui des fauves, et le reste aussi: c'est épouvantable comme résultats (1). Ne vivez donc pas pour vous, ne soyez donc pas égoïstes, car la Bonté seule conduit à la Vraie fraternité.

     Ne dites pas non plus (homme et femme) que vous êtes plus grand ou plus petit l'un que l'autre, car vous vous complétez.
Un homme qui a sa femme dans la boue, doit aller l'y chercher, car si elle y est tombée, c'est qu'il a dû en faire tomber une autre ou qu'il l'a abandonnée.
     De même la femme qui a séduit l'époux d'une autre femme, perdra le sien pour un temps. L'un et l'autre ne quitteront cette vallée de larmes que lorsqu'ils auront séché celles qu'ils ont fait couler. « Vous ne sortirez pas d'ici avant d'avoir payé jusqu'à la dernière obole ».

     Il faut avoir tout pardonné pour obtenir le pardon complet.
     Ne pensez pas être pardonnés, parce que vous dites : « Père, pardonnez-nous » ; la mesure avec laquelle le Ciel vous donne, est celle avec laquelle vous mesurez ce que vous donnez aux autres.
 


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L'INTELLIGENCE
 


     Vous ne devez pas être des moutons de Panurge, mais des êtres qui ont pensé et compris, puis désiré selon la Vérité et la Bonté, avant d'agir, de réaliser ; mais pour cela il faut une certaine Lumière ou Intelligence qui, Elle-même, est un Rayon du Saint-Esprit.

     Ce n'est pas le savoir humain, car avec un peu de mémoire, comme un bon phonographe, comme un automate, on peut reproduire le travail des autres.

     La Mémoire n'a rien de commun avec l'Intelligence ; au reste, l'Être qui est arrivé à la Lumière n'a plus besoin de mémoire, car avec son flambeau tout lui est révélé à mesure que cela lui est nécessaire.

     Le Christ a dit un jour : « Heureux les pauvres en esprit » : Il n'a pas souhaité que nous soyons des niais, puisqu'Il a envoyé ensuite son Saint-Esprit ; il y a deux genres d'Esprits, comme il y a deux genres de Lumières.

     L'Esprit dont parle le Christ en cette circonstance, c'est l'Intelligence d'En-Bas, celle qui glorifie la Bête, c'est le savoir-faire humain, l'art d'exploiter les nécessités, les misères et même les vices de ses semblables pour se procurer richesse et honneur. Cela, à vrai dire, n'est pas de l'intelligence, mais bien plutôt l'esprit de Ruse (singer le Bien, le Beau, le Vrai dans le but d'exploiter). Tandis que la Vraie Lumière-Intelligence qui émane du Saint-Esprit, c'est la vision des nécessités des créatures et des moyens d'y remédier ; l'être devient alors serviteur de tous et par ce fait serviteur de la Vie qui vient du Père et qui est en chacune de Ses créatures.

     C'est bien là, le moyen de servir Dieu : Demande - Reçois - Donne !

     L'intelligence n'est pas donnée à l'homme pour juger, mais pour aider au développement des êtres, leur venir en aide dans leurs nécessités aussi bien que dans leurs tribulations, et cela pour tous les êtres qui vivent avec et autour de lui.

     Le Temple de la Lumière, c'est la tête ; le coeur est le temple du Verbe et de la Vie divine ou grâce du Père, c'est la puissance qui est donnée à l'homme pour réaliser.

     Entre l'homme vrai et l'homme enveloppé dans les langes de la nature, Il y a la même différence qu'entre le papillon et la chrysalide.

     La sagesse consiste à ne pas demander des choses impossibles, en dehors de nos moyens ou champ d'action.

     La Lumière ne satisfait pas la curiosité ; celui qui la reçoit devient responsable de ce qu'Elle lui a montré. Exemple : Quand la Lumière du Saint-Esprit vous visitera, vous vous apercevrez, qu'il y a chez vous des êtres qui souffrent : humains, animaux, plantes, tout intéresse le Créateur. Si donc vous êtes serviteurs de la Vie, et par cela même du Créateur, vous irez vers ces êtres qui souffrent et selon vos aptitudes et vos moyens, vous les aiderez afin que leurs vertus puissent acquérir leur plein développement. Si vous n'agissiez pas ainsi, la Lumière se retirerait de vous pour chercher ailleurs un être, qui, la recevant, en accomplisse les desseins ;

     « Ceux qui ne croient pas que le Saint-Esprit s'intéresse à tous les êtres, n'ont pas encore compris la Bonté et la sollicitude du Père ».

     La Lumière du Saint-Esprit vous mettra le coeur à nu, vous verrez vos défauts : alors demandez la grâce nécessaire pour les combattre. Si vous avez dans le coeur, rancune, antipathie, jalousie, différend quelconque, sachez que tout cela, c'est de la haine à un degré plus ou moins fort, que la haine préside à la douleur et à la mort ; donc si vous êtes serviteurs de la Bonté, de la Vie, votre devoir sera de faire cesser cela, car votre coeur ne peut être habitée en même temps par l'Amour et la Haine.

     Avez-vous remarqué qu'après avoir discuté avec quelqu'un, sans être parvenu à s'entendre, il arrive que l'on finit par reconnaître ses torts. Il semble qu'un génie soit venu présider à cet acte, car l'on s'aime davantage après. il s'est produit ceci : La Haine est devenue Amour, et cette même force qui vous séparait, vous unit maintenant, c'est là une oeuvre sublime qui a pour auteur le Rayon du Verbe.
 

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LE DEVOIR
 


     Certes, le Créateur n'a pas besoin de nous ; mais, Il nous a confié à tous une tâche, tant pis pour celuiqui ne la fait pas.

     Tout être vivant souffre (car il paie, progresse, il est comme en voie d'enfantement) ; si vous avez en vous la Bonté, vous compatirez à toutes les douleurs.

     Ainsi que le Christ, vos bras seront toujours écartés pour donner un peu de vous-même et votre coeur ouvert à toutes les infortunes. Le mot « Fraternité » inscrit aux frontons des édifices publics ne veut pas dire autre chose.

     « On reconnaîtra que vous êtes miens, à ce que vous vous aimerez les uns les autres » (Évangile).

     L'Adorateur de la Bête (le corps) se pare de toutes sortes de façons pour attirer sur lui l'attention des êtres qui ont besoin de quelque chose, il leur promet tout, mais en vérité, ce n'est que pour les exploiter.

     L'adorateur du Père en Esprit et en Vérité se cache, se fait tout petit, pour ne pas humilier ceux à qui il fait du Bien, celui-là ne promet rien, sachant bien que tout vient du Père. Son secret, c'est la Bonté que Jésus met dans son coeur, sa science est entre les mains de Dieu, il est toujours prêt à en faire profiter jusqu'aux plus petits des êtres qui vivent ici-bas, quand le Père le permet.

     Celui qui, ayant fait une découverte utile à ses frères, prend un brevet pour vendre cher cette découverte, n'en prive pas les riches qui pourront la payer, mais il en prive les pauvres, les artisans ; celui-là a montré par cet acte même qu'il est indigne de ce rôle : et je crains que de bienfaiteur il devienne un jour solliciteur !

     Tout ce que vous semblez posséder : intelligence, art, fortune, force, courage, etc... ne vous appartient pas, c'est un dépôt que la Providence vous a confié pour en faire profiter vos frères ; eux, de leur côté vous le rendent d'une autre façon. Que votre mesure pour donner soit grande !

     Servir ou adorer Dieu en esprit et en vérité, c'est recevant de Lui la Lumière, la Bonté, et les moyens de réalisation, mettre ces dons au service de tous nos frères en les aidant de toutes nos forces et de tous nos moyens.

    Qui que vous soyez, vous devez le plus souvent possible vous consacrer, vous donner aux malheureux, et cela, sans en avoir l'air !

     Celui qui ne visite pas son ami sous prétexte que ce dernier est trop affligé n'est pas son ami !

     Un médecin qui aurait peur de donner ses soins à un malade, sous prétexte que ses plaies sentent trop mauvais, n'est pas digne d'être médecin.

     L'homme qui ne serre pas la main à son frère, parce que c'est un vagabond ou un voleur, n'est pas un chrétien.

     Le Christ est allé manger chez la Magdeleine, suivez donc cet admirable exemple. ( Êtes-vous plus haut que le Christ?)

     Réfléchissez, nettoyez votre lampe, car il est temps de voir clair. Préparez l'appartement pour recevoir votre Maître, car bientôt vous ne le pourrez plus.

     Il y a de grandes Intelligences qui sombrent, des fortunes aussi, des beautés également, etc.... etc.... et ceci en bien peu de temps quelquefois ; cela devrait bien nous faire comprendre que rien ne nous appartient, et que nous devrions employer ce que la Providence nous a confié, pour remplir notre tâche et non pour satisfaire notre égoïsme.

     Comme le Christ a enlevé la vie du figuier, tout peut nous être retiré en un instant ; si cela n'a pas lieu toujours, c'est parce que dans Sa Patience et Sa Bonté le Père est encore à attendre un bon geste de nous. Mais, l'heure de chacun arrive. Alors ?

 « je viendrai comme un voleur », a dit le Christ !

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DIEU
 

     Dieu !... ce mot offusque quelques-uns qui n'aiment pas à l'entendre prononcer. Mais un jour, lorsque l'aiguillon de la mort se fait sentir, lorsque la mort elle-même est suspendue sur leur tête, alors en tremblant ils se mettent à prier.

     Beaucoup de ces personnes disent : « je n'ai jamais vu Dieu ». Avez-vous vu le courage ? ainsi que les autres vertus civiques dont vous parlez si haut? Non, cela étant du domaine spirituel., le corps ne peut le voir, mais seulement le pressentir et en constater les effets.

     Vous vous fiez aux uns et aux autres, parce qu'ils jouissent de la célébrité ; un homme intelligent ne doit pas suivre aveuglément les doctrines des autres hommes, mais chercher sa route ; il faut demander un peu de Lumière à Dieu ; nous l'appellerons le Père, si vous le voulez bien, parce que ce nom est plus doux et semble meilleur pour nos pauvres coeurs blessés.

     Dans le Père il y a un Coeur, qui est leVerbe et une Intelligence, qui est le Saint-Esprit.

     Nous sommes créés à Son Image en ce sens que nous avons trois centres qui peuvent recevoir son triple rayonnement :

La Tête accepte la Lumière,
Le Coeur désire la Bonté,
Le Corps reçoit la Grâce, ou force-vie, pour réaliser.


     « Le vrai corps qui reçoit la puissance (ou grâce) du Père n'est pas celui de la Terre »...

     Au commencement était le Verbe, et le Verbe était le Coeur du Père, et tout ce que le Père a fait, Il l'a fait avec son Coeur-Verbe-Bonté et avec Intelligence. Il n'y a donc pas trois Dieux, mais Un seul qui s'est manifesté pour nous triplement.

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L'HEURE !
 


     Vous allez bientôt être obligés de marcher seuls vous ne pourrez alors demander conseil ni à vos savants, ni à vos prêtres, car      eux-mêmes seront divisés dans leurs opinions ; tout le monde le sera, et cela, pour que chacun soit lui-même.

     L'heure est venue où les esprits seront affolés, on ne saura plus où se diriger ; la Vérité semblera être partout et ne sera nulle part; lorsque vous La demanderez on vous répondra : « Elle est ici, Elle est là, Elle est à l'est, Elle est à l'ouest », ne vous y fiez pas, car son Rayon sera en celui qui l'aura acceptée, et celui-là seul pourra La comprendre !

     Hâtez-vous d'oeuvrer, selon la Vérité, afin que l'ayant en vous, vous soyez prêts pour cette heure.

     Les Ténèbres dont parle l'Écriture n'ont rien de commun avec l'obscurité physique. C'est seulement pour désigner le règne des Esprits de ténèbres et de la fausse Lumière.

     L'Ange des Ténèbres se transformera en Ange de Lumière (apparence pour ceux qui n'ont pas en eux la Vérité), et pour distinguer la Vérité de l'Erreur, il faudra que vous ayez en vous l'Esprit de Vérité. Soyez donc comme des cierges ardents, que la flamme de la Foi Lumineuse vous éclaire de fond en comble !

     Prions donc le Maître de placer en nous un peu de cette clarté divine, afin que nous ne succombions pas à l'heure de la tentation, du fruit défendu.

     Lorsque vous rencontrerez quelqu'un qui vous dira « moi, je suis, je sais, je veux, je peux, je fais », vous lui répondrez « je ne suis rien, je ne peux rien, je ne sais rien, et ne veux que la volonté du Père, parce que j'ai seulement confiance en Lui et non en moi, et je ne crois qu'en son Christ-Jésus ; quant au reste, je ne puis me fier à rien, puisque l'Archange lui-même est tombé ».
 


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     Ce qui se fait pendant les séances, n'est pas le fruit de ma « volonté », car je n'en ai plus, je l'ai donnée à Celui qui sait diriger toutes choses, elle est entre les mains du Maître ; il n'y en a qu'un, c'est Celui qui a su vaincre par l'Amour : le Christ , Celui qui a dit à la Samaritaine : « Les vrais adorateurs de mon Père ne sont pas ceux qui l'adorent dans le temple ou sur les hautes montagnes, mais ceux qui l'adorent en Esprit et en Vérité ».

     Nous sommes de pauvres petits enfants ne comprenant pas grand-chose ! ! ! Quand vous dites du mal de votre frère, vous n'adorez pas Dieu, puisque vous portez préjudice à une de Ses créatures. Le Christ a dit : Pardonnez ! ! ! et à Pierre « tu pardonneras jusqu'à septante fois sept fois ». Sept fois, représente les sept jours de la Création, et septante représente le cycle des humains : cela signifia qu'il faut pardonner toujours, comme le Christ l'a fait sur la Croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ». Il n'y a pas de raison pour devenir méchant un jour plutôt que l'autre.

     Si vous avez un mauvais patron, un mauvais ouvrier, un mauvais propriétaire, de mauvais voisins, etc... sachez que tout ce qui est mauvais ne pourrait rester avec vous, si vous ne l'aviez mérité. Ces êtres-là vous fuiront dès que vous ne mériterez plus de vous trouver avec eux, et lorsque votre être psychique ne les attirera plus ; les méchants n'auront plus prise sur vous, les voleurs ne pourront plus rien vous prendre, vous passerez au milieu des apaches et ils ne vous feront aucun mal, vous naviguerez et vous ne craindrez pas les naufrages, vous irez partout sans avoir rien à redouter, à moins que vous ne vous exposiez pour d'autres.

     La terre est un pays de douleur, où l'on est appelé à payer ses dettes ; si vous êtes descendu dans un lieu quelconque, c'est que l'état de votre âme correspond à la nature du lieu où vous vous trouvez ; vous ne pouvez descendre plus bas qu'où vous entraîne la pesanteur de votre âme.

     N'accusons donc pas, mais frappons-nous la poitrine trois fois, car : en pensées, en désirs et en actions, nous avons accompli quelque chose qui réagit sur nous, ainsi, nous payons nos dettes.

     Ne croyez pas que vous payez les dettes du premier Homme : Adam, c'est l'ensemble des hommes ; Ève, l'ensemble des femmes. L'Esprit est plus vieux que le corps, car on change sans cesse celui-ci jusqu'au jugement dernier. Ici-bas, même, le moyen d'éviter le payement de nos dettes, c'est de remettre ce qu'on nous doit. Celui qui pratique la loi du Pardon, l'obtiendra sûrement lui-même, puisque le Christ l'a promis.

     Ce qui vous est demandé, ce n'est pas d'être des saints, mais de faire toutes choses avec bonté ; ceux qui s'enferment dans leur tour d'ivoire, dans la crainte de se salir, sont des timorés et des peureux, il est écrit : « Arrière les timides ! »

     N'être pas chrétien, c'est juger son semblable, c'est dire, telle ou telle personne est mauvaise, c'est aussi garder son coeur pour sa famille et son milieu. Cependant le Christ a dit : « Celui qui aime mieux son père, sa mère, sa famille, sa situation que Moi, n'est pas digne de Moi ».

     Un père et une mère ont des devoirs vis-à-vis de leurs enfants, mais l'homme doit aussi apporter son concours à toute la société, et la famille humaine doit vivre des fruits du dévouement du père. C'est ce qu'on appelle la fraternité du Christianisme.

     Si vous voulez bénéficier réellement de ce que vous avez reçu pendant les séances, il faut pratiquer cette belle loi de Pardon et d'Amour : ne jugez pas, ne mettez pas sur le compte d'autrui les insuccès de vos entreprises (malgré les apparences), mais tâchez de comprendre pourquoi le Ciel ne vous a pas accordé complète réussite. Toutes les fois que vous avez souffert, réjouissez-vous, car vous venez de vous affranchir de quelque lien.

     Le Prince de ce Monde ne pourrait rien contre vous, si vous n'aviez rien en vous qui Lui appartienne.

     Il est à peu près impossible de juger, car il faudrait pour cela connaître le mobile, le pourquoi et le comment des choses ; il faudrait posséder les connaissances de Dieu Lui-même, voir ce qui se passe dans tous les plans avant que les événements arrivent jusqu'à nous.

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L'ESPRIT
 




     Notre Esprit (divin) n'est pas avec notre corps. Il y est seulement relié par notre âme, et le corps n'est qu'un instrument bien souvent inconscient ; néanmoins, n'oublions pas qu'il encourt des responsabilités inhérentes à son plan.

     Nous avons tous : un corps vivant, une âme qui relie notre corps à notre Entité supérieure que je nomme Esprit et duquel nous n'avons que de bien rares messages, « pour un temps ».

     D'autres nomment Esprit ce qui relie l'Entité supérieure au corps, mais tout ceci n'est qu'une question de mots.
 


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     La vie n'est pas seulement représentée par les hommes, mais aussi par les animaux, les végétaux et les minéraux. La plante comme l'animal, comme l'homme, est un être qui souffre, croît, décroît et meurt. (Tout continue l'évolution).

     Si vous êtes serviteur de la Vie, de Dieu, non seulement vous ne ferez de mal à aucune créature vivante, mais encore vous essayerez de lui faire du bien. Les animaux et les végétaux sont nos frères inférieurs, si vous êtes intelligents, vous devez savoir ce qui leur est nécessaire pour les soulager et leur faire plaisir. Vous ne frapperez pas un animal, vous ne couperez pas inutilement une plante, ainsi qu'on le fait souvent, lorsqu'on se promène à la campagne.

     Si vous cherchez la Vérité elle viendra à vous et elle vous montrera l'Harmonie à faire régner là où se trouve le désordre.

     Le Verbe était Dieu et Il s'est fait chair pour apporter sur la terre notre réconciliation avec le Père; pour la mériter et qu'elle s'accomplisse sur tous les plans, il faut que l'homme se réconcilie avec ses frères, les animaux, les végétaux, en somme avec toute la Création, et cela selon la loi Christique, c'est-à-dire la Bonté et non la Rigueur.

     Faites le bien avec art, bonté et discrétion. Lorsque vous ferez du bien à quelqu'un, faites en sorte qu'il ne sache pas d'où cela vient, pour ne pas l'humilier.

     Demandez, avant tout, la Bonté, parce que sans Elle, l'Intelligence humaine devient sèche. Voyez ces savants, qui, pour leurs expériences, n'hésitent pas à faire vivre des animaux dans des conditions épouvantables et à leur infliger toutes sortes de souffrances ! L'homme à qui manque le rayon d'Amour est dépourvu de tout sentiment.

     Quand la Lumière du Saint-Esprit vient éclairer l'homme, Elle lui apporte aussi la Bonté.

     Faire son devoir, c'est essayer, sans violences, d'arracher son frère de l'abîme, de la boue, de l'abjection, de l'égoïsme, du vice, des griffes de l'Adversaire.

     Celui que vous obligerez ainsi, se moquera peut-être de vous ; mais sachez que ce n'est pas lui qui vous raille, c'est l'Autre qui est derrière et cherche à vous faire renoncer à votre oeuvre. Un jour, le rayon d'Amour que vous aurez mis dans votre acte purifiera le coeur de votre frère et le régénérera : « Un peu de levain fait lever toute la pâte ».
 


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     Je ne crois pas mes frères méchants, mais ceux qui commettent l'iniquité, sont pris par des forces infernales auxquelles ils ont fait appel dans des heures d'égarement.

     Pour accomplir un acte méchant, il faut que l'être soit pris et dirigé par une force infernale : Ne jugez donc pas le criminel, mais priez pour la victime, et surtout pour le bourreau, car la victime vient de payer une dette et le bourreau en a contracté une.

     Dans votre prière, demandez au Père qu'Il ne permette pas que Ses enfants soient pris dans les filets de l'Adversaire, mais qu'Il leur accorde un Rayon de son Soleil divin, pour les éclairer, les conduire et les délivrer des forces infernales.

     Il arrive quelquefois que des gens qui se conduisent mal, réussissent tout de même dans leurs affaires . C'est qu'ils sont payés par le Prince de ce Monde. N'en soyez pas jaloux, priez plutôt pour ces créatures qui agissent sous l'empire d'une force dont elles sont les aveugles instruments ; leur tour viendra, hélas !

     Ne comptez pas sur vos forces personnelles ni sur vos vertus, car nul ne peut résister à la tentation, sans la grâce du Père.

     L'exemple de saint Pierre qui défend son Maître contre des soldats, puis Le renie devant une servante, est là pour nous servir de leçon et nous faire réfléchir ! « Combien d'entre nous ont fait de promesses qu'ils n'ont pu tenir dans la suite ?... »

     Certains, qui croient posséder une vertu, se trompent ; ils ont pu servir la Vertu, mais elle ne leur appartient pas. Est-ce parce qu'on a mis en vous un peu de Lumière, que vous vous croyez lumière? N'avez-vous pas vu des personnes, très intelligentes, oublier jusqu'à leur personnalité ? (Amnésie, anémie cérébrale.) Si on vous enlève quelques facultés et qu'on en mette d'autres à la place, ne serez-vous pas transformés ? (Expériences vues).

     Dans votre journée, si vous n'avez travaillé que pour vous, vous n'aurez rien fait. Travaillez pour vivre, puisqu'il le faut, mais tendez toutes vos facultés pour exceller dans ce que vous faites, et mieux encore, tâchez que votre journée ne s'écoule point sans avoir rendu quelques services. Si vous agissez ainsi vous serez soutenus dans l'Adversité, en vertu de la promesse du Christ, toujours vivante et agissante, et dont nous avons souvent constaté la manifestation.
 


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     Il est écrit : « Un seul Dieu tu adoreras ». Nous n'avons donc pas besoin d'avoir recours aux saints, ni de nous occuper s'ils nous assistent dans nos prières : C'est au Père seul que nous devons nous adresser et cela par le Fils qui, à ce sujet, a promis de nous exaucer.

     Aux temps du Paganisme, des dieux présidaient à tout sur la terre, Mercure pour le commerce, Mars pour la guerre, etc., ainsi maintenant vous avez des saints pour toutes choses.

     Mais, direz-vous : je ne suis pas digne d'être entendu du Père. Est-on jamais digne de quelque chose ? je m'efforce d'être l'enfant du Père, et je sais que si je fais la moitié d'un pas, Lui en fait deux et demi vers moi.

     Que votre coeur devienne le temple de Dieu, afin que son triple Rayon commande en vous, aux passions et à la force vitale de votre être. Alors vous aurez sur le visage le sceau de cette Triple Essence ; vos yeux seront intelligents, votre figure sera bonne, votre bouche, ainsi que tout votre être, seront également actifs selon le sens Divin.

     Après un succès, votre joie même remerciera le Ciel ; si vous avez quelques insuccès, c'est que vous aurez accepté quelque chose de l'Adversaire, qui aura intercepté le courant Divin, car ne l'oublions pas, nous sommes libres le Père n'aime pas les esclaves.
 


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     Permettez-moi de vous recommander mes soeurs, les filles du ruisseau. Écoutez, parents ! vous avez le respect de votre famille, mais n'empêchez pas vos fils d'aller chercher leur femme, où elle se trouve, parmi celles qui ont fauté, car vous seriez en opposition avec la loi du Christ. Si ces pauvres enfants étaient vos propres filles, ne seriez-vous pas, heureux qu'on aille les relever. Chacun pour tous, voilà la loi du Maître.

     Si cette circonstance se présentait pour un de vos fils, ayez donc la bonté de ne pas trop regarder la robe de cette malheureuse femme, c'est-à-dire sa réputation ; mais faites-lui-en plutôt une toute neuve, passez-lui au doigt l'anneau de l'alliance et faites-en votre enfant, et si elle ne devient pas parfaite en peu de temps, vous vous regarderez avant de la juger.

     Si nous n'étions pas sourds aux prières et aux larmes de nos frères, le Ciel nous écouterait plus favorablement.

     Le Ciel ne s'occupe pas si vous appartenez à telle ou telle secte religieuse, mais, seule la bonté de vos coeurs attire Ses grâces, ceux dont le coeur est dur pour les autres, le Ciel ne les écoute pas.

     Demandez pour recevoir, afin de donner à ceux qui ont besoin avant ceux qui vous plaisent, sans vous occuper de ceux qui méritent on non, car vous ne pouvez juger. « Ne faites pas comme certains hommes, qui glorifient ceux qui ont réussi, et laissent dans l'oubli ceux qui ont beaucoup travaillé, sans réussir ».

     Comme un rayon de Soleil, passez en réchauffant !

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LA PRIÈRE
 


     La prière est le moyen de communication avec le Ciel. Offrez simplement à Dieu le désir de votre coeur, et si ce dernier est bon, le désir sera accepté ; avant de formuler votre demande, purifiez d'abord votre autel, c'est-à-dire votre coeur.

     Par la Prière on peut obtenir des choses extraordinaires, mais il faut avoir de la bonne volonté, il faut que le mobile ne soit pas la satisfaction du moi, mais l'accomplissement du devoir.

     Il se peut, que l'on attende quelquefois ; mais nous ne voyons pas le travail qui se fait de l'autre côté, c'est pourquoi nous trouvons l'attente longue. Et puis, il arrive que nous désirons des choses qui nous seraient inutiles et quelquefois funestes, alors le Ciel nous envoie une autre grâce, que bien souvent nous dédaignons. Ah ! si nous savions ! mais, pour cela, il faudrait écouter quelquefois la voix de l'âme et de l'Ange gardien, dans le silence, à l'abri du tumulte des passions.

     Il y a des choses, que nous ne pouvons obtenir qu'en les payant, car le Ciel n'enfreint pas Ses lois ; c'est pourquoi, il est nécessaire d'avoir une fortune spirituelle et de ne pas la laisser s'épuiser. Ceci dit plus particulièrement pour les « serviteurs ».

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LA VOLONTÉ
 


     Ne soyez pas des Volontaires, car alors vous marcheriez avec l'Esprit de Révolte. Certes, il faut bien avoir de l'énergie, de la constance, mais « Vouloir quand même, vouloir fatalement » est d'autant plus dangereux qu'ici-bas nous ne savons presque rien. Le démon est représenté avec des cornes, symbole de la Volonté. Au reste, vous n'avez qu'à regarder les enfants volontaires, leur faciès, leurs actes, leurs attitudes vous montreront ce qu'il en est de la Volonté. Je ne critique pas ici la puissance que le Ciel a mise en nous, ce dont je veux parler, c'est de la déification de cette force ; « quand ce cheval n'est pas monté par un soldat de Lumière, c'est le carnage avec toutes ses horreurs qu'il sème sur son passage ».

     Cette doctrine du développement de la Volontéainsi que de certaines forces psychiques est aussi vieille que le monde, elle revient en son temps et Elle annonce son auteur qui ne tardera pas à venir, lui aussi.

     Priez pour cette heure, afin que votre demeure ne soit point sombre à ce moment, car ce serait terrible.

     La venue de l'Adversaire est annoncée par des signes caractéristiques (révoltes des esprits, des femmes, des hommes, des éléments, de tout, enfin).

     Il a une puissance de séduction telle que les vertus des cieux en seront ébranlées. C'est pour cette heure terrible que l'humanité se prépare depuis la venue du Christ, car notre adversaire cherchera à emmener le plus de monde possible à sa suite et pour son oeuvre. - Bienheureux celui qui sera soumis jusqu'à la fin.

     En tous points, il vaut donc mieux souffrir, payer ses dettes, endurer tout plutôt que de succomber à la révolte.

     Il viendra en chair, comme un homme, ou apparence ; il est dit que sa doctrine sera excessivement attrayante et semblera la plus pure vérité. Voyez donc vous-mêmes, ce que vous devez faire, et sachez bien que les enfants du Christ ne veulent pas, mais demandent avec soumission. Il a dit : « je suis la porte et ceux qui veulent passer ailleurs sont des voleurs, des larrons ».

     L'antique Sphinx avait une tête d'homme symbolisant : savoir ; des griffes de lion : oser ; des flancs de taureau : vouloir ; des ailes d'aigles : agir en silence. C'était le signe de la divinisation de l'homme, notre folie, la cause de toutes nos misères et tribulations ; nous nous sommes enlisés, croyant commander. Sans la venue du Christ, il nous était impossible de regagner notre Patrie.

     Nous ne sommes pas des dieux, mais de pauvres êtres qui peinons durement, ayant oublié aussi bien notre origine que notre but.

     Bientôt on va nous présenter à nouveau ce fruit défendu qui est l'art de créer, de faire soi-même, etc., ainsi qu'on nous l'a offert autrefois. Pour sortir d'ici il faut passer par là. « Ne dites pas je veux, le Christ Lui-même ne l'a pas dit ».
 


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     L'homme est sur la terre, en proie à la douleur, à la tentation et à la mort ; mais il a la Religion pour le relier avec le Ciel.

     Il ne faut pas confondre religion avec clergé, car la vraie religion vient de Dieu par son Verbe, tandis que le clergé est composé d'hommes sujets à l'erreur ; mais quand bien même plusieurs se tromperaient, ce ne serait pas une preuve que la Religion est mauvaise.

     Le Maître a dit : « Vous reconnaîtrez l'arbre à ses fruits, tout arbre qui n'en produit pas est bon à être coupé et jeté au feu ». Mais, il y a aussi les fruits de révolte ; pour les reconnaître, il faut la Lumière du Saint-Esprit.

     Autrefois, les hommes pouvaient acquérir de la puissance en développant certaines facultés psychiques ; mais, depuis la venue du Christ, tout cela est rentré dans l'ombre.

     Les Mages ont reconnu leur Maître en la personne du Christ. A sa naissance ils ont vu briller son étoile et leur science a été confondue, ils ont vu se produire des troubles dans le système solaire, et, poursuivant leurs études astronomiques, ils ont reconnu la venue de Dieu et sont allés à sa recherche. Ils étaient de races et de pays différents. Au berceau de l'Enfant Dieu, ils représentèrent trois races et la quatrième le fut par les bergers, qui n'étaient pas des ignorants comme on a pu le supposer.

     Les Mages ont déposé leur volonté et leurs puissances aux pieds du Christ qu'ils avaient reconnu, bien qu'étant dans une étable. « Pendant ce temps, le commun des mortels continuait à manger et à boire ».

     Ces mages et ces bergers nous ont montré par cet acte de soumission que nous ne devons plus rechercher la puissance dans les forces de la nature, mais seulement devenir des réceptacles de la grâce du Père. C'est là, la patience des enfants de la volonté de Dieu, de ceux qui ne vivent pas selon la volonté de la chair, mais selon celle de l'Esprit.

     L'étude de la magie, des sciences occultes, etc., sont des aliments pour l'orgueil, parce que l'homme arrive à se croire un Maître, et faisant selon sa volonté (car il y est terriblement tenté), il lutte bien souvent contre les lois du Père. Ne vous laissez pas prendre par les forces psychiques, hypnotisme, magie, etc.,... car je ne sais comment vous ferez pour vous en débarrasser.

     Le Christ est bien venu une fois,... mais...

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LA LOI
 

     Avant la venue du Christ, existait la loi de Moïse, celle du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent, coup pour coup. Cette loi n'avait pas Moïse pour auteur, car elle existait depuis le commencement du monde et elle existe encore ; Moïse n'a fait que l'adapter au peuple hébreu.

     Ceci évitait à cette race de trop lourdes dettes vis-à-vis de la nature, et préparait dans ce peuple la possibilité de la venue du Sauveur.

     C'est la loi des réactions établie par Dieu pour conserver l'équilibre à la création, elle existe en tout. Quand nous faisons un acte quelconque, eh bien ! selon l'intensité et aussi la qualité de cet acte nous ressentons alors un choc plus ou moins fort plus ou moins agréable ou désagréable et dans un temps plus ou moins long. C'est ce qu'on nomme récompense ou châtiment.

     Le Christ est venu sur notre plan apporter et y vivre une nouvelle loi : celle du Pardon et dit-Il : « Celui qui pardonne sera pardonné » !

     Toutes les fois que l'occasion se présentera pour vous de pardonner, de remettre ce que l'on vous doit, réjouissez-vous en le faisant, car, par cela, vous obtenez vous-même le droit au pardon, et qui sait par où vous avez encore à passer !...

     Une famille dont les membres font du mal accumule sur elle le poids d'épouvantables expiations pour l'avenir. La réaction se produit quand le mouvement qui résulte de l'acte est terminé.

     Le jour où cette famille deviendra honnête, elle sera appelée à tout payer, alors elle dira peut-être que ce n'est pas juste, mais le Ciel ne peut pas nous en montrer le pourquoi, car nous nous sommes volontairement fermé les yeux sur les choses de l'âme en ne voulant pas voir la vérité quand nous pratiquions l'iniquité. Si nous savions !... Pas un mouvement de tout notre être ne peut se faire sans produire une réaction.

     Vous mutilez inutilement une plante, vous frappez un animal, etc... tout cela vous sera rendu dans le temps qui est nécessaire pour retourner jusqu'à vous, et cela pour tout acte bon ou mauvais, et dans n'importe quel plan.

     Il ne faut pas demander à ne plus avoir de souffrances, mais plutôt ce qui est nécessaire pour les supporter et faire son devoir.

     Les Apôtres du Christ n'ont pas vécu dans la tranquillité et la quiétude, ils ont lutté constamment pour la bonne cause.

     À quoi servirait d'être vivants pour ne rien faire, et, puisque la terre est un lieu de douleur, ne demandons pas d'exception pour nous, ce serait de l'égoïsme.

     Au Ciel, même, on ne reste pas oisif. L'inertie, c'est la mort.

     Et puis, la lutte, ainsi que toutes les tribulations que nous pouvons avoir ici-bas, sont pour nous d'une grande utilité, puisqu'à chaque effort que nous faisons, le Ciel nous envoie de nouvelles forces ou vertus. Ces vertus, ces forces constitueront pour nous, plus tard, notre véritable fortune spirituelle, que ni la rouille ni les vers ne pourront dévorer.

     Le pain quotidien que nous demandons dans notre prière, c'est cela, c'est la grâce du Père pour endurer, lutter, et faire notre devoir de chaque jour.

     Quand nous disons : « Père, pardonne-nous comme nous pardonnons », si nous ne le faisons pas, nous renions notre prière, nous appelons l'huissier de l'adversité, afin qu'il nous applique la loi dure que nous appliquons aux autres.

     Nous ne sommes pas méchants par nous-mêmes, mais nous avons laissé pénétrer en nous la méchanceté. C'est pourquoi nous sommes devenus serviteurs de la Douleur. Prions donc le Christ qu'Il mette de la Bonté dans nos coeurs, afin que tous nos actes en soient imprégnés.
 


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* *
 

     Il fut une époque où tous ceux qui ne faisaient pas telle ou telle cérémonie, ne portaient pas tel ou tel emblème religieux, étaient emprisonnés et persécutés. Il semble qu'à cette époque le Démon se soit fait moine pour mieux déprécier la sublime loi du Christ, afin que l'on puisse dire . « Voyez le mal que font les chrétiens ».

     Le nom du Christ a été, à ce moment-là, traîné dans la boue et le sang. Les hommes s'entr'égorgèrent pour délivrer le tombeau du Christ. Et, cependant, il n'y a plus rien en ce lieu, car tout ce qu'Il a laissé sur la terre, lors de Sa venue, s'est répandu sur tous les hommes de bonne volonté. Toutes les guerres de religion ont été épouvantables, et pourtant le Christ avait dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau, celui qui se servira de l'épée périra par l'épée ». Sa loi était tout Amour, mais, hélas. combien l'ont comprise ?

     Aux premiers temps du Christianisme, lorsque les chrétiens passaient dans un lieu, ils y apportaient un rayon du Ciel, et partout on constatait des miracles.

     Ensuite, bien que le Christ ait dit : « Mon royaume n'est pas de ce monde », on a édifié des temples superbes, où se célébraient de pompeuses cérémonies, le clergé s'est uni à César. Aussi, à partir de ce moment, les miracles se font rares. Les vrais serviteurs du Christ sont obligés de se cacher, car, en dehors des dogmes, il n'est reconnu ni admis aucune vérité. Pourtant le Christ avait dit à Pierre et à Jean, à propos de l'homme qui guérissait les malades et en Son nom chassait les démons : « Laissez-le faire, celui qui est avec vous n'est pas contre vous. »(Évangile).

     Il en est, qui sont de simples artisans ou manoeuvres, et lorsque leur coeur s'élève vers le Maître, le Ciel s'ouvre pour eux, et quelquefois même pour tout un pays : l'habit, la situation sociale importent peu, le Ciel donne ses grâces aux enfants de bonne volonté et les miracles s'accomplissent ; mais celui qui est indigne de ces grâces ne les garde pas en lui.

     Comme je vous l'ai déjà dit : tout ce que vous recevez pendant les séances vient du Maître, et vous ne le garderez pas, si vous vous en servez exclusivement pour votre moi. Il est écrit « celui qui gardera sa vie la perdra ».

     L'homme qui ne vit que pour lui-même matériellement et même spirituellement n'est qu'un égoïste.

     Le culte du « moi » est si puissant en nous, que nous instruisons nos enfants, dans le but presque unique de gagner de l'argent et de briller, alors que ce devrait être pour leur permettre de rendre de plus grands services à leur pays.
 

     Nous allons avoir à lutter de toutes façons, nous verrons des gens se lever de tous côtés, courant à la poursuite d'idées de toutes sortes. Priez alors et réfléchissez bien, car certaines de ces idées conduisent à la mort spirituelle.
 

Demande. Qu'est-ce que la mort spirituelle?
Réponse. Je ne puis vous donner une explication entière à ce sujet ; mais, sachez que si l'on vous enlevait votre âme spirituelle, vous deviendriez comme des cadavres vivants. Cet état est très rare sur la terre (pour le moment).

Dem. Lorsque l'âme se sépare du corps, reste-t-elle ici en attendant une réincarnation, ou bien reçoit-elle châtiment ou récompense ?
Rép. Il n'y a en réalité ni châtiment, ni récompense (pour ce temps). Dieu a créé tous les êtres bons dans leur rôle, mais il y en a qui ont dévié et qui servent d'instruments à l'adversaire.

Ce que vous appelez jugements ne sont que des réactions que doivent subir les êtres dans les lieux et les circonstances où ils ont oeuvré.

Quand vient la mort, ceux qui ont fini ici-bas n'y reviennent plus, à moins d'être missionnés. Il n'en est pas de même du jugement dernier, mais cela, seul, le Père le sait!

Dem. Peut-on prier pour les morts ?
Rép. Si vous le voulez, mais sachez que les morts c'est nous ! Quand vous priez pour les âmes du purgatoire, vous priez peut-être pour vous-mêmes, néanmoins la prière ne peut pas faire de mal. Il y a bien de l'autre côté des âmes errantes, mais pour leur aider, il faut des oeuvres méritoires.


     A leur mort, certains consacrent une somme d'argent afin de faire réciter des prières pour le repos de leur âme : je ne crois pas qu'on ait le droit de disposer des biens de la terre quand on n'en fait plus partie, cela appartient aux héritiers ou plutôt à tous.
 

     Il y a beaucoup de personnes qui souffrent de contractions nerveuses ou musculaires au creux de l'estomac (plexus solaire). Certes, il y en a qui ont absorbé des substances plus ou moins toxiques ; il y a les surmenages, les privations, mais en général ces douleurs sont les résultats de colères, d'énervements durant les repas. Il faut à tout prix éviter cela, et pour y arriver, ne pas parler des choses qui ne vont pas ou qui captivent trop l'attention.

     Il y a des ménages qui ne peuvent pas se réunir sans se quereller ; cela ne prouve pas leur bonté, une personne nerveuse, vive, n'est pas plus excusable de se fâcher contre quelqu'un que ne le serait un athlète qui vous frapperait sous prétexte qu'il est fort. La colère vient bien souvent de l'égoïsme : on est gêné, alors on se fâche. Mettez-vous de temps en temps en face de quelqu'un qui vous contrarie pour voir jusqu'où va votre bonté, votre endurance, vous seriez édifiés ! De ce petit exercice, on sort presque toujours un peu moins orgueilleux. Colères contre colères ne peuvent produire la douceur.

     La femme à ce sujet devrait toujours trouver dans son coeur, le moyen de calmer sans en avoir l'air; elle le pourrait, si son coeur dégageait la Bonté, dont le parfum céleste s'étendrait sur tous. Hélas, il y a tant de femmes qui aiment à noircir leurs semblables ou à faire la roue, que la vraie Bonté victorieuse des forces infernales ne peut pas les pénétrer et, par conséquent, rayonner d'elles.

     L'huile qui manque aux lampes des vierges folles c'est l'amour vrai.
 


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* *
 

     On entend dire souvent : Les temps sont mauvais, les gens aussi, on ne sait plus à qui se fier. Que signifient ces paroles? Qui êtes-vous donc vous-mêmes, pour, comme le diable, accuser tout le monde? Est-ce là l'exemple donné par le Maître? - Il faut réfléchir à ce que l'on dit.

     On est occupé, en ce moment, à reconstruire la tour de Babel ; il ne s'agit pas d'un édifice en pierre ou en fer, mais du symbole d'une science voulant égaler la Divinité.

     Ce sera l'homme qui, par son savoir, croira pouvoir faire les oeuvres de Dieu et se passer de Lui. Cette tour, ou plutôt cette science atteindra un tel développement que l'homme qui n'aura pas en lui la Vérité, se demandera, si Dieu existe, pour permettre des choses pareilles. Mais rien n'est laissé au hasard ; et si on succombe à ce moment, c'est que depuis des siècles on aura suivi la voie qui mène à la chute.

     Dieu ne veut pas notre mort, notre damnation sans retour. Il a établi des Lois pour que l'ordre règne.

     Tout homme, qui suit une route et qui, traversant un pays, en viole les lois, est pris par la justice de ce pays, et il ne pourra continuer sa route avant d'avoir payé les dégâts qu'il y a commis ou les dettes qu'il y a contractées. C'est pourquoi le Christ a dit : « Vous ne sortirez pas de là, que vous n'ayez payé jusqu'à la dernière obole. »

     Celui qui suit sa route avec bonté ne peut donc être inquiété ; mais voilà, on est tenté et une fois la faute commise, il vient bien rarement le désir de la réparer, chacun cherche à se cacher, c'est pourquoi, arrivé à la frontière, on est renvoyé dans le lieu du ou des délits pour les payer ou en réparer les conséquences.

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PUISSANCE DE L'AMOUR
 


     Le mythe d'Orphée descendant aux Enfers et charmant avec sa lyre les êtres les plus terribles, symbolise la puissance de l'Amour réel qui a pouvoir sur tout. - C'est encore une prophétie païenne annonçant la venue du Christ à la recherche de son épouse l'Église, l'Humanité. Tout a prophétisé Sa venue.

     Il y a aussi le charme animal qui est une des puissances d'En-Bas et qui cherche à séduire les enfants du Maître.

     L'être qui s'arrête à écouter le chant de la sirène (nature), oublie sa route, tombe en ivresse et devient la proie des passions.
 


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     Il se fait un triage en ce moment entre les enfants du Maître et ceux qui ont choisi l'Adversaire, ou ils choisiront.

     Réfléchissez donc bien, évitez la colère, les blasphèmes, car vous sentez bien que cela ne vient pas du bon côté.
 


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     Si quelqu'un vient vous voir pour vous consoler dans vos afflictions, ne le repoussez pas, acceptez ce qu'il vous offrira comme si c'était la Providence Elle-même qui vienne vous consoler. A moins toutefois que vous sentiez que l'on veut vous entraîner dans une autre voie.
 

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     À tout acte est attaché une joie, à tout excès une douleur.
     Si vous ne pouvez faire mieux, acceptez tout, mais n'en faites pas un but, sans quoi vous tomberiez dans l'égoïsme et la sensualité.
     Le Créateur a placé en nous une sorte de régulateur qui provoque la joie ou la douleur, n'abusons donc de rien, ni de personne, si nous ne voulons pas en avoir les réactions.
 


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     L'homme n'invente rien, il ne fait que copier la nature ; ne soyons donc pas orgueilleux des soi-disant inventions de la science moderne, qui ne donne le bonheur à personne.
 

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     Avant de désirer l'accomplissement d'un acte, recueillez-vous : votre coeur, qui est comme l'odorat de votre âme, vous fera mieux sentir, dans le recueillement, si cet acte est utile ou préjudiciable à vos frères. Le coeur joue dans notre être spirituel le même rôle que le nez pour le corps, il avertit de l'approche du poison.


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     Nous devons observer les lois de notre pays et faire notre devoir en bons citoyens : si vous êtes soldats et que vous soyez dans l'obligation d'aller à la guerre, vous ne commettez pas de faute si vous marchez sans haine, mais si après avoir conquis le pays vous abusez des vaincus, là commence votre responsabilité.


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     Les riches ne sont pas supérieurs aux pauvres, ils sont seulement serviteurs de ceux qui ont besoin.
 


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     On n'aurait pas pu perpétrer la mort du Christ, s'Il n'avait pris sur Lui toutes les fautes de notre race.
     En faisant cela, Il a tout purifié.

     Il a dit : « je ne vous abandonnerai pas, je vous enverrai l'Esprit consolateur qui restera avec vous jusqu'à la fin. »

     Et Il Le donna à ses Apôtres qui Le transmirent aux disciples et à tous les enfants de la terre qui voulurent bien Le recevoir.

     L'Esprit de Vérité est un rayon divin qui vient chercher la créature pour la mener à la Liberté.

     Quand les Apôtres eurent reçu le Saint-Esprit, ils comprirent toutes choses. Et ceci n'a pas été réservé à eux seuls, mais aussi à tous les Chrétiens réels, qui, par Lui purent et peuvent encore accomplir des miracles.

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(1) Les adorateurs de Circé furent changés en pourceaux ! Il y a des gens à qui il ne manque que de l'argent pour devenir semblables à des pourceaux.




TOME II
 
 

 
TABLE DES MATIÈRES
 
Chapitre 1 à 5
AMI LECTEUR - AU MICROCOSME - À L'ÉTERNEL 
- Genèse 
- L'incarnation du Verbe 
- Le Calvaire 
- Les sectes - Les opinions
- Le Soldat du Christ
Chapitre 6 à 12
- L'Homme 
- Le dragon du seuil 
- La puissance des ténèbres
- La peur 
- L'étude 
- Les vocations 
- Le dévouement
Chapitre 13 à 20
- Formule magistrale
- Le mystère du travail 
- À chaque jour suffit sa peine
- Le hasard 
- La destinée 
- La colère et l'exaltation
- La route personnelle
- Les paradis Chapitre 21 à 24
- Les miracles et les jongleurs astraux
- L'homme, le serviteur et les "Maîtres"
- Les sciences occultes
- Les envoyés d'en-bas, 
les émanation infernales
Chapitre 25 à 28
- La haine 
- La souffrance 
- L'intellectuel et le spirituel
- Le mariage
Chapitre 29 à 39
- La pitié 
- La voie 
- L'évolution
- L'abîme 
- Les maladies
- La Foi
- L'éducation
- Ici-bas
- Au néophyte
- Le néant 
- L'Eternel - Ultima Verba

AU MICROCOSME:
 
Silence! Silence! Silence!

     Silence à vous, Forces de la Nature. - Silence à vous, Nécessités. - Silence à toi, coeur de mon coeur. Silence à vous, mes amis! Tous faites silence Que la Grande Voix de l'Infini parle à l'oreille de mon âme, pour que j'en puisse saisir les rythmes divins, afin d'en réaliser les diverses modulations sur nos plans, selon la Voie que le Créateur m'a assignée dans ce but.

A L'ÉTERNEL :
 

     Le silence est fait en mon être !... je t'écoute humblement, ô Grande Voix que j'adore !... Sois la bienvenue, ô suprême Consolatrice, en Toi seule est mon espérance, car devant Toi tout s'incline avec respect. Daigne être pour moi dans mon chaos, la Vie, la Voie et la Vérité. Que les puissants remous des vagues de la vie inférieure ne m'empêchent pas de t'entendre, et ne me voilent la lumineuse flamme dont je te demande le rayon afin d'éclairer ma route. 
     Que ma faible prière, par les mérites et au nom de ton Verbe Jésus-Christ-Dieu, trouve grâce devant Toi et m'inspirant et me soutenant, me conduise sur le Chemin de la Vérité.

 AMEN
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NOTES DE MYSTIQUE PRATIQUE
 
 

1. - GENÈSE
 

     Joyeux, « Les Fils du Ciel » parcouraient le jardin du Père qui est l'Univers « manifesté », lorsqu'une de leurs belles compagnes, apercevant un point sombre, voulut voir !... Elle descendit dans la zone qui délimite le Réel de l'Irréel ; et vit alors des « ombres » qui s'agitaient en sens « inverse ». Elle eut la curiosité de les appeler, alors une voix s'élevant du Gouffre lui dit :
« Sustente-toi du fruit de l'arbre qui croît par la vertu du Serpent (Spiritus Mundi), sa saveur te donnera le pouvoir de descendre dans le lieu que tu aperçois et en te procurant la connaissance de cette partie de la création, te conférera le pouvoir de régner, aussi bien dans l'extérieur que dans l'intérieur (enfer et ciel) ; déesse alors tu seras, car tu connaîtras tout et régneras sur ce monde. »

     La femme se laissa tenter, et la partie volitive de son être descendit dans le « pays des ombres », sur lesquelles régnait le Tentateur. L'homme suivit sa compagne, et une partie de la Création fut entraînée dans la chute.

     Dieu le Père, dans son infinie bonté, envoya un rayon de son Coeur pour racheter au Prince de ce monde et faire remonter à Lui cette partie de la Création, qui du Réel était tombée dans le royaume de l'Illusion.
 




II. - L'INCARNATION DU VERBE
 

 




     Il est une manifestation de la Divinité que nous avons une peine inouïe à comprendre, mais que nous pouvons sentir : c'est le Christ, Verbe du Père. En expliquer tout le mystère est chose impossible, mais je crois que nous pouvons dire ce que notre âme a pu sentir de Lui. Cela peut aider ceux de nos frères qui L'ont également pressenti.

     Lorsque l'être humain descendit dans les abîmes cosmiques, il s'y trouva dépaysé et pleura, puis il implora ; alors, il lui fut répondu : « Puisque tu as désobéi, tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ! » ce qui veut dire : la nourriture rayonnante qui convient à ton esprit te sera donné selon la mesure de tes efforts. Redevenu fort par cette grâce, l'homme aurait pu retourner en son lieu, mais le Tentateur insinuant et perfide, par le moyen des âmes cosmiques qu'avait dû revêtir notre race, sut le faire participer aux agapes infernales, et celles-ci en obscurcissant sa pensée lui firent oublier son essence primordiale. Cependant, le Père veillait       Un triple rayon partit de son coeur pour venir racheter les esprits déchus et les aider à remonter vers Lui.

     Dès le commencement, c'est-à-dire, depuis que l'homme arrêté dans sa chute et conscient de sa déchéance, désira recouvrer ses prérogatives originelles, il y eut un Être mystérieux qui jamais ne l'abandonna : c'était le Verbe, que l'humanité connut plus tard et qu'elle appela son Sauveur, le CHRIST.
     Or, nous pouvons dire que ce même Verbe assista à tous les mouvements des âmes des hommes et qu'Il ne les quitta plus.

     Depuis que l'évolution humaine fut désirée, même par un seul homme, toujours Il fut avec nous, souffrant de nos misères, pleurant sur nos erreurs et vivant réellement de notre vie.
Mais, il fut impossible de Le saisir dans ses multiples manifestations passées, car Il a su se voiler de telle sorte que nul n'a jamais pu Le reconnaître (1).

     Le jour où, pour le bien de tous, Il se manifesta publiquement, l'heure était assez noire, la coupe assez pleine et, d'autre part, il se trouvait, à ce moment, assez de désirs humains tendus vers le Ciel, pour qu'Il commençât l'OEUVRE de RÉDEMPTION.
Il racheta au Prince de ce Monde les âmes des hommes, en payant les dettes que ceux-ci avaient contractées vis-à-vis de lui.

     Le Christ a donc payé au Prince de ce Monde la rançon de nos âmes, mais Il nous a laissés libres de marcher avec Lui, en faisant la paix avec nos frères, et libres aussi, de continuer à errer si bon nous semble...

     Le Christ ne nous a jamais quittés, Il nous a suivis pas à pas. Chacun de nos efforts pour le bien est pour Lui une joie, de même que notre endurcissement Le fait souffrir. Il est avec nous jusqu'au jour où le Père arrêtera la Roue du Destin ; et si actuellement elle tourne encore, c'est sur Son Désir-Prière, car Il espère toujours que nous irons à Lui... (mais les hommes ont la tête dure).

     Avant Son apparition publique, beaucoup d'imposteurs se firent passer pour le Christ. Depuis, d'autres sont venus, et il en viendra jusqu'au jour où l'Adversaire lui-même se présentera à l'humanité comme étant le Verbe du Dieu vivant.

     Mais, jamais, au grand jamais, sache-le, ô toi qui cherches, le Christ ne s'est révélé en dehors de sa mission, et si quelques êtres d'élite ont pu communiquer avec Lui directement, jamais, sache-le, ils ne l'ont publié jusqu'à ce jour.

     Quand tu auras suivi la voie qui mène au Calvaire intérieur, ce lieu (état) où toutes les illusions tombent, où l'être se trouve entre le Désespoir et le Néant, où l'envie meurt, où l'on est face à face avec le néant du moi ... alors, alors, peut-être, rencontreras-tu un ÊTRE ... qui, d'un seul regard, d'une seule parole, d'un seul geste raffermira en toi les puissances de la Vie menacées à cette heure d'être à jamais dispersées.

Cet ÊTRE, sois-en sûr, ami, c'est le Verbe... l'Harmonisateur Universel.

III. - LE CALVAIRE
 

 




     Il est une Montagne du sommet de laquelle on aperçoit tout ! ...

     Chaque particule de nos êtres y monte tour à tour.
     Quand à la suite d'une violente crise intérieure ou d'une grande douleur morale un groupe assez nombreux de cellules parvient à ce sommet, on comprend alors la vérité des paroles de l'Ecclésiaste : « vanité des vanités... », on conçoit aussi en même temps la Bonté de Dieu, mais cette vision est bien rapide, car nos cellules inférieures nous rappellent à leurs illusions, qu'elles ne peuvent encore abandonner. Tout ceci n'a été pour nous qu'un éclair plus ou moins rapide, illuminant un instant les ténèbres de nos pauvres âmes...

     Un jour que j'étais au sommet, par suite d'une évolution de ce genre, il me fut permis d'y rester environ trois ou quatre minutes de notre temps ; c'est pourquoi j'employai ces instants fugitifs à fixer cette vision en un récit fidèle quoique très imparfait.

     Mais, si l'homme « savait », il se refuserait à l'effort et n'accomplirait pas sa tâche. Voilà pourquoi le Père dans sa Bonté, attend... pour nous ouvrir les yeux...
 




IV. - LES SECTES. - LES OPINIONS
 

 




     Tout d'abord et avant de continuer, je tiens à vous dire que je n'appartiens à aucune secte, et ne désire diriger personne vers aucune d'elles. J'engagerai même ceux qui seront de mon avis, à garder leur indépendance, car les vrais serviteurs de la Vérité, du Verbe, n'ont pas de marque particulière, sinon celle de la Bonté. Si vos yeux sont ouverts, vous trouverez des serviteurs à tous les degrés, dans toutes les classes, depuis l'Enfer jusqu'au Ciel.

     Ceux qui ne peuvent le croire ou le comprendre, n'ont pas encore bien senti. l'Infinie Bonté du Père, ni Sa Sollicitude pour tous, même pour Ses enfants les plus coupables : pour ceux-ci, l'heure de comprendre arrivera.

     L'opinion que vous avez aujourd'hui vient de l'ambiance spirituelle où passe votre âme en ce temps ; ne vous y cristallisez donc pas ; car à mesure que vous avancerez, vous ne verrez plus de même ! Tout semble vrai pendant qu'on vit cet instant, mais une fois l'heure passée, le fait vous apparaît comme un songe.

     Ne liez pas définitivement vos âmes dans un lieu (état) ou dans un autre, car vous ne connaissez pas vos fins.
     Chacun de nous a, tout d'abord, un but à atteindre, puis plusieurs, enfin un dernier et définitif.




V. - LE SOLDAT DU CHRIST
 

     Celui qui veut devenir « Soldat du Christ »... doit tout quitter, en ce sens qu'il ne doit sacrifier à aucune des divinités païennes, que représentent en lui les désirs engendrés par la perception des choses sensibles et même intellectuelles.

     Tous les mouvements de nos âmes sont les résultats de ce que nous nommons Vertus ou vices.
     Les passions-vices sont les flux et reflux des forces secrètes de la Nature (créée) et ont pour recteurs les génies, anges ou dieux du paganisme.
     Les vertus ou forces manifestées du monde divin, font vibrer l'âme de l'homme de Bien, qui les choisit pour directrices ; mais, là encore, ce sont des puissances subalternes, qui, sous l'oeil de Dieu, actionnent ces forces et les règlent.

     Celui à qui est dévolu le rôle de « soldat du Christ » doit considérer ces deux puissances, puis opter pour celle du Bien, qui appartient au plan de Son Principe. Dès lors, un tel homme n'est plus soumis aux puissances de ce plan ; il est directement dans la main de son Maître, le Christ, et de Lui seul il reçoit des ordres. Celui-là pourrait être nommé « Libre », car dans sa condition seulement est la Liberté.

     Un être semblable ne craint plus rien, car, à l'exemple de son Maître, et selon son type, il a tout supporté; il n'a plus de désirs, car rien ne lui est refusé...
     Au voyageur meurtri, le sceptre importe peu, mais sa vue peut éveiller en lui une espérance profonde... cet insigne de la puissance devient pour lui un bâton sur lequel il s'appuie pour continuer sa route. Qu'il se garde alors de sacrifier à la colère, à l'envie, à l'orgueil, à la jalousie, à la paresse, à l'égoïsme (ou moi inférieur) et à la luxure.

     Néanmoins, on doit donner à sa nature ce dont elle a besoin selon les lois des lieux, des temps où l'on vit, mais sans s'y attacher et sans en faire un but.

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     MAINTENANT, jetons un regard sur ce qu'on nomme le Monde (le nôtre), non pour nous y arrêter, ni regretter quoi que ce soit ; mais pour voir le Travail qui incombe au serviteur du Verbe.

     Considérons l'homme ou plutôt un ménage (couple humain). Que voyons-nous ? Quelles forces président aux actes de ce couple ? Pénétrons dans leur foyer, nous l'apercevons orné d'images, de tableaux riches ou modestes, qu'importe ! voyons ce qu'ils représentent ?

     Les uns possèdent des images pieuses et espèrent qu'elles les favoriseront dans leurs commerces, leurs affaires, les aideront à résoudre les difficultés de la vie. Cherchent-ils le symbole que représentent ces figures envoyées par le Père pour élever nos âmes jusqu'à Lui ? NON, ils les invoquent, comme autrefois on priait les faux dieux. Ils s'adressent à ces images chaque fois que le destin les frappe, ne voyant dans leurs prières qu'un adoucissement à leurs maux, comme des enfants méchants, qui, punis, demandent grâce, sans même songer à éviter la punition future, en cherchant à devenir meilleurs.

     Chez certains, ces images sont considérées comme de simples ornements destinés à parer les murs de leurs demeures, rien de plus.
Chez d'autres on ne trouve que des symboles de révolte contre tout ce qui est organisé.

     Maintenant que nous avons vu les choses, observons un peu les êtres : examinons les enfants. Pendant que les plus jeunes dorment ou pleurent et que d'autres s'amusent, s'agitent ou se querellent et que les parents punissent, les plus grands vont à l'école et ont des devoirs à faire, ils murmurent et se hâtent afin d'en être débarrassés. Ah ! si l'on pouvait être libre et exempt de tout cela, comme on serait heureux !... Vient l'heure du repos : la mère fait réciter, à ses enfants, une courte prière, qu'ils ne comprennent pas et pour cause ; c'est pour eux une dernière corvée. Puis, ils s'endorment... Alors ils rêvent qu'ils sont devenus des hommes... Et lorsque ce jour arrive ils font comme leurs parents, ils vivent sans trop savoir pourquoi, imposant à d'autres ce qui leur a été imposé à eux-mêmes ! voilà ! la roue tourne ! ...
     Il en est de même pour les indifférents... la roue tourne. Quant à ceux que les nécessités de la vie ont accablés, il en est qui se révoltent ouvertement contre la société ; quelques uns deviennent anarchistes, nihilistes, et quelquefois escrocs, parce qu'ils sont las de souffrir.
     Enfin, parmi ces mécontents, battus par les adversités de l'esprit, du coeur et du corps, il en est qui cherchent à s'orienter, se disant, qu'il ne se peut que tout aille « au hasard », mais qu'il doit exister une Puissance secrète, dont la direction règle la marche des choses.

     Alors, jeunes ou vieux, ils vont tout d'abord vers les prêtres ou les savants, pensant que ceux-ci détiennent les clés d'or de la foi ou de la science. Mais hélas ! personne ne leur répond avec des preuves certaines, de sorte que, parmi ces derniers, il y en a encore une partie qui se décourage, et, tristement, regarde tourner la roue !

     D'autres, enfin, et c'est le plus petit nombre, qui cherchent la Lumière, mais ne voulant pas rester aveugles conduits par des aveugles, sont obligés de se frayer un chemin, bien souvent sous la raillerie de la multitude moutonnière et les anathèmes de ses aveugles conducteurs. Et, seuls avec leur conscience et l'aide du Maître invisible, ils essayent de gravir la Montagne au sommet de laquelle ils trouveront la Vérité, qui n'est ni du monde, ni avec le Monde.

     Ceux-là sont les ardents, ils sont réellement de bonne volonté, et, il est sûr qu'à un certain carrefour « ils rencontreront l'Ami des hommes, qui les orientera vers le But.

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(1) DANIEL, chapitre X, et Apocalypse, chapitre I

VI. - L'HOMME
 



     L'homme, image réfractée de Dieu, est composé de trois centres : tête, poitrine et ventre. Dans chaque centre le ternaire est représenté.

     Considérons la tête : l° - les yeux correspondent au cerveau et au plexus cervical. Quand un homme a le cerveau malade, ses yeux perdent leur sérénité.

     2° - Le nez correspond à la poitrine ; poumons, coeur et plexus cardiaque. Lorsque le coeur ou les poumons sont atteints, le nez ou les pommettes ont un aspect particulier.

     3° - La bouche correspond à l'estomac, aux intestins et au plexus solaire. L'individu qui a une maladie d'estomac ou d'intestins a les lèvres ou la langue anormalement colorées.

     Je ne parlerai pas des organes de reproduction, car ils ne sont pas soumis au contrôle de l'homme, sauf dans la passion.

     Par les yeux, l'homme communique avec le monde extérieur ou cosmos. Par les oreilles et la partie inférieure du cerveau, il est en relation avec l'ambiance et le plan intellectuel. Par le plexus cervical et enfin la partie supérieure du cerveau (mystique), il peut communiquer avec l'Esprit.

     Dans les maladies de poitrine, le nez se pince dans les affections cardiaques, les pommettes se colorent ; mais sous l'empire d'une passion ou d'une violente douleur, toute la face est bouleversée ; dans les affections d'ordre purement animal, le reflet de la douleur ou de la joie paraît plus ou moins sur le visage, selon la force de résistance de l'individu.

     La tête a une correspondance particulière avec notre Esprit, elle a pour mission d'éclairer. La poitrine et le coeur ont une correspondance plus particulière avec l'âme, qui est chargé de l'organisation.

     L'esprit et l'âme, ce sont les leux pôles de l'humanité (mâle et femelle).

     Passons maintenant au troisième centre (plexus solaire) qui est celui des réalisations. Ce centre comme les deux autres est mixte ; selon l'option du coeur (siège des désirs) ses réalisations seront ou d'ordre purement physique, mécanique, ou alors, ce centre, recevant l'influx du Père par le Fils, sera nourri de l'étincelle divine, qui, grandissant. prendra les forces nécessaires pour devenir réalisatrice de la volonté du Père. Ce travail fait revivre ce que saint Paul désigne sous le nom de « Corps glorieux », ou âme totale, dans laquelle sont les deux pôles, et c'est là le moyen qui nous est donné par le Christ pour arriver à la reconstitution de notre véritable entité, c'est-à-dire Fils de Dieu (1).
 




VII. - LE DRAGON DU SEUIL !
 

 




     Cauchemar épouvantable, fait de viscosités sécrétées par les passions, être négatif, gélatineux et écoeurant jusqu'au spasme, horrible dans toute son attraction irrésistible, paralysant la vie de celui qui se trouve en sa présence et qui sent en son être quelque chose lui appartenir. Yeux glauques qui semblent vous aspirer l'âme et l'énergie ; essence de folie, fleurant le crime, le sang, le rut. Tel est ce monstre que nul cauchemar humain n'a encore enfanté.

     Et ce qui fait mourir, soit à la raison, soit à l'espérance, soit à la vie celui qui le rencontre face à face, c'est qu'en ce monstre, se retrouvent les essences qui constituent sa « fausse » personnalité terrestre égoïste. Celui qui est attaché à cette personnalité terrestre se trouve par ce fait lié au « dragon ».

     Tout individu qui satisfait ses basses passions donne chaque fois un peu de sa force pour constituer ce monstre, qui ne vit que des émanations de tous les ruts.

     En outre du grand dragon, chacun de nous a le sien propre qui, à l'instar du vautour de Prométhée, lui dévore le coeur (siège des désirs, pivot de la vie).

     Si vous voulez vaincre, si vous voulez ne pas trembler en la présence de cette « erreur », qu'est le grand dragon, n'en créez pas un vous-même, car n'ayant rien en vous qui lui appartienne, non seulement il ne vous effrayera pas, mais c'est elle « l'ombre » qui tremblera devant la Lumière que vous aurez acquise et qui est réelle ; tandis que cette émanation infernale n'est que ténèbre, illusion, aberration, folie, mirage, chargée par l'Adversaire de vous éloigner de votre route, par la peur... et Ici-bas surtout par le mirage séducteur des désirs impurs.

     Toutes les viles passions infernales qui se reflètent en ce non-être, ont été peu à peu distillées par le coeur humain, comme en une sorte d'alambic.

     Chaque vil désir caressé, vécu intérieurement, puis quelquefois réalisé, par un regard, un attouchement ou un acte, donne à cette « chose » des droits sur nous.

     Ce gardien du « Seuil » n'est pas le Cheroub chargé de garder l'entrée du Paradis, c'est « l'eau stagnante » au travers de laquelle beaucoup d'hommes perçoivent la Lumière, ce qui fait qu'Elle leur paraît souvent l'envers de ce qu'Elle est.
 




VIII. - LA PUISSANCE DES TÉNÈBRES
 

 




     Il est un être si formidable qu'il a cru, un moment, pouvoir rivaliser avec Dieu, N.-S. J.-C., mais sa grande puissance est devenue négative, parce qu'il a abandonné la Lumière.

     Or, cette Lumière qui était Dieu-Même, ayant manqué à cet être, sa puissance ou vertu devint ténébreuse.

     Cette Puissance vous la reconnaissez, c'est Lucifer, l'ancien chef du Cosmos.

     Si Lucifer, allant à la conquête du Ciel, arrivait à « capter » cette Lumière, il pourrait s'orienter et être victorieux. Mais cette conquête même, c'est Dieu son Créateur.

     Donc, s'il acceptait d'être éclairé par Elle, de Démon, il deviendrait Ange, de révolté, il deviendrait soumis.

     C'est là le seul dilemme, le seul problème irrésolu, le seul obstacle qui l'empêche d'entrer dans le royaume de la Vérité.

     Car pour accepter la Lumière ou direction « Sagesse de Dieu », il lui faudrait faire abnégation de sa prétendue sagesse personnelle, laquelle n'est autre que le lien qui le tient enchaîné à l'abîme, c'est-à-dire à l'erreur.
 




IX. - LA PEUR
 

 




     Il y a à côté de chaque événement, de chaque acte sérieux, décisif, un peu d'ombre placée par un «être », afin de nous épouvanter et de nous barrer la route qui mène à la libération. Cette ombre nous fait peur, c'est-à-dire annihile nos forces, au point de nous rendre parfois incapables d'un mouvement soit en avant, soit en arrière !

     Si ces ténèbres ont tant de force sur nous, c'est que nous la leur avons donnée, car lorsque nous descendions dans l'abîme, à mesure que nous faisions le mal, nous avons fait appel aux ténèbres afin de nous cacher.

     Si nous voulons remonter, il faut donc marcher hardiment, refaire en sens inverse, le chemin déjà parcouru, en demandant au Père, par le Fils, le courage, la bonté et la lumière nécessaires pour vaincre la peur.

     La peur est une lâcheté parce qu'elle nous fait redouter le paiement de nos dettes. 

     Le jour, où, ne devant plus rien à personne nous voudrons refaire ce chemin, la peur pour nous n'existera plus, car nous connaîtrons toutes choses par la Lumière de Dieu.

     Celui qui est sans reproche est sans peur.
 




X. - L'ÉTUDE
 

 




     - Étudie pour apprendre!

     - Oui, mais comment?...

     On n'apprend pas en lisant ce que les autres ont écrit (ces derniers n'étant pas toujours dans la vérité pure, et quelquefois étrangers à notre famille spirituelle).

     Celui qui étudie dans les livres et réalise ensuite ce qu'il a appris, n'a rien acquis, il n'est qu'un imitateur. Un jour, ne pouvant rester indéfiniment le serviteur d'un autre homme, il sera obligé de lui restituer ce qui lui appartient, et de ce fait, il sera nu...

     - Mais alors que faut-il donc faire pour apprendre ? 
     - Nettoie d'abord ton cerveau, fais table rase de tout ce que tu as l'air de savoir ; puis, quand tu seras propre et sans orgueil : entre dans ta chambre, ferme la porte à triple verrou, dis simplement à Dieu que tu l'écoutes afin de comprendre ses Lois, parce que tu désires t'instruire pour agir véritablement.

     Là, dans la solitude, loin du monde, tu apprendras des choses qui tout en paraissant simples, feront couler tes larmes, tant la joie de ton âme sera profonde et vraie !

     Ensuite, réalise peu à peu ce que tu auras compris, alors, progressivement, la Lumière se fera plus grande en toi, car l'Esprit de Dieu souffle avec force pour tous ceux qui sont de bonne volonté.

     Là, est la voie de la Sagesse.
 




XI. - LES VOCATIONS
 

 




     Il en est des vocations comme de tout ce qui est sérieux.

     Celui qui se sent intimement attiré vers un idéal, ne doit pas s'en écarter, car c'est le Ciel qui a mis en lui une vertu qu'il devra développer, pour ensuite en faire profiter ses frères. C'est son droit de passage ici-bas, c'est aussi son moyen personnel de gagner le pain mystique qui doit nourrir son âme jusqu'à ce qu'elle ait atteint son plein épanouissement, c'est-à-dire, sa grandeur, sa force et son complet caractère.
 




XII. - LE DÉVOUEMENT
 

 




     Il faut considérer le dévouement dans son principe et examiner son but réel !

     Pourquoi vous dévouez-vous ?

     Certaines personnes ne voient dans cet acte qu'un moyen d'arriver à leurs fins : soit qu'elles veuillent se faire admirer, distinguer, gagner des droits à la reconnaissance, ou qu'elles envisagent des récompenses futures, matérielles ou spirituelles.

     Dans tout cela, il n'y a aucun dévouement, puis qu'il y a intérêt. 
     Je ne connais qu'un genre de dévouement : il consiste à venir en aide à un être, quel qu'il soit, et qui en a besoin, afin de lui permettre d'arriver au plein épanouissement de la vertu que le Créateur a placée en lui, en vue du rôle qu'il a à jouer, car tout être venant en ce monde doit y apporter quelque chose. Il y a en plus le dévouement de l'Apôtre, qui boit à la coupe du Maître et porte la croix des autres.

     Que de gens croient se dévouer, qui ne font que leur tout juste devoir.

     Le dévouement est un oubli de soi-même, au service d'une bonne cause, sans espoir de récompense.

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(1) Voir Lueurs Spirituelles, T. III. Réveil.

XIII. - FORMULE MAGISTRALE
 


     Si tu veux produire un grand mouvement, ure grande chose !

     Sache réunir les éléments, les forces, les idées les plus disparates... et mets-les en opposition !

     Exemple : Si tu mets du feu avec du feu, tout continue à brûler.

     Mais, si tu mets du feu avec de l'eau, tu produis l'ébullition, le feu et l'eau se changeront en vapeur, etc.... oppose l'air au feu, tu produiras la flamme.

     Oppose le feu à la terre, tu libéreras les principes vitaux qui amèneront des désordres psychiques. Oppose l'eau à la terre, tu obtiendras l'activité des principes qu'elle renferme, etc...

     Mais que tout ceci soit fait en parties égales et en proportions de forces.

     Conclusions : Si tu veux produire un mouvement, ne crains pas l'opposition franche, car l'opposition simulée n'est que charlatanisme.

     Un adversaire sincère et franc est un ami.
 


XIV. - LE MYSTÈRE DU TRAVAIL
 


     Tout travail nécessite un effort !

     L'effort ne pourrait avoir lier, sans la présence d'une force, qui passe par nous pour réaliser.

     Le vrai travail n'est donc pas dans l'oeuvre même, mais seulement dans la somme des efforts que nous avons faits pour concevoir, désirer et faire passer en oeuvre, ce qui était seulement en nous à l'état d'idée.

     C'est extérioriser l'interne.

     Tout ceci a pour but, spirituellement, de développer en nous des facultés atrophiées par le sommeil de l'âme, ou par suite d'une faute, qui par réaction a produit en nous une perturbation psychique ou une inertie.

     Le difficile, c'est de gagner le pain de l'âme, car il est écrit : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. »

     Plus nous avons de difficultés, plus notre âme s'élève, devient forte, s'ennoblit des vertus mêmes dont elle s'est alimentée ; c'est ainsi que le Ciel nous envoie au fur et à mesure tout ce dont nous avons besoin, et c'est là notre salaire.
 


XV. - À CHAQUE JOUR SUFFIT SON MAL
 


     En fait, il n'est permis à aucune tentation, aucune peine, aucune ténèbre, aucun doute, enfin à aucun des esprits infernaux de nous tenter, si nous n'avons à côté de nous une force équivalente en bien, pour nous soutenir ; sans quoi, l'enfer aurait sur nous la victoire assurée ! Par contre, la loi de nos plans exigeant la réciprocité, il vient à nous une force de mal toujours égale à la force de bien que nous recevons, et c'est juste, car ainsi nous sommes libres.

     En face du danger, nous n'avons qu'à faire appel à Dieu, si nous voulons qu'aussitôt une bonne influence soit près de nous pour nous aider. C'est donc nous qui décidons de la victoire du bien ou du mal, et notre geste correspond aux paroles de la prière « que votre règne arrive ». Celui qui lutte en priant réalise ce passage du Pater en esprit et en vérité.

     Le paresseux qui, connaissant cette loi, n'accepte pas courageusement la lutte, tombe dans l'inertie et devient le jouet des forces fatales. Il est alors ballotté, rejeté en tous sens, jusqu'à ce qu'il prenne enfin l'initiative de secouer sa torpeur et d'opter pour une cause.
 


XVI. - LE HASARD
 


     Le hasard n'est pas une abstraction, il existe bien puisque, dans leur imagination, les hommes l'ont conçu, mais il n'est pas ce que l'on croit.

     Rien n'est oublié !

     Ce que l'on suppose venir par hasard, n'est autre que l'éclosion d'une graine oubliée dans le jardin du coeur ; l'homme a perdu le souvenir de tel ou tel geste, et voilà qu'il en surgit quelque chose que l'on attribue au hasard ! ...

     Le hasard n'est autre que le réparateur de l'oubli. Sa tâche est de faire surgir ce qui avait été oublié et qui doit arriver quand même, à son heure !
 


XVII. - LA DESTINÉE
 


     Il existe une loi pour tous et une mesure pour chacun.

     Si l'homme savait, il serait sage ! Mais pour savoir, il faudrait qu'il n'obscurcît pas le miroir (conscience) que le Ciel lui a donné ; il faudrait que coûte que coûte il servît la Vérité, et ne dissimulât rien ! ( sauf le bien qu'il fait aux autres afin de ne pas les humilier).

     Une fois le miroir obscurci, c'est le doute avec toutes ses chimères et ses terreurs folles, qui font de l'homme une pauvre victime pantelante dans le Chaos.

     Chacun de nous a d'abord une purification à subir, puis une tâche à remplir vis-à-vis de l'humanité.

     L'homme, ici-bas ne possédant rien en propre, ne pourrait rien faire, si la Providence, en bonne Mère, n'avait pourvu à l'avance à tout ce dont il aurait besoin, pour remplir sa tâche ; ce qui fait qu'en venant ici, l'être est muni de tout le nécessaire pour accomplir sa destinée et s'acquitter de sa mission : libre à lui de gaspiller ou d'économiser : intelligence, temps, argent, santé, etc., il a reçu tout ce qu'il lui faut pour aller jusqu'au bout de sa route.

     Ce qui lui rendra la vie d'ici-bas malheureuse, jusqu'à être parfois insupportable, c'est l'abus qu'il fera de ses réserves, dont il finira par manquer.

     Tout homme (normalement) a un moment dans sa vie pour faire le bien, je dirais même aussi dans chaque journée, dans chaque heure. S'il en profite : tant mieux.

     Tout homme a une époque de réussite, d'apogée dans sa vie, c'est cette heure qu'il faut savoir reconnaître et employer ; car une fois passée, c'est fini...

     Ceux qui prétendent n'avoir jamais eu cette heure, prouvent qu'ils n'y ont pas été attentifs ; car, comme ici-bas tout croît et décroît, il y a donc un moment de l'existence où chacun de nous s'est trouvé à un sommet (si peu élevé soit-il en apparence).

     Le Ciel ayant mis en chacun de nous des vertus particulières, n'oublions pas qu'elles doivent se développer et porter des fruits, qui seront d'autant plus beaux, que nous les aurons fait croître en les nourrissant de toute notre bonne volonté mise en action dans ce but. N'oublions pas qu'un jour vient pour tous, où il faut produire, sans quoi on nous reprendra ce qu'on nous avait prêté.
 


XVIII. - LA COLÈRE ET L'EXALTATION
 


     La colère est mauvaise, parce qu'elle produit une saignée de nos forces astrales, et celles-ci sèment des ténèbres dans notre ambiance.

     L'exaltation pour une bonne cause produit un effet d'autant plus fort que ce mouvement a été vécu et soutenu ; son action se répercute, jusqu'à un certain point, sous forme de vibrations.

     Si jusque-là le courant rencontre un être sur lequel il a produit une impression favorable, ce courant reprend alors des forces et peut continue ainsi indéfiniment.

     Si, au contraire, il est dirigé en un sens où il ne trouve aucun être pour le dynamiser, alors il s'épuise.

     Dans la colère, ce mouvement ou courant, peut parfois agir de la même façon, mais bien entendu en sens inverse ; alors il sème la mort sur son passage.

     Ces courants ont pu être observés dans les grandes agitations populaires. Ils ont commencé dans des coins obscurs, se sont groupés à l'insu de leurs auteurs, jusqu'à devenir des forces qui peu à peu ont provoqué les révolutions, les guerres, etc...

     Tout homme donc qui pratique l'injustice, qui fait souffrir des êtres, sert de canal à l'émission de cette force, qui ira se dynamisant par les blasphèmes des opprimés, jusqu'au jour où étant assez puissante et ayant acquis une « suffisante amplitude », elle éclatera, semant la terreur, le carnage et la mort dans le centre qui l'attirera par des sentiments de même nature.

     Fais attention, frère, veille ! car le vibrion auquel tu donnes naissance, bien souvent sans y prendre garde, peut devenir un jour une force qui se retournera contre toi et aussi contre celui qui t'aura poussé à l'émettre. C'est pourquoi, il vaut mieux pardonner que faire naître la haine, qui est un des plus grands fléaux de l'humanité.

     Quelqu'un qui apporterait dans une région des germes de choléra, ne mériterait-il pas d'être jeté hors du pays ?... Réfléchissons donc aux conséquences de notre acte lorsque, pour une futilité, nous nous mettons en colère.
 


XIX. - LA ROUTE PERSONNELLE
 


     Les législateurs, les philosophes et tous les auteurs de systèmes, sont tous de braves gens qui désirent que vous marchiez avec eux ; allez-y donc, mais souvenez-vous que vous avez reçu de Dieu votre libre arbitre, ne le cédez à personne et conservez un entier contrôle sur tous vos actes. Pardonnez plutôt que de faire naître la haine qu'il faut à tout prix purifier par la flamme de l'Amour. Saluez avec respect tous les systèmes, puisqu'ils sont les fruits des travaux de vos frères, mais, n'oubliez pas que vous devez chercher la Vérité avant tout, et surtout la pratiquer selon ce que le Maître vous a donné pour la comprendre personnellement et non selon Pierre ou Paul. Sans quoi vous perdriez votre valeur personnelle et ce qui y est attaché.

     Oui, groupez-vous, mais conservez chacun votre liberté et votre responsabilité ; ne devenez pas un rouage réglé par une main humaine : orientez votre conduite d'après ce que vous comprenez, en marchant droit devant votre conscience.
 


XX. - LES PARADIS
 


     Tout être de bonne foi qui travaille et aspire à un « Idéal », finit par l'atteindre. L'idéal réalisé constitue ce que l'on pourrait appeler un « Paradis ».

     Nombreux sont les paradis, mais ils ne sont pas tous définitifs.

     L'être qui a atteint le summum de son idéal, n'a pas fini pour cela ; il s'y repose un temps, mais comme son âme est immense, une fois ce bien-être, cet idéal atteints, il aspire à mieux et la loi de progression le pousse à conquérir ce mieux, qui devient pour lui un nouvel « Idéal ».

     N'ayons donc aucune crainte, car s'il y a des déserts sur notre route, il y a aussi des oasis et de quoi nous désaltérer tous. Les rêves les plus extravagants peuvent se réaliser avec de la persévérance, du travail et du temps.

XXI. - LES MIRACLES
ET LES JONGLEURS ASTRAUX
 


     À côté du Vrai, coexiste le Faux !

     Si le faux n'avait l'apparence du vrai, personne ne s'y tromperait.

     Donc pour reconnaître si un miracle est réel ou s'il est illusoire, il importe d'en rechercher le principe.

     Il s'agit, en l'espèce, de rechercher l'origine de la Force employée dans ce but. Si elle provient de la mise en action de la volonté personnelle : « cette farce prend sa source dans le Spiritus Mundi ».

     Pour faire une telle oeuvre, il suffit de se mettre en rapport, conscient ou non, avec l'Esprit recteur des forces de la Nature. La voie magique en donne les moyens ; mais sachez que le chef de ces forces ne donne rien pour rien, et que l'imprudent ou l'ambitieux qui se livre à ces pratiques dangereuses, se trouvera un jour endetté vis-à-vis de ce chef. Or, quand viendra le moment de payer cette dette, avec quoi se libérera-t-il ?

     Il en sera de même pour l'imprudent qui a fait appel à ces forces ; impatient de jouir, il ne sera soulagé ou dégagé que pour un temps, car toutes douleurs étant justes, nul ne peut échapper à la justice.

     Le vrai miracle ne s'obtient pas à volonté ; celui qui l'accomplit, se considérant comme un tout petit enfant, au regard de l'Idéal qu'il conçoit, ne tente rien par lui-même. Il se contente de s'adresser au Père par le Verbe et humblement, lui soumet sa prière.

     Tout ceci n'est pas « malin », et ne paraît guère satisfaire l'orgueil humain, mais celui qui aime mieux la vérité que l'apparence, se contentera de se soumettre et d'essayer de mériter.

     Il ne s'affublera pas du titre de « maître », car il sait bien que Dieu seul est maître et que son Fils, le Verbe, ne fait rien Lui-même qui ne soit conforme aux Lois et à la volonté du Père.

     Le Prince de ce Monde, non plus, n'est pas « maître », car le Père ne permet que ce qui est juste. Donc, la maîtrise, même dans ce que nous nommons le Mal, n'existe pas absolument, elle n'est que relative, puisque tout est régi par des lois, même l'enfer.

     Si le Père a toléré l'existence d'un chaos, c'est afin que les êtres qu'Il a fait libres puissent choisir, sans quoi nous n'aurions pas eu de liberté.

     Ouvrons donc les yeux et regardons !... afin de ne plus jouer aux « maîtres » ; nous verrons alors que nous sommes encore enlisés dans la Nature, dont les charmes nous retiennent en esclavage, pour la plupart, et ce que nous nommons inconsciemment nos désirs, nos aspirations, n'est bien souvent que le souffle de l'Esprit d'En-bas qui agite nos frêles âmes.
 


XXII. - L'HOMME , LE SERVITEUR
ET LES « MAÎTRES »
 


     Nous avons vu dans une précédente brochure (1) que l'homme n'était qu'un appareil récepteur, à trois compartiments : « Tête pour concevoir, coeur pour désirer, organiser, et centre récepteur de la Vie réelle pour oeuvrer. »

     Il a son « moi », son âme attachée par des dettes, des passions. - Les dettes : il les paye ici, au fur et à mesure qu'il avance sur sa route, mais il peut également en contracter d'autres. - Les passions : il peut s'en dégager, s'il ne subit pas le charme enivrant des diverses attirances de la vie inférieure.

     Quand un homme est parvenu à nettoyer sa maison, il lui est alors demandé s'il veut devenir un ami des créatures? S'il opte dans ce sens le Ciel lui envoie l'Intelligence (rayon du Saint-Esprit). l'Amour (rayon du Verbe), et aussi la Puissance réalisatrice (grâce du Père). Cet homme, à ce moment, devient un « missionné », c'est un ami !Les créatures de tous ordres ici-bas, le pressentent et vont à lui pour être aidées.
 

     On pourrait nommer cet être « Temple de Dieu ». S'il persévère, il grandit en vertu, en puissance, et quand il a atteint le but définitif de son évolution dans le plan cyclique où il se trouve, il en est retiré, c'est-à-dire qu'il entre dans le repos. « Son activité quitte le plan de la Douleur pour celui de la joie », à moins qu'il ne demande une croix à porter pour une famille ou un pays ; dans ce cas, il part, redescend accomplir sa mission et devient, de ce fait, un disciple du Verbe.

     Au contraire, celui qui est parvenu à dompter sa nature pour en obtenir la « maîtrise », dans un but orgueilleux et toujours égoïste, se trouve ainsi en contact direct avec le Prince de ce Monde ; ce dernier, pour le récompenser, place en lui les rayons des sept esprits d'En-bas, qui lui insufflent leurs vertus et l'incitent à marcher dans leur sens.

     Cet homme croit qu'il accomplit sa volonté personnelle, tandis qu'en réalité, il ne fait qu'obéir au Prince de ce Monde. L'Adversaire a pris la place du « triple rayon divin », et cet homme, au lieu de redevenir un enfant de Dieu, s'est mis au rang des êtres élémentaires pour servir son propre ennemi.

     Ce soi-disant « maître », n'est donc ni plus ni moins que l'instrument d'un génie qui correspond à la mesure de son égoïsme et de son orgueil !..
 


XXIII. - LES SCIENCES OCCULTES
 


     Les sciences occultes enseignent très certainement des arts fort curieux !

     1° - D'abord le maniement des forces secrètes de la Nature ;

     2°- Les différents moyens de se mettre en rapport avec les êtres du plan astral (états intermédiaires entre le plan physique et le plan spirituel) ;

     3°- Les moyens de communiquer avec les dieux, génies, etc., du Spiritus Mundi ; certains nomment cette science « théurgie ».

     Ici, nous devons nous souvenir des paroles du grand initié et serviteur du Père qu'était Moïse . « un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement ». Pourquoi ? Parce que l'homme ne relève par son essence primordiale ni des dieux ni des génies, mais seulement de l'auteur de toutes choses qui est le Père avec le Verbe et le Saint-Esprit.

     Certes, depuis notre descente en ces lieux inférieurs, nous avons dû, maintes fois avoir recours à certaines forces ou puissances qui sont de ces domaines ; mais le Christ leur a payé nos dettes, donc gardons-nous de faire appel à leur intervention si nous ne voulons pas, en demandant des faveurs, leur être redevables et à nouveau nous rattacher à elles.

     Le Père, par son Verbe Jésus-Christ, nous tend les bras ; allons donc vers Lui, plutôt que de nous remettre en esclavage chez ses fermiers.

     Le Christ nous a affranchis, mais aussi nous a laissés libres de redevenir esclaves !

     Pour ce qui est du domaine des forces secrètes de la Nature régies par des génies sous-fermiers du Père, adressons-nous au Père et non à eux ; quant à leur commander n'y songeons pas, car ces êtres ne relèvent pas de la Volonté humaine mais de leurs différents chefs. 
     Quant à ceux qui veulent dérober des forces au Grand Laboratoire de la Nature (2) , S'ils comprenaient cette folie, ils trembleraient d'y avoir pensé.

     En ce qui Concerne l'évocation des défunts, cette pratique est d'autant plus dangereuse que nous n'avons dans ce domaine aucune sorte de contrôle réel, tandis que les êtres de l'au-delà ont tous les moyens pour nous abuser. Mais, direz-vous, pourquoi supposer qu'ils nous tromperont ? je ne suppose rien, je sais que très souvent, les communications que nous recevons d'eux ne sont pas d'un grand poids dans l'avancement des humains, tandis que les dangers sont sans nombre et effrayants pour ceux qui écoutent ces voix inconnues, que bien souvent un ardent désir ou une douleur aveuglante leur fait prendre pour leurs chers disparus.

     Je ne nie pas qu'il existe des êtres marqués par le Ciel pour servir de trait d'union entre nous et les divers états par lesquels doivent passer nos âmes, et aussi pour nous relier à nos familles spirituelles. Mais ceci est sans utilité pour nos besoins physiques, ou pour éclairer notre conduite. Le doux rayon que la sollicitude du Père n'a pas voulu que nous perdions et qui parle à nos âmes dans les moments pénibles de la vie : c'est l'Espérance, Ange trois fois béni, car il est né du coeur de Jésus, alors qu'Il soupirait pour notre race.

     L'homme doit arriver à se contenter du pain que le Père lui envoie quotidiennement sans chercher à prendre celui des autres, qui du reste, ne peut que lui être indigeste ou l'arrêter dans sa route.

     Si je connaissais un Sage possédant la Science intégrale, ne croyez pas que j'irais la lui demander, car je sais bien qu'il ne me la donnerait pas. Pour l'obtenir, il faut que le cerveau la reçoive peu à peu et l'assimile, que le coeur la désire afin que le corps puisse en devenir l'instrument sur notre plan.

     C'est ce qui a lieu pour les êtres de bonne volonté le Père, par le Fils et le Saint-Esprit, nous donne chaque jour ce qui est nécessaire pour faire notre route ; si nous l'utilisons pour la Bonne cause (et non égoïstement ni orgueilleusement), peu à peu la Vérité passant par nous, dissipera les ténèbres de nos âmes, et s'y reflétera purement et simplement. Mais ceux qui La veulent sans L'avoir gagnée, ni vécue, ceux-là sont des voleurs, et l'Ange qui veille les repousse en leurs lieux. Cet obstacle est encore une manifestation des sollicitudes du Père, car si ces ambitieux pouvaient dérober cette Lumière sans être préparés à La recevoir, ils subiraient une mort, contre laquelle il n'y a plus de retour.

     Personne, Ici-bas, ne peut dire qu'il a la « connaissance intégrale », même sur un seul sujet, car elle lui donnerait la clef de tout et il n'aurait plus raison de vivre sur notre plan ; « on ne reste plus à l'école quand on a appris ce qui s'y enseigne » ; si quelqu'un arrive à ce résultat, il faut qu'il oublie, sinon il part.

     Ceci explique la raison du point obscur de tous les enseignements, un seul en est exempt, c'est l'Évangile ; encore cette révélation divine est-elle, elle-même, voilée et fermée à l'orgueil, seule une grande clef « l'Humilité », en permet l'accès et en donne la juste vision.

     À mesure que l'homme avance vers le But suprême, il perçoit des vérités qui sont sur sa route, elles lui montrent des choses sublimes, mais le principe n'est révélé qu'à celui qui a franchi la Porte qui ferme le domaine de l'Illusion.

     Si un être vit sur nos plans avec cette connaissance, il doit souffrir de la façon la plus épouvantable, et pour y rester, il faut que son amour pour nous soit tel, que Seul, le Berger Lui-même ou un être bien près de Lui, en sont capables... C'est pourquoi, tous, même les missionnés, ont oublié, ou ne savent pas encore !

     Nous allons, nous venons, nous discutons et nous nous agitons, mais personne n'a les yeux complètement ouverts, même sur nos plans, nous sommes tous plus ou moins endormis et n'avons pas la pleine conscience de notre lieu, de notre état ; heureusement, sans quoi il faudrait un héroïsme extraordinaire pour supporter seulement la vue réelle de ce qui se passe autour de nous.



XXIV. - LES ENVOYÉS D'EN- BAS,
LES ÉMANATIONS INFERNALES
 


     Et je vis comme des vapeurs s'élever du sol ; elles étaient de différentes couleurs, mais n'avaient qu'un seul but.

     Alors ces différentes fumées s'en allèrent dans diverses directions, et comme attirées par quelques affinités mystérieuses.

     J'en suivis une et j'eus la surprise de la voir absorbée par un être qui en éprouva un violent frisson. Aussitôt, il se mit à la recherche de quelqu'un pour le tourmenter afin que, comme lui-même, il aspirât cette fumée, c'est ce qui arriva ; ce dernier s'en étant nourri à son tour entra dans une grande colère contre celui qui était venu le troubler dans sa quiétude ; cette colère luttant contre la malice de l'autre, donna naissance à un être visqueux et je compris que cet être était la haine ; je la vis se placer entre eux et les exciter jusqu'à les faire se menacer de mort.

     Ces deux enfants de la terre, qui tout d'abord ne se connaissaient pas, finirent par se haïr avec tant de force, qu'ils s'entr'égorgèrent ; durant la lutte, je voyais l'être de haine grandir, se développer et devenir fort par la force même qui s'échappait des combattants !

     Quand des deux adversaires il n'en resta qu'un seul, cet être étrange s'enfuit.

     Alors, du fond des abîmes une voix s'éleva, et cette voix était celle de l'Ange de la Mort, elle s'écria : « O fils qui viens de naître, désormais on t'appelera la Haine, et ceux qui t'ont enfanté et envoyé en ce lieu, se nomment le chaos et la mort. Va ! désunis tout ! sème la discorde, prépare le règne de la mort et du chaos. Aidé par d'autres qui sont partis avec toi, vous allez travailler à la gloire du maître de l'Envers.

     Et je vis que les diverses fumées avaient aussi été absorbées par d'autres êtres qui, comme la Haine, avaient réussi à prendre naissance chez les humains, afin d'exercer contre les habitants de la terre, toutes les malices qui se trouvent dans leurs essences. Toutes ces émanations infernales concouraient au même but d'empêcher les hommes marqués de boire à la coupe d'Amour qui vient de la Source même de la Vie, afin que ces derniers n'aient pas la force de cohésion nécessaire pour s'échapper des emprises de la mort. Car la puissance de l'homme ne repose que sur cette Force attractive qui, unissant ses diverses essences, en fait un être complet. Tandis que la haine qui, à l'extérieur, divise les êtres entre eux, en désagrège à l'intérieur les diverses puissances et, de ce fait, les maintient dans le domaine du Chaos. je compris alors que ceci était juste, quoique terrible, car pour entrer dans le Pays de la Vie, il faut avoir oeuvré en son sens, et gagné le droit de vivre.

     Or, ceux qui étaient empêchés de boire à la Coupe d'Amour, étaient justement les mêmes qui avaient desservi la Vie, en l'exploitant dans toutes ses manifestations pour en jouir égoïstement.
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(1) Voir Lueurs Spirituelles, T. 1.
(2) Voir Lueurs Spirituelles, T. 1.

XXV. - LA HAINE
 

     Ainsi que nous l'avons déjà dit : la haine est l'agent dissolvant le plus puissant de notre constitution.

     Vous rencontrerez dans la vie des êtres qui vous agacent, vous tourmentent et vous font du mal. Ces êtres jouent le rôle de tentateurs, et si vous vous laissez gagner par leur malice, en agissant dans leur sens, ou en gardant une rancune, un désir de vengeance, vous commettez à ce moment une folie. Car c'est un peu de venin que vous accumulez et qui produira des ravages tels que si vous en compreniez la portée, vous n'hésiteriez pas un seul instant à aller trouver vos adversaires pour faire la paix. Ils vous ont lancé le mal, si vous l'acceptez, il contaminera tout le principe harmonisateur de votre entité. C'est un ferment de mort que vous aurez laissé pénétrer dans la Source même de votre vie. Attention! L'Amour préside à la Vie et en harmonise les divers éléments. La Haine préside à la mort, elle dissocie l'assemblage des facultés constituant l'être, en désagrégeant le ciment d'amour qui les relie. Nous avons tous en nous un ferment de haine plus ou moins fort, qui se manifeste par le dédain, l'antipathie, la colère, pour arriver jusqu'au meurtre.

     Le Christ a vaincu la mort lorsqu'en Esprit et en Vérité, Il a dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »
 


XXVI. - LA SOUFFRANCE
 


     Les difficultés et les souffrances que nous éprouvons pour accomplir tel ou tel acte, viennent bien souvent de ce que la Vie qui veut passer par nos organes psychiques y rencontre des obstacles.

     L'orgueil, l'égoïsme, le doute en obstruent les canaux, lesquels ont comme moyens de développement les diverses phases de nos destinées. Il arrive bien souvent que l'égoïsme, au bout de plusieurs existences, a tellement endormi nos moyens d'action, que ces derniers sont comme morts ; c'est véritablement une résurrection qui se produit en nous, si nous suivons la voie du Christ, parce que son rayon d'Amour nous incite à pardonner, donner, aimer et oeuvrer en son sens ; par Lui, nous avons la victoire sur l'inertie, occasionnée par tout ce qui n'est pas notre propre satisfaction.

     Dès que le triple rayon, Vie-Amour-Lumière, pourra se manifester selon sa norme, et passer librement par toutes nos facultés sans y rencontrer de résistance, il n'y aura plus de souffrances possibles pour nous, à moins que nous demandions un autre rôle ici-bas.
 


XXVII. - L'INTELLECTUEL
ET LE SPIRITUEL
 


     L'intellectualité (intelligence) est bien souvent la lumière du Spiritus Mundi que l'être humain a préférée au Spiritus Sanctus, lors de notre descente aux Enfers.

     Cette lumière a bien été créée par le Père, mais seulement pour des êtres spéciaux auxquels notre « erreur » nous a fait nous mélanger.

     De sorte que maintenant, certains se demandent s'ils ne doivent pas se contenter de cette lumière d'Ici-bas et renoncer à celle du Plan Divin, et d'autres s'ils ne doivent pas renoncer totalement à la lumière d'Ici-bas, et opter pour la lumière Divine ? je pose le point d'interrogation ?... je ne puis résoudre ce problème, car, je viens de le dire, il y a eu « mélange », il faut donc qu'un « triage » se fasse.

     « Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père », et Sa maison, c'est tout l'univers, car les enfers même, Lui sont soumis.

     Ne craignons rien, car la sélection se fait lentement et non à l'encontre de ceux qui sont triés.

     Un être se lève, il croît, puis lorsqu'il a atteint sa majorité, c'est-à-dire, le discernement, de lui-même il va occuper sa place : néanmoins, les « hommes y, peuvent opter pour l'un ou l'autre côté. Seuls les indigènes du lieu sont tenus d'y rester.

     Et les hommes qui ne sont point de ce plan, mais néanmoins ne veulent pas le quitter, deviendront les esclaves des indigènes de ces lieux, quand se terminera le cycle de la race à laquelle ils appartiennent.

     Nous savons que l'homme, à l'image de son Créateur, possède trois centres réceptifs, alors que ceux de son Créateur sont par leur propre essence actifs - projectifs.

     Or, l'homme peut choisir pour s'alimenter entre le Divin, Spiritus Sanctus, ou l'intellectuel, le serpent, Spiritus Mundi.

     Ce dernier correspond à son corps et à son âme animale, et dans ce cas, seule sa personnalité humaine grandit, mais n'oublions pas que cette personnalité est fausse pour l'homme, puisqu'il n'est pas de ce plan. Tandis que, s'il se sustente de ce qui, par le CHRIST, vient du Spiritus Sanctus (nourriture de notre être principe), celui-ci grandit, se développe jusqu'à ce qu'il ait atteint son plein épanouissement, et, de ce fait, il reconquiert sa place réelle dans le jardin du Père.

     Par les forces de la nature qu'il aura asservies dans son corps, il aura le droit de régner avec le Père sur toutes ses conquêtes, car il est écrit : « Tu nous as faits, prêtres, rois et dieux pour régner avec Toi et cela par les mérites de Ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ. »
 


XXVIII. - LE MARIAGE
 


     L'homme doit quitter son père, sa mère, ses frères et ses amis pour s'attacher à sa femme.

     La femme doit également tout quitter et suivre son époux.

     Mais comme tous deux ne peuvent suivre deux voies différentes, il faut donc que l'un ou l'autre fasse abnégation de celle qui, avant le mariage lui semblait sienne. Dans ce but, Le Maître a dit : « La femme suivra son mari et lui sera soumise. »

     Et cela, parce que si tous deux avaient les mêmes facultés, ils discuteraient sans pouvoir se mettre d'accord. N'oublions pas que l'homme et la femme ne sont que les deux parties d'une unité appelée à être parfaite, quand elles se seront comprises et qu'il n'y aura plus entre elles le serpent (Spiritus Mundi). A ce moment, l'union sera consommée sur tous les points de l'être. Toutefois, jusque-là, il y aura des heurts douloureux, mais inévitables. Courage donc, et en attendant la Foi, que la sainte Espérance vous soutienne.,

XXIX. - LA PITIÉ
 


     Beaucoup de personnes confondent la pitié avez la Bonté, alors qu'en vérité ces deux « choses » sont bien différentes.

     La pitié c'est la douleur humaine qui frappe à la porte de notre coeur : si celui-ci y répond avec mansuétude, délicatesse et comme fraternellement, alors il y a émission de bonté, dans le cas contraire, il n'y a rien.

     Ce que l'on nomme le « premier » bon mouvement n'est autre que le coup bien frappé par la nécessité extérieure ; nous n'y sommes pour rien, pas plus que dans la passion qui frappe à la porte de notre coeur (inférieur).

     La bonté est donc la condescendance pour autrui, c'est la participation à ses douleurs, et ceci n'a pas lieu sans luttes contre notre égoïsme.
 

XXX. - LA VOIE
 


     L'Homme doit atteindre le néant du moi et suivre le Christ pour être baptisé du feu de l'Esprit, afin de recouvrer sa véritable personnalité. Avec l'aide de l'Esprit-Saint il devra franchir la sphère des abîmes et regagner enfin la place qui lui est assignée. La Femme doit aussi arriver au néant de son moi et suivre l'Homme, son époux, pour être baptisée du feu de l'Amour, afin de recouvrer sa vraie personnalité ; lorsqu'avec l'aide de l'amour elle aura franchi la sphère du Serpent, elle sera alors réintégrée en son lieu ou état.

     L'Ami guide nos pas : et vous, voyageurs, qui voulez retourner au pays de la Liberté, de la Vie, de la Vérité, ne murmurez pas trop si vos pieds saignent, si vos coeurs se déchirent et si votre raison semble s'égarer le long de ce chemin ténébreux. Cette voie est néanmoins éclairée par les rayons divins, Lumière-Amour, que vous devez voiler aux yeux des habitants de ces abîmes dans la crainte qu'opposant leurs mirages, ils ne vous détournent de votre route (Voyez l'Ermite avec sa lanterne).

     La renonciation est terrible ! il semble que la folie guette le pauvre pèlerin, car à cette heure il se produit un semblant de lacune, durant laquelle le ciel paraît si noir que Jean, l'apôtre, l'a comparé à un sac de poils.

     C'est le cri de Jésus sur la Croix, et c'est pour cette heure-là que je vous dis : « Priez, car alors vous ne le pourrez plus ».



XXXI. - L'ÉVOLUTION
 


     On peut répartir les hommes en quatre catégories ascendantes, avant la première phase de sagesse, et tout d'abord en commençant par le bas :

     l°- La brute proprement dite, l'homme qui ne cherche qu'à se sustenter, et qu'à assouvir ses appétits, ses instincts ; il peut être éduqué comme un animal savant et acquérir même une certaine apparence de savoir-vivre. S'il est cultivé, il se sert de ce qu'il a copié sur d'autres, pour mieux se satisfaire ! Non-cultivé, il reste une simple brute.

     2°- L'homme rusé, c'est-à-dire celui qui a su mettre à profit les événements dont il a été le témoin ou l'acteur, et s'éviter les ennuis tout en étant hors la société. Parmi ces derniers on rencontre les criminels, les voleurs, les exploiteurs de la faiblesse et de la douleur humaine : leur caractéristique est la dissimulation.

     3°- Les demi-instruits, ceux-ci « ne s'en laissent pas conter », ils sont à l'affût d'une bonne aubaine, se disant en leur for intérieur que l'occasion n'a qu'un cheveu et qu'il ne faut pas la laisser passer. Mais, bien qu'ils le contestent, leur idéal réside, comme chez les précédents, dans la satisfaction de leurs instincts, plus développés sans doute, mais qui n'en sont pas moins ceux de la bête humaine.

     4°- Au quatrième degré, nous rencontrons les flottants. De ceux-ci il ne faut rien attendre, car n'ayant point encore d'idéal réel, ils flottent au gré de leurs pensées tantôt bonnes, tantôt neutres, tantôt mauvaises. Ce sont les serviteurs du Hasard ou Destin : celui qui arrive chez eux au bon moment est le bienvenu, l'autre, fût-il leur meilleur ami, passe inaperçu, il n'est pas à l'heure !... Ils sont sans but précis, mais semblent par moment avoir des envolées d'idéal ; leur heure de Lumière approche, mais auparavant, sur leur route, que de douleurs ils sèment, qu'il leur faudra payer du sang même de leur pauvre coeur. Ils sont semblables à ces jeunes gens qui croient en tout et se sentent des aspirations gigantesques, pensant les réaliser facilement. Une fois à l'oeuvre ils renoncent bientôt à tout cela et souvent, hélas ! se repliant sur eux-mêmes, ils meurent avant d'avoir oeuvré.

     Les quatre caractères exposés plus haut sont simplement , les quatre phases évolutives par lesquelles passent ou ont passé les hommes.

     Après vient la naissance à l'Esprit. Alors l'être suit les mêmes phases d'évolution, mais avec la différence des contrastes. Il doit accomplir en sens inverse la même route, mais cette fois c'est la renonciation, c'est le Calvaire.

     C'est la voie étroite qui mène à la liberté.


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     Parmi les êtres à face humaine, il existe quatre grandes catégories :

     1°- Les guides ou involués divins qui aident les hommes de bonne volonté à gravir le calvaire ;

     2°- Les diables ou serviteurs naturels de l'Adversaire, qui attirent les hommes indécis dans la Vallée des larmes ou les poussent à la révolte en leur montrant les choses à rebours, et deviennent ensuite leurs bourreaux selon le cas ;

     3°- La race d'Adam qui s'avance vers le but de son évolution et à qui Dieu a promis la Rédemption par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Parmi cette race il y deux classes d'êtres : les ouverts et les fermés, c'est-à-dire les rayonnants et les égoïstes.

     Les premiers souffrent beaucoup, en proportion de la bonté de leur coeur ouvert à toutes les douleurs de leurs frères. Ils sont errants, méconnus même des leurs, ils cherchent une pierre (lieu, état, religion, etc. ... ) pour s'y reposer ; à peine l'ont-ils trouvée qu'ils ne peuvent y rester, car les autres les harcèlent, les poussant ainsi malgré eux. Alors ils repartent, et peu à peu, s'avancent vers le maître qui les attend, toujours au Calvaire (coeur).

     Les fermés ou égoïstes, n'ont pas le même genre de souffrances, car ils sont comme repliés sur eux-mêmes, à l'image d'un foetus. Ils mettent toutes leurs joies, tout leur bonheur à se sustenter de la nature et paraissent ne vivre que dans ce but. Les uns ont des faces bestiales, armées de fortes mâchoires qui semblent toujours prêtes à dévorer ; d'autres ont des airs plus développés, ils ont appris à singer la vertu, à laquelle ils ne croient pas, et sous cette apparence, mènent une vie de monstres infernaux. Leurs joies étant faites de la douleur des autres, ce sont des vampires s'abreuvant de la sueur, des larmes et du sang de ceux qui leur semblent inférieurs, Ces derniers rugissent contre eux avec l'espoir pourtant de les pouvoir imiter un jour.

     Oh ! l'horrible vision que cette pauvre humanité se ruant à la curée de quelques victimes... Malheur aux vaincus ! ...

     4°- Enfin nous arrivons aux races éteintes, du moins à ce qu'il en reste, en attente de reprogression (quelqu'un viendra qui leur donnera le Baptême de l'Esprit). Ces êtres vivent séparés des autres hommes, ils ont leurs croyances, leurs idéals et ne se mêlent point à la race d'Adam. Si le commerce, les affaires en un mot, les nécessités de la vie les y contraignent ils vivent comme absents et se créent un but afin de supporter l'existence, ils sont dans l'expectative... Ils se mêlent tantôt aux uns, tantôt aux autres, mais sans convictions... ils semblent attendre.
 


XXXII. - L'ABÎME
 


     Les grandes batailles ! Celles du corps sont finies, l'heure est venue des grandes luttes spirituelles.

     L'Humanité arrive vers le « Précipice », et va essayer de le franchir ! C'est par là que descendit la race adamique quand elle involua dans les enfers..

     Après avoir tenté vainement de sortir de cet abîme pour remonter au Pays de la Vie, de le Lumière et de la Liberté, l'Homme s'était vu contraint de contourner les rochers de la Nature inférieure pour arriver au faîte ; mais ce qui s'oppose à cette marche ascensionnelle de l'Humanité, c'est d'abord ce terrible abîme si dangereux à passer, puis ce sont les fausses lueurs qui, dès les commencements avaient séduit Ève et Adam, et qui sont toujours là pénétrant les cerveaux de leurs douteuses clartés et les troublant par leurs vertiges.

     Femme ! prends garde à ces fausses lueurs, et ne les regarde plus, de crainte que ton cerveau réceptif cédant à nouveau à leur infernale influence, tu ne sois, une fois encore, entraînée dans les Bas-fonds

     Ferme tes yeux, tes oreilles et ton coeur aux gémissements aussi bien qu'à tout ce qui est sur ta route, ne te laisse distraire par aucune de ces fleurs de l'enfer, car toutes sont pour toi nocives et engendrent la Mort. Si les voix de l'abîme cherchent à t'apitoyer, attache-toi à ton compagnon, continue ton chemin et défie-toi de ton intelligence personnelle.

     Eurydice suit Orphée et remonte à la Vie, à la Lumière, à la Liberté.

     Et toi, ô homme, que la Sainte Patience, la Sainte Bonté et la Sainte Espérance t'accompagnent et fortifient ta foi. L'heure est terrible, prends garde que tes yeux ne se détournent jamais de ta compagne, soutiens-la, mais souviens-toi de ta faiblesse dans l'Éden ... ferme et bon tu dois être.
 


XXXIII. - LES MALADIES
 


     Il existe plusieurs sortes de maladies et plusieurs genres de malades.

     Tout d'abord, il y a les maladies d'aventure, plus ou moins graves selon les cas. Puis les maladies classiques qui vont de préférence à telle ou telle race, selon son karma.

     Ensuite, les maladies mortelles où toute intervention humaine échoue, car l'heure a sonné et l'on ne change pas « l'heure » (sauf exception extraordinaire). Pour être mortelle il n'est pas nécessaire qu'une maladie soit grave. Ce n'est donc pas la gravité de la maladie qui la rend mortelle, mais celui qui en est la proie.

     Il y a aussi les maladies dites « héréditaires ». Ce mot ne signifierait rien si nous n'expliquions ici la loi des attractions qui intervient en cette circonstance.

     L'union de l'homme et de la femme constitue une ambiance, laquelle est formée elle-même par les qualités, les défauts, les aspirations, les répulsions et enfin par la destinée de chacun de ces deux pôles. Si un être doit s'incarner, son âme spirituelle choisira une ambiance qui correspondra à la sienne, à sa destinée, à son poids ; et ce choix se fait bien souvent à l'insu de son entité physique. C'est pourquoi nous naissons dans telle planète, tel pays, tel lieu et telle famille.

     En ce qui concerne l'hérédité, vous comprendrez facilement que ce n'est pas parce que dans telle famille il y a eu des cancéreux, que les descendants soient fatalement prédestinés au cancer, vous concevrez que l'âme qui vient dans cette famille a déjà en elle, le germe de ce cancer et que pour qu'il éclose il lui faut une ambiance propice, étant donné que tout doit croître, même le parasite, qui n'arrive pas par hasard, mais bien parce que nous l'avons appelé, consciemment ou non.

     Le soleil se lève pour tous... mais à la fin du jour il ne reste vivant que ce qui peut supporter l'Amour. Tout ce qui vient de la haine et par la haine ne peut subsister en présence du Soleil éternel, pas plus que les ténèbres devant la Lumière.

     Donc quiconque se récrie, en accusant ses parents d'être la cause de ses malheurs, se trompe et blasphème, car c'est de lui-même que lui vient sa destinée, sa croix, son karma.
 


XXXIV. - LA FOI
 


     La Foi n'est pas un don ; c'est une récompense. C'est la Lumière du Père qui éclaire l'âme humaine.

     Ce qu'il y a de plus étrange, c'est l'inconscience de l'athée, du négateur ; il ne comprend pas qu'il nie Sa lumière en se montrant lui-même aveugle. Il se pare du manteau des ténèbres comme d'une pourpre royale, il étale ses misères, sa douleur et son désespoir, comme si c'était là l'unique vérité, le seul bonheur.

     Et, sur cette gamme nous pourrions à la suite du Dante, chanter le supplice des damnés, s'abreuvant de leurs propres douleurs : roue fatale tournant sur elle-même indéfiniment... jusqu'à ce qu'un choc terrible vienne délivrer de leur égoïsme ces malheureux négateurs, pour les faire participer à la Vie Universelle et enfin à l'Éternelle loi d'Amour, en laquelle les âmes se confondent pour mieux s'aider et se rendre heureuses mutuellement.


XXXV. - L'ÉDUCATION
 


     Les enfants n'ont plus de respect pour les parents; pourquoi?... car il y a un pourquoi à toutes choses.

     Si les parents respectaient leurs enfants, ils seraient respectés d'eux.

     Mais il y a l'égoïsme et l'orgueil : tels parents enrichis ne veulent plus d'artisans dans leur famille et pour cela ils choisissent une situation indépendante ou honorifique pour leur progéniture (que cette profession corresponde ou non aux aptitudes des enfants). Il en est de même pour les idées, les goûts, les moeurs et les mariages ; tout cela détruit l'harmonie, engendre l'aversion, éloigne les enfants de leurs parents qui ne les ont élevés que pour en jouir, et, c'est là la grave erreur qui provoque les désunions, empêche l'amour d'éclore sur la terre et le règne de Dieu d'arriver.
 


XXXVI. - ICI-BAS
 


     La vie est semblable à une comédie dans laquelle chaque être, du plus petit au plus grand, a un rôle à jouer. À lui de le bien jouer, et pour cela de s'entourer de tout ce qui lui est nécessaire à cet effet.

     L'homme dans la suite des temps doit jouer tous les rôles... car il faut qu'il arrive à la connaissance de tout, parce que ses destinées sont d'une grandeur incalculable, et qu'il est appelé à régner un jour, sur une création complète que lui a léguée son Père.

     Il faut donc qu'il s'applique à bien remplir tous les rôles qui lui sont dévolus, en n'importe quel temps et en toutes circonstances, afin que retrouvant un jour les créatures qui sont de son domaine et qui avec lui ont joué ces divers rôles, ces créatures elles-mêmes lui soient soumises et déjà habituées à se trouver en parfaite harmonie avec la Vérité.

     Sans quoi son royaume ne serait qu'une damnation.
 

XXXVII. - AU NÉOPHYTE
 


     Et maintenant, toi qui crois être arrivé au but, à l'endroit précis où se rencontrent la Vérité et l'Intelligence de toutes choses, pourquoi vois-je ton regard anxieux et comme voilé d'un nuage noir? pourquoi tes yeux cherchent-ils l'abîme éternel afin de t'y précipiter? 
     Patience, ô toi qui n'es encore que fils de la terre et qui veux redevenir fils de Dieu.

     Souviens-toi de l'exclamation cruciale, regarde à ta droite où se trouve l'Ange de l'Espérance, attache-toi à lui, pour qu'il te conduise au Maître, qui t'ouvrira la Porte en temps voulu. Car nul humain ne peut vaincre ce doute affreux qui garde l'entrée du Ciel éternel.
 

XXXVIII. - LE NÉANT
 


     Le néant est une zone neutre qui sépare le Temps de l'Éternité, le Transitoire du Définitif, le Cosmos du Ciel divin.

     C'est là où toujours se sont brisés les efforts des Titans qui ont voulu escalader le Ciel. Cette zone n'est peuplée que de reflets et c'est pourquoi elle apparaît comme une négation de toutes choses. Son chef est celui que nous nommons le Diable, le grand négateur de tout ce qui existe.

     Un être qui s'approcherait seul de ce plan, serait pris d'un tel vertige qu'il se jetterait n'importe où pour y échapper.

     Un seul a pu franchir cet état ou lieu, c'est le Christ. Il y a fait une trouée par laquelle Il nous invite à passer. Mais il faut pour cela une profonde humilité, afin que nul vestige d'orgueil humain ne puisse se refléter dans cette négation.
 


XXXIX. - L'ÉTERNEL
 


     Avant que toutes les créatures fussent créées la Vie existait ! Elle était Intelligente et Elle était Harmonisée. Et cette Triple Puissance qui est l'Auteur de notre première existence, c'est DIEU.

     En Lui, il y avait et il y a une Triple Essence, VIE, AMOUR, LUMIÈRE (Père, Fils, Esprit-Saint).

     Et ceci nous a été révélé par Lui-même, lors de la manifestation du Verbe sur nos plans. Il a pris à ce moment la forme humaine, elle renfermait l'Essence primordiale des premières créatures, qui furent faites à Son image. Et Il est venu les réveiller suivant une norme, pour leur donner la puissance sur une partie de la Création.

     Et ce Verbe qui se nomma JÉSUS était le Christ annoncé par Ses Serviteurs les prophètes. Et Il était Dieu et Il avait en LUI cette Triple Essence Divine qu'Il a apportée dans notre plan, afin que les Esprits-Âmes des humains puissent s'en nourrir pour revivre de la Puissance même du Père et régner avec Lui.


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     Chacun avait fait son nid, construit sa forteresse, son aire ou sa tour d'ivoire !

     Et voilà que la tempête infernale s'est déchaînée, entraînant tout sur son passage . fortunes, situations, rangs, noblesses, cloîtres, etc., etc.... afin que tous les hommes soient dans l'arène pour que le Maître puisse reconnaître ceux qui ont fondé leur espoir en Lui et ceux (adorateurs de la Bête) qui n'ont eu confiance que dans les possessions terrestres.
 


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     L'Ange de la Purification arrive ; il est même déjà à notre porte et va bientôt entrer afin de nettoyer nos coeurs de leurs passions, de leurs égoïsmes et les détacher de tout ce à quoi ils tiennent Ici-bas. Que ceux qui, volontairement, n'accepteront pas cette purification, prennent garde : leur coeur sera mis au pressoir pour être débarrassé de toutes impuretés.

     Gare aussi à ceux qui ont des idoles !

     Il y aura alors des pleurs et des grincements de dents.

     Ensuite, le Maître Lui-même viendra chercher Ses enfants.


************

ULTIMA VERBA
 


     Puissions-nous, Fidèles du Christ, dans la simplicité du recueillement, dans le silence extérieur et intérieur, entendre la Grande Voix de l'Éternel qui parle à Ses enfants, comprendre cette Voix toute de Sagesse, et faire de Sa Loi, la suprême régulatrice de notre vie... afin qu'éclairés par la Vraie Lumière d'En-Haut, nous ne nous laissions plus séduire par les charmes perfides d'En-Bas.

FIN  Décembre 1920



TOME III
 

TABLE DES MATIÈRES
 

Chapitre 1 à 9
Rayon Divin
La Terre
Paroles à l'aube
Le choix
La voie mystique
Le vieil homme
La croix. - La destinée. 
La tunique de Nessus
La compréhension
Acte vivant
Chapitre 10 à 19
Les humains
Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus !...
Vanitas vanitatem...
L'esprit de soumission
Cchemin de la bonté
Psychologie
Le veau d'or
Tentation
La séduction
Les laquais de la mode

Chapitre 20 à 25
La course à l'abîme
Déchéance
Pourquoi ?
La pénitence - L'offrande
Les génies
Coup d'oeil

Chapitre 26 à 30
Les oeuvres du Père sont insondables...
Les envoyés et les troupeaux
Les voies
Religions
Les besoins ou fausses nécéssités
 Chapitre 31 à 37
Nos actions
Comédie humaine
Exister, c'est agir !
L'ange et la bête
Les deux marques
Développement de l'être humain
Schéma de l'homme spirituel
Chapitre 38 à 40
L'heure de l'échéance
Sommeil
Réveil

Chapitre 41 à 44
L'homme et la rédemption
La puissance de l'amour
Le foyer
Le devoir féminin

Chapitre 45 à 49
Les sceptres de la femme
Les verbes de vie
Constitution de la dualité humaine
Le divorce
La Vierge et la Magdeleine au 
grand Mystère au Golgotha !

Chapitre 50 à 59
Femme, Femme, qui es-tu ?...
Parallèle
La Vierge et nous
Credo
Le silence
Réincarnation
Nos frères inférieurs
Le « cafard »
Sécurité !!
France
 
  Pensées


Cet opuscule, dont la publication a été demandée par les Amis de J. A. R., renferme les causeries qu'il a faites, ainsi que les réflexions qui lui ont été suggérées au cours des événements de 1914 à 1920.


 


NOTES DE MYSTIQUE PRATIQUE
 
 
 

1. - RAYON DIVIN
 


     Regarde ce monde soumis au rayonnement, à l'influx des planètes qui président à la destinée de tous les êtres ; humains, animaux, végétaux, minéraux, vont donc subir plus ou moins l'influence de telle ou telle planète qui a plus particulièrement présidé à sa naissance, c'est la Loi du Destin.

     Ce Serpent qui se mord la queue et qui encercle ce système planétaire, c'est le Destin lui-même, (le Satan), qui enveloppe tout et auquel, avant la venue du Christ, tout était soumis. Tout ce monde évoluait dans ce destin qui l'étreignait de toutes parts.

     Dans cette sphère, il y avait alors, une religion forte et puissante. La Terre était le Lieu, l'École où le Serpent lui-même, par ses génies, apprenait à l'homme à connaître les forces de la Nature, à leur commander et à s'en servir.

     Ceux qui étaient arrivés à cette maîtrise, priaient le Destin lui-même sous une dénomination quelconque (chef des dieux, etc. ... ), les autres, moins instruits, offraient des sacrifices aux génies des planètes, sous la dénomination de dieux, d'autres s'adressaient au serviteurs des grands génies des planètes dieux), puis aussi aux Héros qui, eux, dirigeaient les éléments, quelques-uns évoquaient les morts qui,durant leur vie terrestre, s'étaient montrés supérieurs aux autres hommes (nécromancie, spiritisme).

     Tu vois maintenant que le SEUL VRAI DIEU qui a tout créé, qui SEUL PEUT DONNER, qui SEUL A DROIT À UN CULTE, était oublié.

     Le terrible et égoïste orgueil dominant tout ce Monde, cherchait à s'assouvir et n'y parvenant pas écrasait la pauvre humanité, l'assoiffant de désirs et l'asservissant de toutes façons.

     L'Homme (fils de Dieu), avait oublié son Père et ne pouvait retourner à LUI, ne Le connaissant plus. Il n'y avait plus d'issue pour sortir du Serpent.

Alors le Père dans Son infinie Bonté, ayant Pitié de Ses enfants, leur envoya Ses Serviteurs les prophètes, qui eurent à lutter contre ce terrible Serpent, furent méconnus des hommes et rejetés par le Destin ; mais néanmoins ils préparèrent l'humanité à revenir à Dieu, et une faible lueur guida la marche des humains.

De son côté, le Serpent mettait tout en oeuvre pour étouffer cette Lumière et ceux qui essayaient d'en parler étaient ridiculisés ou martyrisés. (Seuls les Hébreux crurent au VRAI DIEU).

Mais SEUL JÉSUS pouvait nous racheter, nous rouvrir la VOIE, donc dans Sa paternelle Bonté, Dieu envoya Son Coeur, Son Verbe, le CHRIST, qui fit, dans le Serpent une trouée par laquelle, l'homme put enfin retourner à son Père.

     Allons dépouillez-vous donc de ce qui appartient encore à la Terre, et si vos frères vous aident dans cette besogne en vous arrachant ce que vous n'avez pas encore le courage de donner, ne leur en voulez pas ... Pardonnez... Priez... ils ne savent ce qu'ils font ...

     Nous ne sommes pas d'ICI, Jésus a dit « Mon royaume n'est pas de ce monde »... et puisque vous essayez d'être CHRÉTIENS, suivez donc LA VOIE D'AMOUR que le Christ a faite et suivie Lui-même et qui, seule, nous conduira dans notre PATRIE, à NOTRE PÈRE.
 

II. - LA TERRE
 


     Quel est donc ce lieu où tout est si tourmenté, où tout semble soubresauter, comme dans les spasmes convulsifs d'une horrible douleur ?

     Quels sont donc ces êtres qui se meuvent à sa surface et dans toute sa structure ?

     On dirait des démons !

     D'où viennent-ils ? De quoi sont formées leurs âmes ?

     Pourquoi ne peuvent-ils atteindre la sérénité, l'Idéal qu'ils portent en eux ?

     Sont-ils donc ces damnés dont parlent toutes les théologies, et, chose curieuse, ils imaginent des enfers encore plus noirs, des lieux encore plus terribles, où un dieu inexorable les enverra peut-être un jour

     Ils se déchirent tout vifs, se dépouillent du peu qu'ils semblent avoir, et se donnent la mort !... Ils ont soif de jouissances... Ils aspirent à se dominer les uns les autres. Ils ne craignent pas de se martyriser sous toutes sortes de prétextes, religieux, politiques, économiques, ils invoquent même jusqu'à la sainte philosophie pour s'entre-tuer!...

     Mais qu'ont-ils donc fait pour être ainsi plongés dans les abîmes, au fond desquels le plus hardi des Archanges n'oserait s'aventurer, par crainte de ne pouvoir remonter à l'air pur de la Vie ?

     Réponse de l'Ange :

     Dieu est venu les chercher, leur ouvrant les portes d'En-Haut, mais les laissant libres de monter ! Il leur donna tous les moyens pour arriver aux Sommets... Et quels sont donc ces moyens ?

     C'est la Simplicité même, c'est le renoncement aux prérogatives de leurs enfers, c'est l'oubli de cet égoïsme qui prend, même à autrui, pour se satisfaire. c'est l'abandon de cet orgueil qui veut contraindre les autres à marcher sous son faux sceptre.

     C'est le désir pur des choses stables, vraies, bonnes, mais qui appartiennent seulement aux lieux des sommets où la Vie est libre et l'Horizon infini.

     Oui, bel Ange, oui!! je reconnais bien la beauté de la parole de Dieu ; au reste, pour qu'Il osât franchir cette zone et descendre en ces lieux d'horreurs, il fallait bien qu'Il fût un Dieu puissant.

     Mais ne vois-tu pas, bel Ange, que la nature même des hommes s'oppose à tout cela ? Et qu'il leur eût, peut-être, été plus facile de se forger des ailes d'airain, que de devenir des êtres de douceur? je vois que les Sisyphes modernes sont légion, tandis que les doux et humbles de coeur me semblent bien rares en ces lieux...

     L'Ange est parti, mais j'entends une voix me dire :
          Espère ! ! leur Dieu ne les a pas abandonnés et Il est tout puissant, et Il est tout amour.

............................................................................................................

     Pauvre poète, en descendant dans l'abîme infernal, les chocs violents avaient faussé ta lyre ; mais l'Harmoniste divin t'a redonné le ton. Accorde-la donc et fais-la vibrer, au risque de passer pour fou ! Ce sera préférable que de la souiller aux rythmes des saturnales humaines.
     Courage, ô petit poète, reprends ta lyre... accorde ton instrument sur celui de ton Chef, et joue ton air divin, et puis... va... va... va... et au bout on t'attend...
 


III. - PAROLES À L'AUBE
 


     Je dois tout d'abord vous dire que vous m'êtes chers, très chers, car il y a longtemps que je suis avec vous.

     Je ne suis pas trop mécontent de vous, mais il importe que vous compreniez bien ce que je vais exposer:

     Vous êtes comme un nouveau troupeau ou plutôt un troupeau nouvellement rassemblé par le « Chien du Berger », et si le Maître. m'en a confié la garde ce n'est pas pour le perdre, mais bien au contraire pour le guider et le conserver.

     Vous n'êtes pas encore ce que l'on nomme des élus, mais j'ai la ferme confiance que vous le devenez chaque jour. Si vous voulez arriver au « But » faites donc tous vos efforts pour pratiquer les enseignements que vous avez reçus. Mettez toute votre bonne volonté en oeuvre, pour être patients, bons, pleins d'attentions pour vos frères, quels qu'ils soient, et ayez confiance, c'est tout.

     Le Maître n'attend pas de vous des actes extraordinaires, mais seulement de la bonne volonté, un peu chaque jour.

     Allons, allons, ESPÉRANCE !...

     Quelques-uns sont venus ici demander la réussite,la guérison, le bonheur !... Mais c'est le Maître Lui-même qui détient tout cela et le bonheur n'est pas « de ce monde !... D'autres ont compris et il leur a été donné de porter une lourde croix durant ces temps, ils ont remercié d'avoir pu en supporter le poids... Ceux-là ont senti le Maître Jésus.

     Ce ne sont pas vos frères qui vous persécutent, mais l'ombre de votre vie qui vous attire la douleur.

     Parfois, lorsque je suis au milieu de toutes vos souffrances et vous voyant accablés, je me demande si je dois vous inciter à faire d'autres efforts que de supporter vos peines.

     Mais cette pitié apparente n'est que sensiblerie aux yeux du Ciel, et il m'a été montré que c'est par votre faute que vous souffrez, étant vous-mêmes les artisans de vos malheurs, mais pour porter remède à vos misères, il faut guérir le mal dans son principe, c'est pourquoi je semble accusateur à vos yeux, tout en étant votre avocat auprès du Maître.

          Si vous êtes trop paresseux, ... demandez du Courage.

          Si vous êtes trop jouisseurs, ... demandez la Continence.

          Si vous êtes trop égoïstes, trop orgueilleux,... demandez la Bonté.

     Priez avec votre négatif femme, afin que la polarité soit complète et l'action de la prière efficace.

     Ne demandez pas le repos mais ce qu'il faut pour lutter, pour payer vos dettes et être prêts.

     Ainsi que les grandes luttes, les plus petites même développent en nous le centre récepteur de notre entité réelle, et quand nous aurons atteint son plein épanouissement, alors seulement nous redeviendrons NOUS, tels que le Créateur nous a faits en principe. ( Prépare le chemin par lequel ton Maître doit venir ).

     Fais ton appartement large, spacieux, propre, afin que ton Maître y soit à l'aise.

     Il vous faut agir comme si c'était cette fois votre dernière journée, car vous ne savez l'Heure à laquelle le Père rappellera Ses enfants !... Vous ne serez jamais trop en avance...

     La plupart d'entre vous étaient « comme assis à l'ombre de la Mort » et je vous ai crié : Éveillez vous, car c'est l'Heure ... ».



IV. - LE CHOIX
 

          Que cherchez-vous ?...

     LE BONHEUR !!!... un petit endroit pour vous reposer et couler sans souci les jours qui vous restent à vivre !!!

     NON, NON, NON, ce n'est pas cela. Ce qu'il faut chercher., c'est la VOIE, le chemin qui mène à la délivrance des peines infernales que vous subissez ici-bas.

     Suivez donc la voie que le CHRIST a suivie Lui-même et abandonnez aux rapaces ce que vous semblez posséder. Peut-être un jour serez-vous sur le point de regretter cet acte ? Mais ce sera le cri que tout être pousse sur le pont de l'Abîme, à cette heure souvenez-vous que Jésus cria « ÉLIE, ÉLIE, lamma sabachthani », c'était pour nous qu'il poussait cet appel déchirant, afin que nous ne fussions pas perdus.

     LE MAÎTRE A PURIFIÉ LE PASSAGE.

 


V. - LA VOIE MYSTIQUE
 


     Un grand frisson parcourt l'être qui a réellement entrevu la Route que le Christ a tracée.

     Il n'y a guère que les soldats du Verbe qui puissent avoir le courage de marcher dans cette Voie. La décrire semble impossible, aussi n'en avons-nous pas la prétention, à peine peut-on en esquisser un faible aperçu, ce petit opuscule ne renferme donc que de simples notes explicatives, car, chacun devant faire ce Chemin avec son bagage personnel, c'est-à-dire ses facultés particulières et son type spécial, ne verra donc les événements qu'avec ses propres yeux, bien que le principe en soit le même pour tous.

     Vous boirez à la même coupe que Moi, a dit le Maître ; Il a dit aussi : « Satan vous a demandés à mon Père, mais ne craignez rien, j'ai prié pour vous. »



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     Quand le disciple comprend, il tremble comme son Maître au jardin des Oliviers mais qu'il ne craigne point, le Maître est là pour le soutenir.

     La terre à ses yeux commence à s'effacer, les joies humaines pour lui ne comptent plus. Il sent toute une armée de monstres qui obscurcissent ses yeux pour lui cacher son BUT.

     Le DOUTE, le premier se présente au disciple, l'incitant à retourner en arrière, puis vient à sa suite le NÉANT qui cherche, par son souffle glacé, à anéantir son élan. Après, il est assailli par les FUREURS SPIRITUELLES, qui le poussent à la Révolte ; la lutte est alors terrible car, étant en leur sphère, leurs insinuations lui semblent vraies. Ensuite viennent les FORCES DE LA NATURE, qui offrent au disciple le Fruit défendu, c'est à ce moment que la lutte va être définitive, Heureux à cette heure l'homme dont le coeur n'est plus orgueilleux, car si son But a été d'acquérir des pouvoirs, il est perdu... S'il résiste, le Ciel alors s'ouvre, et c'est fini, le voilà accepté au rang des Soldats du Maître.

     C'est là seulement que commence l'Apostolat.

     Lorsqu'un homme veut suivre la Voie du Christ et devenir son disciple, il se retire du monde, c'est-à-dire que, continuant de vivre toujours avec tous, il n'accepte que juste ce qui lui est nécessaire pour ne pas se singulariser; on conçoit dès lors les difficultés sans nombre qu'il devra surmonter.

     C'est le commencement des humiliations qui serviront à purifier en lui son orgueil, il perd alors sa place dans le monde ; il sait que les prérogatives attachées à sa famille, à son ambiance terrestre, ne lui appartiennent plus, et ne les acceptant pas, il passe aux yeux de tous pour un faible d'esprit, pour ce que le monde appelle ironiquement et communément un « illuminé ». ( Pourtant le véritable sens de l'« illumination » est la Lumière que l'Esprit octroie à qui lui a préparé la place en son coeur ).

     Le vrai disciple du Christ qui a reçu la Lumière ne voit plus les événements comme le commun des hommes, il ne croit plus à l'injustice ni au hasard, il voit les souffrances de ses frères sous un jour nouveau, il connaît des nécessités qu'il faut subir mais que chacun veut éviter, car en général on cherche le bonheur immédiat, tandis que chaque chose ne peut venir qu'en son temps et avec les moyens divers placés sur la Route, mais qu'on rejette presque toujours hélas !

     Donc, le disciple devra prêcher par l'exemple, se soumettre aux lois divines, pardonner toujours et aimer quand même jusqu'au sacrifice et quand, les pieds en sang, le coeur déchiré, il se sentira faiblir, Jésus, en qui il aura mis tout son espoir, sera sur la Route son suprême Consolateur.
 

VI. - LE VIEIL HOMME
 

     Il est dit de se dépouiller du « vieil homme » (3).

     L'homme est d'abord « entier », puis, par les exigences de sa position sociale, il se soumet aux manières du monde : pleure aux heures de tristesse, rit aux heures de joie, paraît docte dans certains cas, en somme Il se laisse aller aux diverses grimaces qui, appropriées aux circonstances, font de lui un être de parade. Il joue une continuelle comédie ! Il est par moment fier de lui-même, quand il a cru montrer son bon coeur (tristesse), son intelligence (hilarité, ironie satirique) ou sa science (jugement). Dans son for intérieur il n'en croit rien, l'esprit d'imitation (vieil homme), qui, peu à peu, se servant des circonstances et ayant su jouer son rôle, a été cru ; puis à un certain moment, il s'est substitué à l'homme réel et l'a presque totalement remplacé.

     O tristesse, tous, tous, tous à part les Génies, nous nous sommes vus jouant la comédie humaine.

     Pas de faiblesse, pas d'indulgence pour nous et surtout pour notre orgueil stupide, notre esprit d'imitation, notre « vieil homme » qui nous éloigne de Jésus.

     Plus de comédie, mais la VÉRITÉ qui est DIEU.

     Et alors, il nous importera peu d'avoir l'approbation ou la réprobation du monde, quand nous pourrons aimer et suivre JÉSUS.
 


VII. - LA CROIX. - LA DESTINÉE
LA TUNIQUE DE NESSUS
 


     Celui qui veut devenir réellement un « Homme », doit prendre l'entière responsabilité de ses actes, lesquels vont se modeler sur son caractère, ses aptitudes physiques et morales. Sous peine de lâcheté, il ne doit pas prendre prétexte de ce que font les autres hommes pour justifier ou excuser ses actions personnelles.

     Il est écrit « connais-toi toi-même ». Oui, nous naissons tous avec ce que les diverses religions ou philosophies ont désigné sous le nom de croix, destinée, karma, etc... et qui représente la tâche que nous avons à remplir.

     À cet effet, le Ciel nous a donné des facultés que, dans notre enfance, nous devons développer afin de jouer, le mieux possible, notre rôle, en son temps, sans oublier le dressage de l'homme naturel, (instinct) qui doit servir à l'âme de moyen docile de réalisation.

     L'âme va donc rencontrer cette personnalité éphémère qui est le moi humain, cette « Tunique de Nessus » dont parle la mythologie ; tous nos efforts ne peuvent parvenir à nous en défaire, un seul moyen est mis à notre disposition, c'est de l'utiliser pour l'oeuvre à accomplir. Cette « Tunique » c'est notre « croix », car elle est composée des essences même des quatre éléments auxquels nous sommes attachés.

     La croix, selon les anciens, représente le chiffre 4 et symbolise les quatre éléments (feu, eau, air, terre) dans lesquels l'âme humaine est incarnée. Notre croix a donc une vie particulière, qui correspond en forces d'attractivité et de mouvement au lieu où elle a été prise. Par la suite des temps et avec ses oeuvres, elle s'est fait une personnalité qui, bien que factice, n'en est pas moins une force avec laquelle l'âme humaine doit compter bien souvent.

     En définitive, c'est notre caractère, bon ou mauvais tour à tour, plus ou moins mal éduqué par la suite des siècles, car c'est toujours le même qui nous sert depuis le commencement des Temps et que nous conserverons jusqu'à ce que le Père nous rappelle à LUI.

     Eh bien, cette personnalité née des quatre éléments principaux du Lieu, c'est justement cette croix dont parle le Christ lorsqu'il dit « Celui qui m'aime prend sa croix et me suit ».

     Si vous avez le temps de réfléchir avec nous, je vous conseillerais d'ouvrir le Nouveau Testament et de voir la Voie qu'a suivie notre Maître.

     Si les soucis de la matière n'ont pas complètement voilé votre vision intérieure, vous apercevrez un Chemin nommé Calvaire, et au sommet la Croix, ancien objet d'infamie, devenue lumineuse parce qu'elle a supporté le DIEU D'AMOUR qui était sans tâche, mais qui se laissait supplicier pour ouvrir aux siens la Porte du Ciel, de la Liberté.

     Alors, en cette Heure, celui qui veut arriver au Verbe, sortir de la Tourmente, retourner à la Patrie, doit porter lui-même son caractère, sans le faire supporter à ses compagnons de misère, quel que soit le poids de cette croix douloureuse.

     C'est un genre de renoncement au moi inférieur, (d'une logique irréfutable) ; car on ne souffre pas tant de ce que les autres nous font, que de notre propre sensibilité qui correspond étroitement à notre EGO ou moi inférieur.

     Dans les temps primitifs du Christianisme, beaucoup ont cru qu'il fallait mortifier la chair par des supplices ! Aujourd'hui que nous avons un peu vieilli, nous comprenons que nous n'avons plus besoin d'inventer des supplices pour arriver au Maître, mais seulement de prendre librement notre propre croix et de la porter courageusement en faisant appel, dans les moments de faiblesse, à CELUI QUI NOUS A PROMIS ASSISTANCE. J'ajoute même que nous ne devons plus compter sur une future réincarnation, car nul ne sait le nombre qu'il en a déjà vécu et s'il n'a pas épuisé son cycle !

     Hâtons-nous donc de modifier notre caractère, faisceau des quatre éléments, et si nos compagnons de route nous aident dans cette besogne ardue en nous faisant souffrir sur les points les plus douloureux, regardons notre Maître : c'est quand Il a été crucifié, qu'il a dit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font ».

     Se plaindre et gémir sous le poids de « sa croix », c'est étaler ses défauts, seule cause de nos souffrances Ici-bas.

     Pourquoi le même événement survenant dans la vie de plusieurs individus, va-t-il les faire souffrir chacun de façon différente ?

     C'est que chacun en subissant et assimilant cet événement, va trouver l'occasion d'user les aspérités de son caractère et de travailler à son propre perfectionnement.

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     L'humanité a, elle aussi, son Karma, sa Croix.
 

     À certaines périodes de purification, tout souffre sur la Terre, il faut donc mettre courageusement l'épaule sous le petit morceau de la grande Croix méritée par notre race, et porter ce qui nous est dévolu par nos actes antérieurs.
 

     Il y en a qui n'ont rien fait de mal et qui souffrent pour nous aider... mais ils ne peuvent tout faire.


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     Le Temps vient où l'on verra les fils du Ciel, - sur Terre - trembler comme des feuilles secouées par le vent.
 

     Mais nous avons l'Espérance puisque le FILS a dit : « Ne craignez rien, j'ai prié pour vous ».
 

     Alors, chose inouïe, on verra des brebis du Troupeau (comme Simon le Cyrénéen) aider les fils de Dieu à porter les croix des hommes !!!
 

     Ne vous scandalisez point, car c'est l'épreuve dernière à laquelle sont conviés les élus.


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     LA SECONDE CROIX, c'est le Calice que les apôtres - disciples doivent boire.
 

     Il viendra une Époque où le Temps n'existera plus pour les retardataires... Alors... ah !... alors... vous, vous les vrais serviteurs de l'Abnégation, les serviteurs du Verbe !... vous vous verrez dans l'obligation de faire comme votre Maître, c'est-à-dire de vous charger, pour vos frères, des infirmités qu'ils ne peuvent plus porter, ayant trop attendu...
 

     Courage ! car IL est avec vous. ( Il est vrai que vous boirez à la Coupe que je dois boire...Évangile).
 

     Méfiez-vous du Passage... car il est terriblement dur à franchir, à tel point qu'un Dieu a proféré ces paroles : « Eli, Eli lamma sabachthani » !
 

     Que la somme de Foi soit en vous plus forte que la Douleur, que la Fausse Lumière, que le Doute enfin.

          Préparez-vous pour cette Heure ! Veillez et priez
 


VIII. - LA COMPRÉHENSION
 


     La compréhension est triple :
 

     D'abord le cerveau conçoit la chose, mais le coeur peut s'y refuser ; si le coeur l'accepte, il la comprend et l'admet, mais ce n'est pas tout, il y a encore le moi inférieur, alors quand ce dernier a, lui aussi, compris, accepté, puis réalisé, à ce moment seulement, nous sommes pénétrés de cette vérité.
 

     En principe, nous comprenons beaucoup de choses, mais en réalité nous profitons de bien peu.
 


IX. - ACTE VIVANT
 


     Un acte vivant est un acte sanctifié par la Grâce du Père et vécu avec Amour. Nul ne peut faire un acte vivant s'il n'a la Grâce du Père.

     Le premier but qu'entrevoit l'homme, malheureusement encore inférieur (égoïste, orgueilleux), c'est l'ambition de cet acte, l'orgueil, le profit à en retirer pour lui, (toujours ce vieux MOI), qui le fera ressortir aux yeux de ses semblables et même à ses propres yeux, (s'il est tiède, il verra cela d'un oeil indifférent et ne fera aucun effort).

     Que faut-il donc ?

     Voici : quand un homme a pensé et désiré une belle action (chose qui nécessite l'intervention du Ciel), il faut qu'il demande au nom de la Charité, au nom de la Lumière, la Grâce du Père pour la bien réaliser en tous points et dans tous ses effets.

     Si sa prière est écoutée et s'il est digne de cela, alors descendra en lui un rayon de Vie, qui est la grâce du Père et qui porte en lui le moyen vivant de faire un acte de VIE.

     Cet homme aura donc été le canal par lequel aura passé la volonté de Dieu, il sera par cela même redevenu l'Enfant de Dieu, de la Volonté du Père, et aussi l'ouvrier, puisqu'il aura réalisé et par conséquent Son serviteur. Tout ceci le relie à son Père par le Fils qui, en nous, s'est manifesté par le désir du Bien pour les autres (surtout dans le secret). et aussi par l'Esprit, qui l'a éclairé sur la découverte qu'il a faite, en percevant une bonne action à faire pour le Bien de ses frères.

     Et cette bonne action est dès son principe la Volonté de Dieu, parce que tout ce qui est Beau, Bon et Bien vient de LUI.


X. - LES HUMAINS
 





     Les humains sont irresponsables de leurs actes, mais ils sont responsables du désir qu'ils émettent en les accomplissant, soit en tirer profit pour soi-même, soit rendre service à ses frères ; les actions deviennent donc égoïstes ou charitables.

     Si ton coeur est pur, bon, que tes désirs viennent d'En-Haut, tous tes actes le seront aussi, même s'ils paraissent mauvais aux yeux des autres.

     Tu vois combien il est difficile d'apprécier et de juger ses frères, à peine peut-on comprendre comment et pourquoi on agit soi-même.

     L'élan égoïste ne va pas bien loin ni bien haut, car le MOI l'entrave et le rend lourd.

     Seul reste vivant l'élan d'AMOUR VRAI.

     Aie comme Principe (modèle) le Christ, et comme But, le bonheur de tes frères, et tu seras sauvé (Loi de Charité).

     Fais ce que tu voudras, pourvu que ce soit dans le but d'être utile à tes semblables ; mais pour ce faire, demande à Dieu, sans quoi tes efforts resteraient stériles, car, sache-le bien, tu ne peux rien par toi-même.

     Tu es un instrument qui sert :
          L'AMOUR OU LA HAINE
          DIEU OU L'ENFER
          TON ESPRIT OU TON CORPS.

     L'un est En-Haut, l'autre est En-Bas,
     Établis un équilibre et laisse diriger l'Esprit.
 
 


XI - BEAUCOUP D'APPELÉS,
MAIS PEU D'ÉLUS !...
 


     Toutes les graines ne germent pas, et toutes celles qui germent n'arrivent pas à former un arbre qui produise une souche de laquelle naîtra une oeuvre durable ; d'autre part, tout arbre ne reste pas vivant, l'un est coupé, l'autre brûlé, etc...

     Il en est de même des humains,,qui naissent, mais dont très peu arrivent au But suprême : pour qu'un homme parvienne à ce bat, il faut qu'il oeuvre dans le sens divin. Que cela soit visible ou non, il faut qu'il accomplisse une oeuvre, bonne ou mauvaise.

     Tu seras ce que tu auras conçu, désiré, réalisé...
     
          CONCEPTION           {Illumination de l'être par un Rayon
                                 {divin, qui lui révèle une Idée type.

           DÉSIR                 {Attachement à cette idée, organisa -
                                 {tion, élaboration du plan de cette idée.

          RÉALISATION          {Vitalisation et conversion de cette
                                {idée en actes sur le plan d'Ici-bas.
 

     Il se peut donc que des êtres n'ayant rien conçu, rien désiré, rien réalisé, soient, à la fin, envoyés dans le grand creuset de la Nature pour servir à une nouvelle création.

     Jésus est la VIE, a apporté l'AMOUR et a promis l'ESPRIT.
 


XII. - VANITAS VANITATEM...
 


     Les hommes (anciens révoltés) ont toujours cherché à défier le Ciel, - la mythologie l'explique, la Bible le confirme et tous les sages sont d'accord sur ce point.

     On tente sans cesse de reconstruire la « Tour de Babel » et qu'elle soit de matériaux solides ou simplement de théories, c'est analogiquement la même chose.

     En atteignant le « faîte » de la science humaine, on croit pouvoir tout connaître et tout expliquer, mais au-delà de ces « altitudes scientifiques » il y a une « grandeur spirituelle » qui a toujours dépassé les humains, les dépassera toujours et derrière laquelle est l'INFINI. Mais dans son orgueil l'homme dit : Si on pouvait surélever la montagne physique on verrait au-delà de celle qui nous cache la Vérité !! O hommes, pauvres Sisyphes, à mesure que vous arrivez au sommet, votre pierre s'effrite et roule en bas et vous voilà obligés de recommencer ! Pourquoi ne pas suivre le seul sentier qui mène à la Montagne derrière laquelle se trouve l'Infini ?...

     Vous avez peur quand vos pieds ne touchent plus la Terre, vous prenez le vertige lorsque vous sentez la matière vous échapper ! Alors ! c'est que vous n'êtes pas encore mûrs pour vous envoler, ou plutôt pour gravir le Sinaï intérieur qui, seul, conduit à la libération.

     Tous vos travaux sont stigmatisés comme ceux du Sisyphe de la mythologie et vous êtes condamnés à voir s'écrouler bien bas tous vos édifices, qu'ils soient matériels ou scientifiques.

     Tout ce qui est terre retourne à la terre, et vos sciences sont aussi vaines que les efforts de ce Sisyphe.

     Renoncez à la Terre si vous voulez le Ciel.

     Le plus grand obstacle pour le philosophe, le savant, c'est de croire qu'il peut « faire » quelque chose par lui-même. Une foule d'expériences auxquelles il se livre et qu'il réussit, semblent lui prouver sa puissance personnelle et pourtant dans ces oeuvres mêmes, il n'est que l'instrument par lequel opère la Force, car il n'est pas lui-même la Force, sans quoi il serait Dieu et pourrait tout.

     S'il sait demander l'aide de la Force, elle vient à lui et c'est pour cela que l'expérience réussit, lorsqu'elle est faite dans un but désintéressé, alors à ce moment, il est l'homme libre intégral.

     Dans les autres expériences, qui semblent le fruit de la propre volonté de cet homme, ce n'est pas sa volonté qui agit, mais la puissance de la Fatalité qui, influant sur son désir, le fait mouvoir selon le destin en se servant de lui comme instrument.

     Le MAL c'est la DÉSORBITATION :

          C'est marcher à l'encontre (à rebours),
          c'est faire les choses à l'envers, c'est veiller quand on doit dormir,
          c'est dormir quand on doit veiller,
          c'est manquer à son devoir envers son frère par crainte de lui déplaire.
          c'est aussi faire ce qui n'est pas de notre ressort,
          c'est rechercher l'excès,
          c'est vibrer à l'appel de la Révolte.

     En principe, le Mal c'est la mauvaise volonté à faire ce qui est sur notre route.

     Le Bien, c'est nous appliquer à faire la volonté de Dieu.

     Le Mal n'est que le contraire, l'envers du Bien.

     Si les créatures petites ou grandes avaient reconnu dès le début de leur vie et en leurs lieux et états, la sagesse du Père qui dirige et rectifie tout ce que Ses créatures ont désorganisé, le Mal c'est-à-dire l'erreur, n'aurait jamais existé.

     Mais le Père, dans Sa Sagesse, a voulu des enfants capables de comprendre toute la portée de leurs devoirs ; c'est pourquoi ils doivent se tromper avant de faire juste, et encore faut-il qu'après avoir vu les mauvais résultats produits par leurs erreurs, les hommes se soumettent aux lois de Dieu et fassent appel à Sa Sagesse, afin que tout rentre dans l'ordre.

     Quand le dernier des esprits infernaux aura compris l'inanité de son mauvais vouloir, reconnu la Sagesse du Père et fait appel à Sa Bonté, le mal n'existera plus.
 

          Ne fais pas la loi, mais obéis simplement.
 


XIII. - L'ESPRIT DE SOUMISSION
 


     J'ai à vous parler de l'esprit de soumission que tous nous devons opposer à l'esprit de révolte qui souffle en ce moment.

     Vous avez pu vous rendre compte qu'il ne se gêne pas pour vous séduire, il agit comme en pays conquis. Réellement si vous ne comprenez pas, c'est bien que vous ne le voudrez pas !!!

     Vous craignez pour vos droits, vos intérêts !...
Mais si vous avez mis tout votre dossier entre les mains de votre « AVOCAT », vous n'avez plus à vous en occuper.

     FAITES VOTRE DEVOIR DE VOTRE MIEUX. OBSERVEZ LES LOIS.
ET ATTENDEZ VOTRE TOUR.
 

XIV. - CHEMIN DE LA BONTÉ
 

     Il y a deux lois :

          1° - Celle des enfants du lieu (terre). 
          2° - Celle des enfants du Maître.

     La loi des enfants de la terre, c'est la loi de Moïse, justice.

     La loi des enfants du Maître, c'est la bonté.

     Avec la première, on peut garder et faire garder sa propriété. Avec la seconde, il faut donner tout ce qui est de ce Lieu, afin de n'avoir rien qui lui appartienne.

     Pour marcher dans cette voie, il faut penser aux autres avant soi-même et s'oublier peu à peu. Accepter ce qui nous arrive et en profiter pour bien remplir notre tâche. Regarder les événements généraux aussi bien que personnels comme des actes de Haute-justice et n'accuser pas plus son ennemi que son ami.

     Vouloir devenir « bon », ou entrer dans le chemin de la bonté, c'est :
          Renoncer à demander son droit à la justice des hommes,
          Ne pas menacer, se laisser accuser plutôt que d'accuser les autres,
          Se préparer à supporter, à pardonner tout, et à aimer QUAND MÊME.

     Enfin, attendre de la Providence seule, ce qui doit nous arriver.

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     C'est aussi :

          Le calomnié qui ne demande pas de réparation. Le créancier qui ne réclame pas son dû. Le malheureux qui attend son tour.

          Que ton ardent désir, guidé par le Rayon divin te rende, pour la VERTU D'AMOUR, endurant jusqu'à la mort.
 


XV. - PSYCHOLOGIE
 

     J'ai regardé et voici ce que j'ai vu :

          LA GRANDE FOIRE UNIVERSELLE,
          Marchands d'or (égoïsme).
          Marchands d'honneurs (orgueil).
          Marchands d'objets brillants (vanité).
          Marchands de plaisirs (la bête).
          Marchands d'esclaves (sinécures).
          Marchands de ciels (pharisiens modernes).
          Marchands de titres, parchemins, vieux bibelots, et toute la brocante inventée par les hommes dits de « Génie » !.....
 


XVI. - LE VEAU D'OR
 


     Voici venir le règne du Veau d'or !... La majeure partie de l'humanité lui court après, l'encense et l'adore : les artisans, les marchands, les paysans... tout le monde veut participer à ses faveurs, alors le flot monte, et peu à peu si rien ne l'arrête, il n'y aura bientôt plus sur la terre que des exploiteurs, des voleurs et des jouisseurs.

     Le Veau d'Or est debout, et tous ses élus hypnotisés par ses mirages, dansent la Ronde infernale des antiques sabbats.

     Le sang généreux coule, les âmes pleurent, le sang et l'eau sortent du coeur du Juste, et l'Injuste oublie tout pour ne penser qu'à lui, et jouir en se plaignant ; les démons le fouaillent jusque dans son délire, et ce dernier croit à la fois souffrir pour la bonne cause et jouir pour lui-même.

     Et la Folie agite ses grelots... voici que commence la Ronde et Satan conduit la Danse !!!...
 


XVII. - TENTATION
 


     Il est une tentation qui n'a pas grand air mais qui est en voie de faire des ravages incalculables dans les bases profondes de ceux qui s'y laissent prendre. Voici : Une occasion d'exploiter ses frères se présente à l'un de nous, à l'artisan, au paysan, au négociant, à l'industriel, au trafiquant, à l'artiste même! Alors... Pourquoi se jeter avidement sur cette « occasion » ? Pourquoi dire « Profitons, profitons, profitons », c'est synonyme de « Étranglons-nous les uns les autres... ».

     Après tout ceci qu'arrivera-t-il ? ? ?

     ATTENTION !!!

     Le vieux monde tremblera sur ses fondements, n'ayant plus de bases solides, c'est-à-dire réelles.

     On oublie, devant une décision à prendre, de marquer un temps d'arrêt pour entendre son âme.
 


XVIII. - LA SÉDUCTION
 


     Mes chers Amis, ne vous laissez pas séduire, car l'heure n'est pas seulement aux luttes de toutes sortes, mais aussi et surtout à la séduction !!! ......

     Si chez vous la chair hurle, domptez-la, abstenez-vous, s'il le faut ! Priez... et veillez sur vos désirs, car, ainsi que vous le savez, le coeur, siège des désirs, est le gouvernail de votre âme, et, vous vous trouverez bientôt où il vous aura dirigés !

     Bon Courage et espérez en Celui qui vous aime véritablement.

     L'heure est à la fraude, à l'exploitation, à l'enrichissement frauduleux et pervers, L'envie est mauvaise conseillère, elle mène au Mal irrémédiable...

     FEMMES PRENEZ GARDE A VOUS ..........

     HOMMES RESPECTEZ CE QUI EST À VOS FRÈRES, POUR NE PAS PERDRE VOTRE BIEN
.
 


XIX. - LES LAQUAIS DE LA MODE
 


     Certains hommes, de même que beaucoup de femmes, se croient obligés, soit dans les vêtements, soit dans les attitudes, à des manières appelées « chic ». Qu'est le soi-disant « chic » d'aujourd'hui, si ce n'est la copie des excentricités du passé ?

     Tout d'abord, c'est un pauvre désaxé, déséquilibré, qui lance une mode exagérée et, parce qu'il a la marque de l'or (Prince de ce Monde), les pauvres « moutons de Panurge », croyant être dans le « bon ton », suivent aveuglément, sans le moindre souci de la recherche du BEAU.

     Et allez donc, la mascarade passe, ridicule, grotesque, lamentable, et sa majesté Carnaval est fêtée en tous temps. La pauvre humanité court après la fortune, pour la convertir en grimaces

     La roue du Destin tourne, la caravane passe, mais un autre vient qui recommence la danse stupide, et le Malin rit dans l'ombre, se sentant le maître qui règle la farandole

     Pauvres marionnettes, esclaves, laquais de la « mode », tournez, tournez, grimacez au service de l'Envers du BEAU, du BIEN et du VRAI.

     Quand le rideau se lèvera, serez-vous debout?...

     Et toi « Homme - Femme », toi le « sage », pleure en voyant cela, mais ne t'attarde pas à regarder et surtout ne juge pas : le tourbillon magique te prendrait, toi aussi, tout impossible que cela te paraisse : LES HUMAINS SONT TOUS VULNÉRABLES.

     Tout doucement lève la tête, fais-la sortir de la fange, puis ensuite ton coeur et enfin ta force, ta vie ; alors, quand l'Heure sonnera, lorsque le Rideau se lèvera, tu seras debout et le limon de la Terre ne te retiendra plus.

XX. - LA COURSE A L'ABÎME
 


     Les démolisseurs sont venus et ont tout sapé famille, religion, autorité, etc., etc... La vertu, l'honnêteté, les croyances, et jusqu'à la fidélité des époux, tout a été ridiculisé, ébranlé.

     On ne croit plus en rien !

     Famille, religion, patrie, l'homme a ri de tout et a tout sali !...

     Le culte de l'argent seul est resté debout.

     Maintenant, on pleure sur tout.

     Et le temps viendra où l'argent lui-même sera foulé aux pieds (1).

     ALORS?...

     Prions donc pour que les bâtisseurs de la Cité de Dieu et de son CHRIST, viennent, car « l'Heure est terrible et malheur à celui qui ne sera pas prêt !

     Prions afin qu'il nous soit donné encore un peu de temps, pour qu'à l'HEURE FINALE nous ayons enfin mérité de VIVRE.



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* *
 

     Les Femmes d'aujourd'hui sont devenues « très fortes », elles apprécient, estiment et jugent les Hommes « à leur juste valeur ».

     Si nous voulons que nos billets, notre papier-monnaie ne perdent pas leur valeur, mettons-y un peu de bonté.

     Si nous ne valons rien, comment voulez-vous que notre monnaie, nos billets aient encore de la valeur ?

     C'est la clef de l'énigme des Temps que nous vivons.

     Les ouvriers en font autant vis-à-vis de leurs patrons !

     Les subordonnés vis-à-vis de leurs chefs !

     Les humains vis-à-vis de Dieu !

     C'est la Révolte ... et allez donc !

     Tourne Sabbat ! ...

     Regarder agir ses frères et les juger, ne sert de rien si ce n'est d'alourdir notre propre fardeau, il faut se mettre devant le « miroir », se regarder soi-même sans chercher à se mentir - et faire mieux.


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     Quand un peuple se livre à ses passions et devient orgiaque et sanguinaire, avide de jouir par tous les pores de son être, c'est qu'il approche de la Fin.

     Il accomplit l'évolution dernière, celle des sexes.

     Les forces de reproduction ayant leur heure comme les autres, à ce moment, celui qui n'a pas pris l'habitude de les dominer en devient le jouet car, de gré ou de force, il y est soumis.

     Mais celui qui a déjà passé là antérieurement, - comme il convient, - n'y repasse plus. La marée astrale monte, cherchant à le saisir, mais ne fait que l'effleurer. Il assiste, impuissant à la combattre, mais n'y est point mêlé.

     Cette Heure de rut est terrible, elle suscite des scènes horribles de folie et de meurtres, le cerveau de l'homme est affolé en voyant cela. Mais comme tout Ici-bas, cette Heure passe, et les élus montent.

     Les submergés et les noyés s'en vont en ces lieux infernaux que je ne décrirai pas.
 

XXI. - DÉCHÉANCE
 


     Ils étaient là en foule, qui se pressaient pour entrer dans l'asile où vont les inconscients, et quelques-uns parmi eux semblaient exagérer leur état, imitant par ce fait d'autres qui étaient plus déchus encore.

     Êtres vides, blasés, trous noirs, pâte molle prête à être refondue ! Gélatine gluante ! horreur !

     Oui, je le crois, être mauvais est encore préférable à cette mort vivante, car c'est le vide, c'est l'être qui a joui, qui s'est usé et a tari en lui les sources de la Vie éternelle ; il ne lui reste plus que la coque, loque traînante qui ne peut même plus vibrer aux passions.

     Gâtisme on nomme cela ! mais c'est la mort de l'âme ; les yeux de ces êtres sont creux, et derrière il n'y a plus rien.



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     Les passions sont les forces déréglées de la Nature qui s'assouvissent par le canal d'un être :

     N'ouvre pas l'écluse, sinon tu seras noyé.

     Ne les écoute pas car elles te dévoreront, en commençant par ce qu'il y a de meilleur en toi, forces vitales ensuite, Sources de la Vie en dernier lieu.

     Mais, par contre, toutes les fois que tu feras un acte de Bonté, tu généreras en toi une force qui harmonisera tes Principes et, de ce fait, ton corps qui les manifeste, en sera réorganisé.

     Le levain d'Amour fait lever toute la pâte.
 

XXII. - POURQUOI ?
 


     Quels sont ces êtres que le Ciel avait doués de grâce, de douceur, de bonté, et que l'on rencontre maintenant partout, suant le vice et exhalant les plus basses émanations?

     Pourquoi ces êtres sont-ils devenus ainsi ?

     Pourquoi la femme légitime, dont l'époux était à la guerre, a-t-elle oublié ses devoirs au point de tomber si bas dans la fange de la société?

     Pourquoi l'être qui semblait pur est-il devenu impur ?

     Pourquoi les marchands sont-ils si âpres au gain ?

     Pourquoi la jalousie est-elle si grande maintenant ?

     Pourquoi en cette Heure terrible, les hommes cherchent-ils à s'exploiter les uns les autres ?

     On dirait qu'un vent infernal souffle sur tout ce troupeau et que le Diable lui-même conduit la sarabande !

     Pourquoi Dieu permet-Il tout cela ?...

     Une voix intérieure répond : « C'est l'épreuve suprême, c'est le jugement sage et juste. Les humains vont en cette Heure avec ceux qui leur plaisent, ainsi ils seront jugés par leur propre choix. »

     Mais, s'ils savaient, pourtant, quels efforts ne feraient-ils pas pour arriver à mieux ?

     NON, NON, NON, car ils veulent rester sourds !...

     Barde, ta voix ne serait pas entendue ; ne pleure pas ainsi !...

     ATTENDS,ATTENDS,ATTENDS... ESPÈRE...



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     Ballottés sur l'Océan astral où roulent les flots de la Vie élémentaire, les humains, harcelés par les indigènes de ce Lieu, semblent en voie de perdition ; mais un Soleil divin, à travers les orages, envoie par intervalles, ses Rayons bienfaisants, et, le Maître de tout, qui ne veut pas la perte de Ses enfants, a placé sur cette mer houleuse, des rochers et des phares, qui sont comme autant de refuges pour ceux qui cherchent une autre Vie que celle où ils sont plongés : sur ces rochers, s'érigent des phares vivants fixes, Anges tutélaires bienfaisants ; mais aussi des Insinuateurs du sombre Doute, puis enfin, des Envoyés et des Évolués qui, tour à tour, encouragent et soutiennent les bonnes volontés.

     Que chacun aille selon l'Idéal de son coeur, et n'oublie pas le « port » où il doit aborder pour le Retour à la Patrie.


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     Nous ne serons que ce que nous pouvons être !....

     Un jour que j'avais devant moi, une grande assemblée d'hommes, l'idée me vint de leur donner des ailes, afin qu'ils puissent monter au Séjour du Bonheur (plus haut, c'est-à-dire vers le mieux).

     Alors, je les vis s'élevant... mais emportant avec eux, chacun son caractère, ses vertus et ses vices...

     Je réfléchis alors qu'En-Haut, ils agiraient comme Ici-Bas !

     Pour monter et planer dans les régions supérieures, il faut donc, non pas avoir de fortes ailes, mais un « bagage plus léger ».
 

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     Tous, nous nous plaignons de l'anxiété par laquelle nous passons et des « malheurs des temps » : tout souffre en ce moment et dans tous les plans de la Nature, depuis la pierre jusqu'à l'homme. La lutte est en tous lieux, en toutes conditions ; ne cherchons donc pas à fuir ces épreuves qui, comme le feu, purifieront notre âme.

     Mais elle est plus trompeuse que la guerre même, cette paix que nous désirions ?

     Malheur à ceux qui se laisseront charmer par elle, car Circé (la Nature) les séduira au point qu'ils n'auront de sens que pour satisfaire les bas instincts de leur nature - animale - humaine.

     Ils oublieront leur âme au point de devenir des animaux - raisonneurs. Ceux-là n'auront point part à la promesse du Maître.



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     Veillez, je vous le répète, afin de n'être jamais pris au dépourvu. Vous devez vous considérer comme des êtres de passage dans ce lieu de douleur qui est la Terre ; et l'heureux jour où plus rien en vous ne correspondra à ses supplices, à ses tourments purificateurs, vous aurez fini Ici-Bas.

     Comme je vous l'ai toujours dit et démontré, vous devez subir des épreuves purificatrices, et tout ce que vous passez, est terminé, mais à la condition de vouloir ne plus retomber dans les errements, causes de vos douleurs présentes. « Faites pénitence », ont dit les prophètes, c'est-à-dire ne vous laissez plus aller aux penchants de la chair ; mortifiez-la, ceci ne veut pas dire qu'il faille porter un cilice, mais bien ne pas donner à votre chair sa satisfaction entière dans ses désirs, lors même qu'ils seraient sans préjudice pour autrui. Abstenez-vous donc de temps en temps, l'hygiène même vous le recommande. Puis, tout cela se faisant et votre purification s'accomplissant, vous ne devez plus vous laisser aller à des plaintes, des gémissements, des récriminations... mais vous devez chercher à être utiles, dans l'accalmie de vos souffrances.

     AIMEZ, PARDONNEZ, DONNEZ.


     Toutes les réactions douloureuses que vous subissez, considérez-les comme justes et bonnes pour votre cause finale, et, GARDEZ-VOUS DU LEVAIN DE VOS ENNEMIS, afin de ne pas perpétuer sur la Terre cette vie infernale qui, après des périodes incubatoires précises, amène des cataclysmes de plus en plus terribles, à mesure que nous avons de plus en plus conscience du BIEN et du MAL.
 


XXIII. - LA PÉNITENCE. - L'OFFRANDE
 


     Aux temps des Hébreux, lorsqu'un malade avait recouvré la santé, lorsqu'un Israélite avait obtenu une faveur du Ciel, il se rendait au Temple pour y offrir un sacrifice en remerciement de la grâce obtenue. Voyez l'Évangile, le Christ ne recommande-t-Il pas cette pratique au paralytique de la piscine !

     De nos jours, les médecins ne nous interdisent-ils pas certains aliments, qui sont presque toujours ceux que nous préférons et dont nous avons abusé.

     Eh bien ! c'est là, la rançon due à la Nature, car l'argent donné au médecin n'est pas le paiement de la guérison, mais seulement la rémunération de son travail, de sa consultation.

     Et nous, que faisons-nous quand nous avons obtenu une faveur du Ciel ?... Rien, ou presque rien. Cependant le joug du Maître est léger, je dirais même trop léger.

     Il a toujours été dit qu'il faut remercier en esprit et en vérité, alors nous récitons quelques prières, et c'est tout !... je vous le répète quand on a obtenu une grâce, c'est sur l'autel de son coeur qu'il faut offrir un sacrifice à Dieu. Et, à ce sujet nous savons tous que le Christ a dit : « Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à Moi que vous le faites ».

     Il faut donc faire pénitence en se privant de quelque chose, non pour le garder afin de s'en servir plus tard, mais en faire profiter quelqu'un que nous n'aimons pas et qui en a besoin.

     C'est là, LA VÉRITÉ DU SACRIFICE DE REMERCIEMENT.

     Et si plusieurs d'entre nous, qui avaient déjà reçu, ne reçoivent plus comme la première fois, c'est qu'ils n'ont pas accompli l'offrande prescrite, qu'ils n'ont pas tenu la promesse faite.

     Hâtez-vous donc de réparer cet oubli. Voyez vous-même si cela est... Suivez votre Chemin... Nous nous disons « chrétiens » et voulons être considérés comme tels quand nous implorons la pitié du Ciel.

     Hélas ! que de fois nous aurions à rougir de nos agissements !



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     Pour obtenir les faveurs des dieux ou apaiser leur courroux, les païens offraient des victimes innocentes et sans tache (vierges, colombes, agneaux, taureaux, etc. ... ).

     Depuis le christianisme, ces holocaustes sont supprimés, nous n'avons plus la permission de faire payer par nos frères, nos fautes personnelles, nous n'avons pas davantage le droit d'immoler les animaux.

     Mais nous devrions imposer à notre animal - humain un sacrifice sans aucune tache d'égoïsme ou d'orgueil ; nous devrions immoler notre amour-propre, nos satisfactions, nos caprices, notre superflu, et, plus même...

     Nous nous servons de notre titre de « chrétiens » pour réclamer, et, c'est tout... Cependant avec ce titre, nous devrions faire plus et mieux.



XXIV. - LES GÉNIES
 

     Le « Génie véritable » est incompatible avec notre nature humaine.

     L'être génial, c'est-à-dire celui qui apporte une chose nouvelle en art, science, religion, philosophie, etc., etc.,... n'est jamais compris tout de suite (2). Il est très souvent dans certains états d'exaltation ou d'extase, qui semble ivresse ou folie aux yeux des autres humains : c'est la preuve qu'il est vraiment « Révélateur - génie ».

     Puis il se familiarise avec les vérités entrevues et va essayer de les traduire ; mais, à ce moment, tout semble lui manquer, rien n'existe encore pour manifester cette chose nouvelle, il faudra qu'il accepte de se servir des moyens de fortune placés par le ciel à la portée de sa main ; s'il n'a pas vaincu son orgueil il se butera et, se croyant grand, aura peur de paraître petit... alors, c'en est fini de lui, il se laissera aller au découragement et deviendra un déclassé. Ses gestes bizarres et sa vie ratée, serviront à montrer aux ambitieux qu'il faut avoir des ailes pour voler, sinon rester, avec les autres.

     Comme tout ce qui existe dans la Création, les Génies ont un sexe : ils sont mâles ou femelles, actifs ou réceptifs, projecteurs ou organisateurs d'idées.

     Le génie qui réalise est rare ; les idées lui arrivent en foule, mais il n'a pas le temps nécessaire pour les manifester, ce sont les génies femelles qui sont chargés de ce soin.

     D'une parole, d'un geste, d'un trait de plume ou d'un coup de pinceau, le génie positif, c'est-à-dire mâle, révèle une idée, ensuite la matrice ou génie négatif prend cette idée, la moule, la travaille, pour lui donner la forme d'adaptation à nos plans.

     Gardons-nous donc de juger, car le Néant n'existe pas, - il y a bien le repos, mais il n'est que pour la matière, et encore ! ! !...

     La Femme aspire à devenir un être complet, une espèce d'androgyne, heureusement pour elle que cela n'existe pas, sans quoi elle n'aurait plus sa raison d'être !... et serait un monstre ! ! !

     O, Sagesse quand donc viendras-tu orienter nos pensées et nos jugements ?
 


XXV. - COUP D'OEIL
 


     Il existe une grande différence entre les INTELLIGENTS et les SAVANTS.

     Je place les Intelligents les premiers, parce que l'intelligence est primordiale et, c'est en cherchant dans leurs oeuvres, que les hommes sont devenus savants.

     Les êtres doués d'une intelligence réelle, sont généralement peu actifs sur notre plan physique, car il ne faut pas confondre l'intelligence du Lieu, du Temps, avec la vraie Lumière, celle qui émane du Spiritus sanctus.

     L'intelligence est essentiellement libre et nul ne la contraindra jamais à suivre telle ou telle voie.

     Quand un homme, soi-disant d'esprit, va dans les mauvais lieux, afin d'en dépeindre les vices qui y grouillent, s'il paraît exulter en en montrant l'horreur, il faut se méfier car, la belle, la sublime Intelligence ne se prête pas à cette malsaine complicité, mais c'est sa caricature, la ruse, qui la remplace.

     L'homme qui trompe, ainsi que celui qui met à nu l'horreur pour s'en repaître et en nourrir les autres, ne sont pas des hommes intelligents, mais fourbes et rusés. Le Diable tente d'imiter Dieu, mais il ne peut que le singer.

     Viennent ensuite les savants qui, bien souvent, ne sont que des copistes, qui cherchent à utiliser pour leur profit une notion quelconque envoyée par la Lumière réelle. Ils l'érigent en dogmes et deviennent de ce fait, ennemis de l'intelligence et du libre examen. Semblables au visiteur d'un musée qui, se souvenant de l'emplacement des objets qu'il renferme, ne se demande pas si leur arrangement a pu en être modifié par le temps, ils se contentent d'affirmer à leurs semblables que les choses sont ainsi, et les paresseux, reculant devant l'effort de la recherche personnelle, acceptent leurs dires sans contrôle.

     On crée alors une fausse école ou une secte à laquelle tous devront se rallier sous peine d'anathème ou de ridicule.

     Quel sera alors le rôle des académies et des universités de tous ordres ?

     Garder la tradition, conserver et montrer les oeuvres du passé de la race.

     Parmi les membres de ces institutions, quelques-uns, en suivant bien ponctuellement les enseignements des novateurs d'autrefois, essayent de marcher vers un genre de progrès ; ils font bien, car ainsi ils développent un peu les rameaux de l'arbre ; d'autres, les plus hardis, tâchent d'en émonder certaines branches pour que cet arbre devienne plus gros et plus fort.

     Mais tout ceci sent le sépulcre !

     Les individus sans scrupule, imitent l'un et l'autre, selon les avantages du moment !

     La roue tourne ! 
     Les érudits discutent !
     La douleur étreint ! 
     Et les Sages pleurent !


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     Celui qui se contente de la science des autres, est semblable à une personne qui posséderait une horloge sans en avoir la clef. Ce serait pour elle un ornement inutile, mais rien de plus.

     Celui qui cherche, celui qui désire la Vérité, doit, avant tout, demander la Lumière intérieure, par la prière et la méditation, et ne rien croire avant d'avoir bien réfléchi, ni à ce qu'il a lu, ni à ce qu'il a vu ou entendu à l'extérieur.

     Les livres les mieux écrits, ceux même qui expriment le mieux les idées ne sont pas parfaits.

     Les langues ne font que balbutier des vérités.

     Tout ce qui arrive par les voies humaines est altéré et comme voilé.

     Si l'on réfléchit trop et si l'on ne demande pas à Dieu la Patience, l'Humilité, la Charité, il peut arriver que l'on ne croie plus à rien, qu'on s'arrête et qu'on ne fasse plus rien ! (Ceci dit pour le Raisonneur).
 

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     Les professeurs de philosophie enseignent aux uns la science (sagesse) des autres, mais eux ne sont pas obligés d'être des « sages ».



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     Les choses savantes et curieuses font souvent perdre de vue le Devoir, ce petit devoir simple de chaque jour, et ne donnent pas la patience et la bonté pour le réaliser.

     L'avancement spirituel ne se fait pas par de belles lectures, mais par des actes de Bonté.

     Celui qui écrit garde la responsabilité et le bénéfice de ce qu'il écrit.

     Celui qui lit profite du travail de son frère, mais n'a rien acquis s'il n'a pas agi.

     Pour trouver la Lumière qui est dans l'Évangile, il faut la désirer en toute sincérité, et avoir déjà essayé de vivre ce qu'on a compris, en mettant un peu d'amour vrai dans chacun de ses actes.


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     Les livres sacrés n'instruisent point...

     Ils sont seulement des questionnaires, auxquels l'homme doit répondre en lui-même et par ses actes.

     S'il s'y trouve quelques questions résolues, c'est pour encourager et mettre sur la Voie l'homme de bonne volonté.


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     Les « morts » se contentent de la forme (la lettre), les « vivants » ou ceux qui aspirent à la Vie, ont besoin du Pain de l'Esprit et personne ne peut L'avoir par autrui, philosophes, professeurs ou autres instructeurs !...

     Il faut soi-même l'acquérir, en réalisant dans ses actions, même les plus petites, l'enseignement de l'Évangile. (Ceci dit pour ceux qui ne sont pas nés de la chair).


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     Vous réclamez des « livres », vous voulez lire beaucoup pour votre avancement spirituel, dites-vous

     Mais avez-vous donc déjà vécu strictement ce que vous avez lu ou entendu? Êtes-vous donc des chrétiens parfaits? L'Évangile ne vous suffit-il plus ?

     J'ai grand peur que vos cerveaux se troublent à vouloir, par curiosité, connaître les façons de penser de plusieurs guides

     Si donc vous avez trouvé un « ami », gardez-vous de le perdre. Si vous en voulez plusieurs vous n'en aurez plus, car quel est celui qui peut suivre deux routes à la fois ?

     Si vous voulez arriver au But, suivez le chemin que vous avez entrepris, sinon vous serez semblables à des lièvres qui courent de tous côtés sans savoir où ils vont.

     Le Ciel a placé sur notre destinée une Route droite et des chemins de traverse. Il y a également plusieurs Routes droites, et dans ces routes, différents guides, mais qu'est-ce que cela peut vous faire? Sinon hésiter ; ne faites donc pas comme certains des premiers chrétiens, qui ne savaient s'ils suivaient Pierre ou Paul !

     Suivez la VOIE DE L'ÉVANGILE, et si votre guide ne satisfait plus à vos nécessités spirituelles ou autres, demandez-en un autre au Maître, mais n'en suivez pas plusieurs à la fois.

     Suivez la VOIE DE L'ÉVANGILE qui conduit au Maître, et alors c'est à LUI que vous demanderez et c'est de LUI et par LUI que vous recevrez.

     Soyez donc fixes et non semblables au « Fou du Tarot ».

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(1) C'est la course à la fortune.
(2) Il est écrit: les porcs crachent sur les perles et les foulent aux pieds.

XXVI. - LES OEUVRES DU PÈRE

SONT INSONDABLES...
 


     Suis ton chemin, ô homme de bonne volonté, et si tu rencontres des « fils de l'Abîme », laisse-les ; sache seulement qu'ils sont attirants comme le Vide !...

     Si tu te laisses prendre, le gouffre t'absorbera méfie-toi. En présence de l'un d'eux, il te semblera qu'en toi se produit un vide, une ivresse, une attirance, une torpeur, un tourbillon, et plus cet être paraîtra briller, plus tu sentiras tes facultés décroître et s'anéantir.

     L'heure en est là, prends garde à toi ! Que ton regard intérieur s'élève alors vers le Maître.

     Mais toi qui n'as pas peur, si tu veux connaître ces «fils de l'Abîme », cherche leur fond, leur base. Hélas ! tu n'en trouveras point, car en eux, il n'y a que chaos et néant.

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     Aux petits enfants on chante :

     « Elles font, font, font, les petites marionnettes, elles font, font, font, trois petits tours et puis s'en vont... »

     (Un chansonnier, dont j'ai oublié le nom, a refait, sur ce thème, une chanson pour les grands... parce que c'est l'Heure).
 

LUEURS SPIRITUELLES
 


     La Terre serait inhabitable pour les enfants du Ciel, si le Christ n'avait payé pour eux au Prince de ce Monde.

     Il y a les hommes et les fils des hommes

     Les hommes sont des créatures de Dieu et nés de sa Volonté. Ces enfants du Ciel sont appelés à régner avec leur Père, qui est le Principe de tout et que nous nommons DIEU. Pour ceux-là, le Père afin de se faire reconnaître, leur a envoyé le Rayonnement de Son Coeur : le VERBE, pour que LE reconnaissant et se ressouvenant ils LE suivent jusque dans les Lieux (états) où ils doivent parvenir. Chacun d'eux a en son coeur le désir de ce Lieu et ne peut être heureux avant de l'avoir atteint.

     Les fils des hommes sont de purs animaux, mais possèdent un reflet de la divinité, que l'homme leur a transmise. Le but qu'ils poursuivent et ne peuvent dépasser est de régner sur la Nature.

     « Et les fils de Dieu, trouvant les filles des hommes jolies, les prirent pour épouses, et il en naquit une race de Titans ». (C'est la continuation de l'involution).

     La femme qui avait sa fille malade dit au Maître : « Guéris-la moi, » et Il répondit : « le pain des enfants de Dieu est pour eux et non pour les chiens. » Elle répliqua : « Permets cependant que les chiens mangent les débris du pain des enfants de la Maison ». Le Maître, qui était bon et qui pouvait, lui guérit sa fille. (Évangile). Matt. XV.

     Je te le dis, ô mon frère, il en est parmi les humains qui ne sont point des hommes selon Adam, mais des êtres de la Nature...

     Ne les suis point, car ils n'ont pas les mêmes lois que nous qui ne sommes pas d'Ici-bas.

     Ce sont les gentils de l'Écriture, non selon la lettre, mais selon l'esprit.

     Mais garde-toi de juger, car on a fermé tes yeux pour que tu ne juges point et ne sois pas méchant.
 


XXVII - LES ENVOYÉS ET LES TROUPEAUX
 


     Sur terre il y a tout d'abord : les troupeaux des diverses races, avec leurs conducteurs officiels, puis des envoyés du Ciel qui vivent en marge, dans le bien comme dans le mal, saints, poètes, sages, artistes, thérapeutes et illuminés de tous ordres.

     Sous les bannières ou lumières de ces envoyés se rangent respectivement les divers troupeaux.

     Les envoyés de l'Éternel ou du Destin, accomplissent leurs diverses tâches, selon ce qui leur a été donné de faire.

     Leurs vies privées ne devraient jamais être connues des troupeaux, qui se prévalent de l'un ou de l'autre pour s'excuser de ce qui n'est pas conforme à la vérité de leur Chemin.

     Celui qui, pour agir, invoque l'exemple donné par un autre, est un lâche ou un fou : il devient un charlatan !

     Les conducteurs d'hommes ne marchent pas comme les troupeaux, car ils rencontrent les ronces du chemin qu'ils fraient., Il n'y a quelquefois pas à reculer, et, pour avancer, puisqu'il leur faut défricher, ils se servent de ce qu'ils trouvent.

     Arrière ! toi qui juges les Envoyés, car en ce faisant tu ne peux arriver à rien.
 


XXVIII. - LES VOIES
 


     Chacun, ou plutôt tout homme sincère, suit une voie qu'il a trouvée bonne. Il y est enthousiaste et parfois même son ardeur va jusqu'à faire des prosélytes.

     Mais ici-bas rien n'est définitif, et peu à peu en s'approchant du Maître (Vérité) on s'aperçoit que bien souvent dans le passé, alors qu'on avait cru servir Sa Cause, on l'avait desservie.

     Soyons donc prudents et attendons avant de jeter la pierre aux autres.

     A mon humble avis, chacun fait ce qu'il peut (oh pas toujours tout le possible !) mais comme Jésus l'a dit : « Ceux qui font mal ne savent ce qu'ils font ».

     Quand un être change d'appartement spirituel, qu'il prenne garde de ne pas s'égarer dans la « rue » qui sera sombre, et où l'on rencontrera des voleurs, des distractions et la solitude.
 


XXIX. - RELIGIONS
 


     Les religions ont été fondées dans un but humanitaire, vu l'ignorance profonde dans laquelle le peuple était plongé. Elles ont enrayé les débauches, mis un frein aux passions, tenu le monde en laisse. Oui ! ce fut un bien ; mais quelle cause servirent-elles, quand ces mêmes religions se repliant sur elles-mêmes répudièrent tout ce qui n'était pas orthodoxe ? Il n'y avait que les âmes, les cerveaux d'élite qui avançaient, les autres restaient dans l'ornière creusée par les dogmes.

     Loin de nous la pensée d'attaquer aussi peu que ce soit la religion catholique, non plus qu'aucune autre ; je vous dirais même qu'il est nécessaire que les grands actes de la vie, naissance, mariage, mort, soient marqués par le prêtre de la religion à laquelle on appartient, quelle qu'elle soit.

     Cependant vous reconnaîtrez que le moment n'est plus aux arguties des anciens Conciles. (L'Heure actuelle est tellement courte, que si vous compreniez vous demanderiez tous des luttes plus grandes, afin de rattraper un peu, s'il est possible, le temps perdu). Ce n'est pas attaquer une religion que de la dépouiller de tous ces rites compliqués, subtilités théologiques ou explications vaines dont on l'entoure et qui ne sont que des raisons humaines, imposées sous de multiples prétextes, promesses et même menaces.

     Certaines conceptions humaines font penser à certains spectacles forains : pourquoi montrer le soleil à travers des vitraux de différentes couleurs pour prouver qu'il existe et qu'il nous réchauffe ? Ce serait bien mieux ne pas en modifier ou en intercepter les rayons !

     Pourquoi expliquer Dieu et Le montrer chacun à sa façon et Le vouloir pour soi ? Ne vaudrait-il pas mieux ouvrir son coeur à Son Rayon d'Amour et vivre dans Sa Lumière !

     L'homme possède un corps visible, un coeur, siège du sentiment et enfin un cerveau, organe de la pensée ou intelligence. Si dans sa jeunesse, l'Homme doit développer ses facultés physiques, je crois qu'on doit aussi l'aider à faire croître le sentiment du Beau, du Bien et du Vrai, afin de le mettre sur une voie, qu'il suivra ou abandonnera plus tard, selon sa destinée : les éducateurs devront donc, non pas le saturer de raisonnements tout faits et récités par coeur, mais au contraire, lui apprendre à considérer les choses par lui-même, à juger et choisir librement.

     Il a été et il est encore de par le monde, des hommes sombres aux airs austères qui, sous prétexte de faire connaître Dieu et de Le faire aimer, ont parlé d'un justicier terrible, implacable et vengeur, mais c'est le Prince de ce monde qu'ils ont ainsi dépeint ! Tandis que Dieu, manifesté par le Verbe Jésus, est un Dieu d'Amour, de miséricorde et de pardon.

     Le Christ a dit : « Ne chargez point les autres de fardeaux que vous-mêmes ne pouvez porter. - Aimez-vous les uns les autres. Saluez même les païens. - Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. - Nul ne peut, mais Mon Père qui est aux Cieux peut tout, demandez-Lui ». je ne crois pas qu'Il ait dit de faire de nouvelles lois, de prier les faux-dieux, de trafiquer dans le Temple, de s'anathématiser et de se faire la guerre. Pourquoi dire : « Hors de chez nous pas de salut ». N'y a-t-il pas plusieurs demeures dans la Maison du Père? Ah ! si l'on disait : « Hors la charité, l'amour du prochain et sans l'aide de Dieu, pas de salut possible », peut-être cette doctrine se rapprocherait-elle davantage de celle du Maître. N'avez-vous pas honte de contrevenir à la loi divine, lorsque vous jugez que l'un d'entre vous n'est pas dans la Vérité ?

     Nous savons tous que le mot « religion » signifie « relier » ; or, beaucoup de personnes, sans mauvaise intention disent : « Moi, je ne pratique aucune religion, mais je crois simplement qu'il y a ou doit y avoir un Être suprême ! »... je vous fais remarquer que cela ne suffit pas. D'abord toutes les créatures qui sont dans les Cieux, dans les éléments, dans les abîmes, ainsi que tout ce qui existe dans tous les règnes, jusqu'aux pierres même, tout croit à un Créateur, un Chef ; donc, si des êtres inférieurs dans la chaîne de la Vie reconnaissent un Maître, et qu'ils suivent le cours normal de leurs diverses évolutions en gravitant autour de Lui, cela prouve une fois de plus qu'ils sont reliés à quelqu'un.

     Pour prêcher par l'exemple, pour accomplir un devoir, pour réaliser une importante condition de son existence Ici-bas, l'Homme devra donc être « relié » à son Chef, à son Dieu.

     L'Heure approche où les divers serviteurs des diverses demeures de la Maison du Père vont venir chercher les âmes de ceux qui ont leur marque, car les nombreuses sectes religieuses qui émanent du Christianisme, n'existent que par suite des diversités de types, de peuples qui, n'ayant pas tous la même intellectualité, ne peuvent logiquement se grouper autour d'un même rite, d'une seule et unique cérémonie, mais, ces diverses cérémonies ne sont que des figures schématiques de la Vérité, révélée par l'Amour universel.

     Que chacun aille donc à l'Église qui lui convient, qu'il prie à genoux, debout, peu importe, pourvu que l'attitude soit respectueuse ! n'est-ce pas le même Dieu, le même Père? Pensez-vous que l'Éternel fait attention à tous ces enfantillages ? Non, mais seulement à votre bonne volonté.

     Réfléchissez donc bien quelle est votre Marque et si elle correspond bien à votre Idéal intérieur et non extérieur. (Quant à ceux qui n'en ont pas, de plein droit le Diable devient leur chef).

     Pour les Fils du Ciel, souvenez-vous que vous n'êtes pas de ce Lieu, que vous appartenez à une race descendue dans les abîmes de la matière pour une raison mystérieuse, que votre vie ne doit pas être un scandale pour les êtres qui vous entourent mais, qu'au contraire vous devez agir comme si vous portiez en vous-mêmes le sceau du Dieu vivant, devant Lequel tout s'incline avec respect.

     Le vrai chrétien ne doit juger aucune créature de son Père, car Lui seul sait pourquoi Il les a créées et les divers buts qu'elles doivent atteindre, (rencontreriez-vous un démon que vous n'avez pas à le juger). La principale vertu du chrétien c'est l'Amour.

     Puis, vous souvenant de nos errements et de notre rachat au Prince de ce Lieu par le Verbe, le Christ Jésus, il sera donc tout à fait logique que vous vous « reliiez à LUI » et Le suiviez afin d'avoir Sa Marque pour retourner avec Lui et par Lui chez notre Père.

     Voilà donc le pourquoi de l'utilité des « religions ».


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     Le CHRIST-JÉSUS est le seul qui ait pu apporter dans notre ambiance le Principe éternel, qui nous avait été retiré lors de notre chute. Il était en DIEU et DIEU LUI-MÊME, de la nature humaine Il n'avait que l'enveloppe cosmique nécessaire à sa mission ; c'est donc Dieu Lui-même qui s'est manifesté à nous, et non une créature.

     Ceux qui disent ou diront qu'Il était un initié, un évolué, ne L'ont pas compris, et cette affirmation n'a lieu que par la suggestion de l'Adversaire ; il faut nous garder de ces doctrines, quoi qu'elles puissent nous paraître bonnes ou belles, car le Malin est plein de ruses et nous pleins de faiblesses.

     Notre rédemption ne peut nous venir que du Christ et par le CHRIST. Le Principe de la Vie éternelle que nous devons comme manger, c'est-à-dire duquel doit se sustenter notre entité spirituelle, ne peut venir que de Jésus-Christ.

     Si vous entendez dire que telle secte, telle science, tel homme donne la Vie, la Vérité, en dehors de Jésus, n'y croyez point, car c'est là précisément, que se trouvent la tentation et l'erreur.

     Les vrais serviteurs du Christ ne se glorifient jamais de ce qu'ils font ou de ce qu'ils donnent, sachant bien par expérience que toute sagesse, toute puissance, toute bonté vient du coeur du Père et que ce coeur ou Verbe n'est autre que notre Maître Jésus. N'a-t-Il pas dit « je suis la porte et ceux qui veulent passer ailleurs sont des voleurs et des larrons ».

     Donc, si vous entendez dire que quelqu'un s'est déclaré comme étant grand et puissant par lui-même, ou bien encore comme un ancien prophète ou un apôtre revenu sur terre, ne le croyez point, car avant tout, les vrais serviteurs sont humbles et s'il leur arrive d'être glorifiés par les hommes, ils n'ont jamais accepté aucun hommage pour eux-mêmes.

     Voyez l'attitude de saint Paul et de Barnabé à Lystre (Actes des Apôtres, XIV, 10 à 17), sauf le Christ, aucun, même des envoyés, n'a connu sa propre entité réelle et si par exception quelques-uns l'ont su, ils l'ont soigneusement voilé aux yeux des humains.

     Voyez Jean-Baptiste lorsqu'on lui demande s'il est Elie, prophète, etc... il ne le dit point, pourtant il connaissait sa mission ; il se contenta de répondre « je suis la voix qui crie dans le désert préparez-vous, faites pénitence », et il s'inclina humblement devant son MAÎTRE.

     En matière de religion, comme en tout le reste, les orgueilleux et les superbes sont des imposteurs ou des sots.



XXX. - LES BESOINS OU FAUSSES NÉCESSITÉS
 


     Beaucoup de gens disent qu'ils oeuvreraient s'ils avaient le moyen de le faire ! Mais ceci n'est qu'un prétexte dont on se sert pour se disculper.

     Or, depuis plusieurs siècles et en particulier le dernier, n'avons-nous pas à notre disposition une multitude d'objets de travail, de méditation, d'études et aussi des livres, qui nous ouvrent une infinité de champs d'action.

     Que faisons-nous de plus qu'autrefois ? RIEN sinon réclamer davantage pour moins faire soi-même. J'ai vu des objets très artistiques faits par des hommes qui n'avaient aucun outil de précision et étaient obligés de se servir d'instruments les plus rudimentaires. Par contre, j'ai vu des hommes ayant tout à leur disposition, laisser leurs travaux inachevés.

     De tout cela que conclure ? Ceci, c'est que l'être humain aspire au bonheur, mais il le voudrait immédiat ! Tandis que c'est justement le contraire.

     Si le prospecteur voulait jouir de la fortune avant d'avoir découvert et exploité le gisement ; si le cultivateur voulait récolter sa moisson avant qu'elle soit ensemencée et mûre, tout le monde les taxerait de folie ! Et pourtant nous agissons tous ainsi !

     Le besoin, la nécessité, n'est pas d'avoir telle ou telle chose mais bien d'oeuvrer suivant l'occasion qui se présente pour développer nos facultés ; plus nous rencontrons d'obstacles, dans notre tâche, plus nous avons besoin de faire appel à Dieu, dont le secours nous aide et nous reste acquis.

     Voilà le But : devenir riche avec ce que les autres rejettent, c'est-à-dire les difficultés, parce qu'elles nous développent en nous enrichissant.

     L'homme pourrait arriver à comprendre ce qui vient d'être dit, si la tentation n'était pas justement placée sur sa route, pour lui faire entrevoir les bonheurs illusoires que semblent posséder ses frères mais qui, en réalité, sont mis à leur disposition comme moyens d'action, desquels ils usent plus ou moins bien, pour servir à leur satisfaction personnelle ou à l'accomplissement de leur devoir.    

     Il y a des personnes qui gémissent de ne pas avoir des situations ou des occupations en rapport avec leur intelligence ! Mais c'est qu'elles ne comprennent pas la vie.

     Cependant des dictateurs romains furent d'humbles cultivateurs, et des Sages de la Grèce devinrent des domestiques et même des esclaves. je vous le répète, la Vie est un théâtre où l'on joue le rôle qui nous est assigné dans un Temps, et un autre rôle dans un autre Temps (1).

     L'important c'est de bien savoir remplir le rôle qui nous est assigné à ce moment : si vous n'avez jamais été serviteur, qui vous servira un jour ?

     Allons, allons comprenez-vous, les orgueilleux ?

     Mes amis, n'attendons pas d'avoir tout ce qu'il faut pour commencer, mettons-nous au travail de tout notre coeur et appliquons-nous à bien réussir ce qui nous est confié, pour le reste, Dieu y pourvoira.

     Bien que n'étant pas littérateur, j'ai cru de mon devoir d'écrire ces lignes, cela suffira à ma tâche si vous avez compris ; d'autre part, si j'étais chez vous et que vous ayez quelque objet hors d'usage, j'essaierais de le réparer pour vous faire plaisir, et cela ne m'honorerait ni ne me déshonorerait, car notre devoir est partout où nous pouvons être utile. N'est-ce pas encore une façon de communier avec nos frères que de partager avec eux ce que nous avons reçu du Ciel en art, science, habileté, etc., etc. ?

     Toutes nos grandes vertus, notre courage, notre endurance, etc... etc... ne sont rien devant le Père ; ce qu'Il attend de nous, c'est que nous déposions à Ses Pieds nos infernaux sceptres de révolte, que nous arrachions nos cornes infernales (volonté) et que, humblement, nous nous soumettions à ce qui nous arrive, en remplissant de notre mieux les devoirs que nous imposent les divers milieux où nous sommes placés.

     Ceci semble rien ou peu de chose, eh bien ! ce nous serait impossible sans le secours d'En-Haut.

     Le chevalier, le soldat qui a vaincu après avoir marché au milieu de tous les dangers, sans baisser sa noble tête, n'a pas satisfait à la loi du Christ. Il faut encore qu'il s'humilie devant lui-même, car l'orgueil ne peut retourner au Pays libre, il y sèmerait la discorde, la révolte.

     Ce n'est pas que le Père veuille nous humilier, non, mais c'est pour nous éviter une seconde chute et qu'en succombant une seconde fois, nous entraînions avec nous d'autres créatures célestes.

     Tout ici-bas est vanité, l'important n'est pas l'acte lui-même, mais le coeur que l'on met à le faire.

     O, Simplicité tu es trop belle pour être déjà comprise par nous !


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Si vous demandez la LUMIÈRE, que ce soit pour vous conduire, pour voir ce dont les autres ont besoin, sans jugement, sans curiosité, mais pour les aider.

Si vous demandez la BONTÉ, que ce soit pour pardonner, pour remettre en place ce qui ne l'est plus.

Si vous demandez la puissance de l'âme, grâce du Père ou VIE RÉELLE, que ce soit pour remplir vis à vis de ceux qui ont besoin, le rôle de Providence.

Tout cela selon vos divers types, vos différents moyens, selon ce que vous aurez compris vous-même et non selon les autres.

Il faut d'abord se bien renseigner, mais ensuite délibérer seul avec sa conscience.

1° - Comprendre son Devoir selon son lieu, son temps, ses aptitudes, enfin selon les nécessités qui sont sur notre Route.

2° - Sentir l'Harmonie divine et la désirer pour les lieux où nous passons.

3° - Réaliser, c'est-à-dire oeuvrer, non pour son bonheur personnel, mais pour accomplir la Loi de Vie et faire sur la Terre la Volonté de notre Père.

Agir ainsi c'est servir Dieu, faire oeuvre de Vie, c'est aider au développement de tous les êtres afin qu'ils atteignent leur But, car la plus infime des créatures a une Tâche.
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(1) Voir L. S., T. II Mystère du travail.


XXXI. - NOS ACTIONS
 


     Beaucoup de personnes croient qu'elles ont « bien ou mal agi », le général croit qu'il a gagné la bataille, le législateur qu'il a fait de bonnes lois, l'artiste qu'il a créé un genre, l'artisan qu'il s'est sacrifié au travail, etc., etc...

     Eh bien ! au risque de vous déplaire, mais servant la Vérité avant tout, je dis que personne n'a encore rien fait ! (à part le Christ et Sa Cour).

     Tout ce que nous nommons pompeusement nos oeuvres, ne sont, en vérité, qu'exercices de développement, essentiellement nécessaires à notre entité pour, un jour, nous révéler tel ou tel. Pourquoi se croire « bon » ou « brave » parce qu'on a accompli des actes qualifiés ainsi par notre pauvre humanité ? L'un a donné de ses écus, l'autre de son temps, quelques-uns aussi s'imaginent s'être sacrifiés pour une oeuvre ! ! Hélas ! il faut bien vous enlever ces charmantes petites illusions, car tout cela n'est qu'exercices, « entraînement », pour une Heure où nous aurons à oeuvrer réellement. Cette Heure sera décisive à jamais. Préparons-nous donc bien pour devenir un jour, ce que dans le plus haut et le plus pur de notre coeur spirituel, nous désirons être réellement.

     Il est temps de ne plus jouer à la petite guerre, à la parade, à la poupée, (quoique tout ceci nous arrache bien souvent des larmes) ce ne sont quand même que jeux d'enfants, à côté de ce que nous sommes appelés à réaliser un jour.

     Quittons ces attitudes qui ne révèlent aux sages qu'un orgueil naïf, quand il n'est pas stupide, et, que le Ciel aidant, nous redevenions des petits enfants humbles devant les oeuvres de notre Père, tant pis si Ses Desseins déjouent « nos chers petits projets », détruisent « nos châteaux de cartes ». Souvenons-nous que tout, même les désillusions, même les déboires, tout concourt à notre future réalité connue de Dieu seul.
 


XXXII. - COMÉDIE HUMAINE
 


     En jetant un regard sur la « Comédie humaine », je voyais d'anciens acteurs qui, ayant abandonné la scène, se trouvaient, désoeuvrés et comme dépaysés, au milieu de leurs camarades.

     Les uns avaient joué des rôles de rois, de reines, et ne trouvaient plus d'emplois, sinon de valets de chambre ou de soubrettes ; d'autres, qui n'avaient été précédemment que laquais, avaient à ce moment les premiers rôles ; ces derniers, encore mal habitués aux grandeurs de la scène, montraient des attitudes et des gestes emphatiques, tandis que les premiers, qui avaient conservé leurs allures anciennes, gardaient des airs hautains, dans des emplois inférieurs.

     Mais je vis, à ma grande surprise, un être qui avait joué tous les rôles, s'appliquer à incarner le plus humble, que le « Régisseur » lui avait confié ; je compris que celui-ci seulement était vraiment artiste.

     Il est écrit : « Le plus grand sera le serviteur de l'esclave de l'autre. » (Évangile).
 


XXXIII. - EXISTER, C'EST AGIR
 


     Nul n'existe qui n'a déjà agi ; un philosophe a dit : «je pense, donc je suis ». NON, ce n'est pas suffisant !

     Nous ne sommes que des vibrions sans nom, sans personnalité, tant que nous n'avons pas oeuvré. C'est pourquoi l'homme étudie, sans s'en douter, pour oeuvrer un jour, par la Grâce de Dieu ou par la Puissance des Enfers.

     Appliquons-nous donc afin d'être prêts pour le Jour et l'Heure où le Père décrétera le Temps révolu pour nous de recevoir un baptême et un nom.

     Manger, boire, dormir, chanter, écrire des livres, fabriquer, vendre des objets, faire des inventions, etc..., etc... n'est pas agir, c'est copier la Nature.

     Mais ce qui nous est demandé pour le moment, c'est de bien nous appliquer aux diverses besognes qui nous sont échues ; cette gymnastique nous prépare pour notre Heure, et cela selon l'ardeur que nous y mettons, et l'esprit de dévouement que nous demandons chaque jour à Dieu.

     Il n'y aura de vivant et de vrai que ce qui aura vécu d'AMOUR.
 

XXXIV. - L'ANGE ET LA BÊTE
 


     Comme vous le savez, nous avons en nous deux êtres : l'ANGE et la BÊTE. Notre tâche est donc de soumettre la bête (corps) à l'ange (âme).

     Dans la sagesse antique, ceci était démontré par la fable de Bellérophon ; les Arabes disent que le corps est le cheval de l'âme, et enfin le CHRIST a dit à notre race qu'il fallait se dépouiller du vieil homme.

     Mais s'il y a deux êtres en nous, il y a nécessairement deux foyers de désirs à tendances contraires, ces centres se nomment coeurs. Il va donc falloir que l'un ou l'autre dirige notre être, c'est pourquoi nous sommes incités, en ce moment qui est décisif, à mettre le pied sur la bête ou sur l'ange, sur le coeur d'En-bas, ou sur le coeur d'En-haut.

     Il est donc bien compris que selon notre choix, nous serons conduits vers le lieu qui lui correspond. Il ne faut pas être brutal même envers soi-même, mais, néanmoins, il faut une certaine énergie pour arriver à l'un ou l'autre but.

     Pour parvenir à l'Esprit, il faut renoncer à tous les bénéfices physiques de nos actes.

     Pour arriver « En-bas », il faut renoncer à tous ce qui est Bon, Beau et Vrai.

     Hâtons-nous donc de choisir, car les indécis et les tièdes seront comme écartelés au jour de la lutte dernière.

     Ceux qui sacrifient à la Bête, ce sont ceux qui oubliant la Cause des causes et leur propre principe, ont tourné leurs regards vers la matière qui, en ce moment, est travaillée parce qu'elle doit laisser échapper les esprits-âmes divins qu'elle retient enchaînés depuis la Chute. De par la Puissance du Christ, les hommes-divins en s'en allant, garderont pouvoir sur cette Nature, mais son Chef, notre adversaire, ne veut pas perdre ses anciennes prérogatives, aussi afin de garder sa puissance, fait-il et fera-t-il des efforts désespérés, pour séduire à nouveau ceux qu'il retient encore.

     Mais tout ceci est prévu et il ne pourra aller à l'encontre des arrêts de Dieu. Cependant, malheur aux hommes qui auront donné leurs pouvoirs à la Bête, qui auront accompli les rites de sa religion en se laissant séduire par la Nature, ils s'en iront avec la Bête et son Chef dans les abîmes extérieurs où, d'après les Écritures, ils doivent être précipités

     Avant cela, il doit y avoir la grande et dernière Lutte dans laquelle chacun doit s'affirmer pour l'un ou l'autre côté.

     Si donc votre corps vous entraîne à la chute, diminuez de sa force passionnelle en le faisant jeûner car s'il vous commande déjà, Vous ne pourrez lui résister au jour de la Lutte, puisque l'Adversaire donnera à la Bête-humaine un grand pouvoir pour séduire ceux qui lui sont attachés et soumis.

     Que ceux qui aiment la Vérité se préparent : fasse le Ciel que les jouisseurs puissent encore faire pénitence.

     La pénitence n'est faite que pour dompter la Bête dans laquelle notre âme est comme enfermée, elle ne profite qu'à nous-même afin que notre corps ne nous entraîne pas à la chute.

     Ceux qui disent que la pénitence est faite pour être agréable à Dieu sont dans l'erreur, ils ont oublié que notre Père est bon, qu'Il ne veut pas notre peine, mais des enfants qui viennent à Lui librement.


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     La VÉRITABLE PUISSANCE qui réside seulement en Dieu ne nécessite pas la contrainte, le despotisme, comme le pensent souvent les pauvres humains ! C'est pourquoi l'Éternel, en qui résident la Prescience, l'Harmonie et la Puissance, laisse s'agiter toutes ses créatures, lesquelles s'essayent à jouer aux petits dieux en faisant bien souvent les diables... jusqu'à ce que tous ses enfants aient enfin réveillé en eux toutes les potentialités de la Vie dans un sens ou dans l'autre : car, ayant été créés libres, ils doivent librement aller vers un but.

     Alors, lorsqu'une race ou famille spirituelle a fini son Temps, lorsque l'Esprit qui en anime les membres en a fait vibrer toutes les facultés, le jugement arrive : mais c'est librement qu'elle aura choisi la Révolte et son Chef, ou la Soumission et Jésus.

     De partout sonne la « trompette » de la Révolte : ATTENTION ! car nos pauvres « oreilles » entendent bien mieux cette voix que celle de l'Ange dit Seigneur qui nous dit : soumettez-vous à ce qui vous arrive, car c'est justement ce qui vous est nécessaire pour atteindre le But.

     Je vous ai expliqué bien des fois que la vie d'Ici-bas n'est qu'un apprentissage, les exercices qu'elle comporte et que nous prenons bien souvent pour de grandes choses, ne sont en réalité que les moyens de développement de nos facultés immortelles.

     Tous nos travaux crouleront et s'en iront en fumée : à la fin il ne restera que les mobiles qui nous auront fait agir.


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     Vous me demandez une explication relative au LIBRE-ARBITRE ?

     Non, ce n'est pas sur ces mots que nous allons jeter un coup d'oeil, nous sommes si petits à côté de tous les grands qui ont abordé ce sujet, mais nous essayerons de comprendre qu'il nous est laissé la liberté de faire mal ou bien tel ou tel acte imposé par notre destinée, ou par tout ce qui nous dépasse ; oui, nous sommes libres de choisir entre la révolte et la soumission, l'égoïsme ou l'amour.

     Nous ne choisissons pas notre destinée, nous la subissons, mais Dieu nous laisse la liberté de choisir le principe de nos actes, la preuve de cette liberté c'est la lutte intérieure qui, si souvent, se livre en nous.

     C'est trois fois notre faute si nous sommes devenus esclaves de nos passions et de tout le mal que nous avons désiré et vécu.

     Dieu a créé des êtres libres qui, librement, doivent revenir à LUI, que ceux qui entendent comprennent, car le Père n'oblige personne.


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     Le vrai But de la vie c'est de devenir doux et humble de coeur.

     Confiance, espoir, mais humilions-nous si nous ne voulons pas être humiliés !

     Les « enfants prodigues » ce sont les Titans redevenus des petits enfants repentants, humbles et soumis.
 


XXXV. - LES DEUX MARQUES
 


     Je vous ai signalé maintes fois que nous aillions recevoir une MARQUE soit divine, soit infernale, souvenez-vous que cette oeuvre est commencée et que cette marque se voit déjà sur certains visages.

     Les divers anges d'En-haut, et aussi ceux d'En-bas, sont à l'oeuvre. Vous êtes libres de choisir, mais nul ne peut y échapper.

     D'ici quelque temps, vous serez si étonnés de voir des êtres ayant tant de bonté envers toutes les créatures, que vous vous demanderez d'où leur vient cette vertu, et vous en verrez d'autres se révoltant contre tout ce qui existe et ayant une attitude à faire peur.

     Ce sont là les deux Marques : ATTENTION, GARDEZ-VOUS DE JUGER, car c'est d'après votre propre jugement porté sur vos frères, que vous serez jugés vous-mêmes. je vous montre ces choses non pour vous induire en tentation, mais au contraire pour vous mettre en garde contre vous-mêmes. Donc regardons en nous dans le fond de notre coeur afin d'y faire le nettoyage s'il y a lieu ; je vous l'affirme, pas un de nous ne peut se flatter d'être sans égoïsme, sans orgueil, sans défauts, car sa présence Ici-bas serait inutile (même les serviteurs du Maître en ont accepté afin de pouvoir être utiles). Chacun de nous a donc un ou plusieurs défauts à combattre, et, pour le reconnaître, il suffit de regarder ce que nous reprochons le plus à ceux qui nous entourent, ce qui, en eux, nous fait le plus souffrir, c'est là exactement ce qui correspond à nous, à nos défauts.

     Les MARQUES sont libres, mais si vous êtes trouvés à droite, vous ne recevrez pas la Marque de gauche, et réciproquement...

     ALLEZ DONC OÙ IL VOUS PLAÎT...

     Il est bon de préciser cette question capitale qui intéresse toute l'humanité :

     A force de suivre la « route du devenir » nous nous trouvons, en cette Heure, en face d'un gigantesque point d'interrogation.

     Où voulez-vous aller? Que voulez-vous être? Reconnaissez-vous un Maître ? Quel est-il ?

     Il faut absolument que d'ici peu de temps, nous ayons fixé notre choix : Si vous allez au Bien, faites le Bien,

     Si vous allez au mal, faites le Mal.

     Et cela selon vos aptitudes, vos milieux, vos moyens...

     Mais, me direz-vous, que deviendront ceux qui ne sont pas avertis? Ne craignez rien, la Voix de l'Ange se fait entendre, soit dans le recueillement, soit par la voix de la conscience, à tous ceux qui sont attentifs.

     Et ceux qui ne choisiront point? Ils se trouveront ou plutôt iront du côté du Prince de ce monde, attendu qu'ils auront toujours sacrifié leur conscience à ce dernier.

     Vous êtes avertis, allez donc chacun en votre lieu, en suivant la route que vous aurez préférée et que vous préférez encore.

     Vous ne direz pas je ne savais pas, car je rendrai témoignage !

     Qu'importe celui qui vous le dit, si ce qu'il vous dit est bien.

     Hâtez-vous et ne vous lamentez plus !...


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     L'HEURE approche... oui l'Heure vient où tout sera consommé !

     C'est l'heure de la séparation de l'ivraie d'avec le froment.

     Tout ce qui a eu vie sous notre Soleil depuis le commencement passera au crible.

     Ceux de droite iront comme d'eux-mêmes à droite,

     Ceux de gauche iront comme d'eux-mêmes à gauche.

     Et chacun au bout y trouvera son Maître. Heureux, à ce moment, celui qui aura choisi le BON. Mais le choix ne se fait pas seulement en fixant son désir, il faut encore faire le chemin qui mène au lieu ou état choisi :

     La Soumission dans les épreuves purificatrices de la vie, mène au Christ (cette voie c'est la crucifixion de la chair et de la volonté d'En-bas).

     La Révolte, en petit comme en grand, mène au point où se trouve son principe, mais elle conduit aussi vers le premier qui a agi ainsi, c'est-à-dire le Prince des Révoltés.

     Comme dans les initiations antiques, où deux coupes étaient offertes au néophyte, deux voies sont toujours devant l'Humanité, et pour chaque acte il y a toujours deux façons de l'accomplir; deux principes à notre décision, deux buts qui s'offrent à notre choix.

     Deux voies sont ouvertes devant nous, et cela correspond au jugement ; pourquoi préférons-nous l'une à l'autre? Ce sera la somme acquise en Bien ou en Mal qui nous y prédisposera, qui fera pencher la balance, hâtons-nous donc vers notre But. Les uns vers l'abnégation de soi-même, vers Jésus et son Évangile de Pardon et d'Amour, les autres vers le Sabbat des jouissances égoïstes, les délices enivrantes de la Terre, le Veau d'or et le Prince de ce Monde.

     Bien malheureux ceux qui riront !!! mais comme l'Heure est là, leurs rires resteront figés sur leur face animale en un rictus effrayant.

     Que ceux qui entendent comprennent et agissent selon leur sens car le Père n'oblige personne.

     Si cette Heure dure encore c'est qu'il a été demandé qu'elle soit prolongée, afin que ceux qui n'avaient pas encore oeuvré puissent le faire, et pour permettre à ceux qui n'avaient encore rien fait de se mettre à l'oeuvre.

     Hâtez-vous donc, car vous ne vous souvenez plus de ce que vous avez fait dans le passé, et vous ne savez pas si c'est votre dernière journée.

     Le Diable va essayer de tout brouiller, car c'est là son rôle : beaucoup qui jouissent égoïstement de leurs biens en faisant des simulacres de pitié et de piété se croiront dans la Vérité, parce que leurs yeux se sont fermés aux misères des autres, leur coeur s'est refusé au pardon, la loi de Jésus n'a été pour eux que lettre morte, ils n'ont pas voulu être solidaires de ceux qui souffrent. Du bout des doigts et comme avec dégoût et ostentation, ils ont donné l'aumône et ont paru faire le bien.

     Parmi ceux-ci il y en a de riches et de pauvres, car, tour à tour, vous avez tous passé par le Haut et le Bas, afin que l'on puisse vous voir à l'oeuvre.

     Jouez, chantez, écrivez, parlez, étudiez, oeuvrez, semez, récoltez, bâtissez... faites toutes choses selon vos conditions, comme si vous vouliez faire plaisir à tous ceux qui bénéficieront de vos oeuvres, priez le Seigneur de les bénir afin qu'elles leur fassent du bien de toutes façons, et, ne vous inquiétez plus du reste.

     Ceux qui trembleront, ceux qui auront peur, en entendant cela, ce sont les timides et les incapables, ils n'ont point de confiance en la bonté de Dieu car eux, ils n'ont aucune bonté pour leurs frères. (Elles dérivent l'une de l'autre).

     Ceux qui souriront à cet avertissement, sont ceux dont l'être est plein des choses de ce monde, leurs yeux sont fermés au Ciel.

     Ceux qui grinceront des dents en écoutant cela, sont ceux qui, déjà, ont leur âme dans la géhenne.

     Faites donc tous de grands efforts sans vous lamenter, sans rire et sans grincer ni vous décourager, car le Père est infiniment Bon, et si vous mettez de la bonne volonté, Il aura pitié des « pauvres selon le Ciel ».
 

XXXVI. - DÉVELOPPEMENT DE L'ÊTRE HUMAIN
 


     L'être humain (comme je vous l'ai expliqué bien des fois) est composé de trois centres, il est comme une image de Dieu, mais en négatif ou réceptif seulement.

     Ce triple tabernacle a été donné à l'homme pour lui permettre de recevoir, à mesure qu'il en a besoin, le triple Rayon de Dieu son Père ; ce triple courant pénètre son triple centre de réceptivité, ensuite l'âme de l'homme s'en sert pour oeuvrer selon les lois qui régissent les principes (monde divin) c'est là ce qu'on appelle faire la volonté du Père. Quant à l'adoration proprement dite, elle est toute intérieure, mais elle doit aussi se manifester extérieurement par des actes.

     Aidez au développement des créatures que vous rencontrez, c'est là l'adoration vraie, sans juger ni ces êtres ni leurs oeuvres, vous disant simplement . « si mon Père les laisse vivre et agir ainsi, Il est aussi leur Créateur et pourrait les arrêter, les pousser, etc., etc., donc, s'Il ne le fait pas c'est sans doute qu'il veut que ce soit ainsi et par conséquent, c'est bien, car de Lui, nous ne pouvons attendre que la Vérité, le Bien, l'Ordre, et si cela nous paraît le contraire, c'est que nous ne comprenons pas, donc, inclinons-nous ».

     Le laboureur sait que le blé qu'il sème pourrit avant de lever et de produire son grain, mais avec sagesse, il attend que la moisson mûrisse pour juger de la récolte.

     Faisons donc ainsi, laissons tout croître et même aidons tout être à se développer, et attendons l'heure.

     Aider à la « culture des fleurs du jardin du Père » c'est donner à chacun, jusqu'à satiété, de l'Amour, de la Bonté ; quand cet être en sera saturé, cet Amour débordera sur lui et il deviendra bon, car il sera nourri de Bonté, inondé d'Amour. (Il faut bien donner à la terre autant d'eau qu'elle en peut absorber pour que le travail de la germination se fasse et que la récolte soit belle).

     Il est très important de faire bien les plus petites choses.

     Vous savez déjà que nous sommes comme un microcosme dans le macrocosme, et que si dans l'être humain, toute la Création est représentée, c'est précisément parce que nous sommes les rois de cette création, ou plutôt que nous devons atteindre à ce But.

     Si nous sommes de bons princes dans nos États, qui sont en « défrichement » nous devrons donc nous occuper de tout ce qui constitue notre domaine et ne dédaigner qui ni quoi que ce soit.

     Chaque journée humaine est marquée d'une tâche particulière. Nous sommes comme en reconnaissance, en visite dans nos états, et si nous y rencontrons des discordes, des haines, des antipathies, des passions, des orgueils, des révoltes, etc., notre devoir est de faire rentrer dans l'ordre tout cela, par la Puissance du Sceptre que le Christ nous a donné et qui s'appelle AMOUR.

     Faisons des efforts pour bien comprendre, car rien au monde n'est plus intéressant pour nous.

     N'oublions pas que nous sommes (seulement) en chemin de conquête et que chaque jour et même chaque heure, peut et doit nous conquérir quelques parcelles de notre futur royaume.

     Mais voilà la difficulté :

     Notre centre de réceptivité, de perceptivité à ce sujet, se trouve d'être justement notre coeur, de là les douleurs que nous éprouvons et que nous supposons venir des défauts de ceux qui nous entourent.

     Le premier des exercices consiste à essayer de supporter ses frères sans les juger.

     Le deuxième à leur être utile.

     Enfin troisièmement, à leur être agréable en les aimant comme Jésus nous a aimés.

     La Voie qui mène à notre But, au Pays de la Vie, semble folie aux hommes affairés, à ceux qui ont mis en jeu toutes leurs facultés pour satisfaire le « soma », le corps. Et pourtant c'est la seule et unique voie qui puisse nous sortir de ce labyrinthe où nous errons depuis nombre de siècles.

     Jésus a ouvert une petite porte très étroite, tâchons d'y passer ou continuons de tourner jusqu'à l'effondrement de la chair, après, après... vous verrez bien...

     Il existe une « usine » où l'on refond les vieux matériaux qui ne sont plus utiles à rien... Il en sera reparlé...
 

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     L'homme est comparable au végétal, son développement se fait dans le même sens : voyez un arbre, s'il est planté dans un mauvais terrain, il va, par ses racines emprunter ailleurs sa nourriture, ainsi font les hommes.

     Tous nous avons besoin d'être alimentés ; tous nous avons des appétences plus ou moins bizarres selon nos types.

     Pendant que nous nous formons dans le sein de notre Mère - Nature, ou plutôt que se forme notre entité terrestre, nous sommes comme des voleurs gloutons, qui prennent çà et là ce qui nous semble bon.

     Puis nous cherchons l'amitié ou plutôt les caresses, et une fois rassasiés, nous empruntons encore ailleurs pour nos appétits plus élevés, jusqu'à ce qu'enfin nous arrivions à demander à Dieu Lui-Même de nous assouvir.

     C'est alors que le JARDINIER CÉLESTE nous envoie la ROSÉE BIENFAISANTE et DIVINE qui fait se développer notre âme, laquelle est appelée à maîtriser notre corps pour la lutte dernière, celle à laquelle nous sommes tous assignés, dans la Grande Vallée mystique de Josaphat !

     O Homme, garde bien ta Femme et prépare-la à ce grand jour, car ne pourront prendre part à cette lutte que des êtres complets :

          I positif et    – négatif forment l'être complet +

     Les rafales succèdent aux rafales, mais un jour le BEAU SOLEIL se lèvera pour tous...

     EN ATTENDANT, OEUVRONS ET NE DÉSESPÉRONS PAS...
 


XXXVII. - SCHÉMA DE L'HOMME SPIRITUEL


 

      LÉGENDE. - Dans la tête On remarque des yeux et des oreilles qui correspondent à la pensée (cerveau) et au cervelet, réceptacle de l'ambiance , puis un nez et des narines qui correspondent aux poumons et au coeur ; et enfin une bouche et une langue qui correspondent à la vie (nutrition), et à la force d'agir (mouvements) (1).

    Tout ceci appartient au triangle infernal, mais peut servir de moyens au Ternaire divin, ainsi qu'il est expliqué ci-après.

    Et les trois ternaires doubles se résument en deux simples qui représentent l'un, celui que nous devons recouvrer qui est le spirituel, et l'autre celui d'En-bas que nous quittons, et en le quittant nous le gagnons, car Jésus a dit que celui qui, librement, quitte une chose, la recouvrera bien au-delà d'elle-même.

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     Avant sa descente-chute dans les enfers ou abîmes de la Nature, l'homme n'avait (schématiquement) qu'un seul ternaire, lequel était rempli du rayon de Dieu, Père-Vie, Fils-Amour, Saint-Esprit-Intelligence.

     Lors de la Chute, le triple rayon divin se retira du ternaire humain qui resta comme vide. Le Prince des Enfers lui donna alors le ternaire d'En-bas qu'il remplit de son triple mais infernal rayonnement.

     De ce fait, l'homme apprit à connaître une partie de la Création qu'il ignorait ; mais n'ayant plus la Sagesse divine, il dut errer dans toutes les contingences de cet état pour lequel il n'avait pas été créé.

     Les conséquences de ses errements furent incalculables et lui créèrent une personnalité adéquate aux divers états par lesquels il était obligé de passer. Les Initiateurs de ces plans (Spiritus mundi), lui enseignèrent alors les moyens de dominer la matière, et lui donnèrent la connaissance des rapports qui existent entre le Serpent (Spiritus mundi, âme naturelle sidérale) et la Création extérieure produite par le mélange des quatre éléments et mue par les forces vitales du Serpent. Cette science fut nommée Magie, c'est-à-dire Maîtrise. Mais pour l'acquérir, il fallut avoir recours à Celui qui la dirigeait,... d'où la Théurgie, c'est-à-dire évocation des dieux.

     L'Homme eut donc commerce avec les divers dieux de la Nature ; mais ceux-ci, en compensation de ce qu'ils donnaient, exigèrent que l'homme leur fit offrande de son entité divine, renonçant ainsi à un retour à sa Mère Patrie.

     Ceci était un rapt, car nul, quel qu'il soit, n'a le droit de garder pour lui et à jamais, aucune des créatures que le Père a créées libres. Néanmoins l'Homme, fils de Dieu, ayant donné sa parole, il fallait pour le délivrer, le racheter. C'est à ce moment qu'intervint le Verbe manifesté par Jésus, le CHRIST.

     Depuis Sa venue, l'homme peut recouvrer son entité divine, mais il ne doit plus sacrifier aux dieux de la Nature, il doit réveiller progressivement son ternaire divin endormi en lui, le revivifiant par le triple Rayon de l'Éternel : c'est ce qui se produit lorsqu'après avoir demandé à notre Père notre pain quotidien, nous nous servons de cette grâce pour pardonner, aimer, donner et agir harmoniquement avec le Christ, en comprenant peu à peu les devoirs qui, nous incombent en tant que « fils de Dieu ».

     La première des épreuves purificatrices que l'homme s'imposera, c'est : le renoncement à tous les pouvoirs humains et extra-humains acquis depuis sa désobéissance ou révolte.

     Il devra se soumettre à tous événements logiques et même à certains qui lui paraîtront illogiques.

     Regarder en dedans de lui au lieu de chercher à voir à l'extérieur.

     Se réjouir des luttes qui nécessitent l'intervention de la Trinité, puisque c'est le seul moyen de reconquérir l'entité réelle.

     C'est en somme se dépouiller du « Vieil homme » et suivre la Voie que Jésus nous a tracée.

     Voilà donc en quoi consiste le renoncement.
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(1) Voir Lueurs Spirituelles, T. II. L'Homme.


XXXVIII. - L'HEURE DE L'ÉCHÉANCE...
 

     La Coupe amère qui est présentée en cette Heure à l'Humanité est la seule qui puisse être bue sans crainte de mort spirituelle, car toutes les autres sont corrompues et empoisonnent les âmes qui sont du plan divin.

     Hélas, je tremble en pensant à cette prophétie, « beaucoup d'appelés et peu d'élus », car en cette heure il n'y a plus à reculer.

     Heureux ceux qui, dans leur coeur, ont déjà pressenti cette Heure décisive et s'y sont préparés ! Comme Jésus au jardin des Olives, ils devront dire « donnez cette Coupe que je la boive jusqu'à la lie » et ils ajouteront en se frappant la poitrine : « qui donc pourrait la boire, sinon moi qui l'ai remplie ».

     Jésus but une horrible Coupe remplie d'infamies et d'abominations distillées avec le fiel de la révolte. C'était le produit de l'impur commerce que les hommes avaient eu avec les dieux d'En-bas. Cette Coupe sentait tellement l'horrible, que Jésus en eut tout d'abord un recul, car sa Constitution essentiellement divine et pure, n'était pas du tout compatible avec toutes les bassesses auxquelles s'était livrée notre pauvre humanité déchue.

     Mais il n'en est pas de même pour nous qui avons, depuis bien longtemps, l'habitude du vice, puis notre Coupe n'est que personnelle, tandis que celle que but Jésus était pour toute la race.

     Ayons donc du courage et, si notre coeur défaille, souvenons-nous qu'Il nous aime tellement qu'Il est toujours prêt à nous venir en aide.
 

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     HEURE DE DOULEUR INFINIE, qui étreint l'être d'amour et le torture jusque dans tous les secrets replis de son coeur, - c'est Gethsémani qui précède le Calvaire, - c'est l'agonie, le renoncement final avant la Mort, c'est, pour le bon, le calvaire qu'il gravit pour arriver à son Maître Jésus, c'est la mort, la crucifixion qui précède la Vie éternelle... ESPÉRANCE ! ...

     Pour le méchant, c'est l'heure du grand sabbat, c'est l'heure de la ripaille, du blasphème en parole et en fait, c'est la joie démoniaque dans le délire de la jouissance de son rut infernal.

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     Seize siècles viennent de s'écouler et notre devoir est d'examiner les progrès faits par l'humanité pendant ce temps. Je ne parle pas des trois premiers siècles de notre ère, car durant cette époque, les premiers chrétiens sacrifiaient entièrement le temporel au spirituel. Mais à partir du troisième siècle, où les initiateurs ont accepté des dignités humaines, qu'ont fait les troupeaux, qu'a fait notre race ?...

     Voici : chacun a cherché le bien-être par toutes sortes de moyens humains, on a cherché dans la nature inférieure une protection contre la douleur et les peines ; chacun s'est bâti, autant qu'il a pu, sa petite « tour d'ivoire », en exaltant les divers attributs et dignités que nous nous sommes octroyés les uns les autres.

     Les uns, pour ne pas se souiller au contact du monde, se sont enfermés dans des cloîtres, les autres se sont mis à l'abri derrière leur fortune, leur réputation, leur habileté...

     Mais Celui qui sonde les reins et les coeurs a ouvert les « portes des abîmes » afin de voir de quel côté nous nous dirigerions.

     Et les vents infernaux ont soufflé, et la rafale a détruit les « tours d'ivoire ». Alors tous les humains ont été jetés dans l'arène, afin d'être éprouvés en Bien et en Mal, car les divers anges vont, après un temps, emmener chacun de leur troupeau en leur lieu.

     Levons donc les yeux de notre âme vers notre Patrie, en priant CELUI QUI PEUT de nous attirer à LUI.

     Jésus a-t-Il réclamé ses droits ? NON.

     Ses apôtres ont-ils revendiqué les leurs ? NON.

     Alors souvenons-nous que nous ne sommes pas d'ici et qu'un cheveu même, ne tombe pas inutilement de notre tête.

     S'il le faut, laissons-nous crucifier comme Jésus et les Siens et ne scandalisons pas les petits par nos murmures et nos lamentations, lesquels ne peuvent venir que de l'esprit de Révolte et de notre manque de confiance en Dieu notre Père.

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     Le Pays où nous sommes est un pays transitoire, il comporte toutes sortes de choses appropriées à la nécessité de notre âme.

     Nous devons tout vaincre et ne pas nous laisser prendre, chemin faisant, par les glus de l'ambiance.

     Allons, cheminons comme des pèlerins qui n'ont qu'une seule idée : arriver au terme du voyage.

     Mais que nos gestes, nos nécessités présentes ne suscitent ni douleurs ni haines. Retardons plutôt notre course si c'est nécessaire pour aider quelqu'un dans la peine, afin de ne pas être égoïste, même pour gagner le Ciel.

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     Comme l'Hermite du Tarot qui, abritant sa lanterne sous son manteau, chemine et s'aide de son bâton, pour assurer ses pas l'un après l'autre, abrite ta pauvre petite foi vacillante, appuie-toi sur le souvenir des secours reçus du Ciel et marche toujours !

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     Si vos yeux sont ouverts, ne fut-ce qu'entrouverts, vous devez constater que notre race avance avec une rapidité vertigineuse vers un But ignoré !

     Un ange formidable la cingle avec un triple fouet dont le manche est une « racine » de désirs : désir de lucre, désir, d'orgueil, désir d'émancipation ou de révolte.

     Lorsqu'il aura fait la sélection et reconnu ceux de gauche, il les conduira au Prince de ce monde qui les récompensera à sa façon.

     Les autres désorbités, se jetteront à genoux ; mais il faut qu'ils sortent du domaine infernal et montent le calvaire intérieur et extérieur pour arriver enfin à CELUI qui a dit : « j'attirerai tout à Moi ».

     Ensuite un autre ange viendra, qui harcèlera de son trident les tièdes et les indécis ; mais le manche de son trident est fait de racine de mort, il mènera les êtres privés d'idéal et de consistance à l'immonde sabbat des larves...

     Pauvre humanité qui s'adore elle-même en chérissant et glorifiant sa bête (ou nature inférieure), qui se targue de science et qui ne voit pas qu'elle court à l'abîme !

     Les plus merveilleux des palais, des temples de l'Orient, ont-ils résisté ? Les sciences antiques, avec leurs tours de Babel, ont-elles résisté ? Enfin, de tout ce que notre pauvre humanité avait péniblement acquis et dont elle se glorifiait, que reste-t-il ? un vague souvenir douteux, un peu d'orgueil humain et un levain de révolte ! ...

     Seul, peut résister au Temps ce qui est bâti en dehors de lui, car le Temps efface tout ; mais il ne peut rien sur ce qui a sa racine dans la Vie même. (Évangile « Bâtissez votre demeure »). ( je vous ai expliqué comment, petit à petit, notre véritable entité peut renaître et devenir forte dans la Vie réelle).

     Pour le moment je vous crie : « gare au vertige du triple désir, argent, honneur, révolte »... Et aux tièdes, aux indécis, aux indifférents, je vous annonce pour après, mais cependant bientôt, la venue de l'Ange de la Mort. Cet ange conduira à la refonte les êtres avortés qui, n'ayant pas vécu Ici-bas la loi christique, n'auront pas reçu le baptême de l'AMOUR du Verbe ; ils resteront avec le poids de leur entité psychurgique endormie, puisqu'ils n'auront pas voulu s'éveiller et oeuvrer dans le sens de la Vie éternelle, c'est-à-dire en mode d'AMOUR.

     Méfiez-vous, que l'orgueil ne vous fasse pas dédaigner les occasions que le Ciel place sur votre Route pour vous réveiller.

     Les « MORTS » cherchent le repos ! les « VIVANTS » cherchent les difficultés, afin d'acquérir encore plus de moyens d'action pour le jour de la réintégration : comme des voyageurs qui, ayant quitté leur patrie pour aller chercher fortune dans un pays inconnu, se hâtent d'acquérir, lorsqu'ils sentent approcher l'heure du retour au Pays, de même les enfants du Ciel se hâtent de devenir riches et glorieux pour le retour qu'ils sentent proche. Les autres dissipent leurs facultés en jouissances, d'autres veulent acquérir des chimères et quelques-uns gaspillent leurs économies, en demandant au plan d'En-bas toutes sortes d'étourdissements et d'ivresses.

     Plusieurs demandent à la fausse science, au destin, le moyen de récupérer leurs pertes.

     Il y en a même qui cherchent à prendre la place de leurs frères, mais tous ces êtres finissent par traîner une existence de dégoût, de douleurs, et devenir les déchets de la société humaine.

     Voyez donc à orienter votre vie vers le « BUT » qui vous semble le meilleur et n'épargnez plus votre peine, puisqu'elle est le moyen d'acquérir votre fortune spirituelle.

     Il peut venir un Temps où la Bête s'effare, où l'âme désespère. Priez pour ce temps.

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     La Tour de Babel peut être construite avec toutes sortes de matériaux, de sciences !...

     La magie peut produire de merveilleux phénomènes, mais souvenons-nous de l'engloutissement des Atlantes, peuple le plus savant qui ait passé sur la planète.

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     Nous allons maintenant assister à l'extinction des « lucioles et des feux follets » c'est-à-dire de tout ce qui est éphémère !

     Beaucoup de gens prônant la vertu, ne mangeant point de chair, ne buvant point de vin, caressant les agneaux, maudissant les vipères, pratiquant des rites religieux ou civils, vont redescendre vers les bas-fonds de l'animalité.

     Pauvre race qui s'est laissé griser de chimères, qui passe son eau pour en éviter les impuretés et qui avale très facilement des chameaux !... Qui prend d'infimes précautions pour le corps et oublie l'âme !...

     Le MAÎTRE a dit « je sonderai les reins et les coeurs »...

     Allez donc à votre But, à Dieu ou ailleurs...

     Pour ne pas être entraînés par une force irrésistible, soyez affermis dans l'idéal divin, soyez, en esprit et en vérité reliés au Maître et marqués de son sceau d'Amour.

     Cette Marque c'est la Bonté, les enfants dit Maître la portent dans leur coeur, dans leurs yeux, dans leurs attitudes et dans tous leurs mouvements extérieurs et intérieurs, même envers leurs plus cruels ennemis. Ils disent avec Jésus « Père, pardonne leur, ils ne savent ce qu'ils font ».

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     Les sept vents infernaux soufflent sur notre planète et en particulier sur notre pauvre race. Mais ils ne peuvent atteindre que ceux qui ont nourri le Doute dans leur coeur.

     Ces vents servent à balayer les morts ! Oui, les morts selon la Vérité, c'est-à-dire ceux qui n'ont jamais oeuvré selon la VIE.

     Ne vous laissez donc pas abattre par ces rafales, si violentes soient-elles !... car ensuite les sept vents de l'Esprit de Vie viendront pour revivifier les enfants de Lumière.

     Le Vent actuel ne fait que commencer, il se nomme FOLIE. Pour éviter que nos têtes tournent quand l'Heure de la tourmente arriverait, je n'ai jamais voulu que vous soyez des sortes d'illuminés, de penseurs épiloguant sur des mots, ni que vous fassiez de petites chapelles, mais je vous ai montré l'importance d'être de petits enfants de bonne volonté, faisant simplement et avec amour le petit devoir, et ayant mis en Jésus toute votre espérance. je n'ai point fait d'élèves... et pour cause...

     Je vous le répète vous êtes libres, le Maître ne veut pas des esclaves. Librement poursuivez votre petit chemin et si vous avez quelque chose à demander, vous savez à qui il faut vous adresser, vous savez que Jésus est notre suprême espoir.

     De quoi avez-vous peur?... du Diable!... mais alors, vous êtes donc bien fautifs pour avoir peur de Lui ?...

     Si oui, amendez-vous, faites pénitence...

     Si non, pourquoi douter de la BONTÉ DE CELUI QUI PARDONNE.


XXXIX. - SOMMEIL

 

     Veillez à ce que chez vous, la Charité (Amour) ne se refroidisse pas.

     En effet, si nous cherchons à juger nos frères, nous leur attribuons des défauts qui viennent annihiler en nous le désir de leur faire du Bien.

     Mais réfléchissons un peu ! Tout d'abord, comment pouvons-nous juger les autres, nous qui manquons des lumières nécessaires pour cela. Certes, parmi les humains, il se peut qu'il y en ait beaucoup d'imparfaits, mais qu'avons-nous à reprocher aux autres ? Le mal qu'ils nous font endurer ? Mais non, puisque le Mal ne peut atteindre que celui qui l'a commis, ou celui qui vient pour le réparer ! Prétendez-vous être des victimes innocentes ?... et quand bien même cela serait ?... Auriez-vous donc raison de vous plaindre et d'accuser, puisque votre rôle devrait être tout amour à l'exemple du Verbe ?

     Allons! soyons chrétiens et imitons le Christ... ou, soyons païens et alors enfermons-nous dans une « tour d'ivoire » fermée d'un triple cercle, de façon à nous isoler de ceux qui ne nous plaisent pas.

     Cependant, en agissant ainsi, sachons bien que n'ayant pas fait vivre notre âme spirituelle, elle sera comme morte, et les puissances de l'être que Dieu à mises à notre disposition pour oeuvrer, n'étant plus retenues par aucun lien, se répandront dans la Nature. C'est là une des phases de la seconde mort qui, sans anéantir l'être, le laissera dans un vide angoissant, sans énergie, sans vertu, sans force pour réagir contre les larves des bas-fonds de la Nature, où sa non-polarisation l'aura laissé aspirer et descendre !...

     Gouffre d'horreurs où s'élaborent les formes qui, par la suite des siècles et après des remous et des travaux inconcevables, serviront de réceptacles à de vieilles âmes errantes, devant s'incarner afin de gagner la purification du passé et le bonheur de leur avenir.

     Allez au Bien ou au Mal, mais ne soyez pas tièdes, car pour ces derniers, leur avenir est dans l'engluement de la matière animée mais non encore spiritualisée.

     Et quant aux méchants, aux parjures, aux égoïstes qui ne craignent pas de sacrifier leur prochain à eux-mêmes, c'est alors pour ceux-ci le retour du chemin parcouru, avec tous les accidents et toutes les douleurs que les autres ont subies pour eux et par eux... et cela quand ?... peut-être demain, peut-être dans des milliers de siècles ?...

     Allons courage, l'humanité est vieille, et notre Heure vient, soyons prêts pour qu'à ce moment on ne nous trouve pas oeuvrant de travers ou ne faisant rien...

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     « Je viendrai comme un voleur », a dit le Christ. Espérance.

     Que sont les peines de l'Enfer, dites-vous ?

     Il est possible que ce soit d'être donné en pâture à nos victimes, à ceux à qui nous avons pris, à ceux à qui nous avons fait manquer?
 

XL. - RÉVEIL
 

     Vous savez qu'Ici-bas nous connaissons matériellement trois règnes : minéral, végétal, animal. Ces trois règnes sont doués chacun d'une entité, vie ou âme particulière, le minéral en possède UNE, le végétal DEUX, l'animal TROIS. Ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est qu'il a en plus de ces trois principes inférieurs un PRINCIPE SUPÉRIEUR, et c'est par celui-ci seulement qu'il peut et qu'il doit communiquer avec le plan divin.

     Mais, ceci ne se peut que par l'intercession du GRAND MÉDIATEUR LE CHRIST, car l'homme, lors de sa chute, avait perdu cette communication, son âme divine était endormie et comme morte, le Christ la réveille, la sustente jusqu'à ce que librement elle puisse s'envoler dans sa Patrie.

     Le « Corps glorieux de la Résurrection » (Saint Paul) n'était autre que cette Psyché endormie, ensevelie dans les langes de la Nature inférieure, et que réveillent peu à peu les efforts nécessités par les difficultés qui sont sur notre route. Ces efforts nous sont donc absolument indispensables, car si l'homme avait sans peine tout ce qu'il désire, la Grâce du Père, autrement dit la Vie réelle, celle du plan de l'âme (Psyché) ne pourrait lui parvenir, car son sommeil est si profond qu'il est semblable à la Mort.

     Il faut des efforts, de la souffrance et des larmes pour rendre valide un membre ankylosé.

     Pourquoi ne voulons-nous pas accepter les souffrances qui vont nous réveiller et parfaire notre « corps glorieux » ? .

     Pour renaître, et se réveiller à son plan, l'âme spirituelle a besoin d'une nourriture qu'on ne peut trouver en nos sphères inférieures ; il faut donc faire appel à la Puissance des plans supérieurs auxquels correspond l'âme, pour la sustenter, lui redonner les forces de cette Vie, qu'elle avait abandonnée dans sa chute. Il faut que sa face qui était tournée vers la Nature se retourne vers le Ciel.

     Deux moyens sont à notre disposition, comme dans tout du reste, mais un seul est bon : c'est celui qui consiste à nourrir cette âme de ce que les théologiens nomment la Grâce du Père et qui n'est autre que la Vie non intermédiaire, la Vie Principe.

     Le vrai croyant demande la lutte, c'est-à-dire du travail puisque les forces que Dieu lui accorde sont la nourriture de son âme.

     Tandis que beaucoup demandent les jouissances illusoires de ce monde et prient Dieu de leur épargner les peines du Chemin. Hélas n'ayant pas mangé à la Table du Maître, leur âme ne sera point vivifiée, mais sera comme morte et attachée à la Nature de ce Lieu qui, devant disparaître un jour, ne pourra leur donner le Bonheur définitif.

     Si l'on savait, on serait « sage » et on ne laisserait échapper la moindre occasion de s'enrichir spirituellement.

     Il faut qu'une somme de vertus déterminée par l'ampleur de notre type, passe par nous pour nourrir, revivifier et parfaire enfin l'entité que nous sommes appelés à représenter, complète en tous points, en vue de régner avec Dieu. Courage donc, car plus nous luttons, plus nous avons de difficultés plus nous avançons notre tâche.

     Notre âme doit donc se réveiller d'abord, puis manger la chair et boire le sang du Christ, car c'est là le seul aliment qui lui convienne, le reste l'endort.

     C'est donc le rayonnement direct du Verbe qui doit servir de nourriture à notre âme, et non les essences des créatures ni même du Spiritus Mundi, car c'est justement l'essence de ce Spiritus Mundi ou Serpent, qui a constitué notre fausse personnalité terrestre inférieure. Pendant que notre vraie personnalité s'endormait, nous naissions à la vie animale ; maintenant il faut mourir à l'animalité pour renaître à la Divinité. C'est douloureux ! attendu que chacun de nous s'est créé depuis longtemps déjà un petit domaine Ici-bas.

     Intellectualité, force et beauté physiques, science humaine, richesse, famille, etc., etc., tous ces liens nous attachent, mais, le Christ ayant commencé le réveil de notre véritable personnalité, il y a lutte entre les deux principes.

     Ce combat urgent, ce déchirement nécessaire nous fait penser aux efforts du papillon brisant sa coque pour s'envoler au soleil.

     Texte : Le Christ a dit : je suis le principe de toutes choses (Saint Jean VIII, 25).

     Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle (Saint Jean VI, 55).

     Comme mon Père qui m'a envoyé est vivant, et que je vis par mon Père, de même celui qui me mange vivra aussi par moi (Saint Jean VI, 58).

     Cela vous scandalise-t-il ? ? ?...

     C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien les paroles que je vous ai dites sont Esprit et Vie (Saint Jean VI, 64).

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     Pour la « résurrection des vivants et des morts », quand notre coque s'ouvrira à la Vie véritable, il faudra être complet, d'où la nécessité des efforts pour développer telle ou telle partie de notre être afin de ne pas naître infirme. Si nous avons encore de la souffrance ici ou là, ce sont les lacunes de nos facultés non développées : voilà le pourquoi de la douleur.

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     La Cène est le plus beau des symboles chrétiens

     « Mangez mon corps, buvez mon sang, faites ceci en mémoire de moi »... Jésus, après avoir dit ces paroles sublimes, a rompu le pain... a fait circuler le Calice... et Judas était là... Quelle leçon !... Le Signe de la Vie doit circuler... Réfléchissez, mais je vous en prie, apprenez donc à réfléchir et à comprendre qu'il faut réaliser par des actes la doctrine de Jésus, si nous voulons nourrir notre âme et mériter de vivre avec LUI.


XLI. - L'HOMME ET LA RÉDEMPTION
 


     Je vous ai déjà parlé, plus particulièrement au point de vue cosmique, de la correspondance qui existe entre l'homme et la création, aujourd'hui je vous dirai donc quelques mots concernant l'homme spirituel.

     L'homme inférieur ou cosmique n'est pas le principe, la racine de lui-même, l'homme est un fils de Dieu non comme le Verbe, le Christ, mais comme Sa créature. Le principe de l'homme est pur esprit, il tire son origine des plans divins, non pas de Dieu Lui-même, mais de Son Rayonnement. Son rôle ici-bas est de reconquérir, parcelle par parcelle, les biens qui sont justement le Domaine que le Père lui avait confié, et qu'il a gaspillé, vendu, pour obtenir des faveurs que détenaient les êtres de la nature inférieure, auxquels il a été mêlé lors de sa descente dans nos enfers.

     Vous connaissez le rôle que, pour nous racheter, le Verbe Jésus a joué vis à vis des puissances d'En-bas (1), car l'homme ne s'était pas seulement laissé aller à gaspiller son bien, son domaine, mais il avait encore engagé sa propre personnalité à l'égard de ces Puissances. Voyez, dans l'antiquité, les sacrifices sanglants et humains que le polythéisme offrait aux divers dieux de la nature.

     Pour notre rédemption le Christ a donc payé une rançon extraordinaire à ces êtres, puis Il a dit : faites la paix avec vos ennemis et aimez-vous les uns les autres.

     Depuis, la Roue des Destinées a tourné, ramenant tour à tour au même point tous les êtres de la race d'Adam, car jusqu'au dernier, jusqu'au plus petit, tous devaient revenir pour accepter ou refuser sa Rédemption, puis réveiller en soi les puissances de l'être endormi dans les glaces enveloppantes de l'orgueilleux égoïsme, afin d'être prêt pour le « Grand jour » que les prophètes ont dénommé le jugement dernier.

     Cette Heure est imminente, alors à chacun de choisir ou la voie de l'Esprit ou celle de la matière.

     Il n'y a plus de demi-mesure, il faut être ou ne pas être.

     Il faut devenir tout à fait bon ou tout à fait méchant.

     Toute hésitation est un temps perdu et amènera en son heure pour les uns comme pour les autres des douleurs et des regrets incalculables.

     Une fois encore, et peut-être pour la dernière, je viens vous redire : Hâtez-vous de choisir votre voie et marchez résolument. Réfléchissez qu'il a été dit « Si on te demande ton manteau, donne aussi la tunique » !

     Il ne s'agit pas de se dépouiller de son commerce de son industrie, de son art, de ses facultés, etc., etc., mais au lieu de s'en servir pour gagner la fortune et les jouissances malsaines qui en découlent, il faut faire, sur sa route, le plus de bien possible, et se servir de tous ces moyens pour éveiller, développer et parfaire les facultés spirituelles qui sommeillent en nous.

     Donc, plus nous aurons de difficultés à vaincre, plus nous aurons donné de nous-même, plus l'intervention des Puissances d'En-haut nous sera nécessaire, et leur influx passant par nos organismes divers leur imprégnera la Vie, et cette Vie sera celle-là même qui ressuscitera le « Char de notre âme » afin de nous donner les moyens de sortir de l'Abîme où nous sommes descendus.
 


XLII. - LA PUISSANCE DE L'AMOUR
 


     Il est presque inconvenant d'oser parler de cette Vertu, nous qui sommes si déchus, qui n'en connaissons presque que l'envers, que la caricature. Nous devrions nous contenter de L'adorer en silence, en Lui gardant la meilleure place dans le Tabernacle de notre coeur.    

     Mais l'Heure étant enfin arrivée où toutes choses doivent être expliquées aux hommes de bonne volonté, nous devons donc obéir à la volonté du Père ; mais j'avoue que ce mystère est infiniment au-dessus de mes pauvres facultés et que ce n'est point sans crainte que j'ose aborder cette question...

     Ma main se refuse à vous décrire cette Puissance, car Elle fait partie de la TRIPLE SOURCE ÉTERNELLE, Créatrice et Conservatrice de toutes choses,

     Hélas ! combien nous sommes loin d'Elle, et si ma bouche peut traduire quelques faibles lueurs vivantes de Cette Majesté, combien serons-nous misérables si nous ne nous mettons pas immédiatement à Son Service en oeuvrant selon Son Rythme !

     Si vous voulez connaître ou plutôt entrevoir Cette Vertu, lisez avec soin et dans le plus grand recueillement de vous-mêmes, LA PASSION, c'est-à-dire, la Vie de Jésus depuis la Cène où Il se donne à Judas, puis au jardin des Oliviers où Il pleure et sue du sang ; suivez-Le devant les grands prêtres et, arrivez à Pilate, voyez la flagellation, regardez-Le, on L'a recouvert de la pourpre royale, mais souillée, le sceptre qu'on L'oblige à porter est un instrument de honte, et la couronne est faite d'épines qui Lui déchirent le front. On Le flagelle, on L'insulte, on Lui met un bandeau sur les yeux, on Lui crache au visage... et durant ce temps que fait-Il ? Il dit « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ».

     On Le juge enfin, comme s'Il était un criminel

     Il avait pleuré avec les malheureux, Il avait guéri les malades, ressuscité les morts !... Sont-ils là pour l'attester et pour réclamer sa délivrance? NON, RIEN. Sinon une affreuse affluence d'êtres qui réclament Sa mort ; on Lui préfère Barabbas !!! On Le charge du bois du supplice et comme un bandit on L'oblige à le porter. Et quoi ! sur Sa route, des femmes qui pleurent et un pauvre qui L'aide à porter Sa Croix. Le fouet des bourreaux Le cingle et les hommes d'armes se moquent de Lui.

     Presqu'agonisant Il arrive au Calvaire, et cloué sur le gibet d'infamie, on L'insulte encore...

     Pendant ce temps, Il prie le Père d'avoir pitié de ceux qui Le font souffrir.

     Il absout le bon larron de ses fautes, tandis que l'autre L'injurie .

     Enfin, Il confie Sa Mère à Son plus jeune apôtre, puis, poussant un grand cri Il expire, en bénissant cette humanité pour laquelle Il a souffert et qu'Il a voulu sauver.

     Comprendre ce que c'est que l'AMOUR, c'est comprendre le CHRIST.

     Qui pourra donc Le comprendre, sinon celui qui L'imite en foulant au pied tout ce qui l'attire ici-bas.

     Hélas, nous n'en sommes pas encore là, mais ,bientôt pourtant il nous faudra y arriver.

     Vous m'avez demandé ce que c'est que l'AMOUR j'ai cru ne pouvoir vous l'exprimer autrement qu'en vous montrant le renoncement ; car le Véritable Amour est un renoncement à son MOI (ego), pour le plus grand bonheur de ceux qu'on aime.

     Nous sommes donc arrivés maintenant en face de DEUX RENONCEMENTS : celui du Moi (ego), ou celui du Plan divin.

     À CHACUN DE CHOISIR.

     L'Amour, c'est la Puissance qui relie toutes les potentialités de l'être pour en former un TOUT éternel.

     À chacun donc selon la force d'Amour que lui auront acquise les luttes de la vie terrestre.

     Il en est qui diront que rien ne presse ! Méfiez-vous, et souvenez-vous de l'Histoire de NOÉ !

     Vous avez des dots à faire à vos filles !
     Vous avez des maisons à construire !
     Vous avez la fortune qui vous tend les bras !

     Vous avez le Diable qui met des bâtons dans les roues !

     MAIS SOUVENEZ-VOUS QUE VOUS DEVEZ VAINCRE TOUT CELA.
 

XLIII. - LE FOYER
 

     La grande question psychologique qui devrait occuper toute notre race, mais hélas que l'on dénature, ou plutôt que l'on comprend à rebours, c'est « LE FOYER ».

     Le Foyer, vieux mot, disent les uns, quant aux autres, ils ne s'en occupent guère. Cependant, on se demande d'où pourra partir l'esprit de cohésion, de fraternité, sinon d'un centre, d'un point bien fixé.

     Une théorie, un système qui n'est basé que sur des mots, des équations, ne peut vivre et par conséquent produire quelque chose de bon et de durable.

     C'est donc du Foyer que doit partir ce rayonnement qui commence à l'amour de l'Homme et de la Femme, pour s'étendre à la Famille, au Pays puis enfin à la Race toute entière.

     Et maintenant que nous regardons la base de l'édifice social, voyons un peu ce qu'est le Foyer.

     Le Foyer c'est l'union complète et définitive de deux êtres, positif et négatif, fondus en un seul, mais ayant chacun leurs attributions spéciales, inhérentes à leur nature.

     L'Homme apporte les divers matériaux pour organiser le Foyer et le faire vivre.

     La Femme les emploie avec un soin jaloux pour la plus grande joie des deux.

     L'Homme doit accomplir une double tâche : à son foyer et dans la société. C'est à lui qu'a été confié le devoir de conduire à telle ou telle destinée ce petit centre dont il est le chef et qui doit aller en se développant par les soins de la Femme, à laquelle le Créateur a donné les qualités requises pour atteindre ce but.

     L'Homme c'est le capitaine de vaisseau, il en commande la marche.

     La Femme c'est le commissaire du bord, elle en dirige l'organisation.

     Mais si l'un ou l'autre veut changer les rôles, tout va à la dérive : le bateau sans pilote devient le jouet des courants et des vents, pendant qu'à l'intérieur il est la proie des rongeurs qui dévorent tout, dans l'office et même dans le salon,

     Que chacun garde bien son rôle et que la pensée de se juger mutuellement ne vienne pas effleure, l'esprit des époux.

     L'Heure de la tentation est venue

     Les démolisseurs séparent tout !

     Mais je vous le dis de toutes mes forces, de tout mon coeur : ne laissez pas toucher à votre Foyer, c'est à vous, Femmes, à qui je m'adresse le plus, car vous en êtes les gardiennes, les vestales. Faites en sorte que ce temple soit beau, propre, et ne laissez pas éteindre la flamme d'Amour qui est l'âme de votre véritable bonheur. A tout prix, gardez-la, et aussi nettoyez votre foyer, votre coeur, des impuretés de l'extérieur. Votre devoir est là d'abord, après, si votre compagnon veut vous emmener avec lui pour quelque chose de spécial, une oeuvre quelconque, c'est bien, suivez-le, mais à ce moment priez dans votre coeur que le Ciel protège la flamme de votre Foyer, afin que le souffle mortel de l'Adversaire ne l'éteigne pas, car il rôde autour de vous pour vous suggérer mille pensées extérieures et vous distraire de votre véritable rôle.

     Soyez bonnes pour tous, mais que jamais les yeux de votre coeur ne se détournent de votre centre. Beaucoup de prétextes vous seront présentés pour vous dérouter, n'écoutez rien.

     Si Ève n'avait pas écouté le Spiritus Mundi, nous ne serions pas à nous déchirer les uns les autres ici-bas, notre évolution serait douce, belle et heureuse de plus en plus, à mesure que nous avancerions vers les régions de l'Idéal.

     Hélas ! ! ! Allons, ne vous rebutez pas et si votre compagnon rentrant du travail extérieur vous semble un peu bourru, mouillé, crotté, etc., etc... que votre accueil affectueux lui fasse oublier ses fatigues, ses rancoeurs peut-être ; un coeur qui a lutté et fait son devoir ne peut en salir un autre.

     La Femme et l'Homme sont presque toujours deux antagonistes, car au milieu d'eux s'est glissé le « Diable », ce mot paraît baroque de nos temps.. mais est très vrai dans son ancienne signification.

     Comme la victoire est facile pour notre ennemi, quand les époux sont divisés, chacun n'offrant alors que la moitié de la résistance.

     Pour que le Foyer résiste aux attaques, aux orages, il faut qu'il y soit oeuvré en mode de VIE, d'AMOUR et de VÉRITÉ, il y faut une place à Jésus.

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     Nous lisons dans l'Évangile « La femme mettra le pied sur la tête du Serpent » !

     Nous savons que le Serpent symbolise le Spiritus Mundi, l'âme du monde extérieur ou Cosmos, nous savons également que c'est cette Puissance qui tenta la Femme, il faut donc qu'elle y renonce si elle veut réintégrer son Lieu, son Pays.

     Mettre le pied sur la tête du Serpent veut dire ne plus écouter ses insinuations quelles qu'elles puissent paraître belles ou même vraies. Il doit vous suffire d'avoir été tentées une fois ! Et si la tentation revient avec autant de force en ces Temps, c'est parce que l'Adversaire sent sa proie lui échapper.

     Que la Femme se soumette donc en priant ! Quelle couvre honnêtement son corps, qui symbolise la nature inférieure et n'en fasse point un objet d'adoration et de tentation. Pauvre corps aux trois quarts rongé par la douleur, l'envie et la mort.

     La nature de ce lieu ne peut donner satisfaction aux êtres divins, une illusion d'un instant, c'est tout Et encore ne faut-il pas y regarder de trop près.

     C'est dur ce que je dis, mais je pense qu'il vaut mieux renoncer à la chimère, si bien apprêtée soit-elle, pour arriver enfin à la réalité divine et éternelle.

     La Femme ne redeviendra réellement belle que lorsqu'elle aura dompté l'Esprit de tentation qui est entré en elle lors de la Chute. Elle ne sera ainsi que lorsqu'elle ne s'apercevra plus de sa beauté, car quiconque se regarde avec trop de complaisance intérieure et égoïste devient stupide, attendu que l'âme ne peut cohabiter avec cette essence du Chaos qui a cherché à remplacer le Principe divin.

     Regardons-nous pour devenir mieux que nous ne sommes et pour donner de la joie à notre ambiance, mais l'être qui se complaît en lui-même, est semblable à un foetus dont la tête se replie sur le ventre.

     L'Homme auquel la forme et l'esprit de la forme suffisent, n'est pas un homme divin, c'est un pauvre esclave enchaîné par Circé et s'il ne l'est déjà, il deviendra semblable au porc.

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     Quelle est parmi les femmes, celle qui se croit vierge des insinuations du Spiritus Mundi ?

     Quelle est celle qui « a mis le pied sur la tête du serpent » ?

     Quelle est celle qui est soumise, douce et voilée ?

     Seule la VIERGE MARIE, devant qui nous nous inclinons bien bas, conçut par l'opération du Saint-Esprit et donna au monde Jésus.

     La Femme, en son rôle de mère, a la Vierge pour modèle ; mais pour expliquer et comprendre la Femme-épouse, c'est Ève qu'il faut regarder (2).

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     FEMMES, FEMMES, veillez sur vous, votre Heure est là !

     Depuis longtemps je vous l'ai crié : « L'Heure approche où vous serez en jeu, fasse le Ciel que vous soyez prêtes ». Or, cette Heure est venue, ne sentez-vous pas tressaillir en vous les fibres qui, sous le souffle de l'Adversaire, vibrent douloureusement ; puis peu à peu ces rythmes dolents vous entraînent en une sarabande infernale, dont vous ne pourrez plus sortir ; je crie casse-cou, je hurle à la mort non physique mais morale, intellectuelle, psychique, - oui, la mort de l'âme.

     Craignez de retourner à la Terre avec le Spiritus Mundi, si vous ne suivez pas la Voie que les hommes vous ont tracée, je devrais dire plutôt les sages, les envoyés d'En-Haut.

     (3) Attention, en cette Heure de douleur horrible où les démons hurlent pour donner l'épouvante, où les hommes emportés par la tourmente vont, soit à la mort glorieuse soit à la lâcheté, vous qui devriez faire contrepoids, vous qui devriez redoubler de bonté, de tendresse, de fidélité, d'abnégation, que faites-vous ?

     Ah ! je vous vois partout, cherchant à assouvir une soif de passions qui, chez l'une, se nomme sensibilité, chez l'autre adjuvant-dérivatif à sa peine, etc., etc., où en arriverez-vous ?

     Je vous entends parler comme des filles perdues, et le diable vous attend au dernier carrefour de la vie. Là, ivres, désorbitées, vides, sans pudeur, sans honneur, qui vous recevra ? Y pensez-vous ? Eh bien ! c'est Lui, Lui qui, autrefois, vous disait : « Désobéis, l'homme est un niais, toi qui es plus courageuse, toi qui ne crains rien, tu domineras tout, car Dieu lui-même a peur de toi »...

     Folie, folie, folie...

     Attention...

     Je sais bien que Jérémie et d'autres ont crié, ont pleuré, et n'ont pas beaucoup changé les coeurs ; mais quand même, j'ai demandé au Fils de m'autoriser à vous avertir, Il l'a permis, et je crie : Prenez garde, ne vous endormez pas maintenant, car nous n'avons pas fini. En septembre 1913 je vous disais : la révolte des femmes commence, ce n'est que le début, et l'Adversaire va les exciter de telle sorte qu'elles soient justes à point à l'HEURE DE LA TENTATION, oui, il en sera de même pour l'Homme, mais c'est la Femme qui, la première, subira cette influence diabolique, (se méfier de tout ce qui s'appelle revendication des droits, c'est la porte ouverte à la Révolte et à l'oubli du Devoir).

     Femmes, si vous ne marchez pas droit, quelqu'un viendra qui, comme ce législateur arabe, vous mettra au second plan, vous obligeant à être l'esclave de l'Homme, au lieu d'être sa compagne, son amie, sa véritable moitié. Si vous ne pouvez comprendre, si vos natures sont rebelles à la Vérité, libre à vous.

     Depuis longtemps j'observe votre marche, ainsi que les différentes conditions sociales où vous ont placées les législations successives, tantôt au faîte, tantôt au pied, mais bien rarement à votre place réelle (4). Entre les mains de l'Adversaire, oscille la Balance ! Le point d'équilibre est le Foyer, pour vous y maintenir, il vous suffira de mettre en action toute la puissance d'Amour que le Créateur a placée en votre âme.

     Et vous Hommes, si toutefois vous méritez encore ce nom . Qu'avez-vous fait de votre compagne? Un jouet, un instrument? Craignez donc de récolter le fruit de vos semailles, et ressaisissez-vous, sinon vous les suivrez encore une fois dans l'abîme.
 

XLIV. - LE DEVOIR FÉMININ

 

     Un jour il m'est posé la question suivante : « Vous nous avez toujours dit jusqu'à présent de faire le bien autour de nous, que les femmes devaient être compatissantes envers toutes les douleurs qu'elles rencontraient ! Et maintenant vous nous dites de ne pas nous occuper des cris et des lamentations que nous entendons, et cela dans la crainte d'être séduites : alors nous ne comprenons plus ?

     Réponse : Femmes vous devez être des coeurs ardents, vos âmes doivent être lumineuses d'Amour. Mais il ne faut pas oublier votre devoir, faites-le donc promptement et bien, tel qu'il se présente. Ce devoir c'est d'être des épouses fidèles, des vierges sans désirs impurs.

     La femme mariée doit suivre son mari, sans comparer sa tâche plus ou moins dure à celle de telle autre de ses soeurs.

     Que le femme se donne tout d'abord à son Foyer, qui doit être comme un temple dont elle est la vestale, gardienne jalouse du feu de ce Foyer ; elle doit faire tout ce qui est humainement possible et plus encore pour qu'il soit propre, sain et même agréable, afin que le Dieu-Amour qui doit l'habiter n'y soit pas en mauvaise compagnie.

     Puis Ce devoir primordial accompli, que les femmes fassent rayonner autour d'elles cet amour, cette bonté, dans leurs paroles d'abord (que de mal les femmes font avec leur langue), dans leurs attitudes, leur mise, leurs relations avec les autres femmes, les enfants, quant aux hommes cela ne les regarde pas, sinon pour des cas extraordinaires, mais toutefois de concert avec leur mari.

     Qu'elles ne se laissent pas séduire par les lueurs, les mirages, les lamentations, les cris qui les entourent ; le danger existe partout, l'époux le pressent toujours quand il est à son poste.

     Rien ne pourra séparer les époux qui, se supportant, se soutenant l'un l'autre et priant ensemble, font une place au Foyer pour l'aide du CIEL.
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    (1) Voir Lueurs Spirituelles. T. II. Incarnation du Verbe.
    (2) Voir Lueurs Spirituelles, T. 1, « La Femme ».
    (3) Écrit pendant la guerre.
    (4) Dans certains pays étrangers, les femmes ont obtenu le droit de s'occuper de politique Que notre France en soit épargnée !


XLV. - LES SCEPTRES DE LA FEMME
 

     De tous temps depuis la chute, le Serpent, par la Femme, voulut régner sur tout :

     Les anciens sages le comprirent et la placèrent au second plan. Saint Paul, par la suite, sur ce point s'exprime ainsi : « Les femmes doivent se couvrir la tête pour prier dans le Temple » (1).

     La Femme en révolte avec les lois de Dieu, a deux manières de régner : la première, celle d'antan, est celle de l'intellect. Étant plus réceptive que son compagnon, elle sait mieux que l'homme s'assimiler les diverses lueurs infernales de nos plans, lesquelles semblent des vérités pour l'état précaire dans lequel nous vivons ; même de bonne foi, la femme veut être écoutée et parfois veut obliger son compagnon à suivre ses inspirations.

     Voilà pour le premier sceptre, cela vient du Prince de ce Monde et y conduit.

     À part le sceptre infernal de l'intellectualité, qui est l'ancien fruit défendu, la Femme, par sa nature inférieure, possède une attirance passionnelle qui lui vient de la Nature même du Lieu où nous sommes : c'est la marque de la fécondité, son sceptre c'est le Ctéïs. (Mais l'Homme qui se laisse prendre aux charmes de là Nature, devient semblable aux compagnons d'Ulysse qui, par Circé, furent changés en pourceaux).

     La Femme ayant péché par le cerveau, celui-ci s'est vidé de la Lumière de notre Pays réel ; tandis que l'Homme, qui a péché par le coeur, est devenu la proie des passions et les courants des forces de la Nature ont fait leur repaire de son pauvre coeur vide d'Amour vrai.

     Les philosophes et les théologiens qui observèrent tout cela décidèrent qu'il fallait exclure la Femme du domaine de la pensée et des directions ; il en découla une philosophie sèche et aride, et la lutte recommença, car les résultats ne purent satisfaire les vrais sages.

     Hélas ! nous sommes obligés de conclure que notre pauvre race n'est pas plus avancée aujourd'hui que dans les temps anciens, car depuis l'origine des temps, une lutte a lieu sur nos plans, faisant prévaloir tour à tour le principe masculin sur le principe féminin.

     Ces alternatives diverses, ont donné naissance aux nombreux systèmes de philosophies et de religions plus ou moins bizarres qui ont semblé régir les multiples étapes de l'humanité jusqu'à la venue du Verbe, préparée par Moïse.

     Par la Femme, le monde a connu les idées les plus extravagantes, venant du Spiritus Mundi.

     Par l'Homme, le monde a senti la rigidité de la pensée droite, sèche, dure, mais inassimilable. On a essayé alors d'unir le positif avec son négatif, mais ils ne se sont pas reconnus (que chaque femme exhale le parfum qui lui est personnel et son époux la reconnaîtra).

     Les êtres de bonne volonté ont cru trouver la réalisation de leur idéal dans le mariage, mais ils ont été déçus. Ne se reconnaissant pas, ils ne se sont pas compris et de ce fait, les uns ont recommencé la luttre, et les autres sont tombés dans l'apathie et les misérables jouissances que peut donner la nature inférieure. L'union basée sur la passion est éphémère comme elle.

     Il fallait un ciment pour unir les deux pôles humains, et ce ciment, c'est l'AMOUR qu'a apporté le CHRIST.

     Ne travaillant que pour sa satisfaction personnelle, l'égoïsme replie l'être sur lui-même, et empêche l'éclosion des vertus qui lui doivent donner le bonheur. L'égoïsme ne cherche pas à donner mais à recevoir et même à prendre.

     Il faut absolument que l'Amour préside à tout, sans Lui pas d'unions, pas de noblesse, pas de grandeur, les oeuvres accomplies sans Lui sont des oeuvres forcées et sans rayonnement.

     L'Homme et la Femme, qui devraient se compléter, sont séparés par l'égoïsme (culte du moi) ; la frayeur de se perdre totalement les fait se raccrocher à une chimère qui, en les retenant dans un sens, les empêche de quitter les sphères infernales pour remonter à la Vraie Patrie.

     Il est vrai, néanmoins, que l'oeuvre du Christ suit son cours, oui, mais avec une désespérante lenteur. Pourquoi, hélas ?

     L'Homme ne sait pas cultiver l'esprit de la Femme.

     La Femme ne sait pas cultiver le coeur de l'Homme.

     L'un ne perçoit plus la Lumière, l'autre ne comprend plus l'Amour, ce qui fait que la « Bête seule » paraît, elle s'affine, elle s'instruit pour devenir un « animal savant », mais en somme, une bête seulement ».

     Le prince divin qui habite la bête et qui dort en elle, ne se réveille point, parce que les « magiciens », hommes et femmes, ne savent pas se servir de l'Élixir de Lumière-Vie, l'Homme pour la Femme, et de l'Élixir d'Amour, la Femme pour l'Homme.

     L'Homme se contente de réciter des leçons naturelles, spirituelles quelquefois... mais le Divin

     Il n'y pense guère, au lieu de veiller, il dort ! ...

     La Femme se contente d'être coquette, de charmer par l'attrait des sens, mais ne s'occupe guère du véritable Amour ! ...

     Prenez donc chacun votre « clef », Homme et Femme, et pénétrez le mystère : la bête qui n'est qu'une illusion, fruit de notre désobéissance s'évanouira... alors, ô Femme, tu verras ton Prince charmant, et toi, ô Homme, tu reconnaîtras ta Princesse (2).

     Il faut que nous établissions le règne de Dieu en nous et hors de nous sur la Terre... et ce sera le Bonheur...

     Allons, un peu plus d'humilité et que chacun rentre dans l'ordre établi par le Créateur, si vous ne voulez pas aller au Chaos. Donc, pour échapper aux embûches du Malin : que la Femme écoute l'inspiration du cerveau de l'Homme, et que l'Homme, oeuvre selon le coeur de la Femme, et cela non en mode d'animalité, mais en communion avec notre PÈRE par son VERBE, dans le rayonnement de l'ESPRIT, en Le priant de nous envoyer notre PAIN DE CHAQUE JOUR.

     L'Homme et la Femme ne sont pas deux êtres distincts et rivaux, mais deux moitiés devant se compléter.

     La Lune reflète le Soleil et ne serait pas lumineuse sans lui.

     La Femme est le reflet de l'Homme, elle porte son nom, son sceau ; mais si une influence étrangère passe entre eux, il y a éclipse, le rayonnement du soleil existe toujours, mais n'arrive plus à la lune, d'où incompréhension, froideur et semblant de disparition.

     Et maintenant oublions le pays des chimères et tâchons de nous élever au-dessus de cet état d'enfantement en accomplissant des oeuvres d'un idéal pur, ressemblant au Ciel que nous voulons atteindre.

     Et comme Orphée remontant des Enfers avec Eurydice retrouvée, ô Adam ! gravissant les pentes abruptes de la vie, conduis Ève régénérée et tous deux, montez doucement vers le Ciel, ton front nimbé de Lumière, son coeur embrasé d'Amour, votre Couple soumis au Père et accomplissant enfin l'oeuvre de Vie.

     Sur Terre, l'Homme ne serait-il pas le représentant de Dieu, et la Femme ne représenterait-elle pas la Nature?

     Leurs missions terrestres respectives ne sont-elles pas pour l'Homme, conquérir sa femme et développer en elle les sept vertus, pour se manifester et vivre dans la Nature ; pour la Femme devenir soumise à l'homme, en aidant son époux dans sa tâche?

     Dans ce but, l'Homme ne devra-t-il pas, non seulement être soumis à Dieu, mais relié à Lui par son esprit qui est une étincelle de Dieu, et la Femme reliée à l'Homme par son coeur ?

XLVI. - LES VERBES DE VIE

     Il y a trois verbes qui retiennent ma pensée : VIVRE, AIMER, AGIR.

     À quoi sert la Vie sans l'union harmonique des cellules positives et négatives, peut-elle même exister ? et puis si cet accouplement ne produit rien, c'est l'avortement des deux puissances mises en actions.

     Il faut donc oeuvrer pour produire ! Mais quoi ? L'idéal que toute créature porte en elle !

     À chaque degré de l'échelle de la Vie et des diversités de la création il y a un idéal, un but à atteindre.

     Petite fleur, reçois en ton sein le pollen qui fécondera ta destinée et toi pollen, descends dans ta corolle et accomplis en elle l'oeuvre d'un dieu. Rachète cette nature, fais-en ton séjour, reste avec elle et spiritualisant cette demeure (femme-destinée) monte doucement vers le Ciel !

     Mais sur Terre rien n'est exempt de douleur !
 

XLVII. - CONSTITUTION DE LA DUALITÉ HUMAINE :
 
 

HOMME = POSITIF

FEMME = NÉGATIF


 

     Différence de ces deux êtres sur notre plan : ils doivent arriver à se compléter et non à être égaux, rivaux, adversaires.

     Voyez leurs différents rôles marqués par la Nature qui est elle-même servante de Dieu.

     L'humanité repassera par la Tentation quand viendra la fin du Cycle.

     Le couple humain devra se présenter complet, allons n'acceptons plus entre nous les insinuations de celui qui nous a tentés autrefois.

     Le mariage est un chemin étroit où il y a place pour un et où il faut passer deux.
 

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     La douleur que provoquent les heurts de vos natures ainsi que les douleurs de l'ambiance, ressemblent aux flammes de l'alambic qui volatilisent les principes pour en faire jaillir un Esprit.

     Que les luttes, les souffrances, les pleurs ne vous séparent point, l'HOMME et la FEMME doivent reconstituer leur ENTITÉ VÉRITABLE, dans laquelle ils se manifesteront plus tard.

     Homme, prie avec ta femme, pour que ta prière soit complète.

     Homme rachète et protège ta femme.

     Femme soumets-toi et suis ton époux... et, montez doucement vers le Ciel.
 

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     L'union réelle dans et par le mariage ne peut avoir lieu sans une entière et réciproque abnégation de la personnalité des deux époux.

     Les deux couleurs individuelles doivent se fondre en une seule, pour produire une « nuance », qui sera ensuite projetée en positif-négatif (mâle-femelle).

     Ces deux courants ayant leur source dans la parfaite union des deux modalités supérieures, produiront des oeuvres harmoniques, lesquelles présidées par l'ESPRIT-SAINT, deviendront vivantes jusque sur nos plans.

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     Si difficile que cela semble être pour l'égoïsme de chacun des époux, ne pas oublier qu'en demandant au MAÎTRE on reçoit de l'aide qui centuple le petit effort individuel.

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     Quand les hommes ne sont pas à la hauteur deleur tâche, ce sont les femmes qui les remplacent et prennent la direction des affaires, autant dire que c'est le diable.

     La femme qui s'est créé une personnalité, n'est autre qu'une goule à laquelle l'Adversaire a prêté, pour un temps, une de ses émanations infernales.

     Quelquefois pourtant, c'est l'esprit de l'époux qui, étant enchaîné, agit sur la femme pour se manifester.

     Parfois, aussi, afin d'humilier l'homme tout en l'aidant, le Ciel peut se servir d'une femme pour une mission, mais dans ce cas, l'humilité de celle-ci est si grande que tout le monde la peut supporter. (L'histoire de tous les peuples en donne quelques exemples).
 

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     L'esprit de Révolte va essayer de désorbiter la Femme. L'oeuvre de la Femme est comme son enfant ; c'est sa vie ou plutôt ce qu'elle fait durant sa vie Ici-Bas.

     Ne mettez pas au monde des monstres qui vous dévoreront plus tard.

     Vos fils ne sont pas les enfants que vous engendrez physiquement, mais bien vos oeuvres, de concert avec votre époux.
 

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     Il peut arriver que dans un ménage, le mari soitmalade ou endormi moralement et qu'il oublie son rôle de chef. Le Ciel permet parfois que la femme prenne pour un temps la direction de la famille : c'est comme si, pendant le sommeil du pilote, pour éviter qu'une barque aille à la dérive, le commandement en était donné à une autre personne, mais ce n'est que pour un temps et dans des circonstances exceptionnelles.

     Il faut se méfier de l'Adversaire qui cherche toujours à griser, par l'orgueil et la révolte, la pauvre femme qui se laisse prendre à ses malins desseins.
 

XLVIII. - LE DIVORCE
 

     Le divorce ne constitue pas une solution chrétienne, pour trancher les différends qui opposent les époux. Rien ni personne ne peut relever les époux de la parole donnée en se mariant : ils sont unis jusqu'à la mort.

     Si on respectait mieux la promesse faite le jour du mariage, les époux feraient davantage de concessions mutuelles, pour rendre possible et agréable la vie conjugale.

     C'est la grande et coupable facilité de divorcer ici pour se remarier ailleurs, au gré d'un caprice, qui rend le mariage si fragile.

     Ce n'est pas en abandonnant son poste qu'on peut espérer gagner la victoire.

     Si l'un des deux époux oublie son devoir, l'autre devra faire doublement le sien, pour compenser.

     Ce sera aussi essayer de suivre Jésus, que de pardonner et d'aimer quand même.
 

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     L'heure approche où l'homme devra prendre sa femme par la main, pour la conduire à Dieu ou au diable.

     Si donc vous êtes filles du Ciel, commencez dès maintenant à apprendre la soumission la plus complète : ne raisonnez plus, ne vous révoltez plus.

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     L'Heure est aussi venue où quand bien même l'homme se laisserait entraîner au crime sa femme devra le suivre... sous peine de perdre le bénéfice de sa Vie.

     L'amertume du coeur est comme une flamme qui devient purificatrice lorsqu'elle est acceptée avec soumission.

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     C'est le moment où la femme semble être le plus soumise qu'il lui est demandé davantage. Elle passe alors par un état spécial pour arriver ailleurs.

     (Sainte Monique a aidé à la conversion de son époux et de son fils).

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     La veuve doit rester veuve, à moins que son premier mari ne soit pas le sien. Quand l'homme meurt, son âme reste unie avec sa femme. (Saint Paul a parlé pour les veuves).

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     Il est écrit « Malheur aux femmes enceintes et nourrices »... Ce cri d'alarme s'applique à une certaine époque, où le Foyer sera souillé, où les forces infernales passeront par nous... les démons et les élémentaires tourmenteront cruellement les pauvres humains

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     Amour maternel et amour conjugal ?

     Le diable n'a pas passé entre la mère et le fils, exemple donné à l'Humanité la Vierge et Jésus.

     Mais le Serpent a passé entre les époux, exemple : Adam et Ève.

     Ce qui rend plus difficile la rencontre et le pardon.

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     Le jeune homme qui trompe, qui oublie la parole donnée, qui se marie ailleurs deviendra la proie des passions et sera entraîné par elles ; il payera bien cher, pendant toute une vie, l'abandon de son titre de père.

     La jeune fille qui accepte son rôle de mère, qui garde son enfant, l'aime, l'élève, trouve en lui son pardon et sa rédemption.

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     Ici-bas, l'homme, de même que la femme, se recherchent : oui, ils veulent retrouver leur « double », c'est-à-dire ce qui doit les compléter.

     Hélas, ceci n'arrive pas très souvent ; et de même qu'Orphée et Eurydice, on ne peut sortir des enfers sans se perdre, pour se retrouver enfin au Pays de la Liberté.

     Le Pays de la douleur n'est pas propice au Bonheur !... Mais... ESPÉRANCE... CE QUE L'ON PERD POUR LA VÉRITÉ ON LE RETROUVE AVEC ELLE.

     Conclusion : ne cherche pas trop à voir le visage (l'âme) de ta compagne ou de ton compagnon, escortez-vous mutuellement, jusqu'au dehors du « Gouffre » (terre), là seulement vous vous reconnaîtrez.

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     Oui, la virginité telle qu'on l'explique matériellement a son importance, malheureusement les femmes oublient trop facilement son symbole et sa valeur.

     Mais il faut aussi envisager la virginité de l'âme, il faut savoir se garder sur tous les plans des souillures du mensonge et de toutes les perfidies du Malin.

     Sans la virginité de l'âme, la virginité de la matière est bien fragile.
 

XLIX. - LA VIERGE ET LA MAGDELEINE AU GRAND MYSTÈRE DU GOLGOTHA !

 

     Que les femmes les contemplent avec leur âme et essaient de comprendre : la VIERGE, vertu, céleste, n'appartient pas à la race adamique : rien de terrestre en elle. Elle dit à l'Humanité : « Le PÈRE est bon ! ». C'est un modèle sublime, toutes les femmes devront passer devant Elle : contemplez-la souvent; et surtout au moment du danger, à l'heure de la tentation.

     La Magdeleine, s'étant grisée de toutes les ivresses et en ayant éprouvé le dégoût et la lassitude, passe au feu de la souffrance, du repentir et de la pénitence. Un jour, enfin, n'ayant que des parfums, elle rencontre Jésus, baigne les pieds du Maître et les essuie ensuite de ses cheveux (symbole de son charme féminin).

     Le Divin Maître reçoit l'offrande de l'ancienne courtisane, qu'il donne alors en exemple et qu'il accepte au Calvaire !

     Si toutes vous avez été comme la Magdeleine avant la rencontre de Jésus, soyez aussi comme elle après ! ...

     Qu'y a-t-il dans vos coeurs ?

     Relents de passions ou parfum d'amour vrai ?

    (1) Voir Épître de Saint Paul aux Corinthiens.
    (2) L'Histoire de la « Belle et la Bête », de la « Belle au Bois dormant », sont des contes pour les petits enfants, mais sont profondément initiatiques et vrais pour les grands.


L. - FEMME, FEMME, QUI ES-TU ?...
 



    Ce soir en ma pensée, je t'ai revue dans tes différents rôles... tantôt ÈVE... DALILA... JUDITH ... REINE DE SABA... VENDEUSE DE PLAISIR ... FILLE D'ORIENT aux yeux sombres et creux comme l'abîme... HÉROÏNE D'UN DEVOIR... d'une tâche bonne ou mauvaise, mais consciente de quoi ?... je me le suis demandé longtemps. J'ai en vain dans tes yeux cherché l'âme qui pleure ou qui rit !

Seul dans ton rôle de mère, où comme Isis, tu gardes la semence qui doit croître en ton sein, j'ai cru trouver la raison d'être de ton destin. Et plus. souvent j'ai vu dans tes yeux changeants l'ironie et aussi la passion, même dans Magdeleine je n'ai pu croire en toi ! Énigme terrible, cent fois plus terrible que le Sphinx, oh ! quelle rude tâche pour l'homme qui a entrepris de te connaître !

Ô !, ISIS !... J'avais cru en finir avec toi

Hélas, non ! un coin de ton voile se soulève encore et je me vois contraint de te regarder et de sonder à nouveau les profondeurs de ton Mystère !

La Femme est née du désir de l'Homme !

C'est son désir, c'est aussi sa souffrance ! ! !

Ô, Femme, en cherchant en toi la marque de ton essence et la positivité de ta nature ou plutôt de ton être, j'ai fouillé ton coeur et n'y ai trouvé que le Désir quand ce n'était pas la frivolité et à la place de l'Amour désintéressé je n'ai trouvé que ton affection maternelle !

je t'ai vue souffrir et j'ai bien souvent pleuré avec toi. Mais quand l'orage était passé, tu oubliais l'ami du malheur pour celui de la joie, et si parfois il n'en était pas ainsi, c'est que seulement une faible lueur venue d'En-Haut te retenait sur le bord du précipice.

je t'ai vue parfois te dévouer à un être indigne et c'est encore là que je t'ai le plus admirée.

Mais hélas ! toutes ces études m'ont amené à voir en toi un réceptacle de bien ou de mal, selon le lieu où tu te trouves.

Réceptivité, voilà tout ce que j'ai découvert.

Alors, malheur à l'Homme que tu domines, car il devient la proie de l'ambiance, qui est ta seule raison !

Et si l'Homme veut te conserver, il faut qu'il se garde de toi.

Insensé ! ne regarde pas de trop près la Femme, ne cours pas à elle, attends ou plutôt prends-la par la main et ne la laisse plus, jusqu'à ce que tu sois sous le Soleil des vivants, alors là, elle reflétera ton âme, car elle n'est rien que cela ! C'est beaucoup, car c'est là ton Idéal, ta gloire future.

Ce soir je pensais à toi, ô Femme, et comme toujours en ma vie je voulais voir en toi ce qui est écrit en mon coeur ! Le Ciel eut enfin pitié de mes recherches et me montra la fable d'Orphée descendant aux Enfers pour y chercher son Eurydice...

Et ce mystère est celui de la destinée et de la vie des Hommes ; mais combien peu y pensent ? Aussi nos pauvres compagnes assoiffées de plaisirs dansent-elles la sarabande des fous, des possédés, et les Hommes les considèrent simplement comme des choses propres à les divertir, alors, alors... le diable finit par avoir raison puisque tout, ou presque, marche comme il veut, de travers.

Orphée (homme) quand tu auras trouvé Eurydice (ta femme), conduis-la par la main comme un enfant, car elle est réellement perdue en ce bas-monde, où toutes choses sont à l'envers, même en astral, Même au-delà de la Terre, si tu te souviens, ne la regarde pas, car c'est encore l'envers du Vrai, - Le Vrai est bien plus loin que la Terre et son Esprit... Le Vrai est immuable dans ses lois, et tout ce qui est dans son empire y marche droitement.

De même que pour l'Homme il n'y a qu'un Dieu, pour toi ô Femme il n'y a qu'un Homme, un seul, suis-le, suis-le, suis-le, et si tu as été sincère, fidèle, et qu'il ne soit pas digne de toi, alors tu trouveras ta récompense en celui qui t'est destiné depuis avant la chute.

Douce Espérance, viens aider notre « Reflet » (compagne) à gravir le Chemin qui mène à l'Idéal, au VRAI...

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Femme, faut-il encore écrire sur toi, ô belle compagne de nos infernales randonnées ? Mais ne suis-je pas encore trop jeune ? Cependant je dirai aux hommes mes frères, de vous orner de telle façon que vous semblerez des déesses

Et maintenant, adieu, ô chère et douloureuse étude

Appliquons-nous avec l'aide des hommes de bonne volonté et la grâce de Dieu, à oeuvrer en nous servant de tous les moyens que le Ciel nous envoie pour activer la Rédemption de l'âme de l'Homme « ennaturée » dans notre bien-aimée compagne, qui est elle et nous réellement.

Que la Femme soit soumise à l'Homme comme l'Homme à Jésus (Ep. Saint Paul).


LI. - PARALLÈLE
 

   
Et de ce peuple, il naîtra une Vierge, -  et cette Vierge enfantera le Sauveur. Et ELLE LE CONCEVRA par l'opération du Saint Esprit.     Et d'un peuple il naîtra une impure, et cette impure enfantera l'Adversaire. Et elle le, concevra par l'opération du Spiritus Mundi.

Et cette grande FIGURE CÉLESTE, devant laquelle Je m'incline bien bas, est le vrai modèle de la femme régénérée, redevenue vierge des Insinuations du Serpent. Et par la vertu du rayonnement de son époux, venant du Saint-Esprit par le Christ, elle donnera naissance au nouvel Homme que finalement le couple humain doit habiter.    
La FEMME mettra le pied sur la tête du Serpent, c'est-à-dire qu'elle ne l'écoutera plus et se sustentera des lumières de son compagnon qui lui viennent de sa véritable Patrie. Et le Serpent cherchera à la mordre au talon, c'est-à-dire, essayera de lui donner le remords d'avoir renoncé à sa fausse-lumière.     Et la femme folle le suivra...

 
Et l'homme ne suivra plus sa femme; mais la précédera en l'attirant à lui, pour retourner dans leur vraie Patrie.     Et l'homme de passion suivra la femme perverse, qui l'entraînera au fond de l'abîme où l'Adversaire les attend.
La tête de la femme sera donc purifiée , ainsi que le coeur de l'homme, et alors ensemble, ils remonteront des abîmes, et le Serpent n'aura plus de prise sur eux.     Conduits par la fausse-Lumière, ils se révolteront avec les révoltés et c'est alors que commencera pour eux le Cycle de l'Enfer... qui aura pour prélude le Sabbat infernal...


LII. - LA VIERGE ET NOUS
 

La Vierge est vierge parce qu'elle n'a conçu que de Dieu, c'est pourquoi elle est pure.

La Femme n'est plus vierge parce qu'elle a accepté l'influence du Serpent.

L'Homme n'est plus pur parce qu'il a écouté les désirs de la matière et qu'il s'est donné à elle.

La Vierge est appelée Mère de Dieu, en ce sens qu'elle lui sert pour se manifester au Monde, mais la Vierge est réellement notre Mère à nous tous et Dieu est notre Père.


LIII. - CREDO
 

 


Je crois que tout est bien, que tout est préparé d'avance, que chaque être joue le rôle qui lui est assigné.

S'il le joue bien ou mal, il est applaudi ou sifflé suivant le cas, par les spectateurs mystérieux qui l'apprécient. Alors, quel que soit ce rôle, si l'acteur le remplit convenablement, il réussit ; dans le cas contraire, il recommence ou perd ce rôle et en attend un similaire, sinon inférieur, « en son genre ».

Rien ne peut être changé. La fleur donne son parfum, sa vertu, et chaque être doit en faire autant.

Celui qui donne tout reçoit tout, suivant son type ; celui qui garde, ne sert de rien et est relégué parmi les accessoires, les objets et les choses.

Attention donc de bien faire, c'est-à-dire d'oeuvrer avec AMOUR pour mériter d'exister. En nous perfectionnant toujours, il viendra un temps où notre place sera sur une plus « grande scène », car la Nature peut se comparer à un petit théâtre de banlieue du Ciel, et dans le Ciel seulement se trouvent les vrais acteurs, les vraies Causes et les vrais Effets.

Harmonie infinie je te salue, Toi qui as daigné te faire entendre jusque dans nos enfers. Mais trop faibles pour imiter ton art et interpréter tes saints mystères, nous nous contentons de les épeler syllabe par syllabe, espérant qu'un jour, en notre Organisme-Principe, elles s'harmoniseront et qu'il nous sera donné de chanter avec notre Vraie Famille, les saints Mystères de la VIE, de l'AMOUR et de la VÉRITÉ.


LIV. - LE SILENCE
 

 


Dans le Silence on entend la Voix de la Nature, la Voix aux multiples accents...

Dans le Silence on entend battre son coeur...

Dans le Silence on entend les hurlements des loups, les cris déchirants des victimes...

Dans le Silence on entend les clameurs douloureuses des proies de l'inexorable Destin...

Dans le Silence on entend la Douleur...

Monte, ô mon âme, dans le second Silence !

Là, dans ce Silence on entend bruire la Vie comme un essaim d'abeilles. Tout s'agite, tout crie, chantant des mélopées à l'Amour, à la Vie.

Toujours plus haut, dans le Silence, on entend le tumulte de la Vie en délire, roulant ses flots ardents comme un océan de feu.

Monte encore !

Dans ce Silence, qu'entends-tu, ô mon âme ?

Dans ce Silence on entend DIEU... et nulle bouche humaine ne peut en traduire l'accent !



LV. - RÉINCARNATION
 


Cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient accomplies.
(Évangile).

 


Quand une âme vient sur la Terre elle est revêtue d'un corps, c'est-à-dire de l'uniforme de cette planète.

Pour comprendre un peu notre exil ici-bas, ne faut-il pas nous comparer au forçat ? Pour sortir du bagne, il faut ne plus rien devoir au Chef de ce Bagne. La Terre n'est-elle pas le bagne du Ciel, régie par des lois établies par Dieu ? (1).

La journée terrestre que chacun vit n'est peut-être pas la première journée d'une âme, car alors comment expliquer l'inégalité des destinées parfois si douloureuses ?

Si, dans l'Évangile, on trouve la preuve de la réincarnation, on doit comprendre qu'elle nous soit nécessaire ; mais on ne trouve pas l'indice qu'elle nous soit fatalement obligatoire, puisque Jésus nous a apporté le Pardon, et qu'Il a dit « je suis la Porte » ; mais pour passer par cette Porte, il faut avoir SA MARQUE... Et le Père qui est bon nous a accordé un Temps connu de LUI-SEUL pour acquérir cette Marque ; voilà pourquoi Il nous permet de revenir.

Donc, cette journée terrestre pourrait être la dernière, quand nous croyons à la descente sur la Terre du CHRIST-DIEU, DEUXIÈME PERSONNE DE LA TRINITÉ, COEUR DU PÈRE, venu nous racheter et nous apporter notre Rédemption ; mais il faut que nous vivions Sa Loi jusque dans les plus petites choses « Et nous serons pardonnés comme nous aurons pardonné ».

Ne nous a-t-Il pas dit : « Faites la Paix pendant que vous êtes en chemin » ?

Ne cheminons-nous pas tous vers la Patrie ?

Or, il n'y a qu'un CHEMIN... celui de notre Maître... le CALVAIRE, et Son Cri de ralliement sera notre mot de passe : « Père pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font ».
 


LVI. - NOS FRÈRES INFÉRIEURS
 

 


Vous avez pu voir ces pauvres chevaux que l'on fait travailler tant et plus, jusqu'à ce qu'ils tombent : je dis chevaux, ânes et mulets... je parle aussi de tous les animaux sacrifiés soit à nos besoins, soit à notre satisfaction. Enfin, j'attire votre attention sur tous les êtres qui souffrent pour le « bon plaisir du roi ! ».

De quel roi ?

Mais le roi de la Création, celui qui s'appelle l'Homme, sans oublier sa compagne, la Femme, qui prend des syncopes pour un bobo, et n'est nullement incommodée que les belles parures dont elle s'orne, représentent souvent les douleurs atroces ou l'agonie des êtres inoffensifs, auxquels on les a cruellement arrachées (aigrettes, oiseaux de paradis, etc.) !

Volontairement, je passe sous silence les souffrances du règne végétal et du règne minéral, car si j'en parlais, on dirait que je suis archi-fou ! ! !

Oui, nous sommes charmants, mais comme démons surtout ! Car nous savons faire servir à nos jouissances stupides, les douleurs et les agonies de nos sujets (2).

Roi de la Création Ah ! tu veux être heureux ! Eh bien, sache qu'un souverain avant de penser à son propre bonheur, doit d'abord assurer celui de ses sujets.

Si l'on souffre de ne pouvoir conserver dans sa demeure soit les plantes soit les animaux, c'est que probablement il fut un temps où nous les avons fait souffrir, ou bien encore c'est que notre air n'est pas respirable pour eux. Tâchons de purifier notre ambiance, afin qu'aucun être n'y soit empoisonné, et puis aussi rachetons ce que nous avons vendu, oui, car ce qui fait réellement partie de notre Royaume ne pourra nous être enlevé que si nous l'avons vendu soit aux Fermiers du Père, soit à nos frères qui comme nous sont Rois de la Création.

Les animaux font partie de notre domaine et c'est parce que nous les faisons servir au mal, qu'ils sont obligés de souffrir, pour payer le mal qu'ils ont fait ou plutôt auquel ils auront servi d'instruments. Rien n'arrive par hasard.

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Mais direz-vous, quelle attitude avoir quand on voit brutaliser un animal ? Prêcher par l'exemple : Si un homme bat un chien et qu'à votre tour vous insultiez et battiez cet homme, au lieu de générer de la bonté vous engendrez de la colère, de la haine, vous aurez été plus mauvais que lui et vous aurez fait beaucoup plus de mal, puisque cette colère et cette haine auront passé du plan animal au plan hominal.

Il eût été préférable de ne rien dire, de se regarder soi-même, de se voir méchant, de ne pas juger son frère et de prier afin que lui et vous deveniez meilleurs et que la souffrance de cet animal soit allégée.

Prêcher par l'exemple c'est mettre dans ses actes assez de Bonté pour que nos frères aient, eux aussi, un élan du coeur pour faire mieux.

Réveiller l'Amour en aimant davantage.

Nous devons arriver à dompter en nous les forces animales et les fauves nous seront soumis.

Il n'est pas ridicule d'avoir un remerciement intérieur pour les animaux ou les végétaux qui nous servent de nourriture, nous remercions bien un ami qui nous a rendu service.

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Il ne faut pas pousser l'exagération et la sensiblerie jusqu'à ne plus vouloir manger de ce qui a vie. C'est une loi de cette planète et nous n'avons qu'à nous y soumettre. (Nous croyons-nous meilleurs que Dieu ?) (3).

Mais où commence notre responsabilité, c'est dans l'usage de nos forces, de notre santé ; au service de qui les mettons-nous ? Dieu ou l'Adversaire, l'Amour ou l'égoïsme?

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Quand nous sommes dans la nécessité de détruire animaux, insectes ou végétaux nuisibles, faisons-le sans haine, sans colère, sans raffinement de cruauté, seulement par devoir, avec même un peu de souffrance intérieure... un jour viendra où ce travail nous sera épargné (quand nous aurons payé notre arriéré).
 


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Pourquoi la métempsycose serait-elle infailliblement juste? Pourquoi ne contiendrait-elle pas une parcelle de vérité?

Un homme ne peut devenir un animal mais nous portons quelquefois sur le visage les stigmates de l'animalité. Ne jugeons pas.

Dans mes promenades solitaires au milieu des hommes.

J'ai vu des montagnes verdoyantes où le gazon semblait inviter à s'asseoir.

J'ai vu des animaux paissant dans les prairies, me regarder avec de bons gros yeux.

J'ai vu le chien fidèle.

J'ai, vu, dans les basses-cours, les coqs chanter et les poules pondre ; ils semblaient me dire : contemple ma bonne volonté !

J'ai vu, dans les bois, de petits oiseaux et leur chant m'a ravi.

J'ai vu le boeuf labourer consciencieusement.

J'ai vu le cheval donner toute sa force pour contenter son maître et le pauvre âne en faire autant.

J'ai vu la Vie s'agiter jusqu'à se rompre.

J'ai vu des hommes qui frappaient des bêtes, et d'autres qui sacrifiaient des boeufs, des moutons, des chevaux, des oiseaux, pour s'en nourrir... et j'ai pleuré ! ...

Cette question alors se posa : « L'Homme est-il donc un alambic chargé de distiller toute la Création ?... ».

L'homme qui se satisfait lui-même en dévorant les autres êtres perd sa VIE. Il faut donc, pour mériter de vivre, faire quelque chose de plus que n'auraient pu faire ceux dont on a pris la vie pour se sustenter.
 


LVIL - LE « CAFARD »
 

 


N'avez-vous pas senti parfois et sans raison apparente une tristesse envahir votre coeur et comme un vide se faire dans votre cerveau ?

Il vous semblait à ce moment que l'indifférence pénétrait dans votre âme et l'engourdissait. Ce malaise vous envahissait et vous causait alors une douleur morale qui vous faisait presque désirer la mort. Le Français qui, en toutes circonstances conserve son esprit frondeur, a nommé cet état d'âme « le cafard ».

Oui, eh bien ! ce « cafard », c'est la présence des forces infernales qui montent avec leur principale vertu, le découragement. C'est l'ange pâle de la seconde mort qui vient à la suite du cortège infernal chercher « ses élus ».

Défiez-vous de Lui, ne lui sacrifiez rien, réagissez.

Le moral est mauvais, le moral est bon, dit-on !...

Sachez que lorsqu'il est mauvais, cela vient d'En-Bas. Quand le moral est bon, c'est l'AMI qui nous visite. De toutes nos forces attachons-nous à Lui, et demandons Son Assistance.

Le découragement est un très mauvais compagnon de route. Quand nous sommes sous un tunnel, rempli de fumées et d'émanations malsaines, nous oublions le soleil, l'air pur, mais ne nous arrêtons pas, en raison du danger, marchons toujours, marchons quand même, il y a une issue et nous y parviendrons.

Quand on côtoie l'abîme, on en sent quelquefois les profondeurs et un malaise nous envahit.

Seule la prière peut nous soutenir.

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Le suicide est un acte épouvantable, on ne doit pas se suicider, car on ne met pas ainsi fin à ses souffrances, on les augmente seulement. L'âme reste liée au corps aussi longtemps qu'il avait été donné de vie à ce corps, ces souffrances-là dépassent en horreur tout ce que nous pouvons supposer, on ne peut trouver de mots pour les expliquer. De plus, comme personne ne peut payer nos dettes, il nous faudra souffrir une autre incarnation et reprendre la tâche au point où nous l'avions abandonnée.

Nous ne devrions jamais nous permettre de penser au suicide comme à une délivrance. Sachons que vouloir abréger, c'est éterniser. Nous savons très bien qu'un « forçat » qui s'évade est repris, et qu'il est alors passible d'une peine qui vient s'ajouter à celle qu'il n'avait pas terminée ( tous ceux qui ont été au régiment savent bien qu'il n'est pas agréable de faire du « rabiot » quand on voit partir ceux de sa classe).

Allons, allons, pas de découragement, ne doutons jamais de la BONTÉ DE NOTRE PÈRE, quand on lui demande, on reçoit toujours du secours, c'est Jésus qui nous l'a promis.
 

LVIII. - SÉCURITÉ ! !
 


Les humains sont seulement des instruments soit du Destin soit de la Providence, selon la Cause qu'ils servent ou le Maître qu'ils ont choisi : malédiction, bénédiction, échec, réussite, maladie, santé ; rien ne nous arrive par hasard, puisque des lois sublimes règlent la vie de chacun, depuis la pierre jusqu'à l'homme et que ces lois émanent de Dieu.

Nous rencontrons donc, chemin faisant sur la Terre, le fouet qui nous cingle ou la main qui caresse, l'exécuteur des oeuvres de Haute-justice ou le Consolateur.

Il ne faut cependant pas se cristalliser dans le fatalisme du musulman, mais vivre dans la Foi du chrétien.

Le mage, pour ses opérations, trace le cercle protecteur autour de lui, mais en dehors de ce cercle tous les chocs en retour peuvent l'atteindre, tous les dangers le menacent.

Pauvres humains, quand nous pensons aux sorciers, aux magiciens envoûteurs, etc., etc... nous sommes pris de frayeur... ne les redoutons point, car celui qui se met sous la main de Dieu n'a plus rien à craindre de l'enfer ni de tous ses suppôts.

Parfois nous pensons qu'il faudrait se défendre ?

Non, nous n'en avons pas besoin, car devant le Rayonnement du Christ tout l'enfer s'incline.

Arrière donc nos terreurs et marchons droit devant LUI. Ce ne sont pas des mots kabbalistiques qu'il faut prononcer, c'est SA LOI D'AMOUR ET DE PARDON QU'IL IMPORTE DE VIVRE.
 


LIX. - FRANCE !..,
 

Tout le monde critique la France !

Ceci a toujours eu lieu, parce qu'elle est la première des nations et que les autres en sont jalouses.

L'âme française est essentiellement spirituelle, et comme telle son type est ardent, vif et miséricordieux.

Cela fait rire les autres peuples, qui sont lourds et ne comprennent pas encore que la Bonté qui semble insouciante du lendemain, est justement la vertu qui rapproche la France du Christ.

Si ce semblant d'insouciance est mis à profit par des voleurs, il arrive toujours un moment où une force de justice les remet à leur place, en leur faisant payer leur larcin. Et cette réaction sert toujours à quelques étrangers, assez évolués pour comprendre le Bien et y accéder.

Si notre esprit français commet des fautes, il les paye et nulle créature n'a le droit de rire ni de juger.

Si quelques peuples grossiers et brutaux se moquent encore et cherchent à profiter de nous, qu'importe, nous n'avons pas envie de régresser en devenant comme eux.

Supportons donc nos peines en famille et laissons les loups hurler.

La France est ouverte à tous, comme Jésus a ouvert ses bras pour tous.

La France est près du Christ, puisqu'elle oublie et pardonne les offenses.

La bonté est la vie même de notre âme nationale, car elle est une émanation du coeur du Verbe.

Personne ne pourra nous prendre les belles vertus que le Ciel nous a données, mais il faut VEILLER ET PRIER et se souvenir que Sodome et Gomorrhe auraient été épargnées s'il s'y était trouvé quelques justes.

Si nous avons peur de l'avenir, c'est que nous savons que nous avons mérité la punition.

Il est de toute urgence que l'Ange de la France puisse offrir à Dieu la bonne volonté de beaucoup de Français, qui vivent en Chrétiens.

Pourquoi se repentir de réchauffer des serpents? Le Christ a fait participer judas, même à la Cène !

Quand la porte est ouverte à tous, les méchants ne la peuvent forcer, bien souvent ils passent devant sans entrer.

Il est tout à fait inutile de nous dénigrer entre Français devant les étrangers. Si nous percevons nos défauts, corrigeons-les et efforçons-nous de mériter notre beau titre de Français.

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La France, c'est Marie qui écoute Jésus et que Marthe critique.
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(1) Voir Lueurs Spirituelles. T, 1, p 133, 1re éd., 2ème alinéa - p.91, 2ème éd., 4ème alinéa.
(2) (Courses de taureaux, concours et apprivoisements d'oiseaux rendus aveugles, combats de coqs, chasse À courre, tir aux pigeons, vivisection, etc...).
(3) Voir Lueurs Spirituelles. T. I. Le Repas.

PENSEES
 

Au moment des partages, des héritages, il y a presque toujours des chicanes, des brouilles !... n'est-ce pas celui qui est le meilleur qui doit faire preuve de plus de bonté ?

Savez-vous bien toujours de quoi vous hériterez quand vous convoitez ceci ou cela ? Savez-vous quelle influence bonne ou mauvaise est attachée à tel ou tel objet ? Savez-vous si l'argent est propre ? Savez-vous par quelle purification il devra passer? Savez-vous ce que vous avez apporté à vos parents en naissant ? Savez-vous ce qui vous revient vraiment à l'héritage ?

Ne convoitez rien, ne demandez rien, attendez qu'on fasse votre part, vous serez alors certain de n'avoir pas pris la part de vos frères, puisque vous vous contenterez de celle qu'on vous donnera.
 

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Le repentir de la dernière heure n'exclut pas la réparation. Pour réparer le tort fait à l'un de nos frères, n'attendons pas d'être à l'agonie, ce serait peut-être un peu tard : la Confession à Dieu ou au prêtre ne suffit pas toujours, il faudrait aussi réparer le dommage causé et demander le pardon à notre victime.

Souvenez-vous que nous ne pourrons rentrer chez notre Père, s'il reste encore dans notre cœur de la rancune. pour un de ses enfants : faisons la Paix pendant que " nous sommes en chemin ", c'est-à dire tout de suite, car il faudrait peut-être attendre " bien longtemps " pour qu'il nous soit permis de revenir et de nous rencontrer à nouveau... Que de souffrances ! ...

Si plusieurs personnes ont pris part à une chicane, à une brouille, il est possible que pour la réconciliation, il faille à nouveau être réunis, et que tous y assistent.

Pour éviter de grandes difficultés dans un avenir plus ou moins éloigné il est préférable de faire la Paix tout de suite.
 

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Si nous sommes victimes d'un vol, ne nous plaignons pas trop fort, ne gardons pas rancune au voleur, faisons-lui cadeau de bon cœur de ce qu'il nous a dérobé, prions pour lui comme si c'était notre enfant, demandons à Dieu que ce soit son dernier vol, que notre malheureux frère qui, pour le moment est serviteur de l'Adversaire comprenne, se repente et revienne dans la bonne voie.

Et puis en se regardant bien soi-même est-on certain de n'avoir jamais convoité ou dérobé le bien d'autrui ?

Peut-être n'aurions-nous plus la possibilité de restituer ce que nous devons, ce que nous avons pris ?

Alors, je vous le répète, il est bien préférable, pour toutes sortes de raisons, de faire cadeau de ce qu'on nous a pris, nous nous libérons d'une dette et c'est appréciable (1).

Que notre cœur arrive à être assez bon pour plaindre celui qui nous fait payer nos dettes ; oui, plaignons-le d'être obligé de servir d'instrument à l'Adversaire.

Demandons pardon à Dieu et pour lui et pour nous. (Les premiers chrétiens, qui n'avaient rien à payer pour eux-mêmes, priaient pour leurs bourreaux).

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Méfiez-vous, commerçants de tous ordres, si vous abusez de vos frères, vous serez obligés de rendre ce que vous aurez indûment acquis... Oui, je sais bien que lorsqu'on encaisse de grosses recettes, la " Bête " est heureuse, satisfaite et se croit intelligente, " on a été malin, débrouillard "... mais quand il faut payer, quand il faut rendre, on pleure, on se lamente, on oublie la " loi du choc en retour " et on accuse le Ciel.

Ne prenez donc rien et vous n'aurez rien à rendre, et on n'aura rien à vous reprendre.

On oublie trop facilement qu'il est dit " Tu ne prendras ni sa femme, ni son bœuf, ni son âne, ni quoique ce soit qui appartienne à ton frère.


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Si nous exploitons les douleurs, les passions, les nécessités de nos frères, plus tard toutes ces douleurs que nous aurons suscitées empoisonneront notre vie et alors nous deviendrons neurasthéniques.

Vivre de son métier quel qu'il soit mais ne pas exploiter ceux qui ont besoin de nos services. (Faites aux autres ce que vous voudriez qu'il vous soit fait).

Il n'y a d'épouvantable et de terrifiant que les gestes de la nécessité.

Le lion a faim, il rugit. Le monstre qui bouleverse tout sur son passage, obéit à une nécessité, l'être qui en a peur est celui qui possède en lui-même quelque chose de correspondant à cette nécessité.
 

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Le désir est le premier soubresaut de la vie, l'Amour doit en régler les élans.

La force qui nourrit nos passions doit se transformer en énergie utile à nos besoins.
 

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La nature a attaché un plaisir à chaque acte, donc, si nous y trouvons une souffrance, c'est que nous avons succombé à l'abus.

User de tout et n'abuser de rien et l'on ne sera pas obligé de jeûner.
 

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La muqueuse et la sensualité sont intimement liées. Voyez de quel côté vous devez orienter vos efforts pour obtenir la guérison de certaines affections rebelles de la muqueuse.

Réfléchissez aussi que pour guérir certaines " âcretés " de sang, il faut peut-être surveiller le " caractère acariâtre ".

Il n'est pas douteux aussi que certains systèmes nerveux fatigués et impressionnables se trouveraient bien mieux si les malades se surveillaient davantage pour éviter à leur entourage les émotions et les souffrances morales provoquées par leurs colères, leurs crises d'égoïsme, ou leurs rages d'orgueil inassouvi.

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On use les nerfs par la colère, la tristesse, l'alcool, les passions. Quand nous devrons produire une œuvre, si notre force nerveuse est épuisée par un de ces excès, nous serons alors responsables de ce que nous n'aurons pu faire et aussi des perturbations que nous aurons apportées dans la vie de nos semblables.


 

" Laisser les morts ensevelir les morts ".
Oui, nous devons respecter la dépouille, le cadavre de nos frères, mais c'est un vêtement usé que le mort a quitté pour se rendre dans d'autres lieux, en lesquels on ne peut pénétrer avec ce costume, qui appartient à cette planète, et puis, c'est l'uniforme du pays, on doit le laisser en partant. Ce que nous appelons la mort, est le commencement de la Vie. Le corps n'est-il pas le cercueil de l'âme? A la naissance notre âme ne meurt-elle pas à l'air libre de notre Patrie pour venir habiter ce corps? Pour ceux qui ne vivent que pour le corps et ses jouissances, n'est-elle pas en sommeil, en léthargie, cette âme ? Il existe des peuplades sauvages où, au lieu de pleurer et de se désespérer, on célèbre par une fête et des réjouissances la délivrance de celui qui vient de mourir. Quand nous pleurons, est-ce vraiment sur nos morts, n'est-ce pas plutôt sur nous-mêmes, sur ce qui vient de nous manquer?

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Certes, le spiritisme a aidé beaucoup à sortir du matérialisme ; mais les pratiques spirites sont très dangereuses, car il y a de l'autre côté, des êtres et des fragments d'êtres, qui peuvent provoquer des obsessions et des possessions. En général, les évocations sont dictées par l'égoïsme, l'orgueil ou la curiosité, alors il est compréhensible qu'elles ne puissent rien produire de bon. On ne peut nier qu'il y a des phénomènes contrôlables scientifiquement, mais pour toucher à cela il faudrait avoir " les mains très propres " ! et il est presque impossible de ne se les être pas salies pendant le séjour Ici-bas !

Vous voulez savoir quelle différence il y a entre les sibylles, somnambules, médiums et les Prophètes ?

Les premiers sont influencés par le Destin (astral, Spiritus mundi). Tandis que les prophètes reçoivent le rayonnement direct de Dieu par le Saint-Esprit.

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La preuve que nous avons soif de jouissances, c'est que lorsqu'il nous est enlevé une satisfaction, nous pleurons comme un enfant qui a perdu un jouet.

Il y a aussi des personnes qui pleurent de se sentir seules et de se croire abandonnées, méprisées, etc.. etc. Oui, certes la Route est dure parfois, mais souvent notre terrible égoïsme décourage les bonnes volontés de nos proches, met en fuite les amis et dresse des barrières infranchissables.

Certaines personnes se sont tellement repliées sur elles-mêmes, qu'il faut une permission spéciale du Ciel pour que quelqu'un aille à leur secours.
 

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Surveille-toi toi-même pour ne pas empoisonner ton ambiance des émanations malsaines de ton égoïsme et de ton orgueil, afin de ne pas être dangereux pour ceux qui t'approchent.

Un saint porte avec lui la grâce et la vie et non la tristesse et la mort.
 

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" Qui ne vit ne vaut ", c'est un vieux dicton plein de vérité : le corps a besoin de satisfaction, de détente, qu'il faut lui accorder sainement et à bon escient, ou craindre alors une catastrophe, une explosion car tout ce qui est comprimé, accumulé, trouve un exutoire, une issue pour s'échapper avec violence. (Nous avons des exemples dans l'histoire).

Et puis, n'est-ce pas un fol orgueil qui nous incite à croire que nous sommes plus grands, plus purs, plus affranchis ! Rien n'est mal, rien n'est mauvais, si ce n'est le mauvais usage ou l'excès.

Il faut compter avec la " bête humaine " et toutes ses nécessités et régler notre vie sur les lois qui régissent la Nature, puisqu'en dehors de Dieu et de Ses Lois il n'y a que déséquilibre.

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Vous me demandez mon avis sur la danse? Ce n'est pas la danse par elle-méme qui est mauvaise, mais c'est tout ce qui en dérive, qui est dangereux.

Il y a des gens qui se mettent en dehors de l'humanité, qui ne rient pas avec leurs frères dans la joie, et ne pleurent pas avec les affligés ! Mais sont-ce donc des démons d'orgueil ? Jésus qui était Dieu a partagé nos peines et nos joies, Il a pleuré avec les humains et ces actes ne L'ont pas abaissé ! mais nous est-ce donc toujours l'orgueil et l'égoïsme qui nous feront agir?
 

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Prendre les joies et les peines sans honte et sans pruderie, quand elles viennent.
 


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" Laissez venir à Moi les petits enfants "... Non seulement les enfants sages, mais aussi les turbulents, les violents, les méchants, ceux qui pleurent, crient, se disputent... tous enfin... puisque le Christ a dit que le médecin était fait pour les malades.

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On croit plus facilement à une superstition qu'en l'Ange gardien.

L'Ange gardien accompagne l'âme de la naissance à la mort.

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Un seul Créateur, Dieu le Père, tout le reste, depuis Lucifer le brillant jusqu'au plus petit gnome, n'est que créature, et nous ne devons rien demander à d'autres qu'au Père par le Fils.

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Les anciens disaient qu'un signe de croix faisait fuir le diable. Soyons certains que si nos pensées, nos paroles et nos actes portaient le signe d'Amour, tout ce qui est maléfique s'éloignerait de nous.

Vous demandez l'explication de l'étoile à cinq branches ?

Presque tous, comme l'étoile à 5 branches des sorciers, nous avons la tête en bas et nous faisons passer les désirs de la chair avant les aspirations de l'Intelligence.

Essayons donc de nous mettre debout, la tête en haut, pour communiquer avec le plan Supérieur.

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Mon Frère, tu portes en toi :

        Le Paradis ou l'Enfer !
        La Liberté ou l'Esclavage !
        La Vérité ou l'Illusion !

O, esprit endormi, sors donc de ton sépulcre, fait tout entier d'illusions infernales.

Quand comprendras-tu enfin " l'énigme de ton dam " ?

Relie, accroche solidement ton désir, ton cœur à CELUI qui a vaincu l'Illusion, et ne t'y laisse plus reprendre.

Dans l'obscurité, le diamant le plus pur, l'or le plus brillant ne se voient pas ; il leur faut pour briller un rayon de soleil ou la lumière artificielle. De même, l'homme a besoin de son soleil, Dieu, ou d'une fausse lumière pour être quelque chose.

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Tu ne peux bénéficier de la prière qu'une autre Personne fait à ton intention que par la gràce que tu recevras de cette prière, si tu t'en sers pour faire quelque chose de bien, d'utile.

La fortune spirituelle ne reste pas chez l'avare, pas plus que chez celui qui ne s'en sert pas ; étant essentiellement vivante, son but est le mouvement pour le plus grand devenir.

La prière seule ne suffit pas, il faut la pratique.

Celui qui reçoit doit se servir de ce qu'il a reçu pour faire plus et mieux.

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Il faut faire des efforts pour vaincre l'antipathie, car elle est fille de la haine, elle vient de celui qui la ressent, puisqu'il la place entre lui et ceux qui lui sont antipathiques.

Si une personne nous est antipathique c'est parce que nous ressentons chez elle un défaut que nous possédons à un très haut degré.

Ou bien, c'est que nous sommes de " vieilles connaissances ", et que nous avons quelque chose à liquider.

Quant à l'antipathie pour les animaux (crapauds, serpents, ou autres) c'est parce qu'il y a encore en nous des correspondances malignes avec ces êtres. Notre cœur abrite encore de viles passions, de bas Instincts.

Quand nous serons " tout amour " nous ne ressentirons de répulsion pour aucun être.

Pour porter la " marque d'Amour ", il faut d'abord le vivre en nous.

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Il faut aimer les enfants pour eux et non pour soi ne les choyons pas avec exagération, ne leur capitonnons pas la vie car ils craindront les " intempéries " et ne sauront pas se diriger au milieu des dangers et des écueils dont sont faites les destinées.

Chaque enfant est bien différent de ses frères et sœurs, le rôle éducateur des parents est, en ce cas, semblable au rôle du jardinier qui aide chacun de ses arbres à produire de belles fleurs ou de beaux fruits, mais selon leur nature particulière car ce serait folie de vouloir faire pousser, par exemple, des roses sur les pommiers !

Les parents ne choisissent pas leurs enfants, c'est Dieu qui les leur confie. Donc, qu'ils acceptent ces enfants quand ils viennent et les élèvent en les aidant à se corriger de leurs défauts et à faire grandir les qualités qu'ils ont apportées en venant Ici-bas.

Un père et une mère qui demandent à Dieu de bien comprendre leur tâche, savent toujours être ce qu'il faut qu'ils soient pour leurs enfants. Mais ils doivent se méfier de l'orgueil et de l'égoïsme.

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Si personne ne veut accepter des enfants malades ou infirmes, où iront-ils ? Pourquoi ne pas accepter du travail à faire, une tâche à remplir ? Nous sommes donc bien paresseux !

L'amour des siens (égoïsme) est bien souvent le germe de l'Amour divin réel qui, pour éclore dans nos plans, semble en prendre les essences mêmes, afin de les convertir plus tard, - mais en les purifiant par la souffrance.

Ce sont presque toujours ceux que nous croyons aimer le plus qui nous font souffrir ; en général, cela vient de ce que notre amour n'est pas pur, c'est-à-dire qu'il n'est pas exempt de satisfaction personnelle.

Si nous aimions vraiment, si nous donnions sans rien espérer des humains, sans rien exiger d'eux en échange, comment pourrions-nous souffrir de ne rien recevoir?

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On se plaint souvent avec un accent de reproche de l'ingratitude de quelqu'un qu'on a obligé. On dit notamment : je me suis pourtant dévoué, je me suis sacrifié, j'ai été bon, trop bon!... et si nous cherchons le grand dévouement, le beau sacrifice, que trouvons-nous ? Bien souvent l'égoïsme ou l'orgueil !

Mais à quoi serviraient nos facultés, notre intelligence ?... A gagner de l'argent, des honneurs pour sa bête !... C'est peu, c'est trop peu pour les enfants du Ciel, il faut qu'ils aiment vraiment leurs frères.

Quiconque a été BON une fois, l'est éternellement.

Ne pas désirer les applaudissements d'Ici-bas. Si nous n'en recevons pas ici, nous les retrouverons plus tard.

Si ce que nous avons fait est pur et propre, les humains ne peuvent nous dire "merci". Alors nous nous plaignons : d'être payés "d'ingratitude" ! Tant mieux, réjouissons-nous au contraire, car le Ciel a bien voulu accepter notre petit sacrifice.

L'abnégation, totale est bien rare chez les humains.

Il n'y a pas de mérite à faire son devoir, mais il y en a peut-être un peu lorsqu'ayant un acquis, on l'abandonne pour ses frères et que l'on recommence.

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Ce n'est pas faire le bien que de donner ce qu'on a de trop.

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Donner réellement, complètement, c'est donner non seulement Ici-bas, mais c'est demander que celui à qui nous donnons sur ce plan recueille aussi sur les autres plans le principe et le bénéfice de notre sacrifice.

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Ne pas craindre que ceux pour qui nous prions ne soient pas dignes, ceci ne nous regarde pas ! Il est dit que si l'on demande que la bénédiction du Ciel soit sur une maison et que si personne n'y est digne de la recevoir, cette bénédiction reviendra sur celui qui a formulé cette prière.

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Quand on demande le secours du Ciel pour quelqu'un, il faut être prêt à payer pour lui, non pas en souffrant à sa place, mais en offrant un sacrifice sur ce qui nous coûte le plus (égoïsme ou orgueil).

Quand un chrétien se trouve dans un lieu où se commettent de mauvaises actions, il doit y rester, y prier pour " l'assainir ", et pour protéger les êtres faibles qui s'y trouvent. Mais qu'il n'oublie pas d'être humble... s'il se laisse prendre par l'orgueil, il est perdu. Il fera plus mal que les autres. (N'oublions pas le mythe du Tendon d'Achille).

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Si jusqu'à ce jour nous avons dit " je fais comme les autres " ne le disons plus désormais : si notre frère vole, ment, etc., rien ne nous oblige à l'imiter, si ce n'est l'esprit du vol ou du mensonge qui est en nous. Il y a des gens qui " font bien " pourquoi n'essayans-nous pas de les imiter, çà vaudrait mieux !

Prenons donc la responsabilité de nos actes.

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Il ne nous serait pas possible d'apercevoir tel ou tel défaut chez autrui, si nous n'avions déjà le semblable en nous. Donc en jugeant et en condamnant les défauts de notre frère, nous jugeons et condamnons les mêmes qui sont en nous si nous décrétons que notre frère est méchant et mérite telle punition, lorsque nous accomplirons à notre tour ce même acte, nous encourrons la même sentence.

Quand donc comprendrons-nous que les condamnations que prononce notre " Haute Sagesse " nous retombent dessus ?

Le Père n'a encore jugé personne, et nous, que faisons-nous ?

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Tu ne dois jamais nourrir la pensée en ton cerveau, ni le désir en ton cœur, de faire justice aux bons contre les méchants, mais les faire se pardonner, car ceci est mieux que juste, c'est BON.

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Mieux vaut le rôle d'ange gardien que celui d'accusateur.

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Juger quelqu'un, c'est le disqualifier.

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Ne luttons-nous pas tous?
Réussissons-nous toujours ?
Ne succombons-nous jamais ?
Alors pourquoi supposer que ceux qui succombent n'ont pas lutté avant de faire le mal ?

Rien ne se faisant sans luttes, pas plus dans le mal que dans le bien (ici-bas), ne jugeons pas mais aidons ceux qui ont besoin.

Jésus n'a pas jugé la femme adultère, mais l'a pardonnée.

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Après avoir reçu le pardon, avons-nous fait plus et mieux ? Si nous crions justice pour nos frères, justice sera pour nous.

Quand nous plaidons notre cause nous savons bien toujours nous accorder les " circonstances atténuantes " ! Pourquoi ne faisons-nous pas ainsi pour nos frères ?

C'est un acte très important que de s'enrôler dans une association quelconque : on n'examine jamais assez ce que l'on signe, aveuglé que l'on est par le mirage des avantages que l'on espère tirer de cette société. On est lié et on devra obéir, puisqu'on a vendu sa liberté pour un illusoire profit.

Si un sociétaire est désigné pour exécuter un ordre que sa conscience réprouve, il devra en aviser le chef de cette société et s'offrir à payer, même bien cher, la reprise de sa liberté. Je vais vous citer un exemple : si faisant partie d'une secte révolutionnaire et étant désigné pour aller accomplir un attentat, on comprenait tout à coup toute l'horreur de l'acte à exécuter, il faudrait, pour être délié de sa promesse, aller demander à être tué soi-même. On payerait alors son pacte de sa vie, mais on en aurait fini pour toujours avec cette secte.

Par tout autre faux-fuyant on reste lié toujours.

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Il y a des gens qui se croient " malins " en se dérobant au moment du devoir ; ce sont des malheureux qui ne comprennent pas.

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Les fusillés et les condamnés de la guerre sont les boucs émissaires de nos révoltes et de nos lâchetés, alors, je pense qu'au lieu de les mal juger et de flétrir leur mémoire, vous prierez pour eux. N'avons-nous jamais été lâche devant le devoir ?

N'avons-nous jamais déserté le poste que Dieu nous avait confié ?

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Il arrive parfois qu'il suffit, pour être pardonnë, de nettoyer son cœur, c'est-à-dire de comprendre sa faute, d'en avoir le repentir sincère, en désirant faire mieux, puis de demander le pardon au Christ. Il est alors envoyé une tentation égale à celle qui nous a fait succomber, c'est la réponse à notre repentir, à notre prière, c'est la preuve de notre pardon. Il faudrait alors faire des efforts sincères pour ne pas succomber.

Que de souffrances nous seraient épargnées si nous savions demander le pardon, si nous savions donner le pardon.

Comme la vie serait simple et bonne si l'Evangile était notre loi.

" Un peu de levain fait lever toute la pâte ". Ne pas laisser pénétrer en nous le levain de haine, chercher et demander le levain d'Amour, afin qu'il nous rende BON tout entier.

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Différence entre l'être qui, de la naissance à la mort, se sera plaint de son sort et aura gémi sur lui, et l'être qui aura passé en semant l'espérance et la joie : ils n'auront servi ni la même Cause ni le même Maître.

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Si toute l'humanité était en folie le même jour, il n'y aurait personne pour prier. Pendant la folie des uns il y a la sagesse et la prière des autres et réciproquement, afin de maintenir l'équilibre (aussi la religion catholique a-t-elle institué avec raison des prières spéciales durant la période des fêtes du Carnaval pour servir de contre-poids au dérèglement général).

Dans un ménage, quand les deux entités qui doivent former un tout auront prié l'une pour l'autre, elles se reconnaîtront, se donneront le baiser de paix et ce sera fini des luttes et des souffrances.

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Comme dans un orchestre où chaque musicien s'applique à bien exécuter sa partie pour produire une harmonie parfaite, dans une famille chacun doit s'appliquer à vivre avec amour le rôle qui lui est dévolu.

Si nous acceptons et nourrissons des ferments de haine, de vengeance, de colère, nous servirons un jour d'instrument à l'Adversaire.

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  Ne pas être inutile : si dans une journée tu n'as pu trouver l'occasion d'être utile à tes frères, que tu aies au moins fait pénitence, que tu aies au moins essayé de te corriger d'un défaut, ta journée ne sera pas stérile.

Ayons un peu plus de soumission pour vivre la tâche qui nous est confiée : si aujourd'hui soubrette tu te révoltes, demain quand tu seras reine tes soubrettes se révolteront.

C'est toujours pour nous que nous travaillons, ce sera le principe de nos actes que nous retrouverons plus tard.

Pensons-y souvent, cela nous aidera à faire bien chacun de nos actes.

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Vous demandez comment obtenir la protection du Ciel pour votre ville, et que faire pour que votre prière soit entendue ?

Il faut que la grâce de Dieu trouve dans cette ville un endroit propre pour s'y poser, il faut des piliers solides et droits, alors le triple Rayon divin descend jusqu'ici-bas, s'il y a quelques vrais chrétiens pour Le recevoir. Le Ciel ne force personne, donc si vous désirez être visités par le Maître, préparez-Lui la place, nettoyez la maison.

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Comme les disciples d'Emmaüs c'est avec le cœur que nous reconnaîtrons notre Maître. Si nous sommes enfermés dans le ciment de l'égoïsme, nous ne pourrons rien percevoir, car ce n'est pas le cerveau qui nous servira en cette occurrence.

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On peut croire sans savoir et on peut savoir sans croire.

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Prie : demande pour recevoir afin de donner, d'œuvrer, de lutter, afin de concevoir le VRAI, de désirer le BIEN, de réaliser la VIE.

Mais souviens-toi que ta prière doit être faite au NOM DE JÉSUS.

Prends garde, ne crois pas que certaines incantations, certains rites soient des prières, c'est le contraire.
 

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L'huile des vierges folles c'est la vertu, la lampe c'est l'âme, ne laisse pas éteindre ta lampe.

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Nous passerons sous un " tunnel " où tout nous semblera noir, c'est pour cette époque qu'il est écrit : " La charité et la foi de plusieurs se refroidiront " car à ce moment, nous ne comprendrons plus ce que nos conducteurs nous diront, il faudra agir seul.

La meilleure explication ne sert à rien, si on n'a pas déjà en soi la conception de cette idée.
 
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Homme dans le divin, c'est plus qu'ange.

Dans certaines campagnes, on fait encore des processions pour demander à Dieu Sa bénédiction pour les fruits de la Terre. Pourquoi cette pratique disparaît-elle peu à peu ? Sommes-nous devenus orgueilleux au point de croire que nous pouvons nous passer de notre Père ? N'avons-nous pas constaté bien des fois dans nos travaux que les efforts humains seuls ne suffisent pas ? Qu'il faut encore que Dieu les bénisse ; mais pour que cette bénédiction, répondant à notre prière, arrive jusqu'à nous faut-il encore que ce ne soit pas pour devenir riche en exploitant nos frères, ou bien pour paraître plus intelligent qu'eux, s'il en était ainsi cette prière ne pourrait monter jusqu'à Dieu, car elle serait trop lourde d'égoïsme et d'orgueil.

Maintenant les processions religieuses sont supprimées presque partout, mais comme le peuple veut quand même manifester dans la rue et dire ses besoins et ses opinions, alors on organise des promenades avec force drapeaux de toutes couleurs politiques et au lieu de prier, de se soumettre, on se révolte. Or si l'on revendique ses droits c'est qu'on ne croit plus à la justice vraie et éternelle !

Comparez les moyens et les résultats, comprenez si vous le pouvez !

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Après avoir voulu s'affranchir des lois religieuses qui recommandaient de sanctifier le dimanche, les hommes ont été obligés de constater qu'il était nécessaire de se reposer le septième jour. Alors ils ont revendiqué leurs droits, ils ont réclamé des lois civiles instituant le repos hebdomadaire obligatoire et dominical le plus possible.

Pauvres humains, quand saurons-nous qu'il faut un peu réfléchir et chercher à comprendre avant de démolir ?

Attention, la révolte a des formes multiples.

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Vous me demandez pourquoi nous ne revendiquons pas et ne nous insurgeons pas contre les hommes, les événements, les lois... J'ai une seule réponse à vous faire : notre Maître a dit " Mon Royaume n'est pas de ce monde ". Donc nous, n'étant que de passage, nous nous efforçons de porter notre croix à l'exemple de notre Maître Jésus, sachant bien que rien n'arrive sans qu'une loi juste et équilibrante ne vienne présider aux événements.

Pourquoi toujours parler de son droit ? Si le Ciel nous donnait notre droit, je crains fort que nous ne soyions écrasés sous le poids de ce qui nous arriverait !

Le Christ Lui-même n'a pas réclamé Ses droits, Il s'est soumis aux lois de son époque, Il a même dit de payer les impôts (Matt. XXII).

Réfléchissons et regardons-nous agir

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On ne sait à qui accorder sa confiance, dites-vous parfois ?
 

Méfiez-vous toujours d'un homme sectaire, à quel parti qu'il appartienne, et aussi d'un homme, si brillant soit-il, faisant passer ses intérêts avant ceux de la cause qu'il sert.

Le choix de vos représentants doit être guidé par la capacité et la droiture de l'homme, car s'il est sincère en servant une cause, quand bien même il commettrait quelques fautes, le Ciel ne le laisserait pas longtemps dans l'erreur.

N'avons-nous pas l'exemple de Saint Paul qui peut s'appliquer à toutes causes économiques, politiques ou religieuses.

Nous n'attachons pas assez d'importance aux petits mensonges et nous arrivons à mentir sans même nous en apercevoir.

Le mensonge est le contraire de la Vérité, voyez donc à quelle mauvaise influence vous ouvrez votre cœur ! Le menteur place l'erreur dans sa vie.

Quel qu'il soit, le mensonge est mauvais, il salit tout ce qu'il touche. Qui dit une fois un petit mensonge, en dira un jour un plus gros.
Sous aucun prétexte nous ne devons mentir.

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Nous vivons bien souvent comme oublieux des lois divines quand elles gênent notre bon plaisir, nos passions, mais lorsque nous sommes en face du " choc en retour ", nous trouverions tout naturel que d'autres le subissent pour nous, nous sommes très vexés que le Ciel ne fasse pas immédiatement un miracle, et nous nous adressons à Dieu ou au diable, pourvu que " ça s'arrange tout seul " !

Il faudrait qu'à notre suite il y ait des êtres chargés de remettre en ordre ce que nous avons mis en désordre!...

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Celui qui, sous prétexte d'art, commerce, industrie, etc., etc., a abusé de ses frères et même de toute autre créature, devient à son heure, un objet de réprobation et les " correspondances infernales " s'en emparent pour lui rendre tout le mal qu'il a fait aux autres ! ! ! C'est à ce moment l'Heure de la justice... que de souffrances ! ! !

Souvenons-nous qu'on ne récolte pas du blé en semant de l'ivraie, et que celui qui a semé la douleur, la haine, la révolte en pratiquant l'injustice et le mensonge un jour récoltera la MORT.

Mais comprenez donc et amendez-vous.

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L'homme qui souffre est sur le point, parfois, d'en accuser Dieu ou de renier son Père.

Mais s'il cherche en lui-même, il verra que les maux qu'il endure c'est lui-même qui se les est préparés ; bien souvent il est en train de s'en préparer d'autres pour le lendemain (vie suivante).

Si tu comprends cela tu n'accuseras plus Dieu, ni la Nature, ni personne, ni aucune chose de ce qui t'arrive, ni ceux qui consciemment ou inconsciemment servent d'instruments à la Grande justice, MAIS TU TE FRAPPERAS PAR TROIS FOIS LA POITRINE, (trois fois, trois plans, pensée, désir, acte, conception, aspiration, réalisation), ET TU DIRAS C'EST PAR MA FAUTE... et tu prieras Dieu qu'IL te donne la force de supporter afin de t'acquitter.

Si tu n'avais pas fait, il ne te serait pas rendu. Si tu avais donné, il te serait donné.

MAIS SI TU PARDONNES IL TE SERA PARDONNÉ...

Fais donc, pendant qu'il est temps encore !...

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En payant ses dettes il faut se surveiller pour n'en pas contracter d'autres, pour ne pas retomber dans les mêmes errements.
 

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Personne ne peut aller pour d'autres à " l'école de la vie ", nous sommes cependant aidés dans les moments difficiles, mais trop souvent nous voudrions être portés, comme des nourrissons et que nos frères fassent pour nous notre devoir.
 
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Pourquoi vous syndiquez-vous ?
Pour faire comme tout le monde direz-vous, mais ce n'est pas une réponse acceptable, car alors vous êtes des moutons de Panurge.

Vous vous syndiquez pour réclamer vos droits, je crois, c'est-à-dire les droits de la Bête... Dieu n'entend-Il plus la prière de Ses enfants ou bien priez-vous mal, ou bien encore, n'avez-vous plus besoin de Dieu et voulez-vous agir à votre guise et arranger seuls vos petites affaires ?

Quels droits avons-nous si ce n'est de nous dévouer pour tous, et de laisser prendre par les habitants de ce Pays tout ce qui leur appartient et tout ce que nous leur devons. Je vous le répète, nous ne Sommes pas d'Ici, nous ne sommes pas chez notre Père, nous sommes en esclavage... Un temps viendra où il sera très difficile de vivre sans avoir la " marque de la Bête ".

Comprendrez-vous enfin quelle est cette " marque " et comme elle sent la révolte?

La " marque et le chiffre de la bête " c'est la volonté de l'homme réclamant sa jouissance, ses droits, se groupant pour la revendication, pour la lutte, pour la révolte.

Je ne puis cependant en dire davantage...

Il vous appartient, et c'est votre travail, de chercher à comprendre... Priez, priez, priez, il en est temps encore, pour l'Heure de la tentation, il sera à ce moment bien dur de vivre ici-bas.

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L'humanité a toujours préféré les Titans au Bon Maître, au Bon Berger !

Pauvres moutons qui ont demandé des loups dévorants pour les conduire ; il semble qu'il y ait en eux quelque chose qui attire les coups!

Oui, il y a quelque chose : c'est justement ce qui appartient au Destin, ce qui est d'En-bas et ce par quoi le maître de ces Lieux attache ses esclaves. Il les harcèle avec l'envie et les enchaîne avec les passions, les affame et décourage tour à tour.

Tout ce qui nous frappe c'est nous-mêmes qui l'avons accepté : donc si le Destin veut reprendre son bien abandonnons-le lui d'ores et déjà. Cette Heure passera, l'épreuve sera subie, la fournaise sera franchie, et à la fin nous nous retrouverons NUS mais LIBRES.
 
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L'Heure n'est plus aux indolents, aux tièdes. iltiais aux héros obscurs, esclaves de leur destinée, de leur devoir si mesquin soit-il.

Depuis longtemps je partage vos craintes, vos angoisses, vos terreurs, vos larmes, mais je vous en prie, oubliez tout cela, marchez vers l'idéal de votre âme, soyez vaillants dans l'obscurité du petit devoir de tous les jours.
 

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Lorsqu'une race approche de ce que l'on nomme " Jugement " cela nécessite la présence de tous les Initiateurs de cette race et aussi de ses Adversaires ; c'est pourquoi ces moments sont toujours marqués par des troubles, guerres, mouvements sismiques, etc., malgré toutes les précautions prises par ces êtres, leur présence ou plutôt la présence de leurs âmes dans les plans spirituels du lieu, réagit sur ce lieu, les uns en apportant l'ordre, les autres le désordre.

De toute cette perturbation qui est plus apparente que réelle, il résulte que chacun choisit son Ami, ou son Chef, et rapidement s'achemine vers son Lieu définitif.

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Quand nous passerons par la Renonciation, un seul être sera près de nous, notre AMI et nous assistera.

On ne recule pas, on reste seulement sur place pendant un Temps, ainsi il y a des peuples qui attendent depuis longtemps une évolution qui les prenne.

Il y a une différence entre les enfants du Ciel et les enfants de la Terre : les premiers n'avaient droit à rien, mais les Envoyés sont venus souffrir et mourir pour qu'ils puissent avoir " une pierre et un abri ". Quand nous réclamons davantage, souvenons-nous donc que les enfants du Ciel ne sont pas chez eux, mais en captivité jusqu'au moment où l'âme s'en va, rendant à la Terre le vêtement prêté et laissant Ici-bas tout ce qui s'y rattache.

Allons, allons, levez la tête, notre Patrie c'est le Ciel, le chemin qui y conduit c'est le Chemin tracé par Jésus en montant le Calvaire.

Ne vous encombrez pas de bagages inutiles, ne vous liez pas, ne vous vendez pas, pour être reçu il faut être NU, PROPRE et LIBRE.
 

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Notre " moi physique " est une chimère enfantée par la désobéissance aux lois divines qui nous interdisaient de nous mêler aux démons, ces derniers n'étant pas de notre sphère, de notre essence, et ayant une vie tout à fait en dehors de celle pour laquelle nous avions été créés.

Lisez l'Evangile et voyez qu'il est parlé du renoncement, de l'abnégation de ce " moi " pour être marqué du SCEAU DE L'AGNEAU, pour suivre la Voie du Christ qui mène à la VIE, à L'AMOUR, à la LIBERTÉ.

Notre âme progresse à chaque incarnation.

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*  *
 


C'est la FIN, aussi ne faut-il pas s'étonner de voir l'adversité s'abattre sur certaines familles, c'est la liquidation des vieilles dettes. Aidons nos frères pour être aidés nous-mêmes quand viendra notre tour.

Il y aura des pertes dans les ruisseaux, les femmes auront des songes, les vieillards auront des visions. Parmi les êtres les plus bas, il y a des dieux enlisés, Respectez tout et tous.

Ne pas reprocher : l'intelligent ne doit pas trouver les autres stupides car il le deviendra un jour, le riche ira plus tard mendier son pain chez le pauvre auquel il aura reproché sa pauvreté, le pauvre, parvenu à la fortune, devra s'humilier devant celui dont il aura envié la richesse en la lui reprochant. Il en est de même pour la beauté, la santé, etc., etc.

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*  *
 


L'exemple de Job est plein d'enseignements : rien ne nous appartient, fortune, génie, beauté, etc., etc., tout Peut nous être donné, tout peut nous être repris !

Il faut prier dans l'abondance, il faut prier dans, le dénûment.
*
*  *
 


Pourquoi ces airs inquiets?
Pourquoi ces angoisses?
Pourquoi ces doutes?
Pourquoi la peur?
Tu ferais bien mieux de mettre toute ta pensée, tout ton désir, toute ta force à accomplir le plus parfaitement possible ce que tu fais, ce qui est sur ta Route.

Le reste !... Dieu y pourvoira.

Jésus n'a-t-il pas dit que nous valions plus qu'un passereau !

*
*  *
 


Qu'est-ce que les ouvriers de la dernière Heure ? Ils se sont levés avec les autres, mais ils n'ont rien fait ; au dernier moment ils acceptent l'ardeur de la journée et s'ils peuvent encore marcher, c'est qu'ils n'avaient pas tué tout le bien qui était en eux.
 

*
*  *
 


Pourquoi supposer que nous souffrons plus que nos frères ? L'endurance varie avec chacun. Toute peine, toute souffrance devrait toucher notre cœur.

 ***
 

Ce n'est pas en brutalisant ceux qui sont autour de nous que nous obtiendrons la Liberté, c'est en nous soumettant que nous la gagnerons.

Quand on sème le scandale, la ruine, le mal, c'est sur son propre chemin qu'on place des ronces qui nous écorcheront un jour ; nous pleurerons si nous avons fait pleurer. Ne, jamais accuser ses frères de ce qui nous arrive, mais dire ". mea culpa " et se souvenir de la loi du " choc en retour ".

 ***
 

Chaque fois que nous avons tourné en ridicule nos frères, nous avons tissé un peu du manteau rouge qui devra nous ridiculiser à notre tour un jour.

 ***
 

Le respect humain et l'amour-propre sont des dérivés de l'orgueil. Ces petits travers sont plus particuliers aux hommes qu'aux femmes, que de fois ils ont été un empêchement à l'accomplissement du Devoir ; les exemples pourraient se multiplier à l'infini, mais un seul suffira à faire un peu de clarté sur ce sujet : pourquoi les hommes ont-ils honte de rentrer dans une église quand ils assistent à un enterrement... ils ont peur du " qu'en dira-t-on " ! ... Et cependant, s'ils accompagnent leur frère mort, ne doivent-ils pas le suivre partout, église, temple, synagogue ?...

Mais vous travaillerez donc toujours pour la " galerie ". Quand aurez-vous le courage de vos opinions ? Mais soyez vous-mêmes ! Vous en êtes donc encore à chercher les applaudissements ? Mais êtes vous seulement des comédiens ?

Vous avez peur, vous avez honte.. ah ! votre " ennemi " vous tient bien, il sait bien quelle " ficelle " il faut tirer pour vous faire danser... allons, ne soyez plus esclaves de l'Adversaire, mais soyez Libres, puisque vous êtes fils de Dieu.

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*  *
 


La susceptibilité est une preuve de petite intelligence et de grand orgueil.
 

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*  *
 


La simplicité est une des plus belles vertus que doit posséder l'être humain, c'est elle qui fait ressortir toutes les autres pour la gloire de Dieu.

La simplicité est bien plus noble que toutes les noblesses terrestres.

L'orgueil qui n'est que fatuité et sottise rend très ridicule celui ou celle qui le possède et qui en fait son dieu en lui sacrifiant jusqu'à la portion de joie qu'il vole à un de ses pauvres frères. (Et on prend pour cela un air qu'on croit naturel, mais qui ne trompe personne que l'orgueilleux lui-même).

Fais simplement ce que tu fais sans avoir l'air d'un fat ni d'un sot. Que la bonté de ton cœur soit plus réelle qu'apparente. Que la griserie de l'orgueil soit remplacée par un élan d'Amour vrai.
 

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L'air blasé qu'affectent certaines personnes dénote un desséchement du cœur ainsi qu'un immense orgueil.

C'est une marque démoniaque.

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Nos grand mères faisaient bénir des cierges pour la Chandeleur, et elles les gardaient pieusement pour éclairer les jours de ténèbres.

Ce symbole doit nous faire souvenir qu'il est écrit " gardez la Lumière pour les jours où le Ciel semblera s'obscurcir ". Oui, mais ainsi que les Ténèbres, cette Lumière n'est pas Physique, elle se nomme la " Foi " (2) : cette Foi n'est pas une croyance absurde, mais elle est faite des éclairs divins qui, à divers moments de notre existence, nous ont apporté la suprême consolation. Gardons-en la mémoire, et si nous avons accompli quelques actes méritoires, faisons, de tous ces éclairs, comme une gerbe de Lumière qui nous éclairera dans les sombres chemins que nous avons encore à parcourir (il y a parfois des Tunnels bien noirs !). Cette Lumière nous servira encore au-delà de la Tombe.

Le Maître est bien toujours avec nous, mais comment Le reconnaître s'il n'y a pas en nous quelque chose qui soit de LUI.

Gardons soigneusement notre Foi, elle vient de jésus et nous y reconduira.

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Supposez un homme perdu sur la route déserte, harassé de fatigue, mourant presque de faim, perdant toute espérance, dans un effort suprême il crie " mon Dieu, pitié, si tu existes, aide-moi ". Le Ciel exauce sa prière, de l'aide lui arrive, mais comme Dieu fait tout avec simplicité, c'est comme par hasard qu'un promeneur passe et porte secours à ce malheureux voyageur ; alors remis, sceptique et orgueilleux, il reprend sa route et se dit " c'est une coïncidence ", il oublie son Père, vit sans croyance, et de nouveau surgit une difficulté qu'il essaye de résoudre avec les moyens humains ; il lutte, il Souffre, puis, àbout de courage et se souvenant de l'aide providentielle reçue précédemment " il prie ".

Mais l'aide est moins immédiate que la première fois car cet homme a déjà placé un peu de doute entre le Ciel et lui. Cependant il est aidé quand même ; à nouveau il doute, à nouveau il oublie... une troisième fois et jusqu'à sept fois ces circonstances et ces alternatives de doute et de prière vont se présenter à cette homme et si chaque fois il attribue " au hasard " l'aide reçue, la couche de doute deviendra de plus en plus épaisse et il devra s'écouler un temps plus long pour recevoir le secours providentiel.

Chacun de nous a dit " le bon Dieu ne m'entend plus, ma prière ne sert à rien, elle n'est pas exaucée, etc., etc... " paroles de doute et d'orgueil, quand il faudrait dire " mea culpa " et avec humilité faire grandir la FOI à chacune de nos difficultés, à chacune de nos luttes.
 

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Manger, matériellement, c'est mettre à l'intérieur, manger spirituellement c'est extérioriser un acte, de la pensée il va aux mains qui le réalisent.
 

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Groupez vos cœurs dans l'élan du DÉSIR-PRIÈRE, pour faire comme une trouée jusqu'à Celui auquel nous devons préparer la Voie afin que SON RÊGNE ARRIVE pour nous tous, que notre vie soit enfin réglée sur le Cadran de son Eternité, c'est là, le véritable levier.
 

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*  *
 


On confond bien souvent le " respect " avec la " crainte " pourtant l'un n'est pas l'autre.

Cette confusion vient de ce que nous ne sommes pas encore affranchis du joug de fer qui mène l'ensemble de l'humanité.

" Destin, ô toi l'Inexorable que le Ciel même n'adoucit pas, parce que les humains ne veulent pas entendre la GRANDE VOIX d'En-haut qui leur dit j'aime mieux la miséricorde que la justice. On se servira envers vous de la même mesure dont vous vous serez servis envers les autres. " (3).

Mais quand donc sans peur du châtiment et sans désir de récompense, marcherons-nous enfin " droitement " ?

Mais quand donc pour réaliser l'idéal de notre oceur, suivrons-nous jésus, serons-nous chrétiens " simplement " ?

Si tu veux que ta parole soit vivante, agissante, il faut que tu l'aies réalisée toi-même.

Si des pensées de bien te sont données et que tu veuilles en faire profiter tes frères, il faudra les réaliser d'abord, les accomplir toi-même.

Ensuite la Vie ayant passé par toi, se répandra sur tes frères quand, par des paroles, tu traduiras ces pensées.

RESPECTE LA LIBERTÉ SOUS TOUTES SES FORMES.

N'IMPOSE RIEN A PERSONNE

FAIS DONC TOI-MÊME AVANT DE DIRE AUX AUTRES DE FAIRE.

GUÉRIS-TOI TOI-MÊME AVANT DE VOULOIR GUÉRIR LES AUTRES.

Remplace la flamme de la douleur par celle de l'Amour, et tu seras guéri.

Je vous le répète, notre enseignement vient du Christ et il est efficient même sur nos plans inférieurs, chacun peut en adapter les principes à n'importe quelle situation où le conduise sa destinée. La Lumière du VERBE a pénétré jusque dans les enfers c'est pourquoi, à tous, le ciel est devenu accessible.

*
*  *
 


Pour comprendre les choses de l'Esprit, il y a lieu de faire abstraction de ce qui appartient à la vie animale, et ne pas craindre de paraître ridicule même à ses propres yeux ; il est nécessaire de mettre de côté la raison humaine, quitte à la reprendre ensuite pour l'adaptation. Il faut paraître fou, avant que de devenir sage. Pour que la vie éclose, il faut qu'elle semble mourir, de même que le grain de blé semble pourrir dans la terre avant que l'épi se lève et produise du bon grain. Il faut se dégager du " Plan des effets " pour entrer dans le " Plan des Causes ", et le connaître.

Mais ne te sers jamais de cette Lumière pour juger tes frères, souviens-toi que notre Maître a dit " Aimez-vous les uns les autres " et que c'est avec ton cœur qu'il faut vivre tous les actes de ta vie.

1) Luc VI-30.
2) Voir Lueurs Spirituelles. T. 1 et II.
3) Evangile M. IV. -L. VI.

Source :

[url:e6147b21ef=http://livres-mystiques.com]http://livres-mystiques.com
[/url:e6147b21ef]

Amitiés
Arbus
_________________
Ora et Labora



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Message Posté le : Dim 9 Oct - 15:27 (2011)    Sujet du message : Publicité

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